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Traité Shevuot

36a

Étude de Shevuot 36a

Étude de la Guémara 36a

Guémara
Et d'où vient-il de rendre un ala avec lequel le mot serment n'est pas écrit comme un ala avec lequel le mot serment est écrit et un serment avec lequel le mot ala n'est pas écrit comme un serment avec lequel le mot ala est écrit ? Le verset déclare : « Et il entend la voix d'un ala » (Vayikra 5 : 1). L'expression « la voix d'un ala » est inutile, car il aurait suffi d'écrire : Et il entendit un ala. Il est interprété comme s'il était écrit : Et il entendit un ala et il entendit une voix.
וּמִנַּיִן לַעֲשׂוֹת אָלָה שֶׁאֵין עִמָּהּ שְׁבוּעָה כְּאָלָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ שְׁבוּעָה, וּשְׁבוּעָה שֶׁאֵין עִמָּהּ אָלָה כִּשְׁבוּעָה שֶׁיֵּשׁ עִמָּהּ אָלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְשָׁמְעָה קוֹל אָלָה״ – וְשָׁמְעָה אָלָה, וְשָׁמְעָה קוֹל.
Rabbi Abbahu dit : D’où vient-il qu’il s’agisse d’un serment en ce qui concerne l’ala ? Il est dérivé comme il est dit : « Et il prit de la semence de la monarchie… et l'introduisit dans un ala » (Ézéchiel 17 :13) ; et il est dit à propos de Sédécias, qui était issu de la postérité de la monarchie : « Et il se révolta aussi contre Nebucadnetsar, qui lui avait fait prêter serment par D.ieu » (II Chroniques 36 : 13). Cela indique que l'ala est un serment.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מִנַּיִן לְ״אָלָה״ שֶׁהִיא שְׁבוּעָה? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֵא אֹתוֹ בְּאָלָה וְגוֹ׳״; וּכְתִיב: ״וְגַם בַּמֶּלֶךְ נְבוּכַדְנֶצַּר מָרָד אֲשֶׁר הִשְׁבִּיעוֹ בֵּאלֹהִים״.
§ La Guemara procède à la définition d'un terme apparenté. Il est enseigné à propos du terme arur : il contient un élément d’ostracisme, un élément de malédiction et un élément de serment.
תָּנָא: ״אָרוּר״ – בּוֹ נִידּוּי, בּוֹ קְלָלָה, בּוֹ שְׁבוּעָה.
La Guemara précise : Il y a en lui un élément d’ostracisme, comme il est écrit dans le chant de Déborah : « Maudit [oru] Méroz, dit l’ange de D.ieu ; maudits d’une malédiction [oru aror] sont ses habitants » (Juges 5 : 23). Et Ulla dit : Avec des explosions de quatre cents shofarot, Barak a ostracisé la ville de Meroz, indiquant que le terme arur a une connotation d'ostracisme.
בּוֹ נִידּוּי – דִּכְתִיב: ״אוֹרוּ מֵרוֹז אָמַר מַלְאַךְ ה׳, אֹרוּ אָרוֹר יֹשְׁבֶיהָ״, וְאָמַר עוּלָּא: בְּאַרְבַּע מְאָה שִׁיפּוּרֵי שַׁמְּתֵיהּ בָּרָק לְמֵרוֹז.
Il y a un élément de malédiction en lui, comme il est écrit à propos de la cérémonie au mont Garizim et au mont Ebal : « Et ceux-ci représenteront la malédiction » (Devarim 27 : 13), et il est écrit : « Maudit [arur] soit l'homme qui façonne une image taillée, une abomination à l'Éternel, ouvrage des mains de l'artisan, et qui l'élève en secret. Et tout le peuple répondra et dira : Amen » (Devarim 27h15).
בּוֹ קְלָלָה – דִּכְתִיב: ״וְאֵלֶּה יַעַמְדוּ עַל הַקְּלָלָה״, וּכְתִיב: ״אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יַעֲשֶׂה פֶסֶל וְגוֹ׳״.
Il y a un élément de serment à l'intérieur, comme il est écrit : « Et Josué fit alors prêter serment en disant : Arur soit l'homme devant D.ieu qui se lèvera et rebâtira cette ville, Jéricho » (Josué 6 : 26). La Guemara conteste : Mais peut-être que Josué a accompli deux actions envers le peuple ; il leur a prêté serment et il les a maudits, et le terme arur se rapporte à la malédiction, pas au serment.
בּוֹ שְׁבוּעָה – דִּכְתִיב: ״וַיַּשְׁבַּע יְהוֹשֻׁעַ בָּעֵת הַהִיא לֵאמֹר, אָרוּר הָאִישׁ לִפְנֵי ה׳ וְגוֹ׳״. וְדִלְמָא תַּרְתֵּי עֲבַד לְהוּ – אַשְׁבְּעִינְהוּ וְלַיְיטִינְהוֹ?
Le fait qu’il y ait un élément de serment dans le terme arur vient plutôt d’ici : « Et les hommes d’Israël furent dans l’angoisse ce jour-là, et Saül fit prêter serment [vayyoel] au peuple, en disant : Arur est l’homme qui mange du pain jusqu’au soir et je me vengerai de mes ennemis » (I Samuel 14 :24). Et il est écrit : « Mais Jonathan n'entendit pas lorsque son père faisait prêter serment au peuple » (I Samuel 14 :27). La Guemara interpelle : Mais peut-être que, ici aussi, Saül a accompli deux actions envers le peuple ; il leur fit prêter serment et il les maudit.
אֶלָּא מֵהָכָא: ״וְאִישׁ יִשְׂרָאֵל נִגַּשׂ בַּיּוֹם הַהוּא, וַיֹּאֶל שָׁאוּל אֶת הָעָם לֵאמֹר, אָרוּר הָאִישׁ אֲשֶׁר יֹאכַל וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וִיהוֹנָתָן לֹא שָׁמַע בְּהַשְׁבִּיעַ אָבִיו אֶת הָעָם״. וְדִלְמָא הָכָא נָמֵי תַּרְתֵּי עֲבַד לְהוּ – אַשְׁבְּעִינְהוּ וְלַיְיטִינְהוֹ?
La Guemara répond : Est-il écrit dans ce contexte ve’arur, avec un préfixe conjonctionnel, ce qui indiquerait que arur est indépendant du serment qui a été prêté ? Arur s'écrit sans préfixe, ce qui indique qu'il fait partie intégrante du serment. La Guemara note : Maintenant que vous êtes parvenu à cette idée, là aussi, dans le contexte de Josué, ve'arur avec un préfixe conjonctionnel n'est pas écrit, ce qui indique qu'arur est une partie intrinsèque du serment.
מִי כְּתִיב ״וְאָרוּר״?! הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, הָתָם נָמֵי לָא כְּתִיב ״וְאָרוּר״.
§ Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, dit à propos du terme amen : Il y a un élément de serment en lui, il y a un élément d'acceptation de la déclaration et d'accord en son sein, et il y a un élément de confirmation de la déclaration, c'est-à-dire qu'il croit et prie pour que la déclaration soit accomplie, en son sein.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: ״אָמֵן״ – בּוֹ שְׁבוּעָה, בּוֹ קַבָּלַת דְּבָרִים, בּוֹ הַאֲמָנַת דְּבָרִים.
La Guemara précise : Il y a un élément de serment en lui, comme il est écrit : « Et le prêtre fera prêter serment à la femme… et la femme dira : Amen, amen » (Bamidbar 5 : 21-22). « Amen » est le serment que prête la femme.
בּוֹ שְׁבוּעָה – דִּכְתִיב: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״.
Il y a un élément d’acceptation de la déclaration, car il est écrit : « Maudit soit celui qui ne confirme pas les choses de cette Torah pour les accomplir ; et tout le peuple dira : Amen » (Dévarim 27 :26), exprimant son accord pour accomplir toutes les choses de la Torah.
בּוֹ קַבָּלַת דְּבָרִים – דִּכְתִיב: ״אָרוּר אֲשֶׁר לֹא יָקִים אֶת דִּבְרֵי הַתּוֹרָה הַזֹּאת לַעֲשׂוֹת אוֹתָם, וְאָמַר כׇּל הָעָם אָמֵן״.
Il y a un élément de confirmation de la déclaration à l’intérieur, comme il est écrit : « Et Jérémie le prophète dit : Amen, que l’Eternel fasse ainsi ; que l’Eternel maintienne ta déclaration » (Jérémie 28 : 6).
בּוֹ הַאֲמָנַת דְּבָרִים – דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר יִרְמְיָה [הַנָּבִיא] (אֶל חֲנַנְיָהוּ), אָמֵן כֵּן יַעֲשֶׂה ה׳, יָקֵם ה׳ אֶת דְּבָרֶיךָ״.
Shevuot 36a
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שבועות ל״ו אמַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹת