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Traité Shabbat

77b

Étude de Shabbat 77b

Étude de la Guémara 77b

Guémara
Dans la michna à la fin du chapitre précédent, nous avons appris que la mesure qui détermine la responsabilité pour le transport [hotsaa, le Chabbat] d'aliments se calcule sans leurs pépins [garinin]. La version correcte est-elle garinin avec un alef, ou garinin avec un ayin ? Rava bar Oulla dit : C'est avec un ayin, puisque le mot dérive de la même racine que « et il sera retranché [venigra, avec un ayin] de ton estimation » (Vayikra 27, 18).
״גַּרְאִינִין״, אוֹ ״גַרְעִינִין״? אָמַר רָבָא בַּר עוּלָּא: ״וְנִגְרַע מֵעֶרְכֶּךָ״.
Une question fut posée devant les Sages : décrit-on des braises qui s'éteignent [se ternissent] par le mot omemot avec un alef, ou omemot avec un ayin ? Rav Yits'hak bar Avdimi dit : Cela s'écrit avec un ayin, comme il est dit : « Les cèdres dans le jardin de Dieu ne purent l'occulter [amamouhou, avec un ayin] » (Yé'hezkel 31, 8).
אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״אוֹמְמוֹת״, אוֹ ״עוֹמְמוֹת״? אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: ״אֲרָזִים לֹא עֲמָמֻהוּ בְּגַן אֱלֹהִים״.
Une question fut posée devant les Sages : au sujet de la fermeture des yeux du défunt, avons-nous appris dans la michna meamtsin avec un alef, ou meamtsin avec un ayin ? Rabbi 'Hiya bar Abba dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Cela s'écrit avec un ayin, comme il est dit : « et qui ferme [veotsem, avec un ayin] ses yeux pour ne pas voir le mal » (Yéchaya 33, 15).
אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״מְאַמְּצִין״ תְּנַן, אוֹ ״מְעַמְּצִין״. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״וְעֹצֵם עֵינָיו מֵרְאוֹת בְּרָע״.
Au sujet du transport du lait, nos maîtres ont enseigné : Celui qui transporte du lait d'animal le Chabbat n'est passible que pour une mesure équivalente à ce que l'on avale en une seule gorgée. La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport du lait d'une femme et du blanc d'un œuf équivaut à ce que l'on dépose sur la partie d'un pansement oculaire [collyre] sur laquelle l'onguent est placé directement sur la plaie. Et le pansement oculaire en question doit être assez grand pour que l'on s'en serve afin de frotter ses deux yeux avec de l'eau. Rav Achi posa une question : la mesure qui détermine la responsabilité pour le pansement équivaut-elle à ce avec quoi on peut frotter de l'eau sur les deux yeux, ou bien à ce que l'on peut tenir et frotter [c'est-à-dire en incluant la partie tenue entre les doigts] ? La partie du pansement tenue dans la main lorsqu'on l'applique sur les yeux entre-t-elle aussi en compte ? Aucune solution ne fut trouvée à cette question. Qu'elle demeure donc en suspens [téikou].
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא חָלָב שֶׁל בְּהֵמָה כְּדֵי גְמִיאָה. חָלָב שֶׁל אִשָּׁה וְלוֹבֶן שֶׁל בֵּיצָה — כְּדֵי לִיתֵּן בִּמְשִׁיפָא שֶׁל קִילוֹר. [קִילוֹר] כְּדֵי לָשׁוּף בְּמַיִם. בָּעֵי רַב אָשֵׁי: כְּדֵי שִׁיפָה, אוֹ כְּדֵי אֲחִיזָה וְשִׁיפָה? תֵּיקוּ.
Nous avons appris dans la michna : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport du miel équivaut à ce que l'on dépose sur une plaie causée par un frottement [écorchure]. Un tana a enseigné dans une Tossefta : La mesure précise équivaut à ce que l'on dépose sur l'ouverture d'une plaie, c'est-à-dire sur la blessure elle-même. Rav Achi posa une question : l'expression « sur une plaie » désigne-t-elle la mesure de miel étalée sur l'ouverture de la plaie tout entière ; ou bien désigne-t-elle peut-être la mesure étalée sur la protubérance principale de la plaie, à l'exclusion de la zone environnante sur laquelle on n'étale pas de miel ? Là non plus aucune solution ne fut trouvée à cette question. Qu'elle demeure donc en suspens [téikou].
דְּבַשׁ כְּדֵי לִיתֵּן עַל הַכָּתִית. תָּנָא: כְּדֵי לִיתֵּן עַל פִּי כָתִית. בָּעֵי רַב אָשֵׁי: ״עַל כָּתִית״ — אַפּוּמָּא דְּכוּלַּהּ כָּתִית, אוֹ דִילְמָא אַמּוּרְשָׁא קַמָּא דְּכָתִית, לְאַפּוֹקֵי הוּדְרָנָא דְּלָא — תֵּיקוּ.
Au sujet des plaies, la Guemara cite un enseignement portant sur l'une des méthodes pour guérir une plaie. Rav Yehouda dit au nom de Rav : De tout ce que le Saint, béni soit-Il, a créé dans Son monde, Il n'a rien créé en vain. Il créa l'escargot [chabloul] comme remède pour une plaie ; Il créa la mouche [zevouv] pour être écrasée et étalée comme remède sur une piqûre de guêpe ; Il créa le moustique [yatouch] comme remède pour une morsure de serpent ; et Il créa le serpent lui-même comme remède pour une éruption cutanée ; et Il créa le gecko [semamit] comme remède pour une piqûre de scorpion. La Guemara explique : Comment met-on en œuvre ce remède ? On prend deux geckos, l'un noir et l'un blanc, on les fait cuire, et on étale l'onguent obtenu sur la zone atteinte.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל מַה שֶּׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ לֹא בָּרָא דָּבָר אֶחָד לְבַטָּלָה. בָּרָא שַׁבְּלוּל — לְכָתִית. בָּרָא זְבוּב — לְצִירְעָה. יַתּוּשׁ — לְנָחָשׁ. וְנָחָשׁ — לַחֲפָפִית. וּסְמָמִית — לְעַקְרָב. הֵיכִי עָבֵיד לֵיהּ — מַיְיתֵי חֲדָא אוּכָּמָא וַחֲדָא חִיוָּרָא, וְשָׁלְקִי לְהוּ וְשָׁיְיפִי לֵיהּ.
Au sujet de ces créatures, la Guemara cite ce que nos maîtres ont enseigné : Il y a cinq frayeurs, c'est-à-dire la frayeur que le faible inspire au puissant : la frayeur du mafguia, une petite créature, sur le lion ; la frayeur du moustique sur l'éléphant ; la frayeur du gecko [semamit] sur le scorpion ; la frayeur de l'hirondelle sur l'aigle ; la frayeur du kilbit, un petit poisson, sur le léviathan. Rav Yehouda dit au nom de Rav : Quel est le verset qui fait allusion à ces choses ? Comme il est écrit : « Lui qui fait jaillir la dévastation [chod] sur le puissant, en sorte que la dévastation s'abat sur la forteresse » (Amos 5, 9), que l'on interprète ainsi : Lui qui élève l'opprimé [chadoud] au-dessus du puissant.
תָּנוּ רַבָּנַן, חֲמִשָּׁה אֵימוֹת הֵן אֵימַת חַלָּשׁ עַל גִּבּוֹר: אֵימַת מַפְגִּיעַ עַל הָאֲרִי, אֵימַת יַתּוּשׁ עַל הַפִּיל, אֵימַת סְמָמִית עַל הָעַקְרָב, אֵימַת סְנוּנִית עַל הַנֶּשֶׁר, אֵימַת כִּילְבִּית עַל לִוְיָתָן. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַאי קְרָא — ״הַמַּבְלִיג שֹׁד עַל עָז״.
Sur la nature du monde, la Guemara rapporte que Rabbi Zéira trouva Rav Yehouda, qui se tenait à l'entrée de la maison de son beau-père, et observa qu'il était d'une humeur particulièrement joyeuse. Et Rabbi Zéira comprit que, s'il l'interrogeait sur quoi que ce soit au monde, il lui en donnerait la réponse. Il lui posa donc des questions sur divers sujets sans rapport avec la halakha. Il demanda : Pourquoi les chèvres marchent-elles en tête du troupeau, et les brebis ensuite ? Il lui répondit : C'est tout comme il en fut à la création du monde, qui d'abord était ténèbre, puis la lumière suivit. Les chèvres, typiquement noires, précèdent les brebis, typiquement blanches. Et il demanda : Pourquoi les parties intimes de ces brebis sont-elles couvertes d'une queue, tandis que celles de ces chèvres sont découvertes ? Il répondit : Ces brebis, dont nous utilisons la laine pour nous couvrir, sont récompensées en ce qu'elles sont couvertes ; et ces chèvres, dont nous n'utilisons pas le poil pour nous couvrir, sont découvertes. Et il demanda : Pourquoi la queue du chameau est-elle courte ? Il répondit : Parce que le chameau mange des épines, et qu'une longue queue s'emmêlerait dans les épines. Et il demanda : Pourquoi la queue du bœuf est-elle longue ? Il répondit : Parce que le bœuf vit dans les marais et doit chasser les moustiques.
רַבִּי זֵירָא אַשְׁכַּח לְרַב יְהוּדָה דַּהֲוָה קָאֵי אַפִּיתְחָא דְּבֵי חֲמוּהּ, וְחַזְיֵיהּ דַּהֲוָה בְּדִיחָא דַּעְתֵּיהּ, וְאִי בָּעֵי מִינֵּיהּ כׇּל חֲלָלֵי עָלְמָא הֲוָה אָמַר לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא עִיזֵּי מְסַגָּן בְּרֵישָׁא וַהֲדַר אִימְּרֵי? אֲמַר לֵיהּ כִּבְרִיָּיתוֹ שֶׁל עוֹלָם, דִּבְרֵישָׁא חֲשׁוֹכָא וַהֲדַר נְהוֹרָא. מַאי טַעְמָא הָנֵי מְכַסְּיָין וְהָנֵי מְגַלְּיָין? הָנֵי דְּמִכַּסִּינַן מִינַּיְיהוּ — מְכַסְּיָין, וְהָנֵי דְּלָא מִכַּסִּינַן מִינַּיְיהוּ — מְגַלְּיָין. מַאי טַעְמָא גַּמְלָא זוּטַר גְּנוּבְתֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּאָכֵל כִּיסֵי. מַאי טַעְמָא תּוֹרָא אֲרִיכָא גְּנוּבְתֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּדָיֵיר בְּאַגְמֵי, וּבָעֵי לְכַרְכּוֹשֵׁי בָּקֵי.
Il continua de demander : Pourquoi l'antenne de la sauterelle [kamtsa] est-elle molle ? Il répondit : Parce qu'elle vit dans les plaines parmi les herbes, et que si l'antenne était dure, elle se briserait et la sauterelle deviendrait aveugle. Lorsque la sauterelle perd son antenne, elle est incapable de se mouvoir, comme l'a dit Chmouel : Celui qui veut aveugler une sauterelle, qu'il lui arrache son antenne. Et il demanda : Pourquoi la paupière inférieure du poulet recouvre-t-elle la supérieure [à l'inverse des autres créatures] ? Il répondit : Parce que le poulet vit sur les poutres des maisons, et que si la fumée des maisons entrait dans ses yeux sans la protection de la paupière, il deviendrait aveugle. Il demanda encore : Pourquoi une porte se dit-elle dacha en araméen ? Il lui répondit : C'est un acronyme de derekh cham, « par là ». Pourquoi un escalier se dit-il darga ? Il lui répondit : C'est un acronyme de derekh gag, « le chemin vers le toit ». Pourquoi les épices se disent-elles matkoulita ? Il lui répondit : C'est un acronyme de matai tikhlé da, « quand ceci sera-t-il fini » [puisque les épices, employées avec parcimonie, durent longtemps]. Pourquoi une maison se dit-elle beita ? Il lui répondit : C'est un acronyme de bo veétiv ba, « viens et je m'y assiérai ». Pourquoi une petite maison se dit-elle bikta ? Il lui répondit : C'est un acronyme de bei akta, « une maison étroite ».
מַאי טַעְמָא קַרְנָא דְקַמְצָא רַכִּיכָא? מִשּׁוּם דְּדָיְירָא בְּחִילְפֵי, וְאִי קַשְׁיָא — נָדְיָא וּמִתְעַוְּורָא. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַאי מַאן דְּבָעֵי דְּלִיסַמְּיֵהּ לְקַמְצָא — לִשְׁלְפִינְהוּ לְקַרְנֵיהּ. מַאי טַעְמָא הַאי תִּימְרָא דְתַרְנְגוֹלְתָּא מִדְּלֵי לְעֵילָּא? דְּדָיְירִי אַדַּפֵּי, וְאִי עָיֵיל קֻטְרָא — מִתְעַוְּורָא. ״דַּשָּׁא״ — דֶּרֶךְ שָׁם. ״דַּרְגָּא״ — דֶּרֶךְ גַּג. ״מַתְכּוּלִיתָא״ — מָתַי תִּכְלֶה דָּא. ״בֵּיתָא״ — בֹּא וְאִיתֵּיב (בַּהּ). ״בִּיקְתָּא״ — בֵּי עָקְתָא.
Un tonneau se dit koufta, ce qui est un acronyme de kouf vetiv, « renverse-le et assieds-toi ». Les briques se disent livné, ce qui fait allusion à livné vené, « pour les enfants des enfants » [car elles durent de longues générations]. Une clôture faite d'épines se dit houtsa, et Rav Yehouda dit que ce n'est qu'une 'hatsitsa, c'est-à-dire une cloison [par opposition à une véritable clôture]. Une cruche servant à puiser de l'eau se dit 'hatsba parce qu'elle taille [‘hotsev] l'eau hors de la rivière. Une petite cruche se dit kouza, par allusion à kazé, « donne-m'en une comme cela ». Les branches de myrte avec lesquelles on danse à un mariage se disent choutita, allusion à chetouta, « folie », car cette danse frénétique a l'air d'une folie. Le grand récipient servant à se laver se dit méchikhla, ce qui est un acronyme de machei koula, « il lave tout ». Un petit récipient servant à se laver se dit machkhilta, et Rav Yehouda l'explique comme un acronyme de machya kalta, « il lave la mariée ». Un mortier se dit assita, par allusion à 'hassirta, « manquant », puisqu'il présente une grande cavité. Le pilon que l'on insère dans le mortier pour en piler le contenu se dit boukhna, ce qui est un acronyme de bo veakéna, « viens et je le frapperai ».
״כּוּפְתָּא״ — כּוּף וְתִיב. ״לִבְנֵי״ — לִבְנֵי בְּנֵי. ״הוּצָא״ — חֲצִיצָה. ״חַצְבָּא״ — שֶׁחוֹצֵב מַיִם מִן הַנָּהָר. ״כּוּזָה״ — כָּזֶה. ״שׁוּטִיתָא״ — שְׁטוּתָא. ״מְשִׁיכְלָא״ — מָאשֵׁי כּוֹלָּא. ״מְשִׁיכְלְתָא״ — מָשְׁיָא כַּלְּתָא. ״אֲסִיתָא״ — חַסִּירְתָּא. ״בּוּכְנָה״ — בּוֹא וְאַכֶּנָּה.
Un vêtement de dessus se dit levoucha, ce qui est un acronyme de lo voucha, « pas de honte », car celui qui est habillé n'a plus honte. Un ample vêtement de dessus se dit guelima, allusion au fait qu'en le portant, on est transformé en une figure informe semblable à un golem, ses membres devenant indistincts. Un beau manteau se dit goulta, ce qui est un acronyme de gueli veétiv, « dévoile [retire le manteau], et alors seulement je m'assiérai » [afin que le manteau ne se salisse pas]. Un lit se dit pourya, allusion au fait que les gens parin veravin, « procréent », dessus. Une fosse vide se dit bor zinka, ce qui est un acronyme de bor zé naki, « cette fosse est vide [d'eau] ». La coiffe des érudits de la Torah se dit soudara, acronyme de sod yaré, qui renvoie au verset : « Le secret de l'Éternel est pour ceux qui Le craignent [sod Hachem liréav] » (Téhilim 25, 14). Un palais se dit apadna, ce qui est un acronyme de apit'ha dein, « vers cette entrée [tous viennent] ». La Guemara cite une baraïta supplémentaire relative à la nature des créatures. Il y a trois créatures qui deviennent plus puissantes avec l'âge, et ce sont : le poisson, le serpent et le porc.
״לְבוּשָׁה״ — לֹא בּוּשָׁה. ״גְּלִימָא״ — שֶׁנַּעֲשָׂה בּוֹ כְּגֹלֶם. ״גּוּלְּתָא״ — גַּלִּי וְאִיתֵּיב. ״פּוּרְיָא״ — שֶׁפָּרִין וְרָבִין עָלֶיהָ. ״בּוֹר זִינְקָא״ — בּוֹר זֶה נָקִי. ״סוּדָרָא״ — סוֹד ה׳ לִירֵאָיו. ״אַפַּדְנָא״ — אַפִּיתְחָא דֵּין. תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין מוֹסִיפִין גְּבוּרָה, וְאֵלּוּ הֵן: דָּג, וְנָחָשׁ, וַחֲזִיר.
Nous avons appris dans la michna : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de l'huile équivaut à ce que l'on utilise pour enduire un petit membre. L'école de Rabbi Yannaï dit qu'il faut l'expliquer ainsi : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de l'huile équivaut à ce que l'on utilise pour enduire un petit membre d'un enfant âgé d'un jour. La Guemara soulève une objection à partir d'une baraïta : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de l'huile équivaut à ce que l'on utilise pour enduire un petit membre et un enfant âgé d'un jour. Cela ne signifie-t-il pas : un petit membre d'un adulte et un grand membre d'un enfant âgé d'un jour ? La Guemara réfute : L'école de Rabbi Yannaï pourrait te répondre : Non, voici ce que dit la baraïta : La mesure qui détermine la responsabilité pour le transport de l'huile équivaut à ce que l'on utilise pour enduire un petit membre, et le petit membre en question est celui d'un enfant âgé d'un jour.
שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן. אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ. מֵיתִיבִי: שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן, וְקָטָן בֶּן יוֹמוֹ. מַאי לָאו: אֵבֶר קָטָן דְּגָדוֹל, וְאֵבֶר גָּדוֹל שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ! אָמְרִי לָךְ דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי — לָא, הָכִי קָאָמַר: שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן, שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ.
Shabbat 77b
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