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Traité Shevuot

31a

Étude de Shevuot 31a

Étude de la Guémara 31a

Guémara
le collier [kolar] de culpabilité pour la perversion de justice soit placé autour du cou des faux témoins ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère » (Shemot 23, 7).
קוֹלָר תָּלוּי בְּצַוַּאר עֵדִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחַק״.
La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour les halakhot supplémentaires dérivées du verset « Éloigne-toi d'une affaire mensongère » : trois concernant un disciple ; et trois concernant des créanciers ; et trois concernant un juge : haillons [semartut], entendre [shomea] et expliquer [mat'im].
(סִימָן: תְּלָתָא תַּלְמִיד, וּתְלָת בַּעֲלֵי חוֹב, סְמַרְטוּט שׁוֹמֵעַ וּמַטְעִים)
D'où déduit-on qu'un disciple assis devant son maître et qui voit un argument favorable au pauvre et défavorable au riche ne doit pas se taire ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לְתַלְמִיד שֶׁיּוֹשֵׁב לִפְנֵי רַבּוֹ וְרוֹאֶה זְכוּת לֶעָנִי וְחוֹב לֶעָשִׁיר – מִנַּיִן שֶׁלֹּא יִשְׁתּוֹק? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
D'où déduit-on qu'un disciple qui voit son maître se tromper dans le jugement ne doit pas dire : j'attendrai que mon maître conclue le procès, puis je le contredirai et construirai un arrêt de mon côté, afin que le verdict soit attribué à mon nom ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לְתַלְמִיד שֶׁרוֹאֶה אֶת רַבּוֹ שֶׁטּוֹעֶה בַּדִּין, שֶׁלֹּא יֹאמַר: אַמְתִּין לוֹ עַד שֶׁיִּגְמְרֶנּוּ; וְאֶסְתְּרֶנּוּ וְאֶבְנֶנּוּ מִשֶּׁלִּי, כְּדֵי שֶׁיִּקָּרֵא הַדִּין עַל שְׁמִי? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
D'où déduit-on qu'un disciple dont le maître lui a dit : tu sais à mon sujet que même si l'on me donnait cent fois cent dinars, je ne fabriquerais pas une fausse réclamation ; j'ai cent dinars entre les mains de untel, à qui j'ai prêté de l'argent, mais je n'ai qu'un seul témoin sur deux requis pour témoigner du prêt et me permettre de recouvrer le paiement — d'où déduit-on que le disciple ne doit pas se joindre à l'autre témoin et témoigner ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère » (Shemot 23, 7).
מִנַּיִן לְתַלְמִיד שֶׁאָמַר לוֹ רַבּוֹ: יוֹדֵעַ אַתָּה בִּי שֶׁאִם נוֹתְנִין לִי מֵאָה מָנֶה אֵינִי מְבַדֶּה; מָנֶה יֵשׁ לִי אֵצֶל פְּלוֹנִי, וְאֵין לִי עָלָיו אֶלָּא עֵד אֶחָד – מִנַּיִן שֶׁלֹּא יִצְטָרֵף עִמּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
La Guemara demande : est-ce du verset « Éloigne-toi d'une affaire mensongère » que cette matière est dérivée ? Mais n'est-il pas certainement en train de mentir dans ce cas, et cela est déjà énoncé, car le Miséricordieux dit : « Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain » (Shemot 20, 13) ? Plutôt, il s'agit d'un cas où le maître lui a dit : il est certain que j'ai un témoin, et toi, viens te tenir là à côté de lui et ne dis rien, car de cette manière tu n'exprimes pas de mensonge de ta bouche. Ta présence silencieuse donnera l'impression que j'ai deux témoins et amènera le débiteur à avouer sa dette. Même ainsi, c'est interdit, en raison de ce qui est dit : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
הַאי מִ״דְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״ נָפְקָא?! הָא וַדַּאי שַׁקּוֹרֵי קָא מְשַׁקֵּר, וְרַחֲמָנָא אָמַר: ״לֹא תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר״! אֶלָּא כְּגוֹן דַּאֲמַר לֵיהּ: וַדַּאי חַד סָהֲדָא אִית לִי, וְתָא אַתָּה קוּם הָתָם וְלָא תֵּימָא וְלָא מִידֵּי, דְּהָא לָא מַפְּקַתְּ מִפּוּמָּךְ שִׁקְרָא – אֲפִילּוּ הָכִי אָסוּר, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
Il y a trois halakhot concernant un créancier : d'où déduit-on qu'une personne qui réclame à autrui le remboursement d'une dette de cent dinars, sans témoins à l'appui, ne doit pas dire : je prétendrai qu'il me doit deux cents dinars, afin qu'il avoue m'en devoir cent, qu'il devienne tenu de me prêter serment — le serment de celui qui admet une partie de la réclamation — et que sur cette base j'étende le serment et le contraigne à prêter serment concernant une dette qu'il me doit d'un autre endroit ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, שֶׁלֹּא יֹאמַר: אֶטְעָנֶנּוּ בְּמָאתַיִם – כְּדֵי שֶׁיּוֹדֶה לִי בְּמָנֶה, וְיִתְחַיֵּיב לִי שְׁבוּעָה, וַאֲגַלְגֵּל עָלָיו שְׁבוּעָה מִמָּקוֹם אַחֵר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
D'où déduit-on qu'une personne qui réclame à autrui le remboursement d'une dette de cent dinars et prétend que le débiteur lui en doit deux cents ne doit pas dire : je nierai entièrement sa réclamation au tribunal, et j'avouerai devant lui en dehors du tribunal, afin de ne pas devenir tenu de lui prêter serment et qu'il n'étende pas le serment pour me contraindre à prêter serment concernant une dette que je lui dois d'un autre endroit ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה וּטְעָנוֹ מָאתַיִם, שֶׁלֹּא יֹאמַר: אֶכְפְּרֶנּוּ בְּבֵית דִּין וְאוֹדֶה לוֹ חוּץ לְבֵית דִּין, כְּדֵי שֶׁלֹּא אֶתְחַיֵּיב לוֹ שְׁבוּעָה וְלֹא יְגַלְגֵּל עָלַי שְׁבוּעָה מִמָּקוֹם אַחֵר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
D'où déduit-on que, lorsque trois personnes réclament à un individu le remboursement d'un total de cent dinars, l'une des trois ne doit pas assumer le rôle de seul plaideur et réclamer cent dinars, tandis que les deux autres assument le rôle de témoins, afin qu'ils obtiennent le paiement de cent dinars du débiteur et le partagent entre eux ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לִשְׁלֹשָׁה שֶׁנּוֹשִׁין מָנֶה בְּאֶחָד, שֶׁלֹּא יְהֵא אֶחָד בַּעַל דִּין וּשְׁנַיִם עֵדִים, כְּדֵי שֶׁיּוֹצִיאוּ מָנֶה וְיַחְלוֹקוּ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
Il y a trois halakhot concernant un juge : d'où déduit-on que, lorsque deux individus viennent en jugement, l'un vêtu de haillons et l'autre vêtu d'un vêtement valant cent fois cent dinars, les juges disent au riche : habille-toi comme le pauvre, ou habille le pauvre d'un vêtement comme le tien ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ». La Guemara relate : lorsque des individus venaient devant Rava bar Rav Houna pour jugement, il leur disait : retirez vos belles chaussures [puzmukaikhu] et descendez pour le jugement, afin que vous ne paraissiez pas plus distingués que l'autre plaideur.
מִנַּיִן לִשְׁנַיִם שֶׁבָּאוּ לַדִּין, אֶחָד לָבוּשׁ סְמַרְטוּטִין וְאֶחָד לָבוּשׁ אִיצְטְלִית בַּת מֵאָה מָנֶה, שֶׁאוֹמְרִין לוֹ: לְבוֹשׁ כְּמוֹתוֹ אוֹ הַלְבִּישֵׁהוּ כְּמוֹתְךָ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״. כִּי הֲווֹ אָתוּ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא בַּר רַב הוּנָא, אֲמַר לְהוּ: שְׁלוּפוּ פּוּזְמוּקַיְיכוּ וְחוּתוּ לְדִינָא.
D'où déduit-on qu'un juge ne doit pas entendre la déclaration d'un plaideur avant que l'autre plaideur ne vienne au tribunal ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ».
מִנַּיִן לְדַיָּין שֶׁלֹּא יִשְׁמַע דִּבְרֵי בַּעַל דִּין (חֲבֵירוֹ) קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא בַּעַל דִּין חֲבֵירוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״.
D'où déduit-on qu'un plaideur ne doit pas expliquer le fondement de ses déclarations au juge avant que l'autre plaideur ne vienne au tribunal ? Il est dérivé du verset : « Éloigne-toi d'une affaire mensongère ». Rav Kahana enseigne que cette halakha est dérivée de ce qui est écrit : « Tu ne recevras pas [lo tissa] de faux rapport » (Shemot 23, 1), qu'il interprète comme s'il était écrit : tu ne feras pas recevoir [lo tassi] de faux rapport à autrui.
מִנַּיִן לְבַעַל דִּין שֶׁלֹּא יַטְעִים דְּבָרָיו לַדַּיָּין קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא בַּעַל דִּין חֲבֵירוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק״. רַב כָּהֲנָא מַתְנֵי מִ״לֹּא תִשָּׂא״ – ״לֹא תַשִּׂיא״.
Shevuot 31a
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שבועות ל״א אמַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹת