La mesure qui rend passible [de sanction] pour avoir transporté du papier [neyar] dont l'écriture a été effacée et qui ne peut plus servir à écrire, équivaut à ce qui sert à envelopper une petite fiole de parfum [pilyaton]. La mesure qui rend passible pour avoir transporté du cuir [or], équivaut à ce qui sert à confectionner une amulette [qameia]. La mesure qui rend passible pour avoir transporté du doukhsostos — une couche de la peau de l'animal — équivaut à ce qui sert à écrire une mezouza. La mesure qui rend passible pour avoir transporté du parchemin [qelaf] équivaut à ce qui sert à écrire la plus courte des sections [parachiyot] des tefilin, c'est-à-dire la section de « Chema Israel ». La mesure qui rend passible pour avoir transporté de l'encre [deyo] équivaut à ce qui sert à écrire deux lettres.
נְיָיר מָחוּק — כְּדֵי לִכְרוֹךְ עַל צְלוֹחִית קְטַנָּה שֶׁל פִּלְיָיטוֹן. עוֹר — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת קָמֵיעַ. דּוּכְסוּסְטוֹס — כְּדֵי לִכְתּוֹב מְזוּזָה. קְלָף — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו פָּרָשָׁה קְטַנָּה שֶׁבַּתְּפִילִּין, שֶׁהִיא ״שְׁמַע יִשְׂרָאֵל״. דְּיוֹ — כְּדֵי לִכְתּוֹב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת.
La mesure qui rend passible pour avoir transporté du fard bleu [ke'hol] équivaut à ce qui sert à farder un seul œil en bleu. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de la colle [deveq] équivaut à ce qui sert à en placer au sommet d'une gluau [chaf'chaf] pour capturer les oiseaux. La mesure qui rend passible pour avoir transporté du goudron [zefet] et du soufre [gofrit] équivaut à ce qui sert à faire un trou [c'est-à-dire à obturer une fente dans un récipient puis à percer un fin orifice dans ce bouchon]. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de la cire [chaava] équivaut à ce qui sert à placer sur l'ouverture d'un petit trou pour le sceller. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de l'argile broyée ['harsit] équivaut à ce qui sert à malaxer et à façonner l'orifice où s'insère le soufflet, dans le creuset des orfèvres. Rabbi Yehouda dit : équivaut à ce qui sert à façonner un petit trépied [pitpout] pour le creuset. La mesure qui rend passible pour avoir transporté du son [souvin] équivaut à ce qui sert à placer sur l'orifice du creuset des orfèvres. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de la chaux [sid] équivaut à ce qui sert à étaler comme dépilatoire sur la plus jeune des filles. Rabbi Yehouda dit : équivaut à ce qui sert à étaler sur les cheveux qui poussent au-dessus de la tempe [kilkoul] pour les aplatir. Rabbi Ne'hemia dit : équivaut à ce qui sert à étaler sur la tempe [oundifi] pour en ôter le fin duvet.
כְּחוֹל — כְּדֵי לִכְחוֹל עַיִן אַחַת. דֶּבֶק — כְּדֵי לִיתֵּן בְּרֹאשׁ הַשַּׁפְשָׁף. זֶפֶת וְגׇפְרִית — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת נֶקֶב. שַׁעֲוָה — כְּדֵי לִיתֵּן עַל פִּי נֶקֶב קָטָן. חַרְסִית — כְּדֵי לַעֲשׂוֹת פִּי כוּר שֶׁל צוֹרְפֵי זָהָב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כְּדֵי לַעֲשׂוֹת פִּיטְפּוּט. סוּבִּין — כְּדֵי לִיתֵּן עַל פִּי כוּר שֶׁל צוֹרְפֵי זָהָב. סִיד — כְּדֵי לָסוּד קְטַנָּה שֶׁבַּבָּנוֹת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כְּדֵי לַעֲשׂוֹת כִּלְכּוּל. רַבִּי נְחֶמְיָה אוֹמֵר: כְּדֵי לָסוּד אוּנְדִּפֵי.
Guémara
GUEMARA : Nous avons appris dans la Michna que la mesure qui rend passible pour avoir transporté une corde ['hevel] équivaut à ce qui sert à former une anse en forme d'oreille pour une corbeille. La Guemara interroge : dans le cas de la corde aussi, qu'on le rende passible pour une mesure équivalant à ce qui sert à faire une boucle pour suspendre un tamis [napa] ou un crible [kevara], comme c'est le cas pour le roseau ! La Guemara répond : étant donné que la corde est rugueuse et entaillerait des sillons dans le récipient, les gens n'en font pas de telles boucles. Nos maîtres ont enseigné : la mesure qui rend passible pour avoir transporté des feuilles de palmier dures [houtsin] équivaut à ce qui sert à faire une anse en forme d'oreille pour une corbeille égyptienne en vannerie [kefifa mitsrit], faite de branches de palmier tressées. A'herim disent : la mesure qui rend passible pour avoir transporté de la fibre de palmier [siv] équivaut à ce qui sert à placer sur l'ouverture d'un petit entonnoir pour filtrer le vin. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de la graisse [revav] équivaut à ce qui sert à enduire le dessous d'un petit gâteau. Et quelle est sa mesure ? Équivalant à la taille d'un sela [pièce]. La Guemara interroge : n'a-t-il pas été enseigné dans une baraita que sa mesure équivaut à une figue sèche [grogueret] ? La Guemara répond : ceci — la largeur d'un sela — et cela — le volume d'une figue sèche — ne font qu'une seule et même mesure. La mesure qui rend passible pour avoir transporté de la matière molle [moukhin, ouate] équivaut à ce qui sert à faire une petite balle. Et quelle est sa mesure ? Elle est de la taille d'une noix.
גְּמָ׳ חֶבֶל נָמֵי לִיחַיֵּיב כְּדֵי לַעֲשׂוֹת תְּלַאי לַנָּפָה וְלַכְּבָרָה! כֵּיוָן דְּחָרֵיק בְּמָנָא לָא עָבְדִי אִינָשֵׁי. תָּנוּ רַבָּנַן: הוּצִין כְּדֵי לַעֲשׂוֹת אוֹזֶן לְסַל כְּפִיפָה מִצְרִית. סִיב — אֲחֵרִים אוֹמְרִים: כְּדֵי לִיתֵּן עַל פִּי מַשְׁפֵּךְ קָטָן לְסַנֵּן אֶת הַיַּיִן. רְבָב — כְּדֵי לָסוּךְ תַּחַת אֶסְפּוֹגִית קְטַנָּה. וְכַמָּה שִׁיעוּרָהּ? — כְּסֶלַע. וְהָתַנְיָא כִּגְרוֹגֶרֶת! אִידֵּי וְאִידֵּי חַד שִׁיעוּרָא הוּא. מוֹכִין כְּדֵי לַעֲשׂוֹת כַּדּוּר קְטַנָּה, וְכַמָּה שִׁיעוּרוֹ? — כֶּאֱגוֹז.
Nous avons appris dans la Michna que la mesure qui rend passible pour avoir transporté du papier [neyar] équivaut à ce qui sert à écrire un reçu de douane [qecher mokhsin]. Un tanna a enseigné dans une Tossefta : combien [de place faut-il] pour la mesure d'un reçu de douane ? De quoi écrire deux lettres caractéristiques d'un reçu de douane [lesquelles sont plus grandes que des lettres ordinaires]. Et la Guemara soulève une contradiction : celui qui transporte du papier vierge — s'il comporte un espace équivalant à ce qui sert à écrire deux lettres, il est passible ; sinon, il est exempt [or ce papier-là est plus petit qu'un reçu de douane]. Rav Chechet dit : que sont les « deux lettres » enseignées dans la Tossefta ? Deux lettres d'un reçu de douane. Rava dit : la Tossefta peut même s'expliquer comme se référant à deux lettres de taille standard, des nôtres, plus l'espace vierge permettant de tenir le papier sur lequel le texte est écrit [bet a'hiza] — ce qui [au total] équivaut à la taille d'un reçu de douane.
נְיָיר — כְּדֵי לִכְתּוֹב עָלָיו קֶשֶׁר מוֹכְסִין. תָּנָא: כַּמָּה קֶשֶׁר מוֹכְסִין? שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת שֶׁל קֶשֶׁר מוֹכְסִין. וּרְמִינְהוּ: הַמּוֹצִיא נְיָיר חָלָק, אִם יֵשׁ בּוֹ כְּדֵי לִכְתּוֹב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת — חַיָּיב, וְאִם לָאו — פָּטוּר. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מַאי שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת? שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת שֶׁל קֶשֶׁר מוֹכְסִין. רָבָא אָמַר: שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת דִּידַן וּבֵית אֲחִיזָה, דְּהַיְינוּ קֶשֶׁר מוֹכְסִין.
La Guemara soulève une objection à partir d'une baraita : celui qui transporte du papier dont l'écriture a été effacée, ou une reconnaissance de dette dont la créance a été acquittée — s'il y a dans sa partie blanche [le bord vierge sans texte] de quoi écrire deux lettres, ou si le papier entier équivaut à ce qui sert à envelopper une petite fiole de parfum, il est passible ; sinon — s'il est plus petit — il est exempt. La Guemara développe : soit, selon Rav Chechet qui a dit « que sont les deux lettres ? deux lettres d'un reçu de douane », cela s'accorde bien. Mais selon Rava qui a dit « deux lettres de taille standard, des nôtres, plus l'espace pour tenir le papier [bet a'hiza], ce qui équivaut à la taille d'un reçu de douane » — ici, sur ce papier ou ce document, l'espace pour tenir le papier n'est pas nécessaire [car on peut le tenir par la partie effacée ou par le texte de la reconnaissance de dette annulée, et la mesure devrait donc être plus petite] ! La Guemara conclut : en effet, c'est difficile.
מֵיתִיבִי: הַמּוֹצִיא נְיָיר מָחוּק וּשְׁטָר פָּרוּעַ, אִם יֵשׁ בַּלּוֹבֶן שֶׁלּוֹ כְּדֵי לִכְתּוֹב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, אוֹ בְּכוּלּוֹ כְּדֵי לִכְרוֹךְ עַל פִּי צְלוֹחִית קְטַנָּה שֶׁל פִּלְיָיטוֹן — חַיָּיב, וְאִם לָאו — פָּטוּר. בִּשְׁלָמָא לְרַב שֵׁשֶׁת דְּאָמַר מַאי ״שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת״, שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת שֶׁל קֶשֶׁר מוֹכְסִין — שַׁפִּיר. אֶלָּא לְרָבָא דְּאָמַר שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת דִּידַן וּבֵית אֲחִיזָה, דְּהַיְינוּ קֶשֶׁר מוֹכְסִין — הָכָא בֵּית אֲחִיזָה לָא צְרִיךְ! קַשְׁיָא.
Nos maîtres ont enseigné dans une Tossefta : celui qui transporte un reçu de douane le Chabbat, avant de l'avoir montré au douanier [et alors qu'il en a encore besoin], est passible. Une fois qu'il l'a montré au douanier, il est exempt [car le reçu n'a plus de valeur pour lui]. Rabbi Yehouda dit : même une fois qu'il l'a montré au douanier, il est passible, parce qu'il en a [encore] besoin. La Guemara interroge : quelle est la différence pratique entre leurs opinions ? Abaye dit : il y a entre elles une différence pratique au sujet des contrôleurs [rahitei] de la douane. [Parfois les douaniers envoient des inspecteurs après ceux qui ont déjà passé le contrôle pour vérifier qu'ils ont bien payé ; même après avoir montré son reçu au premier douanier, on doit alors le produire de nouveau.] Rava dit : il y a entre elles une différence pratique au sujet d'un douanier supérieur et d'un douanier subalterne. [Quand le premier douanier rencontré est un agent de rang inférieur, on doit garder le reçu pour le produire si l'on rencontre un agent plus haut placé.] Rav Achi dit : il y a entre elles une différence même dans le cas où il n'y a qu'un seul douanier. Il est néanmoins avantageux pour lui de le garder en sa possession, parce qu'il en a besoin pour le montrer à un second douanier qu'il pourrait rencontrer à l'avenir, en lui disant : « regarde, je suis un homme de confiance du douanier ! » [Le document en sa possession prouve qu'il est en bons termes avec l'administration des douanes.]
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא קֶשֶׁר מוֹכְסִין, עַד שֶׁלֹּא הֶרְאָהוּ לַמּוֹכֵס — חַיָּיב. מִשֶּׁהֶרְאָהוּ לַמּוֹכֵס — פָּטוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מִשֶּׁהֶרְאָהוּ לַמּוֹכֵס חַיָּיב מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לוֹ. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר אַבָּיֵי: אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ רָהִיטֵי מוֹכְסָא. רָבָא אָמַר: מוֹכֵס גָּדוֹל וּמוֹכֵס קָטָן אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. רַב אָשֵׁי אָמַר: חַד מוֹכֵס אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לוֹ לְהַרְאוֹת לְמוֹכֵס שֵׁנִי, דְּאָמַר לֵיהּ: חֲזִי, גַּבְרָא דְמוֹכֵס אֲנָא.
Nos maîtres ont enseigné : celui qui transporte une reconnaissance de dette [chetar 'hov] le Chabbat avant d'avoir remboursé la dette est passible ; mais une fois qu'il l'a remboursée, il est exempt. Rabbi Yehouda dit : même une fois qu'il l'a remboursée, il est passible pour le transport du document, parce qu'il en a [encore] besoin. La Guemara interroge : quelle est la différence pratique entre leurs opinions ? Rav Yossef dit : il y a entre elles une différence pratique quant à la halakha [de savoir] s'il est ou non interdit de conserver en sa possession une reconnaissance de dette déjà acquittée. Les Sages estiment : il est interdit de conserver en sa possession une reconnaissance de dette acquittée [de peur que le créancier ne s'en serve pour recouvrer la dette une seconde fois ; le document n'a donc aucune valeur]. Et Rabbi Yehouda estime : il est permis de conserver en sa possession une reconnaissance de dette acquittée et de s'en servir comme papier.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא שְׁטַר חוֹב, עַד שֶׁלֹּא פְּרָעוֹ — חַיָּיב, מִשֶּׁפְּרָעוֹ — פָּטוּר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מִשֶּׁפְּרָעוֹ — חַיָּיב, מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לוֹ. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אָמַר רַב יוֹסֵף: אָסוּר לְשַׁהוֹת שְׁטָר פָּרוּעַ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. רַבָּנַן סָבְרִי: אָסוּר לְשַׁהוֹת שְׁטָר פָּרוּעַ. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: מוּתָּר לְשַׁהוֹת שְׁטָר פָּרוּעַ.
Abaye dit : tout le monde s'accorde à dire qu'il est interdit de conserver en sa possession une reconnaissance de dette acquittée ; et ici, ils sont en désaccord sur la question de savoir si, dans le cas où un débiteur reconnaît avoir écrit une reconnaissance de dette, le créancier doit la faire ratifier [en justice]. Le premier tanna estime : lorsqu'un débiteur reconnaît avoir écrit une reconnaissance de dette, le créancier doit la faire ratifier au tribunal [pour confirmer qu'il ne s'agit pas d'un faux ; si elle ne peut être ratifiée, le débiteur peut prétendre qu'il a déjà remboursé la dette]. Et Rabbi Yehouda estime : lorsqu'un débiteur reconnaît avoir écrit une reconnaissance de dette, le créancier n'a pas besoin de la faire ratifier au tribunal et peut recouvrer sa créance sans ratification [le document étant jugé plus fiable que les dires du débiteur]. Et quel est alors le sens de « avant de l'avoir remboursée » et « une fois qu'il l'a remboursée » ?
אַבָּיֵי אֲמַר: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אָסוּר לְשַׁהוֹת שְׁטָר פָּרוּעַ, וְהָכָא בְּמוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ שֶׁצָּרִיךְ לְקַיְּימוֹ קָמִיפַּלְגִי: תַּנָּא קַמָּא סָבַר מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — אֵין צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ. וּמַאי ״עַד שֶׁלֹּא פְּרָעוֹ״ וּ״מִשֶּׁפְּרָעוֹ״?
Rachi
נייר מחוק - שוב אינו ראוי לכתוב לפיכך צריך שיעור גדול לכרוך ע"פ צלוחית:,קלף כדי לכתוב פרשה קטנה - דאיידי דדמיו יקרים לא עבדי מיניה קשרי מוכסין אלא תפילין ומזוזות ולא מיחייב בשיעורא זוטא:,דיו לכתוב שתי אותיות - לרושם על שתי חוליות של כלי או על קרשים לזווגן:
כדי לכחול עין אחת - לקמן פריך עין אחת הא לא כחלי:,דבק - גליד:,כדי ליתן בראש השפשף - בגמרא מפרש לה:,כדי לעשות נקב קטן - כלי שנותנין בו כסף חי סותם פיו בזפת או בגפרית ונוקב בתוך הסתימה נקב דק להוציא בו: ,חרסית - לבינה כתושה:,לעשות פי כור - שהמפוח נכנס בו:,פטפוט - רגל למקום מושב הכור שהיו מושיבין על כן העשוי לכך כגון טרפייד לשפות הקדירה:,סובין כדי ליתן ע"פ כור של צורפי זהב - במקום שאין פחמין צורפין זהב באש של סובין:,לסוד קטנה שבבנות - טופלות סיד להשיר את השיער:
גמ' חבל נמי ליחייב - בשיעורא זוטא: דחזי נמי לתלאי דנפה וכברה:,דחריק - כעין חרקי מתוך שהוא קשה פוגם את העץ:,הוצא - של לולבי דקל:,כפיפה מצרית - סל העשוי מצורי דקל:,סיב - ודילי"ת שגדל סביב הדקל כעין מלבוש ונכרך סביבותיו ועולה:,על פי משפך - אונטודיי"ר:,לסנן את היין - שמעכב הפסולת והקמחים מליכנס לפי הכלי:,רבב - שומן או שמן:,אספוגין - רקיק שנותנין בתנור וטחין תחתיו אליה:,וכמה שיעורא - של איספוגין:,כדור - פלוט"א:
שתי אותיות - קס"ד שתי אותיות דידן דזוטרן:,נייר חלק - שלא נכתב בו מעולם:,קשר של מוכסין - לא בעי גליון לבית אחיזה שאוחזו כולו בכפו פשוט ורואה:
בלובן - גליון:,הכא בית אחיזה לא צריך - שיכול לאוחזו במקום המחק והשטר במקום הכתב:
משהראהו למוכס - ורואה שמחל לו ראש הנהר את המכס שוב אין צריך לו ולא חזי למידי:,מאי בינייהו - כלומר במאי פליגי ולמאי קאמר רבי יהודה דצריך לו:,רהיטי מוכסא - קוראנ"ש שרצין אחר העוברים להעליל עליהם שלא נתנו המכס וטורח לעוברים לחזור למוכס ומצניע החותם להראות לאלו ולת"ק לא מצנע ליה להכי דכי רהטי בתריה הדר לגבי מוכס:,מוכס קטן - פעמים שיש מוכס גדול שטורח לו לעמוד על הגשר כל היום וממנה מוכס קטן וזה מתחלה אינו מראה החותם של מלך אלא לגדול ולרבי יהודה צריך לו שהרי הקטן ימנענו מלעבור ולת"ק אין צריך לו שהגדול מוסר לו סימן דברים ואומר לקטן ועובר:,למוכס שני - של מעבר אחר ולא לפוטרו מן המכס אלא להראות שהוא נאמן וחשוב ואינו מבריח עצמו מן המכס כדי שלא יעליל עליו לאחר זמן:
משפרעו - (לוה) פטור לקמיה מפרש להו:,מאי בינייהו - כלומר מאי פלוגתייהו ומה טעם נותנין לדבריהם:,אסור לשהות שטר פרוע - משום שנא' (איוב י״א:י״ד) אל תשכן באהליך עולה הלכך מלוה לא משהי ליה לצור ע"פ צלוחיתו משום איסור ולוה נמי לא משהי ליה שמא יבא לידי מלוה ויחזור ויתבענו: ,מותר - הלכך כי הוציאו מלוה חייב דצריך לו לכרוך ע"פ צלוחית:
במודה בשטר שכתבו - הלוה מודה שכתבו צריך לקיימו ולומר לא פרעתי וכל כמה דלא אמר הכי לאו שטרא הוא אי לאו משכח סהדי להכיר החתימה דמאן קא משוי ליה שטרא לוה דאמר כתבתיו לוה נמי הא קאמר פרעתי הפה שאסר הוא הפה שהתיר הלכך משפרעו כלומר משיאמר פרעתי פטור דלא צריך ליה ור' יהודה סבר אין צריך לקיימו דכיון דמודה שכתבו ולוה בו הרי הוא כאלו קיימוהו חותמיו וגובה בו כ"ז שמוציאו:
Tossafot
רבב - פירש בקונטרס שומן או שמן וע"כ אינו שמן דשמן נתנו בו חכמים שיעור אחר במתני':,תחת איספוגין קטנה - ואע"ג דבפ' כל שעה (פסחים ל:) אמרינן אין טשין את התנור באליה ואם טש כל הפת כולה אסורה הא אמר התם בההיא פרקא דכעין תורא שרי:
ובית אחיזה - בשעת כתיבה צריך בית אחיזה וקשר מוכסין צ"ל דיכול לכותבו בלא אחיזה ובקונטרס פי' בשעה שרואה בו בעי אחיזה:
והמוציא קשר מוכסין חייב - אצטריך לאשמועינן אפילו כתב על הקלף אע"ג דקתני בסמוך דשיעור קלף כדי לכתוב עליו פרשה קטנה שבתפילין:
ת"ק סבר מודה בשטר שכתבו צריך לקיימו - ומשום הכי כי אמר לוה פרעתי פטור דאין השטר ראוי לגבות בו ומיירי שיודע שלא יוכל כלל למצוא עדי קיום וא"ת כי לא פרע נמי אמאי חייב מה תועלת יש בשטר כיון שאינו יכול לקיימו שאם יטעון הלוה פרעתי או מזוייף יפטור ואם יודה זה אינו מכח השטר וי"ל דמועיל לו השטר דמתוך כך נזכר הלוה שלוה ממנו אי נמי לטרוף ממשעבדי אם יודה הלוה שאינו מזוייף וא"ת ומשפרעו אמאי פטור המוציא נהי דלא חזי לגבות חובו הא ראוי הוא לצור ע"פ צלוחיתו ואע"ג דאסור להשהות שטר פרוע הכא היאך נוציאנו מידו כיון שהוא עומד וצווח שאינו פרוע וי"ל דמיירי כגון שאמר אין לי עדים ואין לי ראיה ולא אמצא קיום ואפילו מצא אחרי כן אינו מועיל ולכך אסור להשהותו שמא לבסוף יקיימנו ויגבה בו שלא כדין ואי לא הוה טענינן ללקוחות וליתומין מזוייף הוה אתי שפיר דאסור להשהותו אך פירשתי בבבא קמא ובבבא מציעא ובגיטין דטענינן ללקוחות וליתומין פרוע ומזוייף ושם הארכתי ואם תאמר ואמאי לא קאמר איפכא דת"ק סבר אין צריך לקיימו ומשפרעו הוי כמשמעו שפרעו ממש ולכך פטור דאסור להשהות שטר פרוע שמא יגבה בו פעם אחרת שכשיטעון הלוה האמת שפרעו לא יהא המלוה צריך לקיימו ויגבה שנית ור' יהודה סבר צריך לקיימו ואף משפרעו חייב דצריך הוא לצור על פי צלוחיתו ואין אסור להשהותו דמיירי כגון בידוע שלא ימצא עדי קיום ולא יוכל לגבות שנית דכשיטעון הלוה האמת שפרע יצטרך המלוה לקיימו ויש לומר דאף לר' יהודה הוה אסור להשהותו שמא יקיימנו באקראי בעלמא ויגבה בו שלא כדין:,רש"י גריס דכולי עלמא מודה בשטר שכתבו צריך לקיימו - וכן נראה דהכי קי"ל דאית ליה לרב נחמן הכי בפרק שני דכתובות (דף יט.) וקיימא לן כוותיה בדיני:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.