AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Shevuot

18b

Étude de Shevuot 18b

Étude de la Guémara 18b

Guémara
Or nous avons appris cette distinction dans la Michna spécifiquement à propos de l'impureté rituelle dans le Temple. Si une telle distinction valait aussi pour une nidda, la Michna l'aurait mentionnée. Plutôt, on peut expliquer : aucune distinction parallèle n'est faite, car les deux cas ne se ressemblent pas dans leurs détails. Le chemin long ici, concernant une nidda — c'est-à-dire que l'homme doit attendre — est comme le chemin le plus court là-bas, concernant l'impureté dans le Temple — c'est-à-dire que l'impur doit quitter le Temple par la route la plus directe. Et le chemin long là-bas, concernant le Temple, est comme le chemin le plus court ici, concernant une nidda.
וַאֲנַן בַּמִּקְדָּשׁ תְּנַן! אֶלָּא מִשּׁוּם דְּלָא דָּמֵי; אֲרוּכָּה דְּהָכָא – קְצָרָה דְּהָתָם, וַאֲרוּכָּה דְּהָתָם – קְצָרָה דְּהָכָא.
Rav Houna, fils de Rav Natan, objecte à ce qu'a dit Abbaye : Abbaye a-t-il vraiment dit, à propos de la Michna, que si l'homme se retire avec un membre flaccide il est exempt parce qu'il est considéré comme victime de circonstances indépendantes de sa volonté ? Apparemment, nous parlons alors d'un homme qui a eu des relations avec une femme non près de la date prévue de sa menstruation — et la situation est donc considérée comme indépendante de sa volonté. Mais n'est-ce pas Abbaye qui dit qu'il est passible d'apporter deux hatat pour cette transgression — l'une pour son entrée initiale et l'une pour son retrait ? Apparemment, nous traitons d'un homme qui a eu des relations près de la date prévue de sa menstruation — il est donc considéré comme transgresseur involontaire passible de hatat, et non comme victime de circonstances indépendantes de sa volonté. Les deux déclarations d'Abbaye se contredisent donc.
מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נָתָן: מִי אָמַר אַבָּיֵי אָנוּס הוּא – אַלְמָא בְּשֶׁלֹּא סָמוּךְ לְוִסְתָּהּ קָאָמְרִינַן?! וְהָא אַבַּיֵּי דְּאָמַר חַיָּיב שְׁתַּיִם – אַלְמָא בְּסָמוּךְ לְוִסְתָּהּ עָסְקִינַן!
La Guemara répond : lorsque cette déclaration d'Abbaye a été énoncée — qu'il est passible de deux hatat —, elle l'a été en général. Elle ne se rapportait pas au cas de la Michna, mais constituait une décision indépendante concernant celui qui a des relations avec une femme près de la date prévue de sa menstruation.
כִּי אִיתְּמַר דְּאַבָּיֵי – בְּעָלְמָא אִיתְּמַר.
§ Rabbi Yonatan ben Yosei ben Lakonya demande à Rabbi Shimon ben Yosei ben Lakonya : d'où dérive-t-on dans la Torah l'interdiction concernant celui qui a des relations avec une nidda [boèl nidda] ? Rabbi Shimon ben Yosei ben Lakonya prit une motte de terre [kala] et la lui jeta avec reproche, en disant : faut-il chercher dans la Torah une dérivation pour l'interdiction concernant celui qui a des relations avec une nidda ? Le verset dit : « Et tu n'approcheras pas d'une femme pendant l'impureté de sa souillure [nidda], pour découvrir sa nudité » (Vayikra 18, 19) !
בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן יוֹסֵי בֶּן לָקוֹנְיָא מֵרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹסֵי בֶּן לָקוֹנְיָא: אַזְהָרָה לְבוֹעֵל נִדָּה, מִנַּיִן מִן הַתּוֹרָה? שְׁקַל קָלָא פְּתַק בֵּיהּ: אַזְהָרָה לְבוֹעֵל נִדָּה?! ״וְאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טֻמְאָתָהּ לֹא תִקְרַב״!
La Guemara explique l'intention de la question de Rabbi Yonatan ben Yosei ben Lakonya : plutôt, d'où dérivons-nous l'interdiction, dans le cas de la Michna, concernant celui qui était en relation avec une femme rituellement pure, qui a menstrué et lui a dit : « Je suis devenue impure » — qu'il ne doit pas se retirer immédiatement ? En réponse à cette question, Hizkiya dit : le verset dit : « Et si un homme couche avec elle, son flux menstruel sera sur lui » (Vayikra 15, 24), enseignant que même à tout moment où elle est menstruée, l'interdiction sera sur lui ; il ne doit donc pas se retirer d'elle immédiatement.
אֶלָּא אַזְהָרָה לִמְשַׁמֵּשׁ עִם הַטְּהוֹרָה וְאָמְרָה לוֹ ״נִטְמֵאתִי״, דְּלָא נִיפְרוֹשׁ מִיָּד – מְנָלַן? אָמַר חִזְקִיָּה, אָמַר קְרָא: ״וּתְהִי נִדָּתָהּ עָלָיו״ – אֲפִילּוּ בִּשְׁעַת נִדָּתָהּ תְּהֵא עָלָיו.
La Guemara demande : nous avons trouvé une source pour une mitsva positive quant à la manière de se retirer d'une nidda — d'où dérivons-nous que le retrait immédiat est aussi soumis à une interdiction ? Rav Pappa dit : le verset dit : « Et tu n'approcheras pas d'une femme pendant l'impureté de sa souillure, pour découvrir sa nudité » (Vayikra 18, 19). La Guemara explique : « Tu n'approcheras pas [tikrav] » signifie aussi l'inverse : tu ne te retireras pas — car il est écrit : « Ceux qui disent : Retire-toi [kerav] de toi, ne m'approche pas, car je suis plus saint que toi » (Yeshayahu 65, 5), où « kerav » signifie éloigner ou se retirer.
אַשְׁכְּחַן עֲשֵׂה, לֹא תַעֲשֶׂה מְנָלַן? אָמַר רַב פָּפָּא, אָמַר קְרָא: ״לֹא תִקְרַב״; ״לֹא תִקְרַב״ נָמֵי לָא תִּפְרוֹשׁ הוּא, דִּכְתִיב: ״הָאֹמְרִים קְרַב אֵלֶיךָ אַל תִּגַּשׁ בִּי כִּי קְדַשְׁתִּיךָ״.
§ Ayant mentionné qu'il est interdit à un homme d'avoir des relations avec une femme près de la date prévue de sa menstruation, la Guemara cite une baraita où les Sages enseignent : le verset concernant une nidda dit : « Vous séparerez les enfants d'Israël de leurs souillures » (Vayikra 15, 31). Rabbi Yoshiya dit : de là nous dérivons une interdiction pour les enfants d'Israël de se séparer de leurs femmes près de la date prévue de leur menstruation. Et combien de temps avant doivent-ils se séparer ? Rabba dit : une ona [période fixe] — la moitié d'un jour de vingt-quatre heures, soit le jour soit la nuit.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְהִזַּרְתֶּם אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִטֻּמְאָתָם״ – אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: מִיכָּן אַזְהָרָה לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל שֶׁיִּפְרְשׁוּ מִנְּשׁוֹתֵיהֶן סָמוּךְ לְוִסְתָּן. וְכַמָּה? אָמַר רַבָּה: עוֹנָה.
Rabbi Yo'anan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yo'hai : quant à celui qui ne se sépare pas de sa femme près de la date prévue de sa menstruation — même s'il a des fils dignes d'être grands et saints comme les fils d'Aharon, ces fils mourront à cause de son péché — car il est écrit : « Vous séparerez les enfants d'Israël de leurs souillures… celle qui est malade de son flux menstruel » (Vayikra 15, 31-33), et il est dit à proximité : « Après la mort des deux fils d'Aharon » (Vayikra 16, 1).
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: כֹּל שֶׁאֵינוֹ פּוֹרֵשׁ מֵאִשְׁתּוֹ סָמוּךְ לְוִסְתָּהּ, אֲפִילּוּ הוֹיִין לוֹ בָּנִים כִּבְנֵי אַהֲרֹן – מֵתִים; דִּכְתִיב: ״וְהִזַּרְתֶּם אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מִטֻּמְאָתָם וְהַדָּוָה בְּנִדָּתָהּ״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״אַחֲרֵי מוֹת״.
À propos de cette matière, Rabbi Hiyya bar Abba dit que Rabbi Yo'anan dit : celui qui se sépare de sa femme près de la date prévue de sa menstruation aura des fils mâles — car il est écrit : « Pour distinguer entre l'impur et le pur » (Vayikra 11, 47), et il est dit à proximité : « Si une femme conçoit et enfante un mâle » (Vayikra 12, 2). Rabbi Yehoshoua ben Levi dit : il aura des fils dignes d'enseigner la halakha — car il est écrit : « Pour distinguer… et pour enseigner aux enfants d'Israël » (Vayikra 10, 10-11).
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַפּוֹרֵשׁ מֵאִשְׁתּוֹ סָמוּךְ לְוִסְתָּהּ – הוֹיִין לוֹ בָּנִים זְכָרִים, דִּכְתִיב: ״לְהַבְדִּיל בֵּין הַטָּמֵא וּבֵין הַטָּהֹר״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה זָכָר״. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: הוֹיִין לוֹ בָּנִים רְאוּיִין לְהוֹרָאָה, דִּכְתִיב: ״לְהַבְדִּיל... וּלְהוֹרוֹת״.
La Guemara continue à exposer ces versets : Rabbi Hiyya bar Abba dit que Rabbi Yo'anan dit : celui qui récite la havdala sur du vin à la fin des Shabbatot — et non sur une autre boisson — aura des fils mâles — car il est écrit : « Pour distinguer entre le saint et le profane, et entre l'impur et le pur » (Vayikra 10, 10), et il est écrit là encore : « Pour distinguer entre l'impur et le pur » (Vayikra 11, 47), et il est dit à proximité : « Si une femme conçoit et enfante un mâle » (Vayikra 12, 2). Rabbi Yehoshoua ben Levi dit : celui qui récite la havdala sur du vin à la fin des Shabbatot aura des fils dignes d'enseigner la halakha — car il est écrit : « Pour distinguer entre le saint et le profane… et pour enseigner » (Vayikra 10, 10-11).
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמַּבְדִּיל עַל הַיַּיִן בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּתוֹת – הוֹיִין לוֹ בָּנִים זְכָרִים; דִּכְתִיב: ״לְהַבְדִּיל בֵּין הַקֹּדֶשׁ וּבֵין הַחוֹל״, וּכְתִיב הָתָם: ״לְהַבְדִּיל בֵּין הַטָּמֵא וּבֵין הַטָּהוֹר״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ״. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: בָּנִים רְאוּיִן לְהוֹרָאָה, דִּכְתִיב: ״לְהַבְדִּיל... וּלְהוֹרוֹת״.
Rabbi Binyamin bar Yefet dit que Rabbi Elazar dit : celui qui se sanctifie par une conduite modeste pendant les relations sexuelles aura des fils mâles — car il est dit : « Vous vous sanctifierez, et vous serez saints » (Vayikra 11, 44), et il est dit à proximité : « Si une femme conçoit et enfante un mâle » (Vayikra 12, 2).
אָמַר רַבִּי בִּנְיָמִין בַּר יֶפֶת, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַמְקַדֵּשׁ אֶת עַצְמוֹ בִּשְׁעַת תַּשְׁמִישׁ – הוֹיִין לוֹ בָּנִים זְכָרִים; שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְקַדִּשְׁתֶּם וִהְיִיתֶם קְדֹשִׁים״, וּסְמִיךְ לֵיהּ: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ״.
§ La Michna enseigne : Rabbi Eliezer dit : à propos de l'offrande variable, le verset dit : « Ou si une personne touche une chose impure, que ce soit le cadavre d'un animal sauvage impur, ou le cadavre d'un animal domestique impur, ou le cadavre d'un reptile impur, et que cela lui soit caché, de sorte qu'il soit impur » (Vayikra 5, 2). Le rapprochement des mots « et que cela lui soit caché » avec « reptile impur » enseigne qu'on est passible d'une offrande variable lorsqu'il lui a été caché qu'il avait contracté une impureté rituelle par un reptile, mais pas lorsqu'il lui a été caché qu'il entrait dans le Temple ou consommait des aliments sacrés. Rabbi Akiva dit que c'est des mots « et que cela lui soit caché, de sorte qu'il soit impur » que l'on déduit qu'on est passible pour un oubli de conscience de son impureté, mais pas pour un oubli du Temple ou des aliments sacrés. La Guemara demande : puisque Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva s'accordent sur la halakha, quelle est la différence pratique entre eux ?
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״הַשֶּׁרֶץ וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ כּוּ׳. מַאי בֵּינַיְיהוּ?
Shevuot 18b
100%
שבועות י״ח במַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹת