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Traité Shabbat

71a

Étude de Shabbat 71a

Étude de la Guémara 71a

Guémara
Néanmoins, dans ce cas, le sacrifice expiatoire (korban 'hatat) qui a expié l'acte involontaire de moisson (ketsira), accompli alors que son action était involontaire quant au Chabbat [il ignorait que c'était Chabbat], entraîne avec lui l'expiation du second acte involontaire de moisson, accompli alors que son action était involontaire quant au travail interdit [il savait que c'était Chabbat mais ignorait que moissonner est interdit], et pour lequel il était aussi tenu d'apporter un sacrifice expiatoire. Et de même, le sacrifice expiatoire qui a expié l'acte involontaire de mouture (te'hina), accompli alors que son action était involontaire quant au Chabbat, entraîne avec lui l'expiation de l'acte involontaire de mouture accompli alors que son action était involontaire quant au travail interdit. Puisque le sacrifice a été offert après qu'il eut commis les deux transgressions, il obtient l'expiation par un seul sacrifice, bien qu'il ait accompli plusieurs formes de la transgression dans un seul oubli (he'lem). Cependant, si l'ordre des événements dans ce cas était différent, en ce qu'il a pris conscience d'une moisson accomplie alors que son action était intentionnelle quant au Chabbat et involontaire quant aux travaux interdits, et qu'il a mis de côté un sacrifice pour expier sa transgression involontaire, et que seulement ensuite il a pris conscience d'avoir accompli les travaux de moisson et de mouture alors que ses actions étaient involontaires quant au Chabbat — alors le sacrifice expiatoire qu'il apporte pour la moisson entraîne avec lui l'expiation de la moisson précédente et de la mouture qui l'accompagne. Pour ce qui est de l'oubli relatif au Chabbat, moisson et mouture sont considérées comme une seule faute, et l'expiation de l'une expie l'autre. Et la mouture parallèle qu'il a accomplie en même temps que cette dernière moisson reste à sa place, c'est-à-dire qu'il n'obtient pas l'expiation pour cette transgression ; lorsqu'il en prendra conscience, il apportera un sacrifice séparé pour l'expier.
קְצִירָה גּוֹרֶרֶת קְצִירָה, וּטְחִינָה גּוֹרֶרֶת טְחִינָה. אֲבָל נוֹדַע לוֹ עַל קְצִירָה שֶׁל זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת — קְצִירָה גּוֹרֶרֶת קְצִירָה וּטְחִינָה שֶׁעִמָּהּ, וּטְחִינָה שֶׁכְּנֶגְדָּהּ בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת.
Abayé dit : la mouture aussi entraîne avec elle la mouture postérieure, car la désignation de « mouture » est une seule [c'est un seul et même nom de transgression]. Puisqu'il a obtenu l'expiation pour un acte de mouture, l'expiation est obtenue pour le second acte de mouture également, car ils ont été accomplis dans un seul oubli, et il n'en a pris conscience qu'après l'achèvement des actes. La Guemara demande : et Rava est-il d'avis que l'expiation peut être obtenue par voie d'entraînement (gerira) ? N'a-t-il pas été enseigné qu'il existe sur ce point une controverse, dans un cas où quelqu'un a mangé par mégarde deux volumes d'olive (kazaït) de graisse interdite ('helev) dans un seul oubli — par exemple il a mangé deux morceaux de graisse interdite provenant de parties différentes de l'animal, croyant qu'il s'agissait de graisse permise ? On est tenu d'apporter un sacrifice expiatoire pour cette transgression. Et dans un cas où il a pris conscience que l'un des volumes d'olive était de la graisse interdite, puis a mangé un troisième volume d'olive encore au milieu de l'oubli du deuxième morceau de graisse interdite — c'est-à-dire qu'il n'avait pas encore pris conscience que le deuxième des volumes d'olive d'origine était bien interdit, et qu'après avoir mangé le troisième volume d'olive, il a pris conscience à la fois du deuxième et du troisième morceaux de graisse. Rava dit : s'il a apporté un sacrifice pour le premier, l'expiation est obtenue pour les transgressions du premier et du deuxième volumes d'olive, puisqu'il a mangé les deux dans un seul oubli ; cependant, l'expiation n'est pas obtenue pour le troisième, car la prise de conscience [intercalée] du premier volume d'olive s'interpose.
אַבָּיֵי אָמַר: טְחִינָה נָמֵי גּוֹרֶרֶת טְחִינָה, שֵׁם טְחִינָה אַחַת הִיא. וּמִי אִית לֵיהּ לְרָבָא גְּרִירָה? וְהָא אִיתְּמַר: אָכַל שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד, וְנוֹדַע לוֹ עַל אַחַת מֵהֶן, וְחָזַר וְאָכַל כְּזַיִת בְּהֶעְלֵמוֹ שֶׁל שֵׁנִי. אָמַר רָבָא: הֵבִיא קׇרְבָּן עַל רִאשׁוֹן — רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי מִתְכַּפְּרִין, שְׁלִישִׁי אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר.
S'il a apporté un sacrifice pour le troisième après avoir pris conscience d'avoir fauté, l'expiation est obtenue pour les transgressions du troisième et du deuxième, puisque tous deux ont été accomplis dans un seul oubli ; cependant, l'expiation n'est pas obtenue pour la transgression du premier, qui s'est produite dans un oubli distinct. S'il a apporté un sacrifice pour celui du milieu, l'expiation est obtenue pour tous, car le premier et le troisième volumes d'olive ont chacun un oubli commun avec le deuxième. Abayé dit : même s'il a apporté un sacrifice pour l'un quelconque d'entre eux, l'expiation est obtenue pour tous, par voie d'entraînement (gerira). Puisqu'il a obtenu l'expiation pour l'un des volumes d'olive, cette expiation entraîne avec elle l'expiation des autres volumes d'olive avec lesquels il partageait un oubli. En tout cas, Rava n'est apparemment pas d'avis que l'expiation entraîne avec elle [une autre] expiation. Comment, alors, peut-il dire que l'expiation de la moisson entraîne avec elle l'expiation d'autres actes de moisson ? La Guemara répond : après avoir entendu cette halakha de la bouche d'Abayé, il l'a adoptée. La Guemara soulève une difficulté : s'il en est ainsi, si Rava accepte le principe de l'entraînement, alors, par ce même principe, la mouture devrait elle aussi entraîner [l'expiation de] la mouture. La Guemara répond : il y a une différence. Bien qu'il soit d'avis que l'expiation puisse être obtenue par voie d'entraînement, il n'est pas d'avis qu'une expiation obtenue par entraînement puisse entraîner une expiation supplémentaire par entraînement. L'expiation de la transgression initiale de mouture n'a été obtenue que par le fait d'être entraînée par l'expiation de la moisson ; Rava soutient qu'elle ne peut alors pas, à son tour, entraîner l'expiation du dernier acte de mouture.
הֵבִיא קׇרְבָּן עַל הַשְּׁלִישִׁי — שְׁלִישִׁי וְשֵׁנִי מִתְכַּפְּרִין, רִאשׁוֹן אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר. הֵבִיא קׇרְבָּן עַל הָאֶמְצָעִי — נִתְכַּפְּרוּ כּוּלָּן. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ הֵבִיא קׇרְבָּן עַל אֶחָד מֵהֶן — נִתְכַּפְּרוּ כּוּלָּן. בָּתַר דְּשַׁמְעַהּ מֵאַבָּיֵי, סַבְרַהּ: אִי הָכִי, טְחִינָה נָמֵי תִּגְרֹר לִטְחִינָה! גְּרִירָה אִית לֵיהּ, גְּרִירָה דִגְרִירָה לֵית לֵיהּ.
La Guemara fait remarquer : une chose qui était évidente pour Abayé et Rava était un dilemme (be'aya) pour Rabbi Zéira. Dans un cas où l'action de quelqu'un était intentionnelle quant au Chabbat et involontaire quant aux travaux, et dans un cas où son action était involontaire quant au Chabbat et intentionnelle quant aux travaux, il n'est tenu d'apporter qu'un seul sacrifice expiatoire pour la violation involontaire du Chabbat. Cela n'était pas évident pour Rabbi Zéira, car Rabbi Zéira souleva un dilemme devant Rabbi Assi — et certains disent que c'est Rabbi Yirmeya qui souleva un dilemme devant Rabbi Zéira : si quelqu'un a moissonné et moulu du grain dans la mesure d'une demi-figue sèche (grogeret) alors que son action était involontaire quant au Chabbat et intentionnelle quant aux travaux interdits — il n'est certainement pas tenu [d'un sacrifice] selon la loi de la Torah, car il a moissonné et moulu moins que la mesure minimale de culpabilité — puis qu'il a moissonné ou moulu du grain dans la quantité d'une demi-figue sèche alors que son action était intentionnelle quant au Chabbat et involontaire quant aux travaux interdits : se joignent-ils [les deux demi-mesures] pour constituer la mesure minimale qui détermine la culpabilité d'apporter un sacrifice expiatoire lorsqu'il prend conscience d'avoir fauté ? Il lui répondit : elles sont distinctes quant aux sacrifices expiatoires — c'est-à-dire que si quelqu'un a moissonné et moulu la mesure minimale qui détermine la culpabilité, il est tenu d'apporter deux sacrifices expiatoires — et c'est pourquoi elles ne se joignent pas pour constituer la mesure minimale.
מִילְּתָא דִּפְשִׁיטָא לְהוּ לְאַבָּיֵי וְרָבָא מִבַּעְיָא לְרַבִּי זֵירָא. דְּבָעֵי רַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: קָצַר וְטָחַן חֲצִי גְרוֹגֶרֶת בְּשִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת, וְחָזַר וְקָצַר וְטָחַן חֲצִי גְרוֹגֶרֶת בִּזְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת, מַהוּ שֶׁיִּצְטָרְפוּ? אֲמַר לֵיהּ: חֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת, וְלֹא מִצְטָרְפִין.
La Guemara demande : et partout où elles sont distinctes quant aux sacrifices expiatoires, ne se joignent-elles pas ? N'avons-nous pas appris dans une michna : si quelqu'un a mangé un morceau de graisse interdite ('helev) puis a mangé un autre morceau de graisse interdite, chacun plus grand que la mesure de culpabilité, dans un seul oubli, il n'est tenu d'apporter qu'un seul sacrifice expiatoire ? Dans le cas suivant de la michna, quatre éléments sont énumérés : si quelqu'un les mange par mégarde, il est tenu d'apporter un sacrifice expiatoire [pour chacun]. S'il a mangé de la graisse interdite, et du sang (dam), et du notar — des [restes de] sacrifices subsistant après l'expiration du temps où ils peuvent être consommés —, et du pigoul — des sacrifices invalidés par une intention inappropriée pendant qu'on les offrait — dans un seul oubli, il est tenu d'apporter un sacrifice expiatoire pour chacun et chacun [d'eux]. Telle est la sévérité qui s'applique à de nombreux types de transgressions par rapport à un seul et même type. Et voici la sévérité d'un seul type par rapport à de nombreux types : que si quelqu'un a mangé un demi-volume d'olive (kazaït) puis a mangé un autre demi-volume d'olive d'un seul type, il est tenu, parce que les deux demi-mesures se joignent pour constituer une mesure unique ; mais s'il a mangé deux moitiés d'un volume d'olive de deux types, il est exempt.
וְכׇל הֵיכָא דַּחֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת לָא מִצְטָרְפִי? וְהָתְנַן: אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָכַל חֵלֶב וָדָם וְנוֹתָר וּפִגּוּל בְּהֶעְלֵם אֶחָד — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, זֶה חוֹמֶר בְּמִינִין הַרְבֵּה מִמִּין אֶחָד. וְזֶה חוֹמֶר בְּמִין אֶחָד מִמִּינִין הַרְבֵּה: שֶׁאִם אָכַל חֲצִי זַיִת וְחָזַר וְאָכַל חֲצִי זַיִת מִמִּין אֶחָד — חַיָּיב, מִשְּׁנֵי מִינִין — פָּטוּר.
Et nous avons discuté de cette michna : lorsque nous avons appris le cas de celui qui a mangé deux moitiés d'un volume d'olive (kazaït) d'un seul type, était-il nécessaire de dire qu'il est tenu ? Cela est évident. Et Rich Lakich dit au nom du Sage, bar Touteni : de quoi traitons-nous ici ? Nous traitons d'un cas où il a mangé deux moitiés d'un volume d'olive provenant de deux plats (tam'houyin), où chaque moitié a été préparée séparément, et ceci est conforme à l'avis de Rabbi Yehochoua, qui dit que les plats séparent. Celui qui mange deux volumes d'olive d'aliment interdit qui a été préparé dans deux plats différents au cours d'un seul oubli est tenu d'apporter un sacrifice expiatoire pour chacun. De peur que tu ne dises que Rabbi Yehochoua a énoncé son avis selon lequel les plats séparent à la fois comme une indulgence (koula) et comme une rigueur ('houmra) — et que donc celui qui a mangé deux moitiés d'un volume d'olive provenant de deux plats serait exempt — la michna nous enseigne que Rabbi Yehochoua n'a pas énoncé son avis comme une indulgence : il l'a énoncé comme une rigueur.
וְהָוֵינַן בַּהּ: מִמִּין אֶחָד חַיָּיב צְרִיכָא לְמֵימַר? וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵנִי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחַלְּקִין. מַהוּ דְּתֵימָא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא — קָא מַשְׁמַע לַן דִּלְקוּלָּא לָא אָמַר, לְחוּמְרָא קָאָמַר.
Mais ici, où elles sont distinctes quant au nombre de sacrifices expiatoires — c'est-à-dire que, selon Rabbi Yehochoua, celui qui mange un volume d'olive de chacun des deux plats est tenu d'apporter deux sacrifices expiatoires — et néanmoins les deux moitiés d'un volume d'olive provenant des deux plats se joignent et constituent une mesure pleine et le rendent tenu d'apporter un sacrifice expiatoire ! Rabbi Zéira dit à Rabbi Yirmeya : le Maître a enseigné la réponse de Rich Lakich à propos de la première partie (récha) de la michna, et elle lui est difficile. Nous, nous avons enseigné la réponse de Rich Lakich à propos de la dernière partie (séfa) de la michna, et elle ne nous est pas difficile. Lorsque nous avons appris dans la dernière partie de la michna : celui qui a mangé deux moitiés d'un volume d'olive de deux types, était-il nécessaire de dire qu'il est exempt ? Cela est évident. Rich Lakich dit au nom de bar Touteni : en réalité, cela se réfère même à un cas où l'interdit provenait d'un seul type d'aliment. Et pourquoi alors la michna l'appelle-t-elle « deux types » ? Parce qu'il le mange dans les deux plats séparés où il a été préparé. Et cette règle est conforme à l'avis de Rabbi Yehochoua, qui dit que les plats séparent. Et ceci nous enseigne que Rabbi Yehochoua a énoncé son avis selon lequel les plats séparent à la fois comme une indulgence et comme une rigueur.
וְהָא הָכָא דַּחֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת, וְקָא מִצְטָרְפִי! אֲמַר לֵיהּ: מָר אַרֵישָׁא מַתְנֵי לַהּ וְקַשְׁיָא לֵיהּ. אֲנַן אַסֵּיפָא מַתְנִינַן לַהּ, וְלָא קַשְׁיָא לַן: מִשְּׁנֵי מִינִין פָּטוּר, צְרִיכָה לְמֵימַר? וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵנִי לְעוֹלָם מִמִּין אֶחָד. וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״שְׁנֵי מִינִין״ — שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחַלְּקִין. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן: דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא.
La Guemara demande : du fait que la dernière partie (séfa) se réfère à un seul type d'aliment et à un cas où les deux moitiés d'un volume d'olive ont été préparées dans deux plats, comme expliqué plus haut,
מִדְּסֵיפָא מִין אֶחָד וּשְׁנֵי תַמְחוּיִין,

Rachi

קצירה גוררת קצירה - שניה בכפרתה וטחינה גוררת את הטחינה השניה ונתכפרו כולן דקיימא לן אכל שני זיתי חלב בהעלם אחד אינו חייב אלא אחת וזה שעשה שתי קצירות בהעלם אחד שלא נודע לו בין קצירה לקצירה שחטא ואע"פ שהעלמה של שניה חלוק קצת משל ראשונה סוף סוף העלם אחד הוא דלא נודע לו חטאו בינתים וידיעות [חטא] הוא דמחלקת הלכך חטאת זו שבאה על הקצירה וטחינה ראשונה אתרווייהו קיימא ונתכפרו עם הקצירה כל קצירות שעליו שנעשו בהעלם אחד ועם הטחינה נתכפרו כל הטחינות שעליו כשעשאן בהעלם אחד:,אבל נודע לו על הקצירה - אחרונה שבזדון שבת ושגגת מלאכות והפריש עליה קרבן הואיל ובקרבן זה לא שייכא טחינה שעמה דהא אכל חדא מיחייב אי הוה מתידעי ליה תרווייהו:,קצירה גוררת קצירה - ראשונה:,קצירה גוררת קצירה - כמשפט דשני זיתי חלב בהעלם אחד הן וטחינה שעם קצירה ראשונה היינו משום גרירה דאף על גב דעיקר קרבן לאו משום קצירה דבהדה אתא הואיל ואיכפר ליה בהדי קצירה בתרייתא גררה לטחינה שעמה בהדה שהרי שתיהן היו תלויות בקרבן אחד ואין כפרה לזו בלא זו:,וטחינה שעמה - של ראשונה:,וטחינה אחרונה - שכנגדה של ראשונה:,במקומה עומדת - וכי מתידע ליה מיחייב עלה:

וטחינה שכנגדה עומדת במקומה - דגרירה לגרירה לא אמרינן לאיכפורי טחינה אחרונה עם טחינה ראשונה משום שני זיתי חלב בהעלם אחד דהא קמייתא גופה בגרירה היא דמיכפרה:,שם טחינה אחת היא - ואע"ג דקמייתא גופא בגרירה אתיא אמרינן גרירה לגרירה:,ומי אית ליה לרבא גרירה - אטחינה שעמה קפריך דמגררה עם הקצירה ואע"ג דקרבן לאו אההיא קצירה איפריש דאינך כולהו לאו גרירה איכא דקצירה וקצירה בהעלם אחד לאו גרירה היא דכל שם עבירה הנכפל כמה פעמים בהעלם אחד אין בו אלא חטאת אחת:,ראשון ושני מתכפרין - שהרי בהעלמו היה:,שלישי אין מתכפר - ולא אמרינן הואיל והשני מתכפר עם הראשון שבהעלמו ליגרריה לשלישי עמו בכפרתו ואע"ג דלא שייך בהדי ראשון:

הביא קרבן כו' - שכשהפרישו הזכיר בו שם אותו זית:,הביא קרבן על האמצעי נתכפרו כולם - ואין זה גרירה אלא כולם בהעלם של זה היו:,אביי אמר כו' - דאית ליה גרירה:,בתר דשמעיה - רבא מאביי דאמר אפילו הביא קרבן על אחד מהם נתכפרו כולם דאית ליה גרירה הדר ביה איהו ואמר לההיא דלעיל דמיכפרה טחינה שעמה בגרירה:,אי הכי - דכאביי סבירא ליה דאמר גרירה:,טחינה - שעמה דאיכפרה בגרירה תגרור נמי לטחינה שכנגדה משום שני זיתי חלב בהעלם אחד:,גרירה דגרירה - כי הך דטחינה קמייתא לא איכפרה אלא בגרירה דלא עליה ולא על קצירה שעמה בא הקרבן אלא דאגריר בהדי קצירה הלכך לא הדרה גרירה לבתרייתא משום שם טחינה:

מילתא דפשיטא להו - דזדון שבת ושגגת מלאכות וזדון מלאכות ושגגת שבת אין חלוקין לחטאות כדקאמרי דזה מתכפר בקרבנו של זה ולא אמרינן כשני העלמות נינהו וניחייב חד אזדון שבת ושגגת מלאכות וחד אשגגת שבת וזדון מלאכות ואע"ג דחד גופה דעבירה היא מספקא ליה כו':,קצר וטחן - קצר או טחן:,חזר וקצר כו' - ולא נודע לו בינתים על חטאו:,מהו שיצטרפו - קצירה וקצירה לכשיעור ויתחייב מי הוי העלם אחד ומצטרפי או דילמא כשני העלמות נינהו ולא מצטרפין:,חלוקין לחטאות - אי הוי כשיעור לכל חד אין אחד מהן מתכפר בקרבן הבא על חברו הלכך לא מצטרפי:

הכי גרסינן וכל היכא דחלוקין לחטאות לא מצטרפי והא תנן כו':,חלב וחלב - שני זיתים והפסיק ביניהם יותר מכדי אכילת פרס דהוו להו שתי אכילות:,שאם אכל חצי זית וחזר ואכל חצי זית - באותו העלם וכגון שלא שהה מתחילתו של ראשון עד סוף גמר אכילת אחרון יותר מכדי אכילת פרס ממין אחד מצטרפין:

צריכא למימר - הא חדא אכילה היא דבשתי אכילות ליכא למאן דאמר חייב:,תוטני - שם חכם:,שני תמחויין - שני מיני תבשיל אחד צלי ואחד שלוק:,ורבי יהושע היא - בכריתות דאמר תמחויין מחלקין לאוכל שני זיתים בהעלם אחד בשני תמחויין לחייבו שתי חטאות ואיצטריכא לאשמעינן דלענין חצי שיעור מצטרפי דמהו דתימא בין לקולא כי הכא בין לחומרא כגון שיעור שלם אמר רבי יהושע דחלוקין הן וגבי שני חצאי שיעור פטור והיינו קולא וגבי שני זיתים שלימים חייב שתים והיינו חומרא:

ארישא מתני - להא דריש לקיש:,אסיפא מתנינן לה - ולא איתמר הכי:

Tossafot

גרירה דגרירה לית ליה - ומה שגוררת קצירה וטחינה שעמה לא חשיב גרירה דגרירה כדפי' בקונט' דמה שגוררת קצירה לקצירה לא חשיב גרירה כיון דהוי בהעלם אחד אבל טחינה שכנגדה חשיבא גרירה משום דקצירה של זדון שבת אינה גוררת טחינה של שגגת שבת אלא על ידי הקצירה שעמה היא נגררת שעיקר קרבן אינה בשבילה ולר"י נראה דקצירה חשיבא גרירה מדקאמר קצירה גוררת קצירה אבל ההיא דטחינה לא חשיבא גרירה דגרירה שאינו יכול לכפר על הקצירה אא"כ תתכפר הטחינה עמה ואע"ג דשני זיתי חלב בהעלם אחד לא חשיבא גרירה מ"מ קצירה וקצירה שאני שהאחת בשגגת שבת והאחת בזדון שבת וטעמא דמאן דאמר בסמוך דקצירה וקצירה אין מצטרפין היינו משום דלית ליה גרירה וקשה לרשב"א לפי זה הוה מצי למצוא פלוגתייהו דאביי ורבא אפילו בשלשה קצירות כגון שקצר בשגגת שבת וזדון מלאכות וחזר וקצר בזדון שבת ושגגת מלאכות ונודע לו הראשונה וחזר וקצר בשגגת שבת וזדון מלאכות דלרבא הביא קרבן על הראשון שני נתכפר שלישי לא נתכפר ולאביי גם שלישי נתכפר:

ממין אחד חייב פשיטא - הוה מצי לשנויי הא מני רבן גמליאל היא כדאמרינן בסמוך:

אנן אסיפא מתנינן לה - אפילו ארישא הוה מצי לשנויי כגון שאכלו בשני תמחויין ולאפוקי מרבי יהושע דאמר תמחויין מחלקין אפילו לקולא אלא דניחא ליה לאוקמי כר' יהושע:,משני מינין פשיטא - אף על גב דלענין מלקות מצטרפין כדאמרינן בפרק בתרא דמס' ע"ז (דף סי.) ובמס' מעילה (דף יז:) לענין קרבן פשיטא ליה דאין מצטרפין:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 71a
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שבת ע״א אמַסֶּכֶת שַׁבָּת