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Traité Shabbat

73b

Étude de Shabbat 73b

Étude de la Guémara 73b

Guémara
GUEMARA : Nous avons appris dans la Michna que les catégories principales de travail (avot melakha) sont au nombre de quarante moins un. La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin de ce décompte ? Rabbi Yo'hanan dit : le décompte a été inclus pour enseigner que si quelqu'un a accompli tous les travaux interdits au cours d'une seule absence de conscience (héélem ehad), durant laquelle il ignorait l'interdit en cause, il est passible [d'un sacrifice] pour chacun et chacun d'eux.
גְּמָ׳ מִנְיָנָא לְמָה לִי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּם בְּהֶעְלֵם אֶחָד — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.
Nous avons appris dans la Michna, parmi ceux qui sont passibles pour avoir accompli des catégories principales de travail : celui qui sème (zoréa) et celui qui laboure (horech). La Guemara demande : puisque, après tout, en matière de labour, on laboure d'abord et ensuite seulement on sème, que le tana enseigne d'abord « celui qui laboure », puis qu'il enseigne ensuite « celui qui sème » ! La Guemara répond : le tana a ordonné la Michna selon l'usage en Terre d'Israël (Erets Israël), où l'on sème d'abord et où l'on laboure ensuite.
הַזּוֹרֵעַ וְהַחוֹרֵשׁ. מִכְּדֵי מִכְרָב כָּרְבִי בְּרֵישָׁא, לִיתְנֵי חוֹרֵשׁ וַהֲדַר לִיתְנֵי זוֹרֵעַ! תַּנָּא בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל קָאֵי דְּזָרְעִי בְּרֵישָׁא וַהֲדַר כָּרְבִי.
Une baraïta est enseignée au sujet du travail interdit de semer : celui qui sème, et celui qui taille (zomer) les branches des vignes pour accélérer leur croissance, et celui qui plante (notéa), et celui qui couche (mavrikh) la branche d'une vigne ou d'un arbre dans le sol afin qu'elle prenne racine tout en restant attachée au tronc, et celui qui greffe (markiv) la branche d'un arbre sur un autre — tous ont accompli un seul type de travail, car ils stimulent tous la croissance végétale. La Guemara demande : qu'est-ce que la baraïta nous enseigne ? La Guemara explique : ceci nous enseigne que celui qui accomplit par mégarde de nombreux travaux interdits relevant d'une même catégorie principale, comme ceux énumérés dans la baraïta, n'est passible que d'un seul sacrifice expiatoire ('hatat), puisqu'ils sont considérés comme des aspects d'un même travail. Rabbi A'ha dit que Rabbi 'Hiya bar Achi dit que Rabbi Ami dit : celui qui taille est passible au titre de planter ; et celui qui plante, et celui qui couche, et celui qui greffe est passible au titre de semer. La Guemara s'en étonne : est-ce à dire que celui qui couche et celui qui greffe une branche, au titre de semer, oui, il est passible, mais au titre de planter, non, il ne l'est pas ? Ces travaux, accomplis sur des arbres, ressemblent davantage à planter. Dis plutôt ainsi : il est passible même au titre de semer, car en matière de lois du Chabbat il n'y a pas de différence entre semer et planter.
תָּנָא: הַזּוֹרֵעַ, וְהַזּוֹמֵר, וְהַנּוֹטֵעַ, וְהַמַּבְרִיךְ, וְהַמַּרְכִּיב — כּוּלָּן מְלָאכָה אַחַת הֵן. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? [הָא קָא מַשְׁמַע לַן] הָעוֹשֶׂה מְלָאכוֹת הַרְבֵּה מֵעֵין מְלָאכָה אַחַת אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָמַר רַבִּי אַחָא, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: זוֹמֵר חַיָּיב מִשּׁוּם נוֹטֵעַ, וְהַנּוֹטֵעַ וְהַמַּבְרִיךְ וְהַמַּרְכִּיב חַיָּיב מִשּׁוּם זוֹרֵעַ. מִשּׁוּם זוֹרֵעַ אִין, מִשּׁוּם נוֹטֵעַ לָא? אֵימָא: אַף מִשּׁוּם זוֹרֵעַ.
Rav Kahana dit : celui qui taille un arbre et a besoin du bois qu'il a coupé de l'arbre, pour le combustible ou un autre usage, est passible d'apporter deux sacrifices expiatoires : un 'hatat au titre du travail de moissonner (kotser), comme quiconque détache un objet du sol dans le but de récolter l'objet détaché, et un 'hatat au titre du travail de planter, puisqu'il stimule ainsi la croissance de la plante. De même, Rav Yossef dit : celui qui fauche de la luzerne (aspasta) est passible d'apporter deux sacrifices expiatoires : un au titre de moissonner, puisqu'il coupe la plante pour la nourriture du bétail, et un au titre de planter, puisque la coupe stimule la croissance de la luzerne. De même, Abayé dit : celui qui coupe des feuilles de bette (silka) est passible d'apporter deux sacrifices expiatoires : un au titre de moissonner et un au titre de semer.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: זוֹמֵר וְצָרִיךְ לָעֵצִים — חַיָּיב שְׁתַּיִם: אַחַת מִשּׁוּם קוֹצֵר, וְאַחַת מִשּׁוּם נוֹטֵעַ. אָמַר רַב יוֹסֵף: הַאי מַאן דְּקָטֵל אַסְפַּסְתָּא חַיָּיב שְׁתַּיִם: אַחַת מִשּׁוּם קוֹצֵר, וְאַחַת מִשּׁוּם נוֹטֵעַ. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּקָנֵיב סִילְקָא חַיָּיב שְׁתַּיִם: אַחַת מִשּׁוּם קוֹצֵר, וְאַחַת מִשּׁוּם זוֹרֵעַ.
« Et celui qui laboure. » Un tana a enseigné dans une baraïta au sujet du travail de labourer : celui qui laboure, et celui qui creuse ('hofer), et celui qui trace un sillon ('horets) dans le sol — tous ont accompli un seul type de travail. Rav Chéchet dit : celui qui avait un monticule de terre (gavchouchit) et l'a enlevé — dans la maison, aplanissant ainsi la surface, il est passible au titre du travail de bâtir (boné), car il s'adonne ainsi à la construction de la maison ; dans le champ, il est passible au titre du travail de labourer. De même, Rava dit : celui qui avait un trou (gouma) et l'a comblé — dans la maison, il est passible au titre du travail de bâtir ; dans le champ, au titre du travail de labourer.
וְהַחוֹרֵשׁ. תָּנָא: הַחוֹרֵשׁ וְהַחוֹפֵר וְהַחוֹרֵץ כּוּלָּן מְלָאכָה אַחַת הֵן. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָיְתָה לוֹ גַּבְשׁוּשִׁית וּנְטָלָהּ, בַּבַּיִת — חַיָּיב מִשּׁוּם בּוֹנֶה, בַּשָּׂדֶה — חַיָּיב מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ. אָמַר רָבָא: הָיְתָה לוֹ גּוּמָּא וּטְמָמָהּ, בַּבַּיִת — חַיָּיב מִשּׁוּם בּוֹנֶה, בַּשָּׂדֶה — מִשּׁוּם חוֹרֵשׁ.
Rabbi Abba dit : celui qui creuse un trou le Chabbat et ne creuse le trou que parce qu'il a besoin de sa terre est exempt pour cet acte, qui n'est pas le travail de creuser interdit le Chabbat par la loi de la Torah. Et même selon Rabbi Yehouda, qui dit qu'en général celui qui accomplit un travail dont on n'a pas besoin pour lui-même (melakha chééna tsrikha legoufa), c'est-à-dire qu'il accomplit le travail dans un but autre que le résultat direct de cet acte, en est passible — cette règle ne s'applique qu'à un but constructif (metaken). Or ce but-ci est destructeur (mekalkel), puisqu'on accomplit un acte qui dégrade inutilement la surface du sol. C'est pourquoi Rabbi Yehouda conviendrait que, dans ce cas, il est exempt.
אָמַר רַבִּי אַבָּא: הַחוֹפֵר גּוּמָּא בְּשַׁבָּת וְאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לַעֲפָרָהּ — פָּטוּר עָלֶיהָ. וַאֲפִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר מְלָאכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה לְגוּפָהּ חַיָּיב עָלֶיהָ — הָנֵי מִילֵּי מְתַקֵּן, הַאי — מְקַלְקֵל הוּא.
« Et celui qui moissonne. » Il a été enseigné [dans une Tossefta] au sujet du travail de moissonner : celui qui moissonne, celui qui vendange (botser), et celui qui cueille les dattes (goder), et celui qui récolte les olives (massik), et celui qui cueille les figues (oré) — tous [ont accompli] un seul type de travail, car ils consistent tous à cueillir des fruits. Rav Papa dit : celui qui a lancé une motte de terre (pissa) sur un palmier-dattier et en a détaché des dattes est passible d'apporter deux sacrifices expiatoires : un au titre de détacher (tolech), qui est une sous-catégorie (tolda) de la catégorie principale de moissonner ; et un au titre d'extraire (mefarek), qui est une sous-catégorie de la catégorie principale de battre [le grain] (dach), car il sépare quelque chose de comestible, la datte, de son enveloppe, sa grappe. Rav Achi dit : dans ce cas, on est exempt, car ce n'est pas la manière habituelle de détacher, et ce n'est pas la manière habituelle d'extraire, et celui qui accomplit un travail d'une manière inhabituelle (kilachar yad) est exempt.
וְהַקּוֹצֵר. תָּנָא: הַקּוֹצֵר, הַבּוֹצֵר, וְהַגּוֹדֵר וְהַמַּסִּיק, וְהָאוֹרֶה — כּוּלָּן מְלָאכָה אַחַת. אָמַר רַב פָּפָּא: הַאי מַאן דִּשְׁדָא פִּיסָּא לְדִיקְלָא וְאַתַּר תַּמְרֵי חַיָּיב שְׁתַּיִם: אַחַת מִשּׁוּם תּוֹלֵשׁ, וְאַחַת מִשּׁוּם מְפָרֵק. רַב אָשֵׁי אָמַר: אֵין דֶּרֶךְ תְּלִישָׁה בְּכָךְ, וְאֵין דֶּרֶךְ פְּרִיקָה בְּכָךְ.
« Et celui qui engerbe (meamer). » Rava dit : celui qui rassemble du sel (mil'ha) des marais salants est passible au titre du travail d'engerber, car il rassemble une substance du champ en un tas. Abayé dit : il n'en est pas ainsi, car l'interdit d'engerber par la loi de la Torah ne s'applique qu'aux produits qui poussent du sol (guidoulé karka).
וְהַמְעַמֵּר. אָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּכָנֵיף מִילְחָא מִמִּלְחֲתָא חַיָּיב מִשּׁוּם מְעַמֵּר. אַבָּיֵי אָמַר: אֵין עִימּוּר אֶלָּא בְּגִידּוּלֵי קַרְקַע.
« Et celui qui bat le grain (dach). » Un tana a enseigné dans une Tossefta : celui qui bat le grain, et celui qui bat le lin (menapets) pour le détacher de l'enveloppe dure de sa tige, et celui qui frappe une plante de coton (menapet) pour en retirer les graines de coton — tous ont accompli un seul type de travail.
וְהַדָּשׁ. תָּנָא: הַדָּשׁ, וְהַמְנַפֵּץ, וְהַמְנַפֵּט — כּוּלָּן מְלָאכָה אַחַת הֵן.
« Celui qui vanne (zoré), celui qui trie (borer), et celui qui moud (to'hen), et celui qui tamise (meraked). » La Guemara demande : le travail interdit de vanner est le même que le travail interdit de trier, qui est le même que le travail interdit de tamiser. Ils sont tous identiques par la manière dont ils sont accomplis et ont le même objectif : séparer la nourriture du déchet qui l'accompagne. Pourquoi était-il nécessaire de les énumérer tous ? Une réponse fut donnée par Abayé et Rava, qui dirent tous deux et établirent un principe : tout type de travail qui était accompli dans le Tabernacle (Michkan), pour les besoins du Tabernacle,
הַזּוֹרֶה, הַבּוֹרֵר, וְהַטּוֹחֵן, וְהַמְרַקֵּד. הַיְינוּ זוֹרֶה, הַיְינוּ בּוֹרֵר, הַיְינוּ מְרַקֵּד. אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כׇּל מִילְּתָא דַּהֲוַאי בְּמִשְׁכָּן,

Rachi

גמ' מנינא למה לי - ליתני אבות מלאכות הזורע והחורש כו' ואנא חזינא אי ארבעין נינהו:,שאם עשאן כו' - ובא להודיעך שאם נתעלמו כל הלכות שבת ממנו חייב כמה חטאות עליו:

מכרב כרבי - חורשין:,בא"י - קשה היא ואין יכול לכסות בלא חרישה ואשמעינן דהא נמי חרישה היא:

כולן מלאכה אחת הן - דזומר נמי לצמוחי אילנא הוא ונפקא מינה דאי עבד ליה כולן בהדי זורע לא מיחייב אלא חדא דהעושה מלאכות הרבה כו' זורע אב מלאכה ונוטע נמי אב מלאכה הוא דהיינו זורע אלא שזה בזרעים וזה באילנות וכן מבריך ומרכיב אבל זומר תולדה:,זומר חייב - משום תולדת נוטע דלצמוחי עביד:,ונוטע - גופיה וכן מבריך ומרכיב:,חייב משום זורע - כלומר אינהו נמי זורע הן זה אב בזרעים וזה אב באילנות:,משום נוטע לא - אמבריך ואמרכיב קאי:,אימא אף משום זורע - דהך זריעה באילנות ואי עביד ליה בהדי זורע מיחייב חדא ותו לא:

זומר - להצמיח הגפן:,וצריך לעצים - להסקה משום דצריך להם הויא תולדה דקוצר דצריך נמי לקצור:,דקטל אספסתא - שחת וקוצרין אותו ג' פעמים בחדש וחוזר וצומח:,דקניב סילקא - חותך תרדין מן המחובר וחוזרין וגדלין:

החורץ - עושה חריצין בקרקע:,מלאכה אחת הן - אינו חייב אלא אחת דכולהו לרפויי ארעא עבידי:,גבשושית - תל קטן:,בבית - שייך בנין שמתכוין להשוות קרקעיתו:,משום חורש - דמרפי ארעא:,גומא וטממה - בעפר היינו חורש שהעפר שמילאה בו הוי רפוי וטוב לזריעה והשוה לקרקע להיות נזרע עם השדה:

אלא לעפרה - לכסות צואה:,פטור עליה - ואין כאן משום בנין בבית דקלקול הוא ולזריעה נמי לא חזיא אבל אם היה צריך לה חייב משום בונה:,לרבי יהודה - בפרק המצניע (לקמן שבת צג:) גבי מוציא את המת במטה:,מתקן - כמו מוציא את המת לקוברו אינו צריך לגופה דהוצאה ולא למת אלא לפנות ביתו והוצאה הצריכה לגופה כגון שהוא צריך לחפץ זה במקום אחר:,מקלקל הוא - את ביתו:

גודר - בתמרים:,ומוסק - בזיתים:,אורה - בתאנים:,דשדא פיסא לדיקלא - זרק פיסת רגבים לדקל:,ואתר תמרי - השיר התמרים:,תולש - תולדה דקוצר:,מפרק - תולדה דדש שמפרק תבואה משבליה לשון פורק מן החמור דישקארגיי"ר בלע"ז רבינו לוי וגם בתשובת רבינו משולם הגאון מצאתי כן ואף זה מפרק התמרים מן המכבדות:,אין דרך תלישה ופריקה בכך - על ידי זריקה אלא או ביד או בכלי ותולש כלאחר יד הוא ופטור:

דכניף מלחא ממלחתא - שצבר מלח ממשרפות מים דמתרגמינן חריצי ימא (יהושע יא) שממשיך לתוכו מים מן הים והחמה שורפתן והן נעשין מלח ואותו חריץ קרי מילחתא:,משום מעמר - שאף הוא כמאסף בשבלין הוא:

המנפץ - פשתן בגבעולין:,והמנפט - צמר גפן בקשת כדרך האומנין וצמר גפן גידולי קרקע הוא להכי קרי ניפוט דיליה תולדה דדש שמפרק גרעינין ממנו ולא קרי ליה תולדת מנפץ דצמר:

ה"ג היינו זורה היינו בורר היינו מרקד - היינו כמו הי ניהו כלומר דמפליג להו תנא דמתניתין לתלת והלא כולן מלאכה אחת הן דמפריש אוכל מן הפסולת:

Tossafot

מכדי מכרב כרבי ברישא והדר כו' - לא שייך למידק הכי בהא דקתני המכבה ברישא והדר המבעיר דהכא כל סידורא דפת נקט כסדר לבד מחרישה:

משום זורע - אין להוכיח מכאן דצריך להתרות אתולדה משום אב דהא לא קאמר שצריך להתרותו משום זורע אלא דאם התרה בו משום זורע דחייב אבל בריש פרק תולין (לקמן שבת קלח.) משמע קצת דצריך להתרות אתולדה משום אב דקאמר משמר משום מאי מתרינן ביה (שיהא חייב) רבה אמר משום בורר רבי זירא אמר משום מרקד וגם זה יש לדחות דהכי פירושו משום מאי מתרינן ביה שיהא חייב רבה אמר משום בורר אבל אם התרו בו משום מרקד פטור כיון דמתרהו משום דבר שאינו דומה לו הוא סבר שהוא מלעיג בו ופטור אבל אם התרה בו סתם אל תשמר חייב ונראה שגם ר"ח רוצה לפרש כן ועוד ראיה דבריש בבא קמא (דף ב.) קאמר ולר' אליעזר דמחייב אתולדה במקום אב אמאי קרי ליה אב ואמאי קרי ליה תולדה ולא משני דלהכי קרי ליה אב דצריך להתרות אתולדה [משום] אב:

זומר וצריך לעצים חייב שתים - והא דאמר בפ' זה בורר (סנהדרין דף כו.) תו חזיוה לההוא גברא דהוה קא כסח אמר להן כהן וזמיר אמרו ליה יכול לומר לעקל בית הבד אני צריך אף על גב דהכא אמר חייב משום נוטע התם מיירי בכה"ג שאין האילן מיתקן בכך אלא מתקלקל:,וצריך לעצים - נראה דאפילו לר' יהודה דמחייב מלאכה שאינה צריכה לגופה בעינן צריך לעצים דלא מיקרי בעצים קוצר אלא בענין זה מידי דהוה אקורע על מנת לתפור ומוחק על מנת לכתוב וכדאמר רבי יוחנן לקמן בפ' חבית (שבת דף קמה.) אחד כבשים ואחד שלקות שסחטן לגופן מותר למימיהן חייב חטאת ואמאי שרי לגופן ליהוי כמלאכה שאינה צריכה לגופה אלא טעמא לפי שאין דרך דישה בכך:

ואחת משום מפרק - אין נראה לר"י כמו שמפרש רש"י שמפרק האילן ממשאו מן הפירות שעליו אלא כמו שפירש רבינו שמואל שיש על התמרים קליפה העליונה וכשהוא מכה בתמרים מפרק את הקליפה מן התמרים והוי כמו דש שמפרק את התבואה מן השבולת:,מפרק - פירש"י דהוה תולדה דדש וקשה לר"ת דבשילהי המצניע (לקמן שבת צה.) אמר דחולב חייב משום מפרק ואי הוה תולדה דדש הא אמר לקמן גבי הפוצע חלזון דלרבנן אין דישה אלא בגידולי קרקע ואין לומר דדוקא חלזון שהוא דג פטרי רבנן דלא הוי גידולי קרקע אבל בחולב מחייבי דבהמה חשיבא גידולי קרקע כדמוכח בריש בכל מערבין (עירובין דף כז:) דהא [ע"כ טעמא דרבנן משום] דילפינן להו מסממנין שבמשכן דאין דישה אלא בגידולי קרקע לגבי דבר הגדל ממש מן הקרקע לא חשיבא בהמה גידולי קרקע כדאמרינן בהשוכר את הפועלים (ב"מ פט.) מה דיש מיוחד שהוא גידולי קרקע ופועל אוכל בו אף כל כו' יצא החולב והמגבן כו' ודוחק לומר דברייתא דהמצניע אתיא כר"י דפליג לקמן אדרבנן ונראה לר"ת דמפרק חייב משום ממחק דכשחולב ממחק את הדד ומחליקו ואין נראה לר"י דבפרק חבית (לקמן שבת קמד:) אמרינן חולב אדם לתוך הקדרה אבל לא לתוך הקערה ולר"ת מה לי לתוך הקדרה מה לי לתוך הקערה ולפירוש הקונטרס א"ש דמעיקרא כשהיה בדדין חשיב אוכל וכשחולב לתוך הקדרה (דהשתא) נמי הוי אוכל ולא דמי לדש שנשתנה ונראה דלפירוש הקונטרס הלכה כרבי יהודה דהאמר בפרק אע"פ (כתיבות ס.) אמר רבי מרינוס גונח יונק חלב בשבת מ"ט מפרק כלאחר יד הוא ובמקום צער לא גזרו רבנן ופסיק התם רב יוסף הלכתא כרבי מרינוס ואין נראה לומר דאף לרבנן אסור מדרבנן דמיחזי כמפרק ואף על גב דלא אסירא אלא מדרבנן לא שרי אלא משום דאיכא תרתי כלאחר יד ובמקום צער:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 73b
100%
שבת ע״ג במַסֶּכֶת שַׁבָּת