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Traité Shabbat

90a

Étude de Shabbat 90a

Étude de la Mishna & Guémara 90a

On a enseigné cette halakha à propos des espèces sucrées (miné metika), parce qu'elles sont aptes à être mélangées ensemble pour adoucir le mets dans une marmite. La Guemara en déduit : la raison pour laquelle elles se combinent l'une avec l'autre [pour atteindre la mesure requise], c'est qu'elles conviennent ensemble pour adoucir le mets dans une marmite ; mais si ce n'était pas le cas, elles ne se combineraient pas l'une avec l'autre. Apparemment, les aromates (samanim) en général ne se combinent donc pas pour constituer une mesure complète ? La Guemara répond : ici aussi, la michna parle d'un cas où elles conviennent pour adoucir le mets dans une marmite.
בְּמִינֵי מְתִיקָה שָׁנוּ, הוֹאִיל וּרְאוּיִין לְמַתֵּק קְדֵירָה. טַעְמָא דַּחֲזוּ לְמַתֵּק אֶת הַקְּדֵירָה, הָא לָאו הָכִי — לָא! הָכָא נָמֵי חֲזוּ לְמַתֵּק.
Nous avons appris dans la michna : la mesure qui rend passible pour le transport de coquilles de noix (kelipé egozin), d'écorces de grenades (kelipé rimonim), de pastel (setis) et de garance (poua) — qui servent à fabriquer des teintures — équivaut à ce qui sert à teindre un petit vêtement [posé sur la résille des cheveux d'une femme]. Et la Guemara soulève une contradiction d'après ce que nous avons appris ailleurs dans une michna : celui qui transporte des aromates trempés (samanim cherouyin) [dans l'eau] est passible s'il en a transporté une mesure équivalant à ce qui sert à teindre un échantillon (dougma) de la taille d'un tampon, pour la navette (ira) du métier à tisser — il s'agit d'une petite mèche de laine que le tisserand place sur le métier comme échantillon de couleur ; les aromates étaient trempés dans l'eau car c'était la manière de les préparer pour l'usage de teinture. Apparemment, selon cette michna, la mesure de culpabilité n'est donc pas la quantité servant à teindre un petit vêtement ? La Guemara répond : n'a-t-on pas justement enseigné à propos de cette michna que Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : dans le cas de teintures déjà trempées, la mesure de culpabilité est plus petite, parce qu'une personne ne se donne pas la peine de tremper des aromates juste pour teindre un échantillon destiné à la navette du métier — elle ne commencera à tremper des aromates que pour teindre un vêtement plus important ; en revanche, pour des aromates déjà en train de tremper et prêts à servir de teinture, la mesure de culpabilité est plus petite, à savoir suffisante pour teindre un échantillon.
קְלִיפֵּי אֱגוֹזִין וּקְלִיפֵּי רִמּוֹנִים סְטֵיס וּפוּאָה — כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בֶּגֶד קָטָן. וּרְמִינְהִי: הַמּוֹצִיא סַמָּנִים שְׁרוּיִין — כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא! הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לִשְׁרוֹת סַמְמָנִים לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא.
[La michna a mentionné l'urine (mé raglayim) parmi les matières abrasives servant à la lessive ; la Guemara précise la nature des matières énumérées.] On a enseigné dans une baraïta : l'urine [mentionnée dans la michna] est de l'urine ayant jusqu'à quarante jours [d'âge] — au-delà, son acidité faiblit et la rend impropre à cet usage. À propos du natron (néter), le Sage a enseigné dans une baraïta : il s'agit du natron d'Alexandrie [la ville d'Égypte], et non du natron d'Anpantrin, qui est d'une autre qualité. À propos du borit mentionné dans la michna, Rav Yehouda a dit : c'est du sable (' hol). La Guemara demande : n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta « le borit et le sable » ? [Les deux termes étant énumérés séparément, le borit ne peut pas être du sable.] Plutôt, qu'est-ce que le borit ? C'est du soufre (kavrita).
מֵי רַגְלַיִם. תָּנָא: מֵי רַגְלַיִם עַד בֶּן אַרְבָּעִים יוֹם. נֶתֶר. תָּנָא: נֶתֶר אֲלֶכְּסַנְדְּרִית, וְלֹא נֶתֶר אַנְפַּנְטְרִין. בּוֹרִית. אָמַר רַב יְהוּדָה: זֶה חוֹל. וְהָתַנְיָא: הַבּוֹרִית וְהַחוֹל! אֶלָּא: מַאי בּוֹרִית — כַּבְרִיתָא.
La Guemara soulève une objection à partir des plantes dont l'usage est concerné par la septième année (chevi'it) : « ils ont ajouté à leur liste les bulbes d'ornithogale (' halbétsin), l'absinthe (le'inin), le borit et l'aloès (ahal) ». Or, s'il te venait à l'esprit de dire que le borit est du soufre — y a-t-il du soufre qui soit soumis aux lois de la septième année ?! N'avons-nous pas appris dans une michna : telle est la règle, tout ce qui possède une racine [et qui pousse] est soumis aux lois de la septième année, et tout ce qui ne possède pas de racine n'y est pas soumis ? Plutôt, qu'est-ce que le borit ? C'est de l'aloès (ahala). La Guemara demande : n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta « le borit et l'aloès » ? [Les deux termes étant énumérés, le borit ne peut pas être de l'aloès.] Plutôt, il existe deux sortes d'aloès [et l'une d'elles est appelée borit].
מֵיתִיבִי, הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן הַחַלְבֵּיצִין וְהַלְּעִינִין וְהַבּוֹרִית וְהָאָהָל. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ כַּבְרִיתָא, כַּבְרִיתָא מִי אִיתָא בִּשְׁבִיעִית?! וְהָתְנַן: זֶה הַכְּלָל, כׇּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ עִיקָּר — יֵשׁ לוֹ שְׁבִיעִית, וְשֶׁאֵין לוֹ עִיקָּר — אֵין לוֹ שְׁבִיעִית! אֶלָּא מַאי בּוֹרִית — אַהֲלָא. וְהָתַנְיָא: בּוֹרִית וְאַהֲלָא! אֶלָּא תְּרֵי גַּוְונֵי אַהֲלָא.
À propos de la terre cimolienne (kimolia) mentionnée dans la michna, Rav Yehouda a dit : c'est la terre appelée « arrache-pique » (chelof dots). À propos de l'echlag mentionné dans la michna, Chmouel a dit : j'ai interrogé tous les navigateurs (na'hoté yama) au sujet de l'identité de l'echlag, et ils m'ont dit qu'on l'appelle « chounaga » ; il se trouve dans la coquille (noukba) de la perle (margonita), et on l'en extrait au moyen d'une fine broche de fer (rimtsa de-farzela).
קִימוֹלְיָא, אָמַר רַב יְהוּדָה: שְׁלוֹף דּוֹץ. אַשְׁלָג, אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁאֵילְתִּינְהוּ לְכֹל נָחוֹתֵי יַמָּא, וַאֲמַרוּ לִי ״שׁוּנָאגָא״ שְׁמֵיהּ, וּמִשְׁתְּכַח בְּנוּקְבָּא דְמַרְגָּנִיתָא, וּמַפְּקִי לֵיהּ בְּרִמְצָא דְפַרְזְלָא.
Mishna 1
MICHNA : La mesure qui rend passible pour le transport de poivre (pilpélet) le Chabbat est une quantité quelconque (kol chéhou). De même, la mesure qui rend passible pour le transport de goudron (itran) est une quantité quelconque. La mesure qui rend passible pour le transport de diverses sortes d'aromates (miné vesamim) et de diverses sortes de métaux (miné matakhot) est une quantité quelconque. La mesure qui rend passible pour le transport de pierres de l'autel (avné ha-mizbéa'h) ou de terre de l'autel (afar ha-mizbéa'h), de rouleaux sacrés (séfarim) ou de leurs housses (mitpa'hot) devenus vermoulus par un insecte appelé mekak qui détruit les rouleaux, et du mekak qui détruit leurs housses, est une quantité quelconque — parce qu'on les conserve afin de les ensevelir (ligonzan) [en raison de leur sainteté], et qu'on accorde de l'importance même à une petite mesure de ces objets. Rabbi Yehouda dit : même celui qui transporte des accessoires d'idolâtrie (mechamché avoda zara) le Chabbat est passible pour une quantité quelconque, comme il est dit : « et rien de ce qui est voué à l'interdit ne s'attachera à ta main » (Devarim 13, 18). [Puisque la moindre quantité en est prohibée et doit être brûlée, toute quantité est significative.]
מַתְנִי׳ פִּלְפֶּלֶת — כׇּל שֶׁהוּא, וְעִטְרָן — כׇּל שֶׁהוּא. מִינֵי בְשָׂמִים וּמִינֵי מַתָּכוֹת — כׇּל שֶׁהֵן. מֵאַבְנֵי הַמִּזְבֵּחַ וּמֵעֲפַר הַמִּזְבֵּחַ, מְקַק סְפָרִים וּמְקַק מִטְפְּחוֹתֵיהֶם — כׇּל שֶׁהוּא, שֶׁמַּצְנִיעִין אוֹתָן לְגוֹנְזָן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹצִיא מְשַׁמְּשֵׁי עֲבוֹדָה זָרָה — כׇּל שֶׁהוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה מִן הַחֵרֶם״.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : à quel usage convient une quantité quelconque de poivre ? La Guemara répond : à dissiper la mauvaise odeur de la bouche (réa'h ha-pé). À quel usage convient une quantité quelconque de goudron ? Il convient à soigner la migraine (tsil'hata). Nous avons appris dans la michna qu'on est passible pour le transport d'une quantité quelconque de diverses sortes d'aromates le Chabbat. Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : même celui qui transporte un objet à la mauvaise odeur (réa'h ra) [à des fins médicinales ou semblables] est passible pour une quantité quelconque. La mesure qui rend passible pour le transport d'une huile parfumée de qualité (chémen tov) est une quantité quelconque. La mesure qui rend passible pour le transport de pourpre (argaman) est une quantité quelconque. La mesure qui rend passible pour le transport d'un bouton de rose vierge (betoulat ha-véréd) le Chabbat est un seul bouton.
גְּמָ׳ פִּלְפֶּלֶת כׇּל שֶׁהוּא לְמַאי חַזְיָא? לְרֵיחַ הַפֶּה. עִיטְרָן כׇּל שֶׁהוּא לְמַאי חֲזֵי? לְצִילְחֲתָא. מִינֵי בְּשָׂמִים — כׇּל שֶׁהֵן. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא רֵיחַ רַע — כׇּל שֶׁהוּא. שֶׁמֶן טוֹב — כׇּל שֶׁהוּא. אַרְגָּמָן — כׇּל שֶׁהוּא. וּבְתוּלַת הַוֶּורֶד — אַחַת.
Nous avons appris dans la michna : la mesure qui rend passible pour le transport de diverses sortes de métaux est une quantité quelconque. La Guemara demande : à quel usage convient une quantité quelconque de métal, pour qu'on en soit passible lorsqu'on le transporte ? On a enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Elazar dit : parce qu'une petite quantité de fer convient pour fabriquer un petit aiguillon (dorban katan).
מִינֵי מַתָּכוֹת — כׇּל שֶׁהֵן. לְמַאי חֲזוּ? תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: שֶׁכֵּן רָאוּי לַעֲשׂוֹת מִמֶּנָּה דׇּרְבָן קָטָן.
[Puisque la Guemara traite de la mesure qui rend passible pour le transport de métal le Chabbat, elle aborde les halakhot connexes des objets consacrés au Temple.] Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui fait un vœu sans en préciser la quantité et dit « il m'incombe de donner du fer [au Temple] », A'hérim disent : il ne donnera pas moins d'une coudée sur une coudée (ama al ama) de fer. La Guemara demande : à quel usage convient du métal de cette taille ? Rav Yossef a dit : à un « chasse-corbeau » (kalya orev) — le toit du Temple était recouvert de plaques de fer hérissées de clous saillants pour empêcher les corbeaux de s'y poser. Et certains rapportent une version légèrement différente : A'hérim disent : il ne donnera pas moins [que le fer nécessaire] pour un chasse-corbeau. Et combien cela fait-il ? Rav Yossef a dit : une coudée sur une coudée. Celui qui fait vœu de donner du cuivre (ne'hochet) ne donnera pas moins que la valeur d'une ma'a d'argent. On a enseigné dans une baraïta que Rabbi Eliézer dit : il ne donnera pas moins que la quantité nécessaire pour forger un petit crochet de cuivre (tsinora ketana). La Guemara demande : à quel usage [au Temple] cela convient-il ? Abayé a dit : on s'en sert pour gratter les mèches [du candélabre] et nettoyer les lampes (nérot).
תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בַּרְזֶל״, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: לֹא יִפְחוֹת מֵאַמָּה עַל אַמָּה. לְמַאי חַזְיָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: לְכָלְיָיא עוֹרֵב. וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: לֹא יִפְחוֹת מִכָּלְיָיא עוֹרֵב. וְכַמָּה? אָמַר רַב יוֹסֵף: אַמָּה עַל אַמָּה. נְחֹשֶׁת, לֹא יִפְחוֹת מִמָּעָה כֶּסֶף. תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לֹא יִפְחוֹת מִצִּינּוֹרָא קְטַנָּה שֶׁל נְחֹשֶׁת. לְמַאי חַזְיָא? אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁמְּחַטְּטִין בָּהּ אֶת הַפְּתִילוֹת וּמְקַנְּחִין הַנֵּרוֹת.
Nous avons appris dans la michna : la mesure qui rend passible pour le transport de rouleaux sacrés ou de leurs housses devenus vermoulus par un insecte appelé mekak qui détruit les rouleaux, et d'un autre type de mekak qui détruit leurs housses, est une quantité quelconque. Rabbi Yehouda a dit : ces insectes — le mekak qui détruit les rouleaux, le tekhakh qui attaque la soie (chira'é), l'ila qui ronge les raisins (invé), le pé qui ronge les figues (té'éné) et le ha qui ronge les grenades (rimoné) — tous présentent un danger pour qui les avale. La Guemara rapporte : un certain élève était assis devant Rabbi Yo'hanan et mangeait des figues. L'élève dit à Rabbi Yo'hanan : mon maître, y a-t-il des épines dans les figues ? Rabbi Yo'hanan lui répondit : le pé a tué celui-là — [l'insecte logé dans la figue avait percé la gorge de l'élève].
מְקַק סְפָרִים וּמְקַק מִטְפָּחֹת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מְקָק דְּסִיפְרֵי, תְּכָךְ דְּשִׁירָאֵי, וְאַיְלָא דְעִינְבֵי, וּפָהּ דִּתְאֵנֵי, וְהָהּ דְּרִימּוֹנֵי — כּוּלְּהוּ סַכַּנְתָּא. הָהוּא תַּלְמִידָא דַּהֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, הֲוָה קָאָכֵיל תְּאֵינֵי. אֲמַר לֵיהּ: רַבִּי, קוֹצִין יֵשׁ בַּתְּאֵנִים? אֲמַר (לֵיהּ): קַטְלֵיהּ פָּהּ לְדֵין.
Mishna 2
MICHNA : Celui qui transporte le panier d'un colporteur (koupat ha-rokhlin), même s'il s'y trouve de nombreuses sortes [d'aromates et de bijoux], n'est tenu d'apporter qu'un seul sacrifice pour faute (' hatat), parce qu'il n'a accompli qu'un seul acte de transport. La mesure qui rend passible pour le transport de graines de jardin (zir'oné gina) le Chabbat est inférieure à un volume de figue sèche (kigrogéret). Rabbi Yehouda ben Betéra dit : la mesure de culpabilité est de cinq [graines].
מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא קוּפַּת הָרוֹכְלִין, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ בָּהּ מִינִין הַרְבֵּה — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת. זֵרְעוֹנֵי גִינָּה — פָּחוֹת מִכִּגְרוֹגֶרֶת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: חֲמִשָּׁה.

Rachi

במיני מתיקה - עסקינן שכולן מיני מתיקת קדירה אבל מין אחר אין מצטרף ומתניתין לא מפליג:

דוגמא לאירא - מעט צמר שהוא כמין דוגמא שמראה הצבע לבע"ה כזה תחפוץ או כזה והוא כדי ליתן באירא של קנה של גרדי ושיעורה מועט:,לשרות - ומתני' בשאינן שרויין והבא לשרות אינו שורה פחות מכדי בגד קטן:

אנפטרין - מקום:

הוסיפו עליהם - לענין שביעית:,החלביצין - לטרו"ן:,והלעונין - לענה:,כברית' - גפרית:,שיש לו עיקר - שנשרש בארץ ולפי דעתי תורניסא דגרסינן במס' ע"ז דבר שאין לו שורש הוא כמו זה ולא כמו שמפרשין אותו פיונ"א:

שלוף דוץ - לא איתפרש אבל כך שמו:,ברמצא דפרזלא - פוריידורא של ברזל:

מתני' פלפלת כל שהוא - ואינו פלפל שלנו ובגמרא מפרש כל שהוא למאי חזי:,מיני בשמים כל שהן - לריח טוב:,מיני מתכות כל שהוא - ראוי לדרבן קטן: שמצניעין אותו לרפואה ל"ג:,מקק ספרים - אכילת תולעת אוכלת הספרים ומרקבן ושמו מקק:,שמצניעין אותן לגונזן - שכל דבר קדש טעון גניזה:,מאומה - אלמא אחשביה קרא לאיסורא והא דתנן (לעיל שבת דף עה.) כל שאינו כשר להצניע כו' ואוקימנא למעוטי עצי אשירה דלא כר' יהודה:

גמ' לצלחתא - כאב חצי הראש:,ריח רע - שמעשנין בהן חולין ותינוקות כגון חלטית להבריח מעליו מזיקין:,ארגמן - צבע שצובעין בו ארגמן וטעמא לא איתפרש ול"נ שגם הוא ראוי להריח:,בתולת הוורד - עלה של וורד בחור אחת:

מיני מתכות כל שהוא - מתני' היא:

הרי עלי ברזל - לבדק הבית:,לכליא עורב - טבלאות של אמה היו עושין והן חדין כסכין סביבותיהם ומסמרין חדין בכולן ומחפין בהן גגו של היכל למנוע את העורבים מלישב:,ממעה כסף - נחשת שוה מעה כסף:,צנורא - מזלג קטן [כעין] שטוין בו זהב ולבדק הבית למאי חזי:,שמוחטין בו פתילות - ומנקבין ראשיהן לעדויי חושכן מוקיי"ר:

מקק דסיפרי תכך דשיראי - כל אלו תולעין הן שבכל מין ומין וחלוקין בשמותיהם תכך איילא פה הה:,כולהו סכנתא - לאוכלן:,קוצים יש בתאנים - היה תולעת יושב ונוקב בגרונו ודומה שהוא קוץ:,קטליה פה לדין - הרגו פה לדין:

מתני' רוכלין - מוכרי בשמים לקישוטי נשים ויש להן קופות קטנות לצרורות בשמים:,אינו חייב אלא חטאת אחת - דכולה חדא הוצאה היא:,פחות מכגרוגרת - דאע"ג דכל האוכלין שיעורן כגרוגרת הני כיון דלזריעה קיימי בפחות מכגרוגרת נמי מיחייב:

Tossafot

הואיל וראויין למתק הקדירה - הואיל וממתיקין הוה ליה למימר כדפי' בסוף כלל גדול (שבת דף עו. ושם) וא"ת היכי מיירי אי בנותן טעם אפילו שאר מינין נמי ואי אין בהם נותן טעם אפי' מיני מתיקה נמי לא וי"ל דאפילו ביש בהן נותן טעם שרי בשאר מינין דנותן טעם לפגם הוא. ר"י:

מי רגלים בן מ' יום - אין גירסא זו נכונה דמשמע של קטן בן מ' יום ובנדה פרק האשה (דף סב.) גבי ז' סממנין מעבירין קתני כל הני דהכא ומי רגלים וקא בעי התם בגמרא דילד או מזקן ואית דגרסי של מ' יום ואין נראה דהתם נמי תניא ומי רגלים שהחמיצו וכמה חימוצן שלשה ימים ונראה כספרים דגרסי עד מ' יום דמג' ימים עד מ' מעבירין אותם על הכתם אבל תוך ג' ולאחר מ' אין מעבירין:,בורית זה החול - ואע"ג דבפ' המוציא (לעיל שבת פ:) יהיב בחול שיעורא אחרינא כדי ליתן על פי כף של סיד אומר רבינו מאיר דהתם מיירי בחול שנותנין בסיד אבל הכא איירי בחול שמלבנין בו את הבגדים ולספרים דגרסי הכא בורית זה אהלא אתי שפיר:

תרי גווני אהלא - ולעיל דלא שני תרי גווני חול (או לגירסא אחרת תרי גוונא אהלא) משום דקים ליה דליכא בהו תרי גוונין ויש ספרים דגרסי לעיל מאי בורית אהלא ולפי זה אתי שפיר דה"ק לעולם כדאמר מעיקרא דבורית זה אהלא ותרי גווני אהלא:

מכליא עורב - בערוך בערך כל פי' דבמקדש ראשון מפני רוב קדושה שהיתה בו לא הוה צריך כליא עורב וליתא דבפ"ק דמועד קטן (דף ט.) מוכח בהדיא שהיה במקדש ראשון כליא עורב:,לא יפחות ממעה כסף - תימה לר"י דלא יפחות מפרוטה הוה ליה למימר כי היכי דתניא בפרק בתרא דמנחות (דף קו:) הרי עלי זהב לא יפחות מדינר זהב כסף לא יפחות מדינר כסף:

המוציא קופת הרוכלין אע"פ שיש בה מינין הרבה אינו חייב אלא אחת - תימה דמאי קמ"ל פשיטא דאפילו בהוציא וחזר והוציא אינו חייב אלא אחת כמו בקצר וחזר וקצר כ"ש בבת אחת ואפילו רב יוסף דמחייב אליבא דר' אליעזר בקצר וחזר וקצר בפרק אמרו לו (כריתות דף טו.) בהוצאה אחת פשיטא דפטור ותירץ ר"ת דמיירי כגון שנודע לו על מין זה ונתכפר וחזר ונודע לו על מין אחר אפ"ה פטור דהוי הכל כמו דבר אחד ואע"ג דבפרק המצניע (לקמן שבת צג:) תניא ואם היה כלי צריך לו חייב אף על הכלי ומוקי לה רב אשי ששגג בזה ובזה ונודע לו וחזר ונודע לו ובפלוגתא דרבי יוחנן ור"ל דוקא בכלי ואוכלים שבתוכו מחלקין ידיעות אבל באוכלין שבתוך הכלי אפילו כפרות אין מחלקות ור"י מצא בירושלמי אילו הוציא והוציא כלום הוא חייב אלא אחת לא נצרכה אלא לר"א שלא תאמר מינים הרבה יעשו כהעלמות הרבה ויהא חייב על כל אחת ואחת קמ"ל פי' דס"ד דמינים מחלקין כדא"ר יהושע תמחויין מחלקין ומיהו ה"ל להזכיר ר' יהושע:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 90a
100%
שבת צ׳ אמַסֶּכֶת שַׁבָּת