[La Guemara apporte une preuve que celui qui assiste sans son aide soit indispensable n'accomplit pas un acte substantiel,] comme nous l'avons appris dans une michna. Rabbi Yossi dit : si un zav [un homme atteint d'un flux impur] était monté sur un animal, et qu'un vêtement se trouvait dessous — s'il montait le cheval, il rend le vêtement impur par l'intermédiaire des pattes avant du cheval. C'est seulement alors [qu'il est impur] ; s'il se trouvait sous les pattes arrière du cheval, il ne l'est pas. Et s'il montait l'âne, il rend le vêtement impur par l'intermédiaire des pattes arrière de l'âne. C'est seulement alors [qu'il est impur] ; s'il se trouvait sous les pattes avant de l'âne, il ne l'est pas. La raison de cette distinction est que le cheval s'appuie principalement sur ses pattes avant, et l'âne principalement sur ses pattes arrière. Mais pourquoi un vêtement placé sous les pattes arrière d'un cheval ou les pattes avant d'un âne devrait-il demeurer pur ? Les pattes ne s'assistent-elles pas mutuellement ? La raison n'est-elle pas que nous disons : celui qui assiste [méssayéa] n'accomplit rien de substantiel ? Rav Achi dit : nous aussi, nous avons appris [un appui à cette halakha] dans une autre michna. Rabbi Eliézer dit : s'agissant d'un kohen qui se tenait dans le Temple, et que l'un de ses pieds était posé sur un ustensile [keli] et l'autre sur le sol, ou que l'un de ses pieds était posé sur une pierre et l'autre sur le sol, alors qu'il accomplissait le service [avoda] sacerdotal du Temple — nous examinons : si l'ustensile était retiré ou la pierre retirée, serait-il encore capable de se tenir debout sur un seul pied au sol ? Si oui, son service est valide [kachér]. Et s'il ne pouvait pas se tenir sur un seul pied, son service est invalide [passoul]. [La question est :] est-il considéré comme se tenant sur le sol, auquel cas le service est valide, ou n'est-il pas considéré comme se tenant sur le sol, auquel cas le service est invalide ?
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הַסּוּס מְטַמֵּא עַל יָדָיו, הַחֲמוֹר — עַל רַגְלָיו, שֶׁמִּשְׁעֶנֶת הַסּוּס עַל יָדָיו, וַחֲמוֹר עַל רַגְלָיו. וְאַמַּאי? הָא קָא מְסַיַּיע בַּהֲדֵי הֲדָדֵי! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן מְסַיֵּיעַ אֵין בּוֹ מַמָּשׁ? אָמַר רַב אָשֵׁי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: רַגְלוֹ אַחַת עַל הַכְּלִי וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה, רַגְלוֹ אַחַת עַל הָאֶבֶן וְרַגְלוֹ אַחַת עַל הָרִצְפָּה — רוֹאִין כׇּל שֶׁאִילּוּ יִנָּטֵל הַכְּלִי וְתִינָּטֵל הָאֶבֶן יָכוֹל לַעֲמוֹד עַל רַגְלוֹ אַחַת — עֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁרָה, וְאִם לָאו — עֲבוֹדָתוֹ פְּסוּלָה.
La Guemara demande : et pourquoi, s'il était encore capable de se tenir sur un seul pied, [le service] devrait-il être valide ? Ses jambes ne s'assistent-elles pas mutuellement ? La raison n'est-elle pas que nous disons : celui qui assiste n'accomplit rien de substantiel ? Ravina dit : nous aussi, nous avons appris [un appui à cela] dans une autre michna. Tout service accompli dans le Temple doit l'être avec la main droite. S'il a reçu le sang [du sacrifice] dans sa main droite, et que sa main gauche assistait sa main droite, son service est valide. Et pourquoi son service est-il valide ? Ses mains ne s'assistent-elles pas mutuellement ? La raison n'est-elle pas que nous disons : celui qui assiste n'accomplit rien de substantiel ? La Guemara conclut : en effet, apprends-en [chéma mina] qu'il en est ainsi.
וְאַמַּאי? הָא קָא מְסַיַּיע בַּהֲדֵי הֲדָדֵי! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן מְסַיֵּיעַ אֵין בּוֹ מַמָּשׁ. אָמַר רָבִינָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא. קִיבֵּל בְּיָמִין, וּשְׂמֹאל מְסַיַּיעְתּוֹ — עֲבוֹדָתוֹ כְּשֵׁרָה. וְאַמַּאי, הָא קָא מְסַיַּיע בַּהֲדֵי הֲדָדֵי! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן מְסַיֵּיעַ אֵין בּוֹ מַמָּשׁ? שְׁמַע מִינַּהּ.
Le Maître a dit dans une baraïta citée plus haut : s'agissant d'un acte accompli par deux personnes, lorsque celle-ci est capable de l'accomplir seule et que celle-là est capable de l'accomplir seule, Rabbi Méïr les déclare passibles. Une question fut posée devant les étudiants : exigeons-nous une mesure [chiour] déterminant la culpabilité pour celle-ci et une mesure déterminant la culpabilité pour celle-là ; ou bien une seule mesure déterminant la culpabilité suffit-elle pour eux tous ? Rav 'Hisda et Rav Hamnouna divergèrent. L'un dit : il faut une mesure déterminant la culpabilité pour celle-ci et une mesure déterminant la culpabilité pour celle-là. Et l'autre dit : une seule mesure de culpabilité suffit pour eux tous. Rav Papa dit au nom de Rava : nous aussi, nous avons appris une michna à l'appui de l'opinion selon laquelle une seule mesure suffit. Il est dit dans la michna du traité Zavim : si un zav était assis sur un lit, et qu'il y avait quatre vêtements sous les quatre pieds du lit, ils sont tous impurs, parce que le lit est incapable de tenir sur trois pieds. Et pourquoi devraient-ils être impurs ? Qu'on exige donc une mesure du poids d'un zav pour ce vêtement-ci et une mesure du poids d'un zav pour ce vêtement-là ! [c'est-à-dire que] les vêtements ne devraient devenir impurs que s'il y avait un zav sur le lit pour chaque vêtement. N'est-ce pas parce que nous disons que, pour rendre les vêtements impurs, une seule mesure d'impureté suffit pour eux tous ? Par conséquent, les deux parties sont passibles pour une seule mesure déterminant la culpabilité.
אָמַר מָר: זֶה יָכוֹל וְזֶה יָכוֹל, רַבִּי מֵאִיר מְחַיַּיב. אִיבַּעְיָא לְהוּ: בָּעֵינַן שִׁיעוּר לָזֶה וְשִׁיעוּר לָזֶה, אוֹ דִילְמָא שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּם. רַב חִסְדָּא וְרַב הַמְנוּנָא, חַד אָמַר שִׁיעוּר לָזֶה וְשִׁיעוּר לָזֶה, וְחַד אָמַר שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּן. אָמַר רַב פָּפָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הָיָה יוֹשֵׁב עַל גַּבֵּי מִטָּה וְאַרְבַּע טַלִּיּוֹת תַּחַת אַרְבַּע רַגְלֵי הַמִּטָּה — טְמֵאוֹת, מִפְּנֵי שֶׁאֵין יְכוֹלָה לַעֲמוֹד עַל שָׁלֹשׁ. וְאַמַּאי? לִיבְעֵי שִׁיעוּר זִיבָה לָזֶה וְשִׁיעוּר זִיבָה לָזֶה! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּן.
Rav Na'hman bar Yits'hak dit : nous aussi, nous avons appris un appui supplémentaire d'une autre source. S'agissant d'un cerf [tsevi] qui est entré dans la maison, et qu'une personne a verrouillé la porte devant lui le Chabbat, l'empêchant de sortir, celle-ci est passible pour avoir accompli le travail interdit de la capture [tsida] le Chabbat. Si deux personnes ont verrouillé la porte, elles sont exemptes. Si une seule personne est incapable de verrouiller la porte à elle seule, et que deux personnes l'ont verrouillée, elles sont passibles. Et pourquoi sont-elles passibles ? Qu'on exige donc une mesure de capture pour celle-ci et une mesure de capture pour celle-là ! N'est-ce pas parce que nous disons qu'une seule mesure de capture suffit pour eux tous ? Ravina dit : nous aussi, nous avons appris un appui supplémentaire d'une autre source. S'agissant d'associés [choutafim] qui ont volé un animal et l'ont abattu, ils sont tenus de payer le quadruple ou le quintuple de sa valeur, comme il est dit dans la Torah. Et pourquoi sont-ils passibles ? Qu'on exige donc une mesure d'abattage pour celui-ci et une mesure d'abattage pour celui-là ! N'est-ce pas parce que nous disons qu'une seule mesure d'abattage suffit pour eux tous ?
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: צְבִי שֶׁנִּכְנַס לַבַּיִת, וְנָעַל אֶחָד בְּפָנָיו — חַיָּיב. נָעֲלוּ שְׁנַיִם — פְּטוּרִין. לֹא יָכוֹל אֶחָד לִנְעוֹל, וְנָעֲלוּ שְׁנַיִם — חַיָּיבִים. וְאַמַּאי? לִיבְעֵי שִׁיעוּר צֵידָה לָזֶה וְשִׁיעוּר צֵידָה לָזֶה! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּם? אָמַר רָבִינָא: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַשּׁוּתָּפִין שֶׁגָּנְבוּ וְטָבְחוּ — חַיָּיבִין. וְאַמַּאי? לִיבְעֵי שִׁיעוּר טְבִיחָה לָזֶה וְשִׁיעוּר טְבִיחָה לָזֶה! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּם?
Et Rav Achi dit : nous aussi, nous avons appris un appui supplémentaire d'une source semblable. Deux personnes qui ont transporté [dans le domaine public] le roseau d'un tisserand [kané chèl gardi] le Chabbat sont passibles. Et pourquoi sont-elles passibles ? Qu'on exige donc une mesure de transport pour celle-ci et une mesure de transport pour celle-là ! N'est-ce pas parce que nous disons qu'une seule mesure de transport suffit pour eux tous ? Rav A'ha, fils de Rava, dit à Rav Achi : cela ne peut servir de preuve, car peut-être ce roseau a-t-il une mesure équivalente à celle qui sert à cuire un œuf facile à cuire pour celle-ci et un œuf facile à cuire pour celle-là — car telle est la mesure déterminant la culpabilité pour le transport de bois le Chabbat [et chacun aurait donc transporté un chiour entier]. Il lui répondit : s'il en est ainsi, que la baraïta nous enseigne la halakha à propos d'un roseau ordinaire ! Qu'y a-t-il de différent ici, qui ait conduit la baraïta à enseigner la halakha spécifiquement à propos d'un roseau de tisserand ? Il faut donc dire que la baraïta traite assurément d'un roseau qui forme une unité unique [insuffisante pour le bois si on la partage]. De nouveau, Rav A'ha réfute la preuve : et peut-être a-t-il une mesure équivalente à celle qui sert à tisser une étoffe [mapa] pour celle-ci et à tisser une étoffe pour celle-là — car telle est la mesure déterminant la culpabilité [et chacun aurait là encore transporté un chiour entier]. Il n'y a donc rien à apprendre de cette baraïta.
וְאָמַר רַב אָשֵׁי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: שְׁנַיִם שֶׁהוֹצִיאוּ קָנֶה שֶׁל גַּרְדִּי — חַיָּיבִין. וְאַמַּאי? לִיבְעֵי שִׁיעוּר הוֹצָאָה לָזֶה וְשִׁיעוּר הוֹצָאָה לָזֶה! לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן שִׁיעוּר אֶחָד לְכוּלָּם? אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: דִילְמָא דְּאִית בֵּיהּ כְּדֵי לְבַשֵּׁל בֵּיצָה קַלָּה לָזֶה וּבֵיצָה קַלָּה לָזֶה! אִם כֵּן, לַישְׁמְעִינַן קָנֶה דְעָלְמָא, מַאי שְׁנָא דְּגַרְדִּי? וְדִילְמָא דְּאִית בֵּיהּ כְּדֵי לֶאֱרוֹג מַפָּה לָזֶה וּכְדֵי לֶאֱרוֹג מַפָּה לָזֶה, אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.
Le tanna [récitateur de michnayot] enseigna dans la maison d'étude devant Rav Na'hman : deux personnes qui ont transporté le roseau d'un tisserand le Chabbat sont exemptes, et Rabbi Chimon les déclare passibles. Rav Na'hman s'en étonna. Il demanda : vers où te tournes-tu ? [kelapé laya — c'est-à-dire :] c'est exactement le contraire de leurs opinions ! Dis plutôt une baraïta corrigée : elles sont passibles, et Rabbi Chimon les déclare exemptes.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: שְׁנַיִם שֶׁהוֹצִיאוּ קָנֶה שֶׁל גַּרְדִּי — פְּטוּרִין, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מְחַיֵּיב. כְּלַפֵּי לְיָיא?! אֶלָּא אֵימָא: חַיָּיבִין, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר.
Mishna 1
MICHNA : celui qui transporte [dans le domaine public] des aliments en quantité inférieure à la mesure déterminant la culpabilité, à l'intérieur d'un ustensile, le Chabbat, est exempt, même pour le transport de l'ustensile, parce que l'ustensile est secondaire [téféla] par rapport aux aliments qu'il contient. Puisqu'on n'est pas passible pour le transport des aliments, on ne l'est pas non plus pour le transport de l'ustensile. De même, celui qui transporte une personne vivante sur un lit est exempt, même pour le transport du lit, parce que le lit est secondaire par rapport à la personne. Celui qui transporte un cadavre sur un lit est passible. Et de même, celui qui transporte un volume d'olive [kazaït] de cadavre, ou un volume d'olive de charogne [névéla], ou un volume de lentille [kaadacha] de bestiole rampante [chérets] — qui sont les mesures minimales par lesquelles ces choses transmettent l'impureté rituelle — est passible. Et Rabbi Chimon le déclare exempt. Il soutient qu'on n'est passible que pour l'accomplissement d'un travail interdit accompli pour lui-même [tsorèkh goufa]. Celui qui transporte un objet afin de l'amener à sa destination est passible ; mais un cadavre ou une charogne, on ne les transporte que pour s'en débarrasser.
מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא אוֹכָלִין פָּחוֹת מִכְּשִׁיעוּר בִּכְלִי — פָּטוּר אַף עַל הַכְּלִי, שֶׁהַכְּלִי טְפֵלָה לוֹ, אֶת הַחַי בַּמִּטָּה — פָּטוּר אַף עַל הַמִּטָּה, שֶׁהַמִּטָּה טְפֵלָה לוֹ. אֶת הַמֵּת בַּמִּטָּה — חַיָּיב, וְכֵן כְּזַיִת מִן הַמֵּת וּכְזַיִת מִן הַנְּבֵלָה וְכַעֲדָשָׁה מִן הַשֶּׁרֶץ — חַיָּיב, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר.(משנה)
Guémara
GUEMARA : nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui transporte des aliments selon la mesure déterminant la culpabilité, s'ils sont dans un ustensile, est passible pour le transport des aliments et exempt pour le transport de l'ustensile. Et si cet ustensile lui était nécessaire [pour un autre usage], il est passible même pour le transport de l'ustensile. La Guemara s'interroge sur cette seconde halakha : peut-on en conclure que celui qui mange deux volumes d'olive de graisse interdite ['hélev] au cours d'un seul oubli [héèlém é'had] est passible d'apporter deux sacrifices pour le péché [deux 'hataot] ? [En effet, ici, celui qui transporte un ustensile contenant des aliments a accompli deux actes relevant d'un seul et même travail interdit ; pourquoi serait-il passible de deux sacrifices ?] Rav Chéchet dit : de quoi traitons-nous ici ? Nous traitons d'un cas tel que
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא אוֹכָלִין כְּשִׁיעוּר, אִם בִּכְלִי — חַיָּיב עַל הָאוֹכָלִין וּפָטוּר עַל הַכְּלִי. וְאִם הָיָה כְּלִי צָרִיךְ לוֹ — חַיָּיב אַף עַל הַכְּלִי. שְׁמַע מִינַּהּ, אוֹכֵל שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד חַיָּיב שְׁתַּיִם! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן
Rachi
הסוס מטמא בידיו - אם הזב רוכב עליו וטלית תחת אחת מידיו של סוס טמאה אבל תחת רגליו טהורה שאין משענתו על רגליו והא דתנן לעיל ד' טליות תחת רגלי הבהמה טהורות לא כרבי יוסי:,כהן העומד - על גבי כלי או אבן או שום דבר החוצץ בינו לבין הרצפה ועבד עבודתו פסולה דכתיב ושרת ככל אחיו הלוים העומדים שתהא עמידתו כשאר אחיו ותנא דבי ר' ישמעאל הואיל ורצפה מקודשת וכלי שרת מקודשין כו' בזבחים:
שמאל פסולה לעבודה כדאמר בפ"ק דחולין (דף כב.) כל מקום שנאמר אצבע וכהונה אינו אלא ימין:
שיעור לזה - גרוגרת אם אוכל הוא:,שיעור זיבה - שיכביד רובו עליו וצריך להיות כאן ד' זבים:
נעל אחד בפניו - זו היא צידתו:,נעלו שנים פטורין - ור' יהודה הוא דפטר בשניהם יכולין:,שיעור - צידת צבי לכל אחד ואחד אלא שמע מינה שיעור אחד לכולן ומדר' יהודה נשמע לר' מאיר בשניהן יכולים דבהא לא פליגי:,חייבין לשלם - תשלומי ד' וה':
קנה גרדי - אורחא דמילתא והוא העולה ויורד בשתי:,קנה דעלמא - שאינו עומד אלא להסקה דהוי שיעורו כעצים דאילו האי שיעורו כדי אריגה:
כלפי לייא - כלפי היכא נהפך דבר זה הא רבי שמעון הוא דפטר שנים שהוציאוהו:
מתני' את החי במטה - וחי לא מיחייב על הוצאתו דהוא מקיל עצמו ונושא עצמו:,וכן כזית מן המת - חייב אם הוציא דהואיל ומטמא הוצאה חשובה היא להציל עצמו מן הטומאה:,ור' שמעון פוטר - אפילו במת שלם דהוי מלאכה שאינה צריכה לגופה וכל מלאכה שאינה צריכה (לגופה) אלא לסלקה מעליו הוי מלאכה שאינה צריכה לגופה דברצונו לא באה לו ולא היה צריך לה הלכך לאו מלאכת מחשבת היא לר' שמעון:
גמ' ופטור על הכלי - שהיא טפילה לאוכל:,ואם היה צריך לכלי - להשתמש בו תשמיש אחר מקום שמוציאו שם:,חייב - על כל אחד ואחד כי היכי דמיחייב ליה תרתי אתרתי הוצאות בהעלם אחד:
Tossafot
שמשענת הסוס על ידיו - הכי תנן לה במס' זבים פ"ד (משנה ז) היה רוכב על גבי בהמה וארבע טליות תחת רגלי בהמה טהורות מפני שיכולה לעמוד על שלש היתה טלית אחת תחת שתי ידים תחת שתי רגלים תחת יד ורגל טמאה רבי יוסי אומר הסוס מטמא בידיו כו' ונראה לר"י דרבי יוסי לא פליג אלא ארישא אבל אסיפא דקתני תחת שתי רגלים טמאה לא פליג דאף על גב דמשענת הסוס על ידיו דבר פשוט הוא דבלא שתי רגליו לא היה יכול לעמוד קשה לר"י מה ראה רב פפי להביא מסיפא ולא מייתי מרישא ממילתייהו דרבנן כדאייתי לעיל ואומר ר"י דמשום דמרישא איכא לדחויי כדבעי למימר לעיל שאני הכא דעקרה לגמרי אבל אר' יוסי ליכא למידחי דטעמיה משום דעקרה דא"כ לא יטמא הסוס אפילו בידיו דפשיטא נמי דעקרה להו:,ויכול לעמוד על רגלו אחת עבודתו כשרה ואם לאו פסולה - מהכא ליכא למיפשט דמין במינו חוצץ דאבן הוא ממין הרצפה ומין בשאינו מינו חוצץ דכלי אינו ממין הרצפה ובעיא הוא בפ' הוציאו לו (יומא דף נח.) בהניח סיב בתוך המזרק וקיבל בו את הדם דודאי סיב מבטל ליה אבל כלי ואבן לא מבטל ליה דאבן נתקלים בה ההולכים שם:
אמר מר זה יכול וזה יכול רבי מאיר מחייב איבעיא להו כו' - תימה לר"ח דאמאי בעי לה אליבא דרבי מאיר ומצי למיבעי בזה אינו יכול וזה אינו יכול אליבא דר"י דקיימא מתני' כוותיה ונראה דגירסא זו טעות וגרסי' אמר מר זה אינו יכול וזה אינו יכול ואומר ר"י דאין למחוק הספרים משום זה דהא דלא נקט זה אינו יכול כו' משום דאין רגילות באין יכול שלא יהא בו שיעור לכל א' ועל גי' ר"ח קשה לר"י דמאן דבעי שיעור לזה ולזה אטו מי לא שמיע ליה מתני' דמייתי בסמוך לא יכול אחד לנעול ונעלו שנים חייבין אבל לגיר' הספרים דפליגי בזה יכול וזה יכול איכא למימר דבאין יכול מודו כולהו דשיעור אחד לכולן ומאן דמייתי סייעתא מצבי שנכנס לבית אין נראה לו לחלק בין שניהם יכולין לאין יכולין ומיהו לגי' ר"ח איכא למימר דמאן דבעי שיעור לכל אחד יאמר דצבי שנכנס לאו דוקא אחד אלא כלומר שנים:
ואמאי ליבעי שיעור טביחה כו' - אבל מגנבו דרישא לא מצי למיפרך דהתם לא בעי שיעור דתשלומי כפל נוהג בכל דבר ובכל שהוא:
דילמא דאית ביה כדי לארוג מפה לזה כו' - והא דלא נקט קנה דעלמא לאשמעינן דאע"ג דאין רגילות לארוג שתי מפות בקנה אחד אם יש שיעור לארוג מפה לזה ולזה חייב:
אלא אימא חייבין ור' שמעון פוטר - ובקנה כבד דה"ל זה אינו יכול וזה אינו יכול:
את המת במטה חייב - נראה לר"י דמהכא קים לן בכל דוכתא דאית ליה לר' יהודה מלאכה שאינה צריכה לגופה חייב עליה דמסתמא ת"ק דר"ש היינו רבי יהודה כי ההיא דלעיל זה אינו יכול וזה אינו יכול דת"ק דר"ש היינו ר' יהודה כדמוכח בגמ' ורשב"א אומר דיש להביא מדתנן לעיל (שבת דף צ.) ר' יהודה אומר אף המוציא משמשי ע"ז דהוי מלאכה שאינה צריכה לגופה: ,רבי שמעון פוטר - נראה לר"י דמלאכה שאינה צריכה לגופה קרי כשעושה מלאכה ואין צריך לאותו צורך כעין שהיו צריכין לה במשכן אלא לענין אחר כי הצורך שהיתה מלאכה נעשית בשבילו במשכן הוא גוף (איסור) המלאכה ושורשו ולפי זה אתי כולהו שפיר הוצאת המת אין צריך למת ובמשכן היו צריכין לחפצים שהוציאו צד נחש שלא ישכנו אינו צריך לנחש ובמשכן היו צריכין לתחש וחלזון ומפיס מורסא להוציא ליחה המזיקתו ואין עומד להכניס אויר ולהוציא ליחה תמיד אע"פ שנעשה פתח גמור שהרי ראוי (הוא) להכניס ולהוציא אם היה צריך מ"מ לא דמי לפתחים שבמשכן שהיו עומדין להכניס ולהוציא אבל לעשות לה פה דמיא למשכן וחייב והריגת המזיקין אין צריך להם ובמשכן היו צריכין לעורות אילים הנשחטים וחופר גומא ואינו צריך אלא לעפרה ובמשכן היו צריכין לגומא לנעוץ בה או לדבר אחר וזב בכיס שלא יטנפו כליו הוי אינה צריכה לגופה שאינו צריך לכיס עצמו ואפילו למנות ראיותיו או נקיים דצריך הכיס מ"מ אין צריך להוצאה זו דה"נ סגי ליה אי יתיב בחד דוכתא ומכבה גחלת שלא יזוקו בה רבים וכחס על הנר ועל השמן או על הפתילה המהובהבת כבר אין צריכין לגופן שבמשכן לא היה כיבוי אלא לעשות פחמין בכיבוי זה ומתקנין על יד כיבוי זה שיהו ראויין למלאכת הצורפין וכיבוי כדי שלא יקדיחו הסממנין בבישולן לא היה במשכן כי זהירים היו שלא להרבות אש יותר מדאי וכן סותר ע"מ לבנות נמי לא מחייב ר' שמעון דבעי שתהא צריכה לגופה אלא כגון שסותר ע"מ לתקן יותר ממה שהיה בתחלה כגון שהבנין האחרון טוב מן הראשון כדמוכח בשמעתין דחס על הנר וכן קורע על מתו או שובר כלים למירמי אימתא אאינשי דביתיה אין צריכין לגופה דבמשכן היתה קריעה לצורך תיקון דבר הנקרע ואע"ג דבהוצאה לא בעי רבי שמעון שיהא לגמרי כמו שהיה במשכן דלא בעי מר לעשות לו טס או ס"ת להגיה אע"פ שבמשכן הוצאת הנדבה היתה כדי לתקנה לעשות ממנה משכן וכלים במקלקלים כגון מכבה וסותר וקורע מסתברא דצריך שיהא על מנת לתקן כמו במשכן ולא חשיבי המקלקלים צריכות לגופה עד דהוי לגופו ולגופה והא דלא קרי לה לגופו ולגופה כיון דבעו תרוייהו בכלל לגופה היא אבל לגבי מר וס"ת כיון דלא בעי אלא לגופו דהא לא בעי במר לעשות בו טס וס"ת כדי להגיה בו לא הוי בכלל לגופה ולפי שצריכות לגופה הוי כעין דהוי במשכן כמו שפיר' הוצרך להשמיענו במר דלא בעינן לעשות לו טס כמו שהיה במשכן ורש"י דפירש דברצונו לא היתה באה לו ולא היה צריך לה שאינה אלא לסלקה מעליו כמו צד נחש שלא ישכנו או מכבה גחלת שלא יזוקו בו רבים דברצונו שלא היה בעולם וכן בפרק במה מדליקין (לעיל שבת דף לא:) פירש כחס על הפתילה המהובהבת כבר דאינה צריכה לגופה משום דאין צריך לכיבוי זה ואם לא הובערה מעולם הוה ניחא ליה דהואיל וחס עליה כי אית בה טפי הוה ניחא ליה בה קשה מסותר על מנת לבנות כמו בתחלה וקורע בחמתו למירמי אימתא אאינשי דביתיה דהתם צריך למלאכה ורוצה הוא שיהא בעולם ואין לומר דלא ניחא ליה שיצטרך למירמי אימתא אם כן מפיס מורסא לעשות לה פה יהא פטור דברצונו היה שלא היה מורסא מעולם וכן קורע יריעה שנפל בה דרנא על מנת לתפור דברצונו לא היה נופל בה וכן תופר בגד קרוע ברצונו שלא היה קרוע אלא צריך לפרש כדפירשתי:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.