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Traité Shabbat

64a

Étude de Shabbat 64a

Étude de la Guémara 64a

Guémara
[Cette halakha se déduit par une analogie verbale (guezéra chava)] à partir du mot « ustensile » (keli) écrit là-bas, à propos des lois de l'impureté rituelle transmise par un cadavre, et du mot « ustensile » (keli) écrit à propos des lois des autres impuretés.
״כְּלִי״ ״כְּלִי״ מֵהָתָם.
Il a été enseigné dans la baraïta que le sac (sak) est ajouté à la catégorie du « vêtement » (béguéd) ; lui aussi contracte l'impureté rituelle au titre d'étoffe tissée (arig). La Guemara objecte : cela voudrait-il dire qu'un vêtement n'est pas une étoffe tissée ?! Il faut plutôt corriger l'énoncé ainsi : un sac fait de poil de chèvre est ajouté à la catégorie du vêtement ; bien qu'il ne soit pas tissé, il peut néanmoins contracter l'impureté rituelle. La Guemara demande : à quoi un objet en poil de chèvre non tissé est-il propre [au point de compter comme objet utile] ? Rabbi Yo'hanan dit : car un homme pauvre tresse parfois trois fils [de poil de chèvre] et les suspend au cou de sa fille en guise d'ornement.
מוּסָף שַׂק עַל הַבֶּגֶד שֶׁטָּמֵא מִשּׁוּם אָרִיג. אַטּוּ בֶּגֶד לָאו אָרִיג הוּא?! הָכִי קָאָמַר: מוּסָף שַׂק עַל הַבֶּגֶד, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ אָרִיג — טָמֵא. לְמַאי חֲזֵי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁכֵּן עָנִי קוֹלֵעַ שָׁלֹשׁ נִימִין וְתוֹלָה בְּצַוַּאר בִּתּוֹ.
Nos maîtres ont enseigné une exposition halakhique détaillée de ce verset dans une autre baraïta. Du fait que le verset a mentionné « sac » (sak), je ne déduis que ceci : un sac entier peut contracter l'impureté rituelle. D'où déduit-on d'inclure même les rênes [kilkeli] et la sangle (' havak) attachée sous le ventre du cheval parmi les objets susceptibles de contracter l'impureté ? Le verset dit : « ou un sac » (Vayikra 11, 32) ; le mot « ou » enseigne que le verset vise aussi les objets semblables au sac. J'aurais pu penser, sur cette base, qu'il fallait inclure même les cordes et les cordeaux à mesurer. Le verset dit : « sac » : de même que le sac est filé (tavoui) et tissé (arig), de même tout ce qui est filé et tissé peut contracter l'impureté rituelle. Or les cordes et les cordeaux à mesurer ne sont pas faits de fils filés, et ne sont certainement pas tissés.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״שָׂק״ — אֵין לִי אֶלָּא שַׂק, מִנַּיִין לְרַבּוֹת אֶת הַקִּילְקְלִי וְאֶת הַחֲבָק — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ שָׂק״. יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֶת הַחֲבָלִים וְאֶת הַמְּשִׁיחוֹת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שָׂק״. מָה שַׂק טְוִוי וְאָרִיג — אַף כֹּל טְוִוי וְאָרִיג.
La baraïta poursuit : voici, il est dit à propos des lois de l'impureté transmise par un cadavre : « Et tout vêtement, tout objet de cuir, tout ouvrage en poil de chèvre et tout ustensile de bois, vous le purifierez » (Bamidbar 31, 20). Ce verset vient inclure les rênes (kilkeli) et la sangle sous le ventre du cheval (' havak) dans la catégorie « tout ouvrage en poil de chèvre ». Eux aussi peuvent contracter l'impureté rituelle.
הֲרֵי הוּא אוֹמֵר בְּמֵת: ״וְכׇל כְּלִי עוֹר וְכׇל מַעֲשֵׂה עִזִּים וְגוֹ׳ תִּתְחַטָּאוּ״ — לְרַבּוֹת הַקִּילְקְלִי וְאֶת הַחֲבָק.
J'aurais pu penser que j'inclurais même les cordes et les cordeaux fins dans cette catégorie. La Guemara commence par une analyse logique. Or on pourrait déduire logiquement le contraire, à savoir qu'une corde ne peut pas devenir impure. Le verset a déclaré impur un objet entré en contact avec un reptile [chéréts], et il a déclaré impur un objet entré en contact avec un cadavre [met]. De même que, lorsqu'il a rendu un objet impur par contact avec un reptile, il n'a rendu impurs que les objets filés et tissés, comme énoncé plus haut, de même, lorsqu'il a rendu un objet impur par contact avec un cadavre, il n'a rendu impurs que les objets filés et tissés.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֶת הַחֲבָלִים וְאֶת הַמְּשִׁיחוֹת? וְדִין הוּא: טִימֵּא בַּשֶּׁרֶץ, וְטִימֵּא בַּמֵּת. מָה כְּשֶׁטִּימֵּא בַּשֶּׁרֶץ — לֹא טִימֵּא אֶלָּא טְוִוי וְאָרִיג, אַף כְּשֶׁטִּימֵּא בַּמֵּת — לֹא טִימֵּא אֶלָּא טְוִוי וְאָרִיג.
Il y a lieu de distinguer : ces deux cas sont-ils vraiment comparables ? Si la Torah s'est montrée indulgente à l'égard de l'impureté rituelle d'un objet entré en contact avec un reptile, qui est une forme d'impureté moins grave [impureté ne durant que jusqu'au soir], en disant que les cordes ne contractent pas l'impureté par ce contact, serons-nous indulgents à l'égard de l'impureté transmise par un cadavre, qui est plus grave ?! Peut-être que, l'impureté transmise par un cadavre étant plus grave, même les objets non tissés ni filés, comme les cordes, contractent l'impureté à son contact. C'est pourquoi le verset dit « vêtement » (béguéd) et « cuir » (or), « vêtement » et « cuir », pour établir une analogie verbale (guezéra chava).
הֵן אִם הֵיקֵל בְּטוּמְאַת שֶׁרֶץ שֶׁהִיא קַלָּה, נָקֵיל בְּטוּמְאַת הַמֵּת שֶׁהִיא חֲמוּרָה?! — תַּלְמוּד לוֹמַר ״בֶּגֶד״ וָ״עוֹר״ ״בֶּגֶד״ וָ״עוֹר״ לִגְזֵירָה שָׁוָה.
Les termes « vêtement » et « cuir » sont énoncés à propos de l'impureté rituelle transmise par un reptile : « Et tout ce sur quoi tombera l'un d'eux après leur mort sera impur, qu'il s'agisse de tout ustensile de bois, ou d'un vêtement, ou de cuir, ou d'un sac, tout ustensile servant à un ouvrage : il sera mis dans l'eau et restera impur jusqu'au soir, puis il sera pur » (Vayikra 11, 32). Et « vêtement » et « cuir » sont énoncés à propos de l'impureté transmise par un cadavre. De même que « vêtement » et « cuir » énoncés à propos d'un reptile n'ont rendu impurs que les objets filés et tissés, de même « vêtement » et « cuir » énoncés à propos d'un cadavre n'ont rendu impurs que les objets filés et tissés.
נֶאֱמַר ״בֶּגֶד״ וָ״עוֹר״ בְּשֶׁרֶץ וְנֶאֱמַר ״בֶּגֶד״ וָ״עוֹר״ בְּמֵת. מָה בֶּגֶד וָעוֹר הָאָמוּר בְּשֶׁרֶץ — לֹא טִימֵּא אֶלָּא טְוִוי וְאָרִיג, אַף בֶּגֶד וָעוֹר הָאָמוּר בְּמֵת — לֹא טִימֵּא אֶלָּא טְוִוי וְאָרִיג.
Et, en utilisant la même analogie verbale, on pourrait dire : de même que « vêtement » et « cuir » énoncés à propos d'un cadavre ont rendu impur tout objet qui est un ouvrage en poil de chèvre, de même « vêtement » et « cuir » énoncés à propos d'un reptile ont rendu impur tout objet qui est un ouvrage en poil de chèvre.
וּמָה בֶּגֶד וָעוֹר הָאָמוּר בְּמֵת — טִמֵּא כׇּל מַעֲשֵׂה עִזִּים, אַף בֶּגֶד וָעוֹר הָאָמוּר בְּשֶׁרֶץ — טִמֵּא כׇּל מַעֲשֵׂה עִזִּים.
Je ne déduis de cette analogie verbale qu'une chose : un objet provenant des chèvres peut contracter l'impureté rituelle. D'où déduit-on d'inclure un objet provenant de la queue d'un cheval ou de la queue d'une vache ? Le verset dit : « ou un sac » (Vayikra 11, 32) : c'est-à-dire tout ce qui ressemble à un sac, donc ces autres objets aussi.
אֵין לִי אֶלָּא דָּבָר הַבָּא מִן הָעִזִּים, מִנַּיִין לְרַבּוֹת דָּבָר הַבָּא מִזְּנַב הַסּוּס וּמִזְּנַב הַפָּרָה? — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ שָׂק״.
La Guemara objecte : mais n'as-tu pas déjà tiré de ce verset [« ou un sac »] l'impureté rituelle des rênes (kilkeli) et de la sangle (' havak) ? Comment l'impureté des objets provenant de la queue d'un cheval et de la queue d'une vache pourrait-elle être déduite du même verset ?
וְהָא אַפֵּיקְתֵּיהּ לְקִילְקְלִי וַחֲבָק?
La Guemara répond : cela ne valait qu'avant que l'analogie verbale (guezéra chava) ne soit citée ; à présent que l'analogie verbale a été citée, le verset devient surabondant. Le fait que tout objet relevant de la catégorie « et tout ouvrage en poil de chèvre » peut contracter l'impureté rituelle se déduit de l'analogie verbale. Les rênes et la sangle sont inclus dans la catégorie de l'ouvrage en poil de chèvre ; ils n'ont donc pas besoin d'être déduits de cette expression [« ou un sac »]. Par conséquent, une autre halakha peut être tirée de cette expression devenue surabondante : les objets provenant de la queue d'un cheval ou de la queue d'une vache peuvent contracter l'impureté rituelle.
הָנֵי מִילֵּי מִקַּמֵּי דְּתֵיתֵי גְּזֵירָה שָׁוָה, הַשְׁתָּא דְּאָתְיָא גְּזֵירָה שָׁוָה אִיַּיתַּר לֵיהּ.
La baraïta poursuit : et je n'ai déduit qu'une chose : un objet fait de la queue d'un cheval peut devenir impur à l'égard d'un reptile [chéréts] ; mais à l'égard d'un cadavre [met], d'où cela se déduit-il ?
וְאֵין לִי אֶלָּא בְּשֶׁרֶץ, בְּטוּמְאַת מֵת מִנַּיִין?
Shabbat 64a
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שבת ס״ד אמַסֶּכֶת שַׁבָּת