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Traité Shabbat

79a

Étude de Shabbat 79a

Étude de la Guémara 79a

Guémara
[La michna a enseigné que celui qui falsifie un acte est passible jusqu'à ce que l'emprunteur ait avoué.] Cela signifie : jusqu'à ce que l'emprunteur (love) dise « j'ai remboursé » ou « je n'ai pas remboursé ». Si l'emprunteur dit « j'ai remboursé » la dette mentionnée dans l'acte de prêt (chetar) et qu'il n'y a pas de témoins pour ratifier le document devant le tribunal, le document n'a aucune valeur. Telle est l'opinion des Sages, qui tiennent qu'un document non ratifié ne peut contraindre un emprunteur à payer. Selon Rabbi Yehouda, qui tient qu'un document n'a pas besoin d'être ratifié, l'affirmation de l'emprunteur selon laquelle il a remboursé la dette n'est pas acceptée, et le créancier peut recouvrer sa créance au moyen de l'acte de prêt non ratifié.
עַד שֶׁיֹּאמַר לֹוֶה ״פָּרַעְתִּי״ וְ״לֹא פָּרַעְתִּי״.
Rava dit : tout le monde s'accorde à dire que, lorsqu'un emprunteur reconnaît avoir écrit un acte de prêt, le créancier doit le faire ratifier (lekaymo) devant le tribunal. Et ici, c'est sur la question de savoir si l'on rédige ou non un reçu (chovar) qu'ils divergent. Le premier tana (tana kama) tient : l'on rédige un reçu pour un acte de prêt qui a été remboursé. Puisque l'emprunteur détient le reçu, le créancier peut conserver l'acte et s'en servir comme papier. Et Rabbi Yehouda tient : l'on ne rédige pas de reçu. Par conséquent, le créancier est tenu de restituer l'acte à l'emprunteur immédiatement après le remboursement de la dette. Il est dans l'intérêt de l'emprunteur de détruire le document, et il n'a aucune raison de le conserver. Rav Achi dit : la divergence porte sur un cas où l'emprunteur a transporté l'acte de prêt [déjà remboursé] dans le domaine public. Rabbi Yehouda dit qu'il est passible parce qu'il a besoin de ce document remboursé pour le montrer à un second créancier, en lui disant : « Regarde, je suis un homme qui rembourse ses dettes. »
רָבָא אָמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — שֶׁצָּרִיךְ לְקַיְּימוֹ, וְהָכָא בְּכוֹתְבִין שׁוֹבָר קָמִיפַּלְגִי: תַּנָּא קַמָּא סָבַר כּוֹתְבִין שׁוֹבָר, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר אֵין כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב אָשֵׁי אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לְהַרְאוֹתוֹ לְבַעַל חוֹב שֵׁנִי, דְּאָמַר לֵיהּ: חֲזִי, גַּבְרָא דְּפָרַע אֲנָא.
[La michna a enseigné :] « la peau (or), la mesure suffisante pour fabriquer [une amulette] », etc. Rava posa une question à Rav Na'hman : celui qui transporte de la peau [le Chabbat], à partir de quelle [quantité est-il passible] ? Il lui répondit : c'est comme nous l'avons appris dans la michna : « la peau, la mesure suffisante pour fabriquer une amulette (kamea). » [Il lui demanda encore : celui qui la tanne, à partir de quelle quantité est-il passible ? Il lui répondit : il n'y a pas de différence.] Celui qui [transporte de la peau destinée] à la tanner, à partir de quelle quantité [est-il passible] ? Il lui répondit : il n'y a pas de différence [c'est la même mesure].
עוֹר כְּדֵי לַעֲשׂוֹת כּוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הַמּוֹצִיא עוֹר, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: כְּדִתְנַן: עוֹר כְּדֵי לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ. [הַמְעַבְּדוֹ, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.] לְעַבְּדוֹ בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.
Et d'où dis-tu [qu'il n'y a pas de différence selon que la peau transportée est tannée ou non] ? Comme nous l'avons appris dans une michna : celui qui blanchit (melaben), celui qui carde (menapets), celui qui teint (tsovéa) et celui qui file (tové), sa mesure [de laine pour laquelle il est passible] est égale à toute la largeur du sit doublé [la distance entre l'index et le majeur, doublée]. Et celui qui tisse deux fils, sa mesure est égale à toute la largeur du sit doublé. Il apparaît donc : puisque [la laine] est destinée à être filée, sa mesure [pour le blanchiment, le cardage et la teinture] est comme celle du fil filé. Ici aussi, puisque [la peau] est destinée à être tannée, sa mesure [pour le transport dans le domaine public] est comme celle de la peau tannée. [Rava demanda encore :] et celle [qui est transportée] sans intention de la tanner, à partir de quelle quantité [est-il passible] ? Il lui répondit : il n'y a pas de différence.
וּמְנָא תֵּימְרָא? — כְּדִתְנַן: הַמְלַבֵּן וְהַמְנַפֵּץ וְהַצּוֹבֵעַ וְהַטּוֹוֶה — שִׁיעוּרוֹ כִּמְלֹא רוֹחַב הַסִּיט כָּפוּל. וְהָאוֹרֵג שְׁנֵי חוּטִין — שִׁיעוּרוֹ כִּמְלֹא רוֹחַב הַסִּיט כָּפוּל. אַלְמָא: כֵּיוָן דְּלִטְוִיָּיה קָאֵי — שִׁיעוּרוֹ כְּטָווּי. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דִּלְעַבְּדוֹ קָאֵי — שִׁיעוּרוֹ כִּמְעוּבָּד. וְשֶׁלֹּא לְעַבְּדוֹ, בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁנָא.
[Rava demanda :] et n'y a-t-il aucune différence [hala'hique] entre [la peau] tannée et celle qui n'est pas tannée ? Il lui objecta [d'après une braïta] : celui qui transporte des teintures (samanin) trempées [dans l'eau, prêtes à l'emploi], la mesure suffisante pour teindre avec elles un échantillon (dougma) pour la lisière (ira) [du tisserand]. Alors que pour les teintures qui ne sont pas trempées, nous avons appris [dans une michna] : des écorces de noix et des écorces de grenades, du pastel (setis) et de la garance (poua), la mesure suffisante pour teindre avec elles un petit tissu [recouvrant] l'ouverture d'une résille (sevakha) [coiffe de femme] ! [Il apparaît donc que la mesure pour les matières premières est supérieure à celle des teintures préparées.] Or il a été dit à ce sujet : Rav Na'hman dit au nom de Rabba bar Avouh : c'est parce qu'un homme ne se donne pas la peine de tremper des teintures juste pour en teindre un échantillon pour la lisière. [En règle générale, il n'y a pas de distinction entre produit fini et produit non fini ; le cas de la teinture est différent, car on ne prépare habituellement pas des teintures en si petite quantité.]
וְלָא שָׁנֵי בֵּין מְעוּבָּד לְשֶׁאֵינוֹ מְעוּבָּד? אֵיתִיבֵיהּ: הַמּוֹצִיא סַמָּנִין שְׁרוּיִן, כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא. וְאִילּוּ בְּסַמָּנִין שֶׁאֵינָן שְׁרוּיִן תְּנַן: קְלִיפֵּי אֱגוֹזִים וּקְלִיפֵּי רִמּוֹנִין, סְטֵיס וּפוּאָה, כְּדֵי לִצְבּוֹעַ בָּהֶן בֶּגֶד קָטָן [לְפִי] סְבָכָה! הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לִשְׁרוֹת סַמָּנִין לִצְבּוֹעַ בָּהֶן דּוּגְמָא לְאִירָא.
[Il demanda encore :] et voici les graines de jardin (zera'oné guina), pour lesquelles, avant de les semer, nous avons appris [dans une michna] : les graines de jardin, [la mesure est] moins qu'une grosse figue sèche (kigrogueret). Rabbi Yehouda ben Betéra dit : cinq [graines]. Alors que [pour les graines] après qu'on les a semées, nous avons appris [dans une michna] : le fumier (zével) et le sable fin, la mesure suffisante pour fertiliser un plant de chou ; telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : la mesure suffisante pour fertiliser un poireau (kérécha) ! [Il apparaît donc qu'après que la graine a été semée la mesure est d'un seul plant, mais avant qu'elle soit semée la mesure est d'au moins cinq.] Or il a été dit à ce sujet : Rav Papa dit qu'il y a une distinction entre ceci, [le cas] où l'on est passible pour le transport d'un seul plant — et la michna parle d'un cas où c'est déjà semé — et cela, [le cas] où l'on n'est passible que pour le transport d'au moins cinq — et la michna parle d'un cas où ce n'est pas encore semé — parce qu'un homme ne se donne pas la peine de transporter une seule graine (nima) pour semer.
וַהֲרֵי זֵרְעוֹנֵי גִּינָּה, דְּמִקַּמֵּי דְּזַרְעִינְהוּ תְּנַן: זֵרְעוֹנֵי גִּינָה פָּחוֹת מִכִּגְרוֹגֶרֶת. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: חֲמִשָּׁה. וְאִילּוּ בָּתַר דְּזַרְעִינְהוּ תְּנַן: זֶבֶל וְחוֹל הַדַּק כְּדֵי לְזַבֵּל בּוֹ קֶלַח שֶׁל כְּרוּב, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כְּדֵי לְזַבֵּל כְּרֵישָׁא! — הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב פָּפָּא: הָא דִּזְרִיעַ, הָא דְּלָא זְרִיעַ — לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ לְהוֹצִיא נִימָא אַחַת לִזְרִיעָה.
[Il demanda encore :] et voici l'argile (tit), pour laquelle, avant de la pétrir, il a été enseigné [dans une braïta] : les Sages reconnaissent à Rabbi Chimon, au sujet de celui qui transporte des eaux usées (chofa'hin) dans le domaine public, que leur mesure [pour laquelle il est passible] est d'un quart de log (reviit). Et nous avons discuté ce point : à quoi les eaux usées sont-elles propres ? Et Rabbi Yirmeya dit : à pétrir avec elles l'argile. [Il apparaît donc que la mesure pour la matière première est la quantité que l'on pétrit avec un quart de log d'eaux usées pour former de l'argile.] Alors que [pour l'argile] après qu'on l'a pétrie, il a été enseigné [dans une braïta] : l'argile, la mesure suffisante pour fabriquer l'embouchure d'un creuset (pi kour) [pour y placer le soufflet, soit une petite quantité] ! Là aussi, c'est comme nous l'avons dit : parce qu'un homme ne se donne pas la peine de pétrir de l'argile juste pour en fabriquer l'embouchure d'un creuset.
וַהֲרֵי טִיט, דְּמִקַּמֵּי דְּלִיגַבְּלֵיהּ תַּנְיָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בְּמוֹצִיא שׁוֹפְכִין לִרְשׁוּת הָרַבִּים שֶׁשִּׁיעוּרָן בִּרְבִיעִית, וְהָוֵינַן [בַּהּ] שׁוֹפְכִין לְמַאי חֲזוּ? וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לְגַבֵּל בָּהֶן אֶת הַטִּיט, וְאִילּוּ בָּתַר דְּגַבְּלֵיהּ תַּנְיָא: טִיט כְּדֵי לַעֲשׂוֹת (בָּהֶן) פִּי כוּר! הָתָם נָמֵי כְּדַאֲמַרַן: לְפִי שֶׁאֵין אָדָם טוֹרֵחַ (בָּהֶן) לְגַבֵּל אֶת הַטִּיט לַעֲשׂוֹת בּוֹ פִּי כוּר.
[Afin de résoudre la question relative à la mesure pour le transport d'une peau le Chabbat, la Guemara dit :] viens et entends [ce que] Rabbi 'Hiyya bar Ami a dit au nom de 'Oulla : il y a trois [sortes de] peaux, c'est-à-dire trois étapes dans le procédé de tannage des peaux, désignées chacune par un nom différent : matsa, 'hifa et diftera. Matsa, selon son sens littéral, [est la peau] sans aucun traitement : elle n'est ni salée (meli'ah), ni traitée à la farine (kami'ah), ni traitée aux noix de galle (afits). Et quelle est sa mesure [pour le transport le Chabbat] ? Rav Chmouel bar Rav Yehouda enseigna : la mesure suffisante pour en envelopper un petit poids (michkolet). Et combien [cela fait-il] ? Abayé dit : un quart de quart [de litra] selon le système de poids en usage à Poumbedita.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: שְׁלֹשָׁה עוֹרוֹת הֵן: מַצָּה, וְחִיפָּה, וְדִיפְתְּרָא. מַצָּה — כְּמַשְׁמָעוֹ, דְּלָא מְלִיחַ וּדְלָא קְמִיחַ וּדְלָא עֲפִיץ. וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? תָּנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יְהוּדָה: כְּדֵי לָצוּר בּוֹ מִשְׁקוֹלֶת קְטַנָּה. וְכַמָּה? אָמַר אַבָּיֵי: רִיבְעָא דְרִיבְעָא דְפוּמְבְּדִיתָא.
'Hifa est la peau qui est salée (meli'ah) mais n'est ni traitée à la farine (kami'ah), ni traitée aux noix de galle (afits). Et quelle est sa mesure [pour le transport le Chabbat] ? Comme nous l'avons appris dans la michna : la peau, la mesure suffisante pour fabriquer une amulette (kamea). Diftera est la peau qui est salée et traitée à la farine, mais non traitée aux noix de galle. Et quelle est sa mesure [pour le transport le Chabbat] ? La mesure suffisante pour y écrire un acte de divorce (guet). En tout cas, il a été enseigné [pour la peau non tannée, soit matsa] que la mesure est suffisante pour en envelopper un petit poids, et Abayé a dit : un quart de quart [de litra] selon le système de Poumbedita ! [Cela ne correspond pas à la mesure de la peau tannée, qui est suffisante pour fabriquer une amulette.] [La Guemara répond :] là, il s'agit de [peau] humide [tout juste écorchée, laissée sécher au soleil et propre seulement à envelopper un poids — selon Rabbénou 'Hananel].
חִיפָּה — דִּמְלִיחַ וְלָא קְמִיחַ וְלָא עֲפִיץ. וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? כְּדִתְנַן: עוֹר — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ. דִּיפְתְּרָא — דִּמְלִיחַ וּקְמִיחַ וְלָא עֲפִיץ וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו אֶת הַגֵּט. קָתָנֵי מִיהַת, כְּדֵי לָצוּר בּוֹ מִשְׁקוֹלֶת קְטַנָּה, וְאָמַר אַבָּיֵי: רִיבְעָא דְרִיבְעָא דְּפוּמְבְּדִיתָא! הָתָם בְּבִישּׁוּלָא.
[La Guemara soulève une autre difficulté :] et n'avons-nous pas appris dans une michna : le vêtement (beguèd) [doit mesurer] au moins trois sur trois [tefa'him] pour [contracter l'impureté de] midras ; le sac (sak) [en poil de chèvre], quatre sur quatre ; la peau (or), cinq sur cinq ; la natte (mapats), six sur six — aussi bien pour le midras que pour [l'impureté contractée d']un mort. Et l'on a enseigné à ce sujet [dans la Tossefta] : le vêtement, le sac et la peau, telle est la mesure pour l'impureté, telle est la mesure pour le transport [le Chabbat] ! [Cela est bien plus grand que la mesure citée dans la michna pour le transport de la peau.] [La Guemara répond :] cela [se rapporte à] la kourtovla [une peau tannée de manière à la rendre impropre à l'écriture ou à l'enveloppement, servant à couvrir des récipients et à d'autres usages semblables — selon le Rambam].
וְהָתְנַן: הַבֶּגֶד — שְׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה לַמִּדְרָס, הַשַּׂק — אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה, הָעוֹר — חֲמִשָּׁה עַל חֲמִשָּׁה, מַפָּץ — שִׁשָּׁה עַל שִׁשָּׁה, בֵּין לַמִּדְרָס בֵּין לַמֵּת. וְתָאנֵי עֲלַהּ הַבֶּגֶד וְהַשַּׂק וְהָעוֹר — כְּשִׁיעוּר לַטּוּמְאָה כָּךְ שִׁיעוּר לַהוֹצָאָה! הָהוּא בְּקוּרְטוּבְלָא.

Rachi

עד שיאמר פרעתי ולא פרעתי - כלומר עד שלא אמר פרעתי חייב משאמר פרעתי פטור דבטל ליה:

דכולי עלמא צריך לקיימו - והכא בפרעו ולא פרעו ממש קאמר ובשטר מקויים ודכולי עלמא אסור לשהות שטר פרוע:,והכא בכותבין שובר קא מיפלגי - יש גורסין ת"ק סבר אין כותבין שובר על שטר פרוע שאתה מצריכו לשמור שוברו מן העכברים אלא מחזיר לו ושורפו ואסור להשהותו ורבי יהודה סבר כותבין שובר ועל ידי שובר מותר לשהות שטר פרוע לצור ע"פ צלוחיתו ולא היא חדא דכיון דאסור לשהות שטר פרוע אפי' על ידי שובר נמי אסור להשהותו שמא יאבד השובר וזה חוזר וגובה בו ועוד לרבי יהודה אין כותבין שובר שמעינן ליה בבבא בתרא (דף קע:) דתנן מי שפרע מקצת חובו ר' יהודה אומר יחליף רבי יוסי אומר יכתוב שובר וה"ג ת"ק סבר כותבים שובר והכי קאמר משפרעו לוה והוציאו מלוה בשבת פטור שאינו צריך לו ואי אמרת כיון דראוי לצור ע"פ צלוחיתו הוא דבעי אהדורי ללוה לא משהי ליה שמא יבא לידי מלוה ויחזור ויתבענו ואי נמי לא מהדר ליה מלוה לא איכפת ליה ללוה דמלוה כתב ליה ללוה שובר עילויה ורבי יהודה סבר אין כותבין שובר הלכך צריך הוא המלוה דבעי אהדורי ואי לא מהדר ליה חוזר ותובעו לו מה שפרעו דלא סגי ליה בשובר דצריך לשומרו מן העכברים:,רב אשי אמר - פלוגתייהו כשהוציאו לוה הוא ומה הוא צריך לו דקאמר ודאי לא לצור דמשום סתימת פי צלוחית לא משהי ליה שמא יבא ליד המלוה אלא משהי ליה להראותו לשאר בעלי חובות ולהתהלל שהוא פורע חובותיו:

המוציא עור בכמה - משום דבעי למיבעי מיניה הנך בעיי אחרנייתא בעא מיניה הא ואף על גב דמתני' היא:,לעבד - עור העומד לעבדו ועדיין לא עבדו בכמה שיעור הוצאתו:

המלבן - צמר:,סיט - כדי הפרש אצבע מהאמה:,כפול - שני סיטין:,אלמא - כיון דמנפץ ומלבן לטווייה קאי שיעוריה כטוויה:,שלא לעבדו - אינו עומד לעבד:

דוגמא - כלומר מעט כעין שמראין לדוגמא לומר רוצה אתה בזה:,לאירא - והוא כשיעור הצריך לאירא של גרדי לסתום פי קנה שפקעית הערב נתונה בו:,קליפי אגוזים - קליפה לחה שעל קליפי האגוז:,סטיס - וישודא:,פואה - וורנצ"א:,פי סבכה - קופ"א נותנין בגד באמצעיתה והאי שיעורא נפיש:,שאין אדם טורח כו' - ואם בא לשרותה שורה כדי פי סבכה אבל עור טורח אדם לעבד כדי קמיע ומעובד נמי פחות מכדי קמיע לא חשיב:

חמשה - גרעינין:,ואילו בתר דזרעינהו תנן - דקלח אחד חשוב:,כרישא - קפלוט:,הא איתמר עלה - לקמן בפרק רבי עקיבא מתרץ לה רב פפא הכי:,נימא - גרעינין:

מצה כמשמעו - שאין לה שום תיקון:,קמיח - משהין אותו בקמח ומים:,עפיץ - מתקנין אותו בשחיקת עפצים כמו שעושין כאן בשחיקת קליפת ארז שקורין טנא:,וכמה שיעורו - להוצאת שבת:,רבעא דרבעא דפומבדיתא - רובע ליטרא של פומבדיתא דרך הסוחרים לצור משקולת של עופרת כדי שלא תפחת לפי שהמתכת נשחקת תמיד ונפחת מאליו:

קמיע - בציר שיעוריה מכדי לצור משקולת:,לכתוב גט - ותנן (גיטין דף פה.) גופו של גט הרי את מותרת לכל אדם ושמו ושמה והעדים והזמן ושיעור זה קטן מכולן:,וקתני מיהת כו' - אלמא שיעור דאין מעובד נפיש:,בבישולא - לח כמו שהופשט קרי בשולא לשון בשול שהוא לח דאכתי לא חזי לעיבוד אבל יבש חזי לעיבוד וכיון דחזי לעיבוד הוי כמעובד:

שלשה על שלשה לטומאת מדרס - אבל למגע שלש על שלש והן אצבעות:,כך שיעור להוצאת שבת - אלמא שאין מעובד חמשה טפחים בעינן ומתניתין מוקי במעובד:,בקורטבלא - מבשלו ברותחין ומתקשה לישב עליו ולכסות דלובקאות שקורין פושדטוויי"ל ומטות ולעשותו שולחן:

Tossafot

ת"ק סבר כותבין שובר - ומיירי שכבר יש לו שובר ולכך משפרע פטור דאין זקוק להחזיר השטר ומתוך פירוש הקונטרס משמע שעדיין לא נכתב השובר וקשה דהרי צריך להחזירו ללוה שלא יצטרך לכתוב שובר:,חזי דגברא דפרע אנא - כרב אשי תניא בתוספתא דמכילתין ר' יהודה אומר אף המוציא שטר פרוע כל שהוא חייב מפני שמשמרו לבעל חוב ולשאר אמוראי קשה לרשב"א:

אלמא כיון דלטוויה קאי - הוה ליה למינקט כיון דלאריגה קאי שהוא רחוק יותר אלא שמא לאו כולהו קיימי לאריגה:

כדי לכתוב עליו את הגט - סבירא ליה כרבי אליעזר דאמר עדי מסירה כרתי דלר' מאיר אין כותבין על הדפתרא דתנן בגטין (דף כא:) אין כותבין על נייר מחוק ועל הדפתרא וחכמים מכשירין ואמר בגמ' מאן חכמים ר' אליעזר ובחנם פי' בקונטרס דשיעור גט קטן מכולן דהא אשכחן דקלף כדי לכתוב עליו פרשה קטנה שבתפילין ונייר דגרע טפי שיעורו לכתוב עליו קשר מוכסין וטעמא דקלף שהוא חשוב אין מצניעין אותו לקשר מוכסין וכן יש לפרש כאן:,וקתני מיהא כדי לצור ואמר אביי - קשה לר"י דלא הוה ליה לאתויי מילתא דאביי הכא:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 79a
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שבת ע״ט אמַסֶּכֶת שַׁבָּת