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Traité Shabbat

6b

Étude de Shabbat 6b

Étude de la Guémara 6b

Guémara
[Rabbi Yéhouda enseigne au sujet de celui qui souhaite transformer la réchout harabim en un espace où il serait permis de porter :] il place un poteau haut de dix téfa'him d'un côté, perpendiculaire à la réchout harabim. Cela crée une cloison symbolique qui, dans les lois des ruelles, a le statut légal d'une cloison. Et il peut placer un poteau supplémentaire de l'autre côté, ce qui a le même statut légal que s'il avait fermé la réchout harabim sur tous ses côtés. Ou bien il peut appliquer une autre solution propre aux ruelles, en plaçant une poutre s'étendant ici, depuis l'extrémité d'une maison jusqu'à l'extrémité de la maison qui lui fait face. Cela crée une cloison symbolique en travers de la largeur de la rue. Et il peut placer une poutre s'étendant de l'autre côté, depuis l'autre maison. Selon Rabbi Yéhouda, de cette manière, il est permis de porter des objets et de les déposer dans l'espace situé entre les cloisons symboliques, comme on le ferait dans une réchout haya'hid. Les Sages lui dirent : on ne fait pas de eirouv dans la réchout harabim de cette manière. Celui qui cherche à transformer une réchout harabim en réchout haya'hid doit ériger des cloisons réelles.
לֶחִי מִכָּאן, וְלֶחִי מִכָּאן, אוֹ קוֹרָה מִכָּאן וְקוֹרָה מִכָּאן, וְנוֹשֵׂא וְנוֹתֵן בָּאֶמְצַע. אָמְרוּ לוֹ: אֵין מְעָרְבִין רְשׁוּת הָרַבִּים בְּכָךְ!
La Guemara s'interroge sur le langage de la Tossefta [qui a dit] : « ceci est une réchout haya'hid parfaite ». Et pourquoi l'a-t-on qualifiée de « parfaite » ? La Guemara répond : de peur que tu ne dises : lorsque les Sages sont en désaccord avec Rabbi Yéhouda et affirment que ce n'est pas une réchout haya'hid, cela ne vaut qu'à l'égard de l'interdiction d'y porter le Chabbat — au moyen de ces cloisons, l'espace n'a pas été rendu réchout haya'hid parfaite au point qu'il soit permis d'y porter ; cependant, à l'égard de l'interdiction de lancer depuis la réchout harabim vers cet endroit, les Sages s'accorderaient avec Rabbi Yéhouda [pour dire] que l'espace entre les cloisons serait considéré comme réchout haya'hid selon la loi de la Torah, et que ce serait interdit. C'est pourquoi le Tana nous enseigne que, selon les Sages, ce n'est aucunement une réchout haya'hid.
וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ ״גְּמוּרָה״? מַהוּ דְתֵימָא: כִּי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה דְּלָא הָוֵי רְשׁוּת הַיָּחִיד, הָנֵי מִילֵּי לְטַלְטֵל, אֲבָל לִזְרוֹק מוֹדוּ לֵיהּ — קָא מַשְׁמַע לַן.
Il a également été enseigné dans la Tossefta, au sujet de la définition de la réchout harabim, que le Maître a dit, avec une insistance ajoutée : « ceci est la réchout harabim ». La Guemara demande : qu'est-ce que cette insistance vient exclure ? La Guemara répond : ici, la Tossefta vient exclure une autre halakha de Rabbi Yéhouda. Comme nous l'avons appris dans une MISHNA : [les Sages permirent à ceux qui montaient à Jérusalem en pèlerinage pour la Fête de placer des poteaux servant de limites symboliques autour des puits, afin de rendre les puits et leurs alentours réchout haya'hid, de sorte que les pèlerins puissent puiser de l'eau même le Chabbat.] Rabbi Yéhouda dit : si le chemin de la réchout harabim traverse [l'aire des puits et des poteaux] et les obstrue, on doit le détourner sur les côtés, afin que les passants ne traversent plus cet endroit. À son avis, le passage de nombreuses personnes par cette aire annule la réchout haya'hid formée seulement au moyen de limites symboliques. Et les Sages disent : on n'a pas besoin [de détourner le chemin]. L'insistance de la Tossefta — « ceci est la réchout harabim » — enseigne que seuls les espaces précis qui y sont énumérés relèvent de la catégorie de réchout harabim ; en revanche, un puits autour duquel on a établi des cloisons n'est plus du domaine de la réchout harabim, même si la multitude continue d'y marcher.
אָמַר מָר: ״זוֹ הִיא רְשׁוּת הָרַבִּים״. לְמַעוֹטֵי מַאי? לְמַעוֹטֵי אִידַּךְ דְּרַבִּי יְהוּדָה. דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם הָיְתָה דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים מַפְסַקְתָּן — יְסַלְּקֶנָּה לִצְדָדִין. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ צָרִיךְ.
La Guemara demande : et pourquoi la qualifie-t-on de « parfaite » [ici aussi] ? La Guemara répond : cette insistance était superflue. Mais, puisqu'il a enseigné la première partie de la Tossefta en employant le terme « parfaite », il a aussi enseigné la dernière partie en employant le terme « parfaite », par souci d'uniformité.
וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ ״גְּמוּרָה״? אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״גְּמוּרָה״, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא ״גְּמוּרָה״.
À l'égard des lieux qualifiés de réchout harabim, la Guemara demande : qu'on inclue aussi le désert parmi les lieux considérés comme réchout harabim ! N'a-t-il pas été enseigné dans une autre baraïta : qu'est-ce que la réchout harabim ? Une voie principale, une grande place, les ruelles ouvertes [aux deux extrémités], et le désert ! Abayé dit : ce n'est pas une difficulté, car ici — où l'on énumère le désert parmi les réchout harabim — il s'agit de l'époque où Israël demeurait dans le désert, et où c'était un lieu fréquenté par la multitude ; et là — où le désert n'est pas énuméré parmi les réchout harabim — il s'agit de notre époque, où la multitude ne s'y rassemble pas.
וְלַחֲשׁוֹב נָמֵי מִדְבָּר, דְּהָא תַּנְיָא: אֵיזוֹ הִיא רְשׁוּת הָרַבִּים? — סְרַטְיָא וּפְלַטְיָא גְּדוֹלָה, וּמְבוֹאוֹת הַמְפוּלָּשִׁין, וְהַמִּדְבָּר! אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל שְׁרוּיִין בַּמִּדְבָּר. כָּאן בִּזְמַן הַזֶּה.
Il a également été enseigné dans la Tossefta que le Maître a dit : si l'on a porté un objet au-dehors et qu'on l'a fait entrer le Chabbat [d'un domaine à l'autre], par inadvertance, on est passible d'apporter un sacrifice 'hatat ; si on l'a fait délibérément [sans témoins ni avertissement], on est passible de karét, retranchement de la main du Ciel ; et [si l'on a été averti devant témoins], on est puni par lapidation. La Guemara demande : par inadvertance, on est passible d'un 'hatat — cela est évident ! [Tout celui qui transgresse par inadvertance une faute aussi grave que la profanation du Chabbat est passible d'un 'hatat.] La Guemara répond : il était nécessaire au Tana d'enseigner que, si on l'a fait délibérément, on est passible de karét et de lapidation ; et puisqu'il devait mentionner ces cas, il a aussi mentionné le cas de l'inadvertance, pour compléter le tableau.
אָמַר מָר: אִם הוֹצִיא וְהִכְנִיס בְּשׁוֹגֵג — חַיָּיב חַטָּאת, בְּמֵזִיד — עָנוּשׁ כָּרֵת, וְנִסְקָל. בְּשׁוֹגֵג חַיָּיב חַטָּאת, פְּשִׁיטָא! בְּמֵזִיד עָנוּשׁ כָּרֵת וְנִסְקָל אִצְטְרִיכָא לֵיהּ.
La Guemara demande : cela aussi est évident ! [La Torah énonce explicitement que celui qui profane le Chabbat délibérément, sans témoins ni avertissement, est passible de karét, et que, devant témoins et après avertissement, il est lapidé.] La Guemara répond : ceci vient nous enseigner conformément à [l'enseignement de] Rav, car Rav a dit : j'ai trouvé un rouleau caché dans la maison de Rabbi 'Hiya [où des matières de Torah orale étaient brièvement résumées], et il y était écrit : Issi ben Yéhouda dit : les avot melakha (catégories principales de travaux interdits) le Chabbat sont au nombre de quarante moins une, et l'on n'est passible que pour une seule. [Cette formulation est obscure : elle semble signifier que celui qui accomplit tous les travaux interdits ne serait passible que d'un seul 'hatat.]
הָא נָמֵי פְּשִׁיטָא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְרַב, דְּאָמַר רַב: מָצָאתִי מְגִלַּת סְתָרִים בֵּי רַבִּי חִיָּיא וְכָתוּב בָּהּ: אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת, וְאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.
La Guemara demande : en est-il ainsi ? N'avons-nous pas appris dans la MISHNA : les avot melakha sont au nombre de quarante moins une ? [La Michna énumère ensuite ces travaux.] Et nous avons discuté à ce sujet : à quoi me sert ce décompte de quarante moins une ? [Il aurait suffi à la Michna d'énumérer les travaux interdits.] Et Rabbi Yo'hanan a dit : le nombre a aussi son importance, afin de nous enseigner que si l'on a accompli tous les travaux interdits au cours d'un seul oubli — en demeurant inconscient de l'interdit en cause —, on est passible d'apporter un 'hatat pour chacun et chacun des travaux interdits séparément. [Par conséquent, la parole d'Issi ben Yéhouda ne peut être comprise comme suggéré ci-dessus.]
אִינִי?! וְהָתְנַן: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת. וְהָוֵינַן בַּהּ: מִנְיָנָא לְמָה לִי? וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אַחַת — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.
Plutôt, dis ainsi : il y a quarante travaux interdits moins un, et l'on n'est pas passible pour l'un d'entre eux. [Parmi ces travaux, il en est un, non précisé, pour lequel on n'est pas passible de lapidation et l'on ne transgresse qu'une simple interdiction négative.] Ce que la Tossefta a mentionné — au sujet de celui qui porte au-dehors le Chabbat, qu'il est passible de karét et de lapidation — nous enseigne ceci : ce travail de hotsaa d'un domaine à l'autre fait partie des travaux interdits à l'égard desquels il n'y a aucune incertitude, et il est clair que l'on est passible de karét et de lapidation pour sa transgression.
אֶלָּא אֵימָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַל אַחַת מֵהֶן. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן: הָא מֵהָנָךְ דְּלָא מְסַפְּקָן.
Il a également été enseigné dans la Tossefta que le Maître a dit : en revanche, une mer, une vallée [bik'a], la colonnade [istevanit] et la karmelit n'entrent ni dans le statut de réchout haya'hid ni dans celui de réchout harabim [elles relèvent toutes de la catégorie générale de karmelit]. La Guemara demande : et une vallée n'est-elle ni comme la réchout haya'hid ni comme la réchout harabim ? N'avons-nous pas appris dans une Michna [du traité Toharot] : la vallée, durant les jours d'été — temps où la multitude la fréquente — est néanmoins considérée comme réchout haya'hid à l'égard des lois du Chabbat, [car selon les paramètres des domaines du Chabbat elle demeure du domaine d'une réchout haya'hid] ; et elle est considérée comme réchout harabim à l'égard des lois d'impureté rituelle, [où l'on distingue un lieu fréquenté par la multitude d'un lieu qu'elle ne fréquente pas]. Tandis que durant les jours de pluie [l'hiver, lorsque la multitude ne fréquente pas les champs], la vallée est considérée comme réchout haya'hid pour ceci [le Chabbat] et pour cela [la pureté rituelle]. [Une vallée est donc une réchout haya'hid et non une karmelit !]
אָמַר מָר: אֲבָל יָם וּבִקְעָה וְהָאִיסְטְווֹנִית וְהַכַּרְמְלִית אֵינָן לֹא כִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְלֹא כִּרְשׁוּת הָרַבִּים. וּבִקְעָה אֵינוֹ לֹא כִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְלֹא כִּרְשׁוּת הָרַבִּים? וְהָא תְּנַן הַבִּקְעָה בִּימוֹת הַחַמָּה, רְשׁוּת הַיָּחִיד לַשַּׁבָּת וּרְשׁוּת הָרַבִּים לַטּוּמְאָה. בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, רְשׁוּת הַיָּחִיד לְכָאן וּלְכָאן!
Oula dit : en réalité, la vallée est bien une karmelit ; et pourquoi la Michna l'appelle-t-elle réchout haya'hid ? Afin de souligner qu'elle n'est pas réchout harabim. [La Michna du traité Toharot n'est pas entrée dans le détail des lois du Chabbat : elle a seulement mis en relief la distinction entre les lois du Chabbat et les lois de pureté rituelle.]
אָמַר עוּלָּא: לְעוֹלָם כַּרְמְלִית הָוְיָא, וְאַמַּאי קָרֵי לַהּ רְשׁוּת הַיָּחִיד — לְפִי שֶׁאֵינָהּ רְשׁוּת הָרַבִּים.
Rav Achi dit : … [le folio se poursuit sur Shabbat 7a].
רַב אָשֵׁי אָמַר:

Rachi

לחי מכאן ולחי מכאן - בשתי פאות של אחד מן הבתים להיכר בעלמא דקסבר רבי יהודה ב' מחיצות הוו רה"י מדאורייתא והא איכא שתי מחיצות מעלייתא מחיצות של ב' בתים:

מהו דתימא כי פליגי רבנן עליה דר' יהודה - בברייתא ואמרי אין מערבין רה"ר בכך למהוי רה"י ה"מ לטלטל שיהא מותר לטלטל בתוכה כדקתני אין מערבין רה"ר בכך דגזור בה משום דדמי לרה"ר:,אבל לזרוק - שהזורק מרה"ר לתוכה מודו ליה דחייב דשתי מחיצות דאוריי' ושם רה"י עליה:,קמ"ל - גמורה כלומר זו היא שנגמרו מניין מחיצות שלה שיש לה מחיצות מכל צד כגון חריץ וכן גדר דאמרינן מד' צדדין גוד אסיק פני המחיצה על ראשו ונמצא ראשו מוקף מד' צדדין וחללו ד' אבל דרבי יהודה לא נגמרו מחיצות שלה למניינן ולאו רה"י היא כלל:

מפסקתן - לפסי ביראות בפרק ב' דעירובין דהקילו חכמים משום עולי רגלים בבור בר"ה והבור עצמה רה"י שהיא עמוקה י' ורחבה ד' והממלא מתוכה ומניח על שפתה חייב והקילו חכמים לעשות ד' פסין וביניהן י' אמות דהוי חללו רה"י למלאות מן הבור וקאמר ר' יהודה אם היתה דרך רה"ר מפסקתן יסלקנה מביניהן דאתו רבים ומבטלי מחיצתה והתם רמינן דרבי יהודה אדרבי יהודה דלעיל דאמר נושא ונותן באמצע דלא אתו רבים ומבטלין מחיצות ורבנן אדרבנן ומשנינן לה:,אינו צריך - והיינו דקתני זו היא רה"ר אבל הילוך דרבים לבין הפסים לא הוי רה"ר הואיל ואיכא שם ד' מחיצות:

ומאי גמורה - הכא ליכא למימר מהו דתימא כדלעיל דעיקר עשייתן משום לטלטל בתוכו וקאמרי רבנן אינו צריך דרשות היחיד היא אפילו לטלטל וכ"ש דהזורק לתוכה מרה"ר חייב:

בזמן שהיו ישראל במדבר - חשיבא רה"ר:,בזמן הזה - אינו מקום הילוך לרבים דהולכי מדברות לא שכיחי:

חייב חטאת פשיטא - כיון דתנא חדא רה"י וחדא רה"ר ניתני סתמא ואם הוציא והכניס חייב ואנא ידענא דשגגתו חטאת דהא שבת זדונו כרת הוא:

הא נמי פשיטא - דבהתראה סקילה ממקושש:,מגילת סתרים - שהסתירוה מפני שלא ניתנה ליכתוב וכששומעין דברי יחיד חדשים שאינן נשנין בב"ה וכותבין אותן שלא ישתכחו מסתירין את המגילה:,אינו חייב אלא אחת - השתא משמע אם עשאן בהעלם אחד שלא נודע לו בין כל אחת ואחת שחטא אינו חייב אלא אחת דכל חילול דשבת גוף אחד של עבירה הוא:

מנינא למה לי - ליתני אבות מלאכות הזורע והחורש כו' למה לי לאשמעי' מניינא הא מני להו ואזיל:,חייב על כל אחת ואחת - ובא להודיענו סכום החטאות שאדם חייב באיסורי שבת בהעלם אחד ואשמעינן מ' חסר אחת הן ותו לא שאפי' עשה תולדותיהן עמהן אינו מביא על התולדה היכא דעשאה עם אביה דה"ל כעושה וחוזר ועושה דכול' חדא עבירה היא:

אינו חייב על אחת מהן - אחת יש בהן שאינו חייב עליה מיתה ולא פי' (רבי) איזו היא ואשמעי' תנא דמתנית' דקתני נסקל דהא הוצאה והכנסה מהנך דלא מספקן היא דעל זו לא אמר איסי בן יהודה:

בימות החמה - שאין בה זרעים:,רה"י לשבת - דהא לאו הילוך לרבים הוא שאין רבים מסתלקין מן המסילה לילך בשדה:,רה"ר לטומאה - וספקו טהור דהא לאו מקום סתירה הוא שיש בני אדם נכנסים לה דספק טומאה לטמא מסוטה גמרינן לה והתם סתירה כתיב ונסתרה והיא נטמאה דבמקום סתירה טמאה היא לבעלה מספק ומכאן אתה דן לשרץ:,בימות הגשמים - שהיא זרועה אין אדם נכנס לה:

לעולם כרמלית הויא - והזורק מרה"ר לתוכה אינו חייב:

Tossafot

ואמאי קרי ליה גמורה כו' מהו דתימא - אומר ר"י דלשון גמורה אדרבה איפכא מסתברא זו היא רה"י גמורה אבל זו אינה רה"י גמורה אבל היא רה"י קצת ורש"י ישבה בדוחק לפי הגמרא:

כאן בזמן שישראל שרויין במדבר - משמע קצת דאינה ר"ה אלא א"כ מצויין שם ששים רבוא כמו במדבר:

בשוגג חייב חטאת פשיטא - כיון דאשמעינן דהאי הוי רה"י והאי הוי ר"ה פשיטא דהמוציא מזה לזה בשוגג חייב חטאת:

הא קמ"ל כרב כו' - מכאן מדקדק ר"י דלא קתני איסי אינו חייב על אחת מהן אלא אסקילה אבל חטאת חייב על כולם דאי קאי אחטאת א"כ כי פריך בשוגג חייב חטאת פשיטא הו"ל לשנויי הא קמ"ל כרב דהא דמשני במזיד ענוש כרת ונסקל איצטריכא ליה לא משני מידי ומעיקרא ודאי לא היה ידע דמיירי בסקילה מדפריך מדר' יוחנן דמיירי בחטאת והיינו משום דאינו חייב אלא אחת לא מצי לאוקמי בסקילה דאטו בתרי קטלי קטלינן ליה אבל כי קמפרש דאינו חייב על אחת מהן קאמר איסי אז ידע שפיר דלא איירי איסי אלא בסקילה דלא פליג אמתני' דכלל גדול (לקמן שבת עג:) דקתני מניינא למימר דחייב על כל אחת ואחת ואתי שפיר הא דבריש פרק כלל גדול (שבת סט.) קאמר ארבי יוחנן דאמר שאם עשאן כולם בהעלם אחת חייב כו' דידע לה לשבת במאי ומפרש דידע לה לתחומים ואליבא דר"ע ולא מצי למימר דידע לה בדאיסי דהא אכולהו חייב חטאת וכן פירש בקונטרס ולקמן בריש הזורק (שבת דף צו:) מייתי לדאיסי לענין סקילה ולא מישתמיט בשום מקום לאתויי לענין חטאת והא דאמרינן לקמן בריש פרק בתרא (שבת דף קנד.) לרמי בר חמא דילמא הכי קאמר כל שחייבין על שגגתו חטאת חייבים על זדונו סקילה אומר ריב"א דאליבא דרמי בר חמא אתיא ההיא ברייתא דלא כאיסי דלאיסי איכא דוכתא דחייב חטאת ולא סקילה:

ואמר רבי יוחנן שאם עשאן כולם בהעלם אחת כו' - אין צריך לפרש דפריך דמסתמא לא פליג איסי עלה אלא מדברי איסי נמי יש לדקדק כן מדקתני מניינא כדדייק לקמן בכלל גדול (שבת דף עג:):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 6b
100%
שבת ו׳ במַסֶּכֶת שַׁבָּת