Guémara
Nous avons appris dans la MISHNA : la mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du parchemin (qelaf) équivaut à ce qui sert à écrire la plus petite section des téfilines. Et la Guemara soulève une contradiction à partir de ce qui a été enseigné [dans une autre source] : la mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du parchemin (qelaf) et du doukhsostos équivaut à ce qui sert à écrire dessus une mezouza ! La Guemara demande : quel est le sens de « mezouza » dans ce contexte ? Cela désigne ces sections de la Torah de la mezouza qui figurent aussi dans les téfilines. La Guemara demande : et les téfilines sont-elles appelées « mezouza » ? La Guemara répond : oui, car il a été enseigné dans une baraïta : les lanières (retsouot) des téfilines, lorsqu'elles sont [attachées] avec les téfilines, rendent les mains rituellement impures, comme c'est le cas pour le contact avec tout texte sacré. Lorsqu'elles sont seules, elles ne rendent pas les mains rituellement impures. Rabbi Chimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Chimon : celui qui touche la lanière des téfilines demeure rituellement pur, même si elle est attachée aux téfilines, à moins qu'il ne touche le boîtier (qetsitsa) même des téfilines. Rabbi Zakaï dit au nom de Rabbi Chimon : on demeure rituellement pur jusqu'à ce que l'on touche la mezouza elle-même. Il appert [de là] que les sections de la Torah contenues dans les téfilines sont appelées « mezouza ».
קְלָף כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו פָּרָשָׁה קְטַנָּה. וּרְמִינְהוּ, קְלָף וְדוּכְסוּסְטוֹס כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו מְזוּזָה! מַאי ״מְזוּזָה״ — מְזוּזָה שֶׁבַּתְּפִילִּין. וְקָרֵי לְהוּ לִתְפִילִּין ״מְזוּזָה״? אִין, וְהָתַנְיָא: רְצוּעוֹת תְּפִילִּין עִם הַתְּפִילִּין מְטַמְּאוֹת אֶת הַיָּדַיִם, בִּפְנֵי עַצְמָן — אֵין מְטַמְּאוֹת אֶת הַיָּדַיִם. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: הַנּוֹגֵעַ בָּרְצוּעָה — טָהוֹר, עַד שֶׁיִּגַּע בַּקְּצִיצָה. רַבִּי זַכַּאי מִשְּׁמוֹ אוֹמֵר: טָהוֹר עַד שֶׁיִּגַּע בַּמְּזוּזָה עַצְמָהּ.
La Guemara demande : et du fait que la clause finale de la Michna enseigne « la mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du parchemin (qelaf) équivaut à ce qui sert à écrire la plus petite section des téfilines, à savoir la section de Chema Israël », il en ressort par déduction que, dans la première clause de la Michna, nous traitons d'une mezouza proprement dite ! La Guemara répond : non, voici plutôt ce que la Michna enseigne : pour le parchemin (qelaf) et le doukhsostos, quelle est la mesure qui détermine la culpabilité pour les avoir transportés ? La mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du doukhsostos équivaut à ce qui sert à écrire dessus une mezouza. La mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du parchemin (qelaf) équivaut à ce qui sert à écrire dessus la plus petite section figurant dans les téfilines, à savoir Chema Israël.
וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא קְלָף כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו פָּרָשָׁה קְטַנָּה שֶׁבַּתְּפִילִּין, שֶׁהִיא ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא בִּמְזוּזָה עַצְמָהּ עָסְקִינַן! הָכִי קָתָנֵי: קְלָף וְדוּכְסוּסְטוֹס שִׁיעוּרָן בְּכַמָּה? דּוּכְסוּסְטוֹס — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו מְזוּזָה. קְלָף — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו פָּרָשָׁה קְטַנָּה שֶׁבַּתְּפִילִּין שֶׁהִיא ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״.
Rav dit : le doukhsostos a le même statut légal que le parchemin (qelaf). De même que l'on peut écrire les sections des téfilines sur le qelaf, de même on peut écrire les sections des téfilines sur le doukhsostos. La Guemara objecte : nous avons appris dans la MISHNA : la mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté du parchemin (qelaf) équivaut à ce qui sert à écrire la plus petite section des téfilines, à savoir la section de Chema Israël. Par déduction : le qelaf, oui, on peut y écrire les sections des téfilines ; le doukhsostos, non, on ne peut pas y écrire les sections des téfilines ! La Guemara répond : ce n'est pas une preuve, car la Michna se réfère à la manière optimale d'accomplir la mitsva, c'est-à-dire écrire les sections des téfilines sur le qelaf ; cependant, on s'acquitte aussi de la mitsva en écrivant sur le doukhsostos. Viens et entends ce qui a été enseigné dans une baraïta : c'est une halakha transmise à Moïse au Sinaï que les sections des téfilines s'écrivent sur le qelaf, et qu'une mezouza s'écrit sur le doukhsostos. Lorsqu'on écrit sur le qelaf, on écrit sur le côté de la peau qui faisait face à la chair ; sur le doukhsostos, on écrit sur le côté de la peau où se trouvait le poil. [Cela contredit l'opinion de Rav, qui a dit que les téfilines peuvent être écrites sur le doukhsostos.] La Guemara répond : la baraïta se réfère elle aussi à la manière optimale d'accomplir la mitsva.
אָמַר רַב: דּוּכְסוּסְטוֹס הֲרֵי הוּא כִּקְלָף. מַה קְלָף כּוֹתְבִין עָלָיו תְּפִילִּין — אַף דּוּכְסוּסְטוֹס כּוֹתְבִין עָלָיו תְּפִילִּין. תְּנַן: קְלָף כְּדֵי לִכְתּוֹב פָּרָשָׁה קְטַנָּה שֶׁבַּתְּפִילִּין שֶׁהִיא ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״, קְלָף — אִין, דּוּכְסוּסְטוֹס לָא?! לְמִצְוָה. תָּא שְׁמַע: הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי, תְּפִילִּין עַל הַקְּלָף וּמְזוּזָה עַל דּוּכְסוּסְטוֹס. קְלָף — בִּמְקוֹם בָּשָׂר, דּוּכְסוּסְטוֹס — בִּמְקוֹם שֵׂיעָר. לְמִצְוָה.
La Guemara objecte : et n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta que, si l'on a dévié et écrit sur autre chose, c'est invalide — ce qui indique que les sections des téfilines ne peuvent être écrites sur autre chose que le qelaf ? La Guemara rejette cela : cette baraïta se réfère à une mezouza, qui est invalide si elle est écrite sur le qelaf. La Guemara objecte : mais n'a-t-il pas été enseigné dans une autre baraïta : si l'on a dévié dans ceci [les téfilines] et dans cela [la mezouza], c'est invalide ? La Guemara rejette cela : ceci et cela se réfèrent tous deux à une mezouza, et cette invalidation supplémentaire vise le cas où l'on a dévié et écrit la mezouza sur le qelaf, sur le côté qui faisait face au poil ; ou bien, autrement, où l'on a dévié et écrit sur le doukhsostos, sur le côté qui faisait face à la chair. Et si tu le veux, dis plutôt : en réalité, ceci et cela se réfèrent aux téfilines et à la mezouza ; cependant, la halakha concernant le cas où l'on a dévié dans ceci et dans cela fait l'objet d'une controverse entre les Tannaïm, comme il a été enseigné dans une baraïta : si l'on a dévié dans ceci et dans cela, c'est invalide. Rabbi A'ha le déclare valide au nom de Rabbi A'haï bar 'Hanina, et certains disent au nom de Rabbi Yaakov, fils de Rabbi 'Hanina. Rav Papa dit : Rav a énoncé son enseignement conformément à l'opinion du Tanna de l'école de Menaché. Car on a enseigné à l'école de Menaché : si on l'a écrite sur du papier (neyar) ou sur une étoffe (matlit), c'est invalide ; mais si on l'a écrite sur du qelaf, ou sur un cuir traité à la noix de galle (guevil), ou sur du doukhsostos, c'est valide.
וְהָתַנְיָא: שִׁינָּה פָּסוּל! אַמְּזוּזָה. וְהָתַנְיָא: שִׁינָּה בָּזֶה וּבָזֶה פָּסוּל! אִידֵּי וְאִידֵּי אַמְּזוּזָה, וְהָא דְּכַתְבִינְהוּ אַקְּלָף בִּמְקוֹם שֵׂיעָר, אִי נָמֵי אַדּוּכְסוּסְטוֹס בִּמְקוֹם בָּשָׂר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שִׁינָּה בָּזֶה וּבָזֶה תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא שִׁינָּה בָּזֶה וּבָזֶה — פָּסוּל. רַבִּי אַחָא מַכְשִׁיר מִשּׁוּם רַבִּי אַחַי בַּר חֲנִינָא, וְאָמְרִי לַהּ מִשּׁוּם רַבִּי יַעֲקֹב בְּרַבִּי חֲנִינָא. רַב פָּפָּא אָמַר: רַב דְּאָמַר כְּתַנָּא דְבֵי מְנַשֶּׁה. דְּתָנָא דְּבֵי מְנַשֶּׁה: כְּתָבָהּ עַל הַנְּיָיר וְעַל הַמַּטְלֵית — פְּסוּלָה. עַל הַקְּלָף וְעַל הַגְּוִיל וְעַל דּוּכְסוּסְטוֹס — כְּשֵׁרָה.
La Guemara précise : « si on l'a écrite » — écrite quoi ? Si tu dis qu'il s'agit d'une mezouza — écrit-on une mezouza sur le qelaf ? Ne s'agit-il pas plutôt des téfilines ? [Il appert, comme l'a dit Rav, qu'il existe des Sages selon lesquels les sections des téfilines peuvent être écrites sur le doukhsostos.] La Guemara rejette cela : et selon ton raisonnement, écrit-on les téfilines sur du guevil ? [Non !] Cette baraïta a plutôt été enseignée au sujet d'un rouleau de Torah (Séfer Torah). La Guemara remarque : disons que ce qui suit appuie l'opinion de Rav : de même, des téfilines devenues usées et un Séfer Torah devenu usé, on ne peut pas en faire une mezouza — bien que des sections de la Torah identiques figurent dans les trois. Cela est interdit parce que l'on ne descend pas d'un degré de sainteté plus grande, c'est-à-dire un Séfer Torah ou des téfilines, à un degré de sainteté moindre, c'est-à-dire une mezouza.
כְּתָבָהּ מַאי? אִילֵּימָא מְזוּזָה — מְזוּזָה אַקְּלָף מִי כָּתְבִינַן? אֶלָּא לָאו — תְּפִילִּין. וְלִיטַעְמָיךְ, תְּפִילִּין אַגְּוִיל מִי כָּתְבִינַן?! [אֶלָּא], כִּי תַּנְיָא הַהִיא בְּסֵפֶר תּוֹרָה. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: כַּיּוֹצֵא בּוֹ, תְּפִילִּין שֶׁבָּלוּ וְסֵפֶר תּוֹרָה שֶׁבָּלָה אֵין עוֹשִׂין מֵהֶן מְזוּזָה, לְפִי שֶׁאֵין מוֹרִידִין מִקְּדוּשָּׁה חֲמוּרָה לִקְדוּשָּׁה קַלָּה.
La Guemara déduit : la raison pour laquelle on ne peut pas le faire est que l'on ne descend pas [d'une sainteté supérieure à une sainteté moindre]. Mais si la halakha était que l'on descend, on ferait une mezouza à partir des téfilines. La Guemara précise : sur quoi la section des téfilines est-elle écrite ? N'est-elle pas écrite sur du doukhsostos ? [Si c'est le cas,] cela appuie l'opinion de Rav. La Guemara répond : non, la section des téfilines est écrite sur le qelaf. La Guemara objecte : s'il en est ainsi, comment pourrait-on en faire une mezouza ? Écrit-on une mezouza sur le qelaf ? La Guemara répond : oui, car il a été enseigné dans une baraïta : si l'on a écrit une mezouza sur du papier (neyar) ou sur une étoffe (matlit), c'est invalide. Rabbi Chimon ben Elazar dit : Rabbi Méir l'écrivait sur du qelaf, parce qu'elle se conserve ainsi mieux. Il appert [de là] que même une mezouza peut être écrite sur du qelaf, et il n'y a pas de preuve à tirer de la baraïta précédente. En réaction à la baraïta précédente, la Guemara remarque : maintenant que tu es parvenu à cette opinion selon laquelle une mezouza peut être écrite aussi bien sur du doukhsostos que sur du qelaf, selon Rav lui aussi, ne dis pas : « le doukhsostos a le même statut légal que le qelaf [pour les téfilines] » ; dis plutôt : « le qelaf a le même statut légal que le doukhsostos ». De même que sur le doukhsostos on peut écrire une mezouza, de même sur le qelaf on peut écrire une mezouza, conformément à l'opinion de Rabbi Méir.
טַעְמָא דְּאֵין מוֹרִידִין, הָא מוֹרִידִין עוֹשִׂין. דִּכְתִיבָא אַמַּאי? לָאו דִּכְתִיבָא אַדּוּכְסוּסְטוֹס! לָא, דִּכְתִיבָא עַל הַקְּלָף. וּמְזוּזָה אַקְּלָף מִי כָּתְבִינַן? אִין, וְהָתַנְיָא: כְּתָבָהּ עַל הַקְּלָף עַל הַנְּיָיר וְעַל הַמַּטְלִית — פְּסוּלָה. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: רַבִּי מֵאִיר הָיָה כּוֹתְבָהּ עַל הַקְּלָף, מִפְּנֵי שֶׁמִּשְׁתַּמֶּרֶת. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, לְרַב נָמֵי לָא תֵּימָא דּוּכְסוּסְטוֹס הֲרֵי הוּא כִּקְלָף, אֶלָּא אֵימָא: קְלָף הֲרֵי הוּא כְּדוּכְסוּסְטוֹס, מָה דּוּכְסוּסְטוֹס כּוֹתְבִין עָלָיו מְזוּזָה — אַף קְלָף כּוֹתְבִין עָלָיו מְזוּזָה.
Nous avons appris dans la MISHNA : la mesure qui détermine la culpabilité pour avoir transporté de l'encre (deyo) équivaut à ce qui sert à écrire deux lettres.
דְּיוֹ כְּדֵי לִכְתּוֹב.
Rachi
דוכסוסטוס - קלף שניטלה קליפתו העליונה:,מזוזה - שמע והיה אם שמוע:,שבתפילין - דהתם ד' אגרות לד' פרשיות ושיער בחד מינייהו דהיינו שמע קטנה שבהם:,מטמאות את הידים - לענין תרומה כדאמרן בי"ח דבר בפ"ק (דף יד.):,קציצה - הוא הדפוס של עור שחתוך לד' בתים כמין בית יד של עור והאיגרות בתוכן:,במזוזה - הן האיגרות שהן בתוך הבתים:
והא מדקתני סיפא - דההיא דלעיל קלף כדי לכתוב כו' מכלל דרישא כו' וקשיא רישא אסיפא:,שיעורן - של כל אחד בכמה:,כדי לכתוב עליו מזוזה - אדוכסוסטוס דלא חזי לתפילין וסיפא פריש קלף כדי לכתוב פרשה קטנה שבתפילין:
קלף אין דוכסוסטוס לא - הוי בשיעורא זוטא כי האי אלא בכדי לכתוב ב' פרשיות דמזוזה ואי דוכסוסטוס חזי לתפילין הוה ליה לשעוריה כשיעור זוטא דתפילין:,למצוה - מצוה מן המובחר קלף בעינן וסתמא דכל איניש מצוה מעלייתא עביד הלכך לא מצנע דוכסוסטוס לתפילין וה"ל אין מצניעין כמוהו:,למזוזה - אם כתבה על הקלף:
הא דכתב אקלף אפי' במקום שיער - וכ"ש במקום בשר דהילכתא מזוזה במקום שיער והא דכתבה אדוכסוסטוס במקום בשר:,רבי אחי מכשיר - ורב מוקי לדר' אחי אתפילין דכתבן על דוכסוסטוס ואמר כוותיה:,נייר - של עשבים:,גויל - מעובד בעפצים:
מסייע ליה - לרב:,כיוצא בו - רישא דברייתא תפילין של יד עושין אותן של ראש ואותן של ראש אין עושין אותן של יד לפי שאין מורידין כו':,ס"ת שבלה - אין מחתכין ממנה יריעה שפרשיות שמע והיה אם שמוע בתוכה לקובען במזוזה:
דכתיבי - הנך תפילין אמאי:,לאו דכתיבי אדוכסוסטוס - שהוא כשר למזוזה הלכך הא מורידין עושין:,השתא דאתית להכי - דמזוזה אקלף כשרה:,לא תימא - במילתיה דרב דוכסוסטוס הרי הוא כו':
Tossafot
קלף ודוכסוסטוס כו' - גויל הוא עור שלם אלא שהשירו השיער והיינו דאמר בריש בבא בתרא (דף ג.) גויל אבני דלא משפיין אלמא שאינו מתוקן קרי גויל וכשחולקין אותו לשנים אותו שכלפי שיער קרוי קלף וכלפי בשר הוא דוכסוסטוס ואומר ר"ת דבלשון יון קורין לבשר סוסטוס ודוך פי' מקום כמו דוך פלן לכך קרי ליה דוכסוסטוס כלומר מקום בשר וקלפים שלנו יש להן דין קלף וכותבין עליהן ס"ת תפילין ומזוזות לצד בשר ודלא כאומר שקלפים שלנו הם דוכסוסטוס לפי שמגררין האומנין המתקנים אותן קליפתן העליונה ונשאר הדוכסוסטוס דא"כ היאך כותבין עליהם תפילין דמסקינן הכא דתפילין דוקא על הקלף וי"מ דקלף ודוכסוסטוס אינם מעופצים וקשה דא"כ פסול לכתוב עליהן ס"ת ותפילין ומזוזות דבעינן ספר ולהכי פסיל במסכת מגילה (דף יט: ושם) לכתוב מגילה על הדפתרא משום דנקראת ספר ולקמן משמע דכשרין וא"ת קלפים שלנו דלא עפיצן היכי מיתכשרי ואומר ר"ת דתיקון שלנו חשיב כעיפוץ וכן משמע בהקומץ רבה (מנחות לח:) דקאמר קרע הבא בב' יתפור בג' אל יתפור ותניא אידך בשלש יתפור בד' אל יתפור ולא פליגי הא דעפיצן הא דלא עפיצן אלמא ס"ת כשר בלא עפיץ והיינו בתיקון טוב כשלנו ובפ"ק דגיטין (דף יא.) גבי שטר והא בעינן דבר שאינו יכול . להזדייף ומשני דעפיצן משמע דאי לא עפיצן יכול להזדייף ופסול ואנן סהדי דשלנו אינו יכול להזדייף אלמא חשוב כעפיץ:
והא מדקתני סיפא כו' - הוה מצי למיפרך ברייתא גופא רישא לסיפא ומשמע דאמתני' מהדר לפרוכי ואומר ר"י דכן מצינו בהמפקיד (ב"מ דף לז.) גבי ורמי גזל אגזל כו' דברי רבי טרפון ממאי דמתני' ר' טרפון היא מדקתני עלה דההיא כו' והוה מצי למיפרך הנהו תרתי אהדדי ופריך אמתניתין דהמפקיד:
תנן קלף כדי לכתוב עליו כו' - אין לפרש דהכי פריך מדנקט קלף מכלל דדוכסוסטוס לא דא"כ לעיל דמשני מאי מזוזה מזוזה שבתפילין אכתי תקשה ליה מתניתין דקתני קלף ומשמע ולא דוכסוסטוס וברייתא נותנת שיעור לדוכסוסטוס כקלף אלא הכא סמך אברייתא דלעיל:
אידי ואידי אמזוזה הא דכתבה כו' - וא"ת אמאי לא קאמר אידי ואידי אתפילין קלף במקום שיער ודוכסוסטוס במקום בשר ויש לומר דניחא ליה לקיומי לשינויא קמא דשני אמזוזה וה"ה דה"מ למימר אידי ואידי אתפילין:,ורבי אחאי מכשיר - וא"ת ואי סבר רב כרבי אחאי לימא נמי קלף הרי הוא כדוכסוסטוס וי"ל רב מפרש דרבי אחאי לא מפרשה אלא אתפילין:
אלא לאו אתפילין - והא דקתני כתבה לשון נקבה היינו מזוזה שבתפילין:,תפילין אגויל מי כתבינן - וא"ת הא דתנן בפ"ק דמגילה (דף' ח:) אין בין ספרים לתפילין ומזוזות אלא שהספרים נכתבים בכל לשון ותפילין ומזוזות אין נכתבות אלא בלשון אשורית אמאי לא קתני נמי שתפילין ומזוזות אין נכתבין על הגויל ואומר ר"י דלא קתני לה משום דלא מיפסלי בגויל מחד טעמא אלא משום שזה דינו בקלף וזה בדוכסוסטוס אבל הא דנכתבים אשורית הוי מחד טעמא כדדרשינן התם בגמרא והיו בהווייתן יהו ועוד דאפי' עצמן אינן שוין שזה על הקלף וזה על הדוכסוסטוס ומיהו קשה דהוה מצי למיתני שהספרים נכתבים על הנייר שאינו מחוק דדוקא על נייר מחוק פסול ס"ת במסכת סופרים אבל תפילין אין נכתבים אלא על העור כדמוכח בריש פרק שמונה שרצים (ליקמן קח.) וצ"ע בירושלמי בפ"ק דמגילה ואם תאמר נייר שאינו מחוק נמי ליפסיל בספר תורה כדפסלינן מגילה דסוטה משום דכתיב בספר ונראה דנייר נמי דקתני במגילה [דסוטה] היינו במחוק ואף על גב דלא פריש כדאשכחן הכא גבי ספר תורה דקתני נייר סתם ומיירי במחוק כדאמרינן במסכת סופרים:
הא מורידין עושין - אע"ג דפרשת והיה אם שמוע רחוק מפרשת שמע עושין דקאמר היינו שאם פרשת שמע כתובה בסוף העמוד יכתוב אחריה והיה אם שמוע בגליון או אם היה פרשת והיה אם שמוע בראש העמוד יכתוב למעלה בגליון פרשת שמע:,השתא דאתית להכי כו' - אומר ר"י דמילתיה דרב סתמא נשנית בבית המדרש דקלף ודוכסוסטוס שוים והיה סבור בתחילה דלענין תפילין קאמר ולא מצי קאי עד דמסיק השתא דלענין מזוזה קאמר והא דתניא לעיל שינה בזה ובזה פסול אידי ואידי אתפילין וסוגיא דהקומץ אזלא כפי מסקנא דשמעתין:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.