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Traité Shevuot

10b

Étude de Shevuot 10b

Étude de la Guémara 10b

Guémara
l'offrande pour le péché des expiations » (Bamidbar 29, 11). « Un bouc en offrande pour le péché » vise le bouc extérieur, et « l'offrande pour le péché des expiations » vise le bouc intérieur. Par ce verset, le bouc extérieur est rapproché du bouc intérieur ; dès lors, les limitations imposées à l'expiation du bouc intérieur s'appliquent aussi au bouc extérieur.
חַטַּאת הַכִּפּוּרִים״, וְאִיתַּקּוּשׁ חִיצוֹן לִפְנִימִי.
MICHNA : Rabbi Shimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Shimon une version de son avis qui diffère de celle de la michna ci-dessus : les boucs des Nouvelles Lunes expient pour une personne rituellement pure qui a consommé involontairement un aliment sacré rituellement impur. Les boucs des Fêtes les surpassent, car ils expient à la fois pour une personne rituellement pure qui a consommé un aliment sacré rituellement impur, et aussi pour des cas de souillure du Mikdash ou de ses aliments sacrés où l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin. Les boucs du Yom Kippour les surpassent encore, car ils expient à la fois pour une personne rituellement pure qui a consommé un aliment sacré rituellement impur, pour des cas de souillure du Mikdash ou de ses aliments sacrés dans lesquels l'on n'avait aucune connaissance, ni au début ni à la fin ; et ils expient aussi pour des cas où l'on n'avait pas de connaissance au début mais en avait à la fin.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשְּׁמוֹ כּוּ׳.
La Guemara demande : en quoi les boucs des Nouvelles Lunes diffèrent-ils, qu'ils n'expient pas pour ce que les boucs des Fêtes expient ? La Guemara répond : comme le verset dit, à propos de l'un quelconque des boucs des Nouvelles Lunes : « Et Il vous l'a donnée pour porter le péché de l'assemblée » (Vayikra 10, 17), ce qui enseigne qu'il porte — c'est-à-dire expie — un seul péché, et non deux péchés. La Guemara demande : si c'est ainsi, les boucs des Fêtes ne devraient pas non plus expier pour ce que les boucs des Nouvelles Lunes expient, car ce même verset dit : « Et Il vous l'a donnée », ce qui indique qu'il porte — c'est-à-dire expie — ce péché-là, mais que rien d'autre ne porte ce péché. Pourquoi Rabbi Shimon ben Yehouda cite-t-il Rabbi Shimon comme tenant que les boucs des Fêtes expient pour ce que les boucs des Nouvelles Lunes expient ? La Guemara répond : Rabbi Shimon ne déduit rien du mot « la ». Dès lors, il est d'avis que l'un quelconque des boucs des Fêtes peut expier pour deux péchés différents.
מַאי שְׁנָא דְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים דְּלָא מְכַפְּרִי אַדִּרְגָלִים – דְּאָמַר קְרָא ״עֲוֹן״, עָוֹן אֶחָד הוּא נוֹשֵׂא וְאֵינוֹ נוֹשֵׂא שְׁנֵי עֲוֹנוֹת; דִּרְגָלִים נָמֵי לָא נִיכַפְּרוּ אַדְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים – דְּאָמַר קְרָא ״אוֹתָהּ״, אוֹתָהּ הוּא נוֹשֵׂא עָוֹן וְאֵין אַחֵר נוֹשֵׂא עָוֹן! ״אוֹתָהּ״ לֹא מַשְׁמַע לֵיהּ.
La Guemara demande encore : en quoi les boucs des Fêtes diffèrent-ils, qu'ils n'expient pas pour ce que les boucs du Yom Kippour expient ? Comme le verset dit, à propos du bouc du Yom Kippour : « Une fois par an » (Exode 30, 10), ce qui enseigne que cette expiation pour le cas précis qu'elle couvre ne doit être qu'une fois par an ; dès lors, aucune autre offrande ne peut l'expiér. La Guemara conteste : si c'est ainsi, les boucs du Yom Kippour ne devraient pas non plus expier pour ce que les boucs des Fêtes expient, car il est écrit « une fois par an », ce qui enseigne que les boucs produisent une expiation pour un seul cas, mais ne peuvent pas produire deux expiations pour deux cas. Pourquoi Rabbi Shimon ben Yehouda cite-t-il Rabbi Shimon comme tenant que les boucs du Yom Kippour expient pour tout ce que les boucs des Fêtes expient ? La Guemara répond : Rabbi Shimon ne déduit rien du mot « une fois ». Dès lors, il est d'avis que les boucs du Yom Kippour peuvent expier pour trois cas différents.
מַאי שְׁנָא דִּרְגָלִים דְּלָא מְכַפְּרִי אַדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים – דְּאָמַר קְרָא ״אַחַת בַּשָּׁנָה״, כַּפָּרָה זוֹ לֹא תְּהֵא אֶלָּא אַחַת בַּשָּׁנָה; אִי הָכִי, דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים נָמֵי לָא נִיכַפְּרוּ אַדִּרְגָלִים – ״אַחַת״ כְּתִיב, כַּפָּרָה אַחַת מְכַפֵּר וְאֵינוֹ מְכַפֵּר שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת! ״אַחַת״ לָא מַשְׁמַע לֵיהּ.
La Guemara demande : pourquoi n'expound-il pas le mot « une fois » ? Il ne l'expound pas parce que, lorsque le mot « une fois » est écrit, c'est à propos du bouc dont la présentation du sang est effectuée à l'intérieur du Sanctuaire qu'il l'est ; la halakha déduite de ce verset n'a donc aucune portée sur la capacité du bouc dont la présentation du sang est effectuée à l'extérieur du Sanctuaire à expier. La Guemara demande : si c'est ainsi, les boucs des Fêtes devraient aussi expier pour ce que les boucs du Yom Kippour expient, car lorsque la phrase « une fois par an » est écrite, c'est à propos du bouc dont la présentation du sang est effectuée à l'intérieur du Sanctuaire qu'elle l'est ; la halakha déduite de ce verset n'a donc aucune portée sur la question de savoir si une autre offrande peut expier pour ce que le bouc extérieur expie.
אַמַּאי? דְּכִי כְּתִיב ״אַחַת״ – בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים כְּתִיב. אִי הָכִי, דִּרְגָלִים נָמֵי נְכַפְּרוּ אַדְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, דְּכִי כְּתִיב ״אַחַת״ – בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים כְּתִיב!
La Guemara répond : en fait, il déduit bien une halakha du mot « une fois », et il est d'avis qu'elle enseigne aussi sur la capacité du bouc extérieur à expier, comme la Guemara l'a expliqué plus haut. Mais ici, pour ce qui concerne la déduction selon laquelle le bouc ne peut pas produire deux expiations, c'est différent, car le verset dit : « Et Aaron expiera sur ses cornes une fois par an » (Exode 30, 10). L'emphase sur « sur ses cornes » enseigne que c'est seulement à propos du bouc intérieur — dont la présentation du sang est effectuée sur les cornes de l'autel intérieur — qu'il produit une expiation pour un seul cas, mais ne peut pas produire deux expiations pour deux cas différents ; en revanche, le bouc extérieur — dont la présentation du sang est effectuée sur les cornes de l'autel extérieur — peut produire même deux expiations différentes.
לְעוֹלָם ״אַחַת״ מַשְׁמַע לֵיהּ; וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּאָמַר קְרָא: ״וְכִפֶּר אַהֲרֹן עַל קַרְנֹתָיו אַחַת בַּשָּׁנָה״ – קַרְנוֹתָיו דְּמִזְבֵּחַ הַפְּנִימִי הוּא דְּכַפָּרָה אַחַת מְכַפֵּר וְאֵינוֹ מְכַפֵּר שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת, הָא דְּחִיצוֹן אֲפִילּוּ שְׁתֵּי כַּפָּרוֹת.
MICHNA : Les animaux achetés avec des fonds collectés pour les offrandes publiques ne peuvent être sacrifiés que pendant l'année fiscale au cours de laquelle ces fonds ont été donnés. À cette fin, l'année fiscale commence le premier Nisan. En général, une fois qu'un animal a été consacré comme offrande, même s'il ne peut plus être sacrifié pour une raison quelconque, il ne peut toujours pas être racheté sauf s'il développe un défaut. Rabbi Yo'hanan enseigne une exception à cette halakha : Oula dit que Rabbi Yo'hanan dit : les agneaux consacrés pour les offrandes quotidiennes [temidim] qui n'ont pas été nécessaires au public pendant l'année fiscale au cours de laquelle ils ont été achetés sont rachetés, même s'ils sont sans défaut, et peuvent ensuite servir à des usages profanes.
אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תְּמִידִין שֶׁלֹּא הוּצְרְכוּ לַצִּבּוּר, נִפְדִּין תְּמִימִים.
Rabba était assis et récitait cette halakha. Rav Hisda lui dit : qui t'écoutera, toi et Rabbi Yo'hanan, ton maître, à propos de cette halakha ? Rav Hisda précise : mais la sainteté qui était en eux — où est-elle passée ? Puisque ces animaux ont été consacrés comme offrandes, ils auraient dû recevoir une sainteté inhérente [kedoushat haguf]. Seule la sainteté qui réside dans la valeur d'un objet — c'est-à-dire un objet consacré au trésor du Temple — peut être désacralisée par rachat ; un objet doté de sainteté inhérente ne peut jamais l'être.
יָתֵיב רַבָּה וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא: מַאן צָיֵית לָךְ וּלְרַבִּי יוֹחָנָן רַבָּךְ? וְכִי קְדוּשָּׁה שֶׁבָּהֶן לְהֵיכָן הָלְכָה?
Rabba lui répond : ne penses-tu pas non plus que nous ne disons pas que la question « la sainteté qui était en eux — où est-elle passée ? » pose une difficulté ? Mais n'avons-nous pas appris dans une michna (Shekalim 4, 5) : à propos de l'encens excédentaire resté inutilisé à la fin de l'année fiscale — que feraient les trésoriers du Temple pour le rendre utilisable l'année suivante ? Ils sépareraient du trésor du Temple le salaire des artisans qui travaillaient pour le Temple, et ces fonds seraient ainsi désacralisés. Puis ils désacraliseraient l'encens excédentaire en transférant sa sainteté sur cet argent mis de côté pour les artisans. Ensuite, ils donneraient l'encens désormais profane aux artisans comme salaire, et enfin ils le rachèteraient avec des fonds de la nouvelle collecte effectuée pour l'année à venir.
אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ לָא תִּסְבְּרַהּ דְּלָא אָמְרִינַן ״קְדוּשָּׁה שֶׁבָּהֶן לְהֵיכָן הָלְכָה״?! וְהָתְנַן: מוֹתַר הַקְּטוֹרֶת, מָה הָיוּ עוֹשִׂין בָּהּ? מַפְרִישִׁין מִמֶּנָּה שְׂכַר הָאוּמָּנִין, וּמְחַלְּלִין אוֹתָהּ עַל מְעוֹת הָאוּמָּנִין, וְנוֹתְנִין אוֹתָהּ לָאוּמָּנִין בִּשְׂכָרָן, וְחוֹזְרִין וְלוֹקְחִין אוֹתָהּ מִתְּרוּמָה חֲדָשָׁה.
Rabba explique la preuve tirée de la michna : on pourrait demander : mais pourquoi cette méthode fonctionnerait-elle ? Disons : la sainteté qui était inhérente à l'encens — où est-elle passée ? Elle ne peut pas être retirée par rachat. Il faut donc que toi aussi tu concèdes que cette question ne pose pas de difficulté.
וְאַמַּאי? נֵימָא: ״קְדוּשָּׁה שֶׁבָּהֶן לְהֵיכָן הָלְכָה״!
Rav Hisda lui répond : as-tu dit qu'il y a une preuve tirée des halakhot de l'encens ? On ne peut pas comparer l'encens aux animaux consacrés pour les offrandes quotidiennes, car l'encens est différent,
אֲמַר לֵיהּ: קְטוֹרֶת קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי קְטוֹרֶת,

Rachi

ה"ג אחת לא משמע ליה - דכי כתיב אחת בשעיר הנעשה בפנים כתיב:

אלא לעולם אחת משמע ליה נמי אחיצון דהא איתקוש ושאני הכא דאמר קרא כו' - הכי פירושא אחת דסיפיה דקרא דממעטינן מינה שאין אחר מכפר כפרתו דסמיך יכפר לבשנה משמע ליה נמי אחיצון דהא בשעיר פנימי כתיב ביה כדכתיב מדם חטאת הכפורים אחת בשנה יכפר וחטאת יום הכפורים היינו פר כהן גדול ושעיר וכיון דבשעיר הפנימי כתיב וחיצון איתקש לפנימי דרשינן נמי אחיצון שאין אחר מכפר כפרתו אבל אחת דרישיה דקרא דדרשי' מיניה דהוא אינו מכפר כפרת אחרים לא מידריש אחיצון דהא לאו בשעיר כתיב אלא במזבח כתיב וכפר אהרן על קרנותיו של מזבח הפנימי אחת הלכך שעיר החיצון לא מימעיט מהכא דלאו למזבח איתקש:

תמידים שלא הוצרכו לצבור - שלקחום ממעות תרומת הלשכה ותנן (ערכין דף יג.) אין פוחתין מששה טלאים המבוקרין בלשכת הטלאים וכשמגיע ר"ח ניסן לא היו מקריבין שוב קרבנות צבור ממעות התרומה של אשתקד כדאמר במסכת ראש השנה (דף ז.) חדש בחדשו חדש והבא קרבן מתרומה חדשה ונמצאו בכל שנה ושנה ארבעה טלאים בלשכת הטלאים ממעות התרומה הישנה והיינו לא הוצרכו לצבור להקריב בשנה שעברה:,נפדין תמימין - להכשירן בשנה זו מחללין אותן על מעות חולין ואותם המעות ילכו למותר התרומה ישנה שעושין מהן רקועי פחים ציפוי לבית קודש הקדשים כדתנא במסכת שקלי' (פ"ד מ"ד) וכיון שיצאו לחולין חוזרים ולוקחים אותם ממעות תרומה חדשה ויקרבו בשנה זו ואע"ג שאין בהמת קדשי יחיד מתחללת בלא מום כדקיימא לן (מנחות דף קא.) מואם כל בהמה טמאה דאמר מר בבעלי מומין שנפדו הכתוב מדבר אלו של צבור נפדים ולקמיה מפרש טעמא ובלא חולין אי אפשר לפדותן ממעות תרומה החדשה שאין הקדש מתחלל על הקדש הא מילתא נקט הכא משום דמותביה לקמן ממתני':

קדושה שבהן - קדושת הגוף שבהן דקים לן שאינה מתחללת בלא מום היכן הלכה:

ואת לא תסברא - דבמידי דצבור לא אמרינן קדושה שבהן להיכן הלכה היכא דחילול לצורך תקנה:,מותר הקטורת - הנותר בכל שנה מתרומה ישנה:,מה היו עושין בה - להכשירה לשנה הבאה דאין לך שנה שאין בה מותר קטורת משלשת מנים יתירים שמפטמין בכל שנה למלוא חפנים ביוה"כ ואי אפשר שיכנסו כולם בחפניו כדתניא בכריתות (דף ו:) אחת לששים או לשבעים שנה היתה חציה של שיריים:,מפרישין שכר האומנין - מתרומת הלשכה שכר אומני בית אבטינס מפטמי הקטורת דאמר במסכת יומא (דף לח.) שהיו נוטלין בכל שנה שנים עשרה מנים:,ומחללין אותה על שכר מעות האומנין - מזכין המעות לאומנין על ידי אחד מן הגזברים והרי הן חולין ואחר כך יחללו הקטורת עליהם ונותנין אותה לאומנין והרי היא חול וחוזרים ולוקחים אותה מתרומה חדשה והכי צניע מילתא טפי ולא למכרה ולחזור ולקנותה דזילא מילתא:

נימא קדושה שבהן להיכן הלכה - דס"ד שהמכתשת כלי שרת הוא וכיון דקדשה לה בכלי הויא לה קדושת הגוף ואילו מידי דיחיד שקדש בכלי אין לו פדיון:

Tossafot

אותה לא משמע ליה. וא"ת א"כ מנלן דמכפר אאין בה ואין בה דלמא לא מכפר אלא אדר"ח גרידא דהיינו טהור שאכל את הטמא ולא טמא שאכל את הקודש דבשלמא לר"ש כיון דדריש אותה על כרחך מיבעי ליה לאוקומה כפרה דרגלים אאין בה ואין בה כדקתני לעיל ולר"מ נמי אע"ג דלא דריש אותה אתי שפיר דהא דריש חטא שאין מכיר בו אלא ה' וגם אית ליה ג"ש דעון עון מציץ וילפינן כולהו מר"ח אבל לר"ש בן יהודה דלא דריש אותה ולא דריש נמי חטא שאין מכיר בו אלא ה' דהא קאמר דראש חדש לא מכפרת אלא על טהור שאכל את הטמא קשה וי"ל דלענין זה ודאי דריש אותה כיון דלרגלים אין להם כפרה אחרת אלא זאת אבל בשיש לרגלים כפרה אחרת דהיינו אין בה ואין בה מכפר נמי אדראש חדש ולא פשיטא ליה דרשה דאותה דסבירא ליה דאין סברא למעט שלא ישא אחר אותו עון אלא בשאינו נושא אלא עון זה והשתא אתי שפיר הא דפריך לעיל אלא דרגלים אמאי לא מכפרי אדר"ח פי' אמאי לא מכפרי נמי אדר"ח ולא פשיטא ליה דרשה דאותה כיון שיש להן כפרה אחרת כדפרישית מיהו גבי דרשה דאחת בשנה דפשיטא ליה טפי מדרשה דאחת יכפר צריך לפרש כדפירשתי לעיל ועי"ל דלר"ש בן יהודה איתקוש שעירי רגלים לשעיר החיצון מה חיצון מכפר על דבר שיש בו כרת דהיינו טומאת מקדש וקדשיו אף שעירי רגלים כן:

קדושה שבהן להיכן הלכה. וא"ת הא בפרק בתרא דכתובות (דף קה. ושם) אמר דדייני גזירות נוטלין שכרם מתרומת הלשכה וכן (שם קו.) מגיהי ספרים וטובא חשיב התם אלמא לב ב"ד מתנה עליהן ומאי קשיא ליה הכא וי"ל דשאני התם דלא קדש קדושת הגוף:

מותר הקטורת. פ"ה מותר משלשה מנין היתירים בכל שנה ממלוא חפנים ביוה"כ דאי אפשר שיכנסו כולם בחפניו ובחנם פירש כן דבלאו הכי יש מותר שבכל שנה היו מפטמין שס"ה מנים למנין ימות החמה וג' מנים לחפני כה"ג ביום הכפורים ומשס"ה היה נשאר בכל שנה פשוטה י"א מנין כמנין ששנות החמה יתירים על שנות הלבנה ואע"פ שהיו צריכין למלאות בהן לשנים מעוברות שהן גו"ח י"א י"ד י"ז י"ט מ"מ צריכין היו לחדש בר"ח ניסן כדי שיהיו מתרומה חדשה ומיהו הא דתניא בפ"ק דכריתות (דף ו:) ' דא' לע"ב שנה היו בו חצאים של שיריים א"א לפרש אלא ממותר ג' מנים של יום הכפורים שהרי כל מותר של י"א של שנה פשוטה היו צריכין למלאות במעוברות ובסוף המחזור חמה ולבנה שוין רק שעה אחת ותפ"ה חלקים אלא המותר שלשה מנים היה נשאר ולא היה נכנס בחפניו אלא חצי מנה וב' מנים וחצי נשאר בכל שנה נמצא לע"ב שנה ק"פ מנים ועוד חסר ד' מנים לפלגא דשס"ח ולא דק וי"ס דל"ג שתים אלא אחת לשבעים שנה ותו לא וכן יש בירושלמי פרק טרף בקלפי וניחא טפי למימרא דלא דק דאי גרסי' שתים לא ניחא כל כך ובפטום הקטורת הכתוב במחזורים גרס אחת לששים שנה או לשבעים שנה ויכול להיות כשכלים ס' שנה בשתי שנים פשוטות זו אחר זו:,מפרישין. לא גרסי' ממנה שמתרומת הלשכה היו מפרישין והתם במסכת שקלים (דף ו.) לא איירי בתרומת הלשכה ומאי ממנה שייך:,מפרישין שכר האומנין. פ"ה שמזכין להן ע"י אחד מן הגזברין ולפי' הא דקאמר בסמוך ומחללין אותה על מעות האומנין היינו מדעתן מאחר שכבר זכו בהן ומיהו לשון מפרישין לא משמע אלא הפרשה בעלמא וקאמר נמי נותנין אותה לאומנין בשכרן משמע שעדיין לא זכו בשכרן ולכך נראה דלב ב"ד מתנה עליהן ובהפרשה בעלמא יהיו חולין ואם תאמר ולמה להו כולי האי יתנו הקטורת מתחלה לאומנין בשכרן ומיהו לבן עזאי דאמר במס' שקלים בפ' התרומה (שם) דאין הקדש מתחלל על המלאכה ניחא ואפי' לר"ע נמי דאמר מתחלל על המלאכה ה"מ בקטורת דיחיד כגון במקדיש נכסיו והיו בהן דברים הראוים לקרבנות צבור דגבי הני מיתניא אבל בקטורת של צבור החמירו טפי אי נמי הכא איירי בשכר פטום אומני הקטורת של שנה חדשה וצריך ליתן להן מתרומה חדשה ולמאי דאמרינן במעילה בפרק ולד חטאת (מעילה דף יד: ושם) דהני אומנין באומני הבנין מ"מ אין יכולין לתת הקטורת בשכרן דאין נותנין שכרן אלא מקדושת בדק הבית:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shevuot 10b
100%
שבועות י׳ במַסֶּכֶת שְׁבוּעוֹת