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Traité Shabbat

5b

Étude de Shabbat 5b

Étude de la Guémara 5b

Guémara
Celui qui lisait le Chabbat un livre sacré sous forme de rouleau, sur un seuil élevé et large, et que le livre a roulé de sa main au dehors, dans la réchout harabim — il peut le ramener à lui en le roulant, puisque l'une de ses extrémités est encore dans sa main. Mais s'il lisait sur le toit, qui est une réchout haya'hid à part entière, et que le livre a roulé de sa main : tant que le bord du livre n'a pas atteint dix [téfa'him] au-dessus de la réchout harabim, le livre est encore dans son propre domaine, et il peut le ramener à lui en le roulant. En revanche, dès que le livre a atteint l'espace situé à moins de dix [téfa'him] au-dessus de la réchout harabim, il lui est interdit de le ramener à lui en le roulant. Dans ce cas, il peut seulement le retourner sur le côté écrit, afin que l'écriture du livre soit tournée vers le bas et ne reste pas exposée et avilie. Et nous avons discuté de cette halakha : pourquoi doit-il le retourner sur le côté écrit, et lui est-il interdit de ramener le livre à lui ? Le livre ne s'est-il pas [encore] immobilisé sur une surface définie de la réchout harabim ? Même s'il le ramenait, cela ne constituerait pas une akira !
הָיָה קוֹרֵא בַּסֵּפֶר עַל הָאִיסְקוּפָּה וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. הָיָה קוֹרֵא בְּרֹאשׁ הַגָּג וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ, עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. מִשֶּׁהִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — הוֹפְכוֹ עַל הַכְּתָב. וְהָוֵינַן בַּהּ: אַמַּאי הוֹפְכוֹ עַל הַכְּתָב? הָא לָא נָח!
Et Rava dit : il s'agit du cas d'un mur en pente. Parce qu'il est en pente, le rouleau y repose dans une certaine mesure. Mais cette réponse ne vaut pas pour expliquer le cas du recueil de l'eau [de Shabbat 5a]. Admets que Rava a dit que le statut [halakhique] du mur en pente diffère, mais spécifiquement à propos d'un livre, car celui-ci est susceptible de venir reposer sur un mur en pente. En revanche, l'eau est-elle susceptible de venir reposer sur un mur en pente ? Elle continue de s'écouler. Par conséquent, la question relative à l'eau demeure.
וְאָמַר רָבָא: בְּכוֹתֶל מְשׁוּפָּע. אֵימוֹר דְּאָמַר רָבָא בְּסֵפֶר, דַּעֲבִיד דְּנָיַיח, מַיִם מִי עֲבִידִי דְּנָיְיחִי?!
Rava dit plutôt : ici, il s'agit d'un cas où il a happé l'eau de pluie depuis le dessus d'un creux rempli d'eau. La Guemara demande : s'il l'a happée depuis le dessus d'un creux, il est évident que cela équivaut à une akira depuis un emplacement significatif ! La Guemara répond : de peur que tu ne dises que, puisque l'eau qui descend du toit dans le creux est de l'eau sur de l'eau, ce n'est peut-être pas considéré comme une ha'na'ha [valable, donc l'akira ne le serait pas non plus] — il nous enseigne que recueillir de l'eau depuis le dessus d'un creux rempli d'eau est bien tenu pour un acte d'akira d'un objet depuis son emplacement.
אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן שֶׁקָּלַט מֵעַל גַּבֵּי גּוּמָּא. גּוּמָּא פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא מַיִם עַל גַּבֵּי מַיִם לָאו הַנָּחָה הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara remarque : et Rava suit ici sa ligne de raisonnement habituelle, car Rava a déjà dit : il est pour moi évident que [pour] de l'eau sur de l'eau, c'est là sa ha'na'ha, et la soulever de là est une akira à tous égards. Il est également évident que si une noix flotte sur de l'eau, ce n'est pas considéré comme sa ha'na'ha, et donc la soulever de là n'est pas tenu pour un acte d'akira. Cependant, Rava posa une question : dans un cas où une noix se trouve dans un récipient, et que ce récipient flotte sur de l'eau, et qu'on a soulevé la noix du récipient — est-ce considéré comme un acte d'akira ? Les deux faces de la question sont : suivons-nous la noix, la halakha se décidant exclusivement d'après son statut — et elle est au repos dans le récipient ? Ou bien, peut-être, suivons-nous le récipient — et il n'est pas au repos, puisqu'il se déplace d'un endroit à l'autre à la surface de l'eau ? Cette question demeura non résolue ; qu'elle reste donc en suspens [téïkou].
וְאָזְדָא רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: מַיִם עַל גַּבֵּי מַיִם — הַיְינוּ הַנָּחָתָן. אֱגוֹז עַל גַּבֵּי מַיִם — לָאו הַיְינוּ הַנָּחָתוֹ. בָּעֵי רָבָא: אֱגוֹז בִּכְלִי וּכְלִי צָף עַל גַּבֵּי מַיִם, בָּתַר אֱגוֹז אָזְלִינַן — וְהָא נָיַיח, אוֹ דִילְמָא בָּתַר כְּלִי אָזְלִינַן — וְהָא לָא נָיַיח, דְּנָיֵיד. תֵּיקוּ.
Une question semblable fut posée à propos de l'huile qui flotte sur du vin. L'huile ne se mélange pas au vin ; elle flotte plutôt sur lui en une couche distincte. La résolution de cette question dépend d'une controverse entre Rabbi Yo'hanan ben Nouri et les Sages. L'huile est-elle considérée comme une entité distincte posée sur le vin ? Ou bien, peut-être, est-elle considérée comme attachée au vin ? Ainsi que nous l'avons appris dans une MISHNA : de l'huile qui flottait sur du vin, et que celui qui s'était immergé pendant la journée [tévoul yom] a touché l'huile — il n'a rendu impure que l'huile seule, et non le vin, car il n'a touché que l'huile, et l'huile ne rend pas le vin impur. Et Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : les deux sont considérés comme attachés l'un à l'autre, et ils sont donc tous deux rendus impurs par ce même contact. La question de savoir si l'huile et le vin sont considérés comme attachés est le facteur déterminant pour les lois du Chabbat également.
שֶׁמֶן שֶׁצָּף עַל גַּבֵּי יַיִן, מַחֲלוֹקֶת רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: שֶׁמֶן שֶׁצָּף עַל גַּבֵּי יַיִן וְנָגַע טְבוּל יוֹם בַּשֶּׁמֶן — לֹא פָּסַל אֶלָּא שֶׁמֶן בִּלְבַד. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם מְחוּבָּרִים זֶה לָזֶה.
Rabbi Avin dit au nom de Rabbi Ilaï, au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui se tenait, dans la réchout haya'hid ou la réchout harabim, chargé d'aliments et de boissons le Chabbat, avec l'intention de les transporter vers un autre coin du même domaine — si, une fois qu'il a commencé à marcher, il a changé d'avis et est sorti de ce domaine, et qu'il entre et sort d'un domaine à l'autre, même s'il le fait toute la journée durant — il est exempt selon la Torah pour la hotsaa du Chabbat, jusqu'à ce qu'il s'immobilise. Déplacer l'objet n'est pas tenu pour une hotsaa, car il n'avait pas l'intention dès le départ de se déplacer afin de transporter au dehors. Ce n'est donc qu'après s'être immobilisé que cela peut être considéré comme une ha'na'ha véritable ; et ce n'est que lorsqu'il se remet ensuite en mouvement et marche qu'il encourrait une culpabilité.
אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעַאי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָיָה טָעוּן אוֹכְלִים וּמַשְׁקִין, וְנִכְנָס וְיוֹצֵא כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּעֲמוֹד.
Abayé ajouta : et cela, spécifiquement s'il s'est arrêté pour se reposer ; alors c'est considéré comme une ha'na'ha. En revanche, s'il s'est arrêté pour ajuster son fardeau, ce n'est pas considéré comme une ha'na'ha. La Guemara remarque : d'où Abayé a-t-il tiré cette conclusion ? De ce que le Maître a dit au sujet des lois du transport dans la réchout harabim : bien que, selon la Torah, celui qui transporte un objet sur quatre coudées dans la réchout harabim soit passible, si, pendant qu'il transportait l'objet, il s'est arrêté pour se reposer en deçà de quatre coudées — il est exempt. En s'arrêtant pour se reposer, il a accompli un acte de ha'na'ha au milieu du transport ; de ce fait, il n'a pas transporté l'objet sur quatre coudées entières. En revanche, s'il s'est arrêté pour ajuster le fardeau sur ses épaules — il est passible, car s'arrêter pour ajuster son fardeau n'est pas tenu pour un acte de ha'na'ha : c'est une action nécessaire pour faciliter la poursuite du transport de ce fardeau. D'autre part, après avoir marché au-delà de quatre coudées, s'il s'est arrêté pour se reposer, il a par là accompli un acte de ha'na'ha et achevé la melakha interdite, et il est passible ; s'il s'est arrêté pour ajuster le fardeau sur ses épaules, il est exempt. De cette halakha, Abayé a appris que ce n'est que lorsqu'on s'arrête pour se reposer que c'est considéré comme un acte de ha'na'ha au regard de la melakha du transport le Chabbat.
אָמַר אַבָּיֵי: וְהוּא שֶׁעָמַד לָפוּשׁ. מִמַּאי — מִדְּאָמַר מָר תּוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת עָמַד לָפוּשׁ — פָּטוּר, לְכַתֵּף — חַיָּיב. חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת, עָמַד לָפוּשׁ — חַיָּיב. לְכַתֵּף — פָּטוּר.
Quant au fond de la halakha de Rabbi Yo'hanan sur celui qui entre et sort toute la journée durant, la Guemara demande : quel principe nous enseigne-t-il par cette halakha ? Est-ce pour enseigner qu'on est exempt d'apporter un sacrifice pour faute [pour la melakha de la hotsaa le Chabbat] lorsque l'akira de l'objet depuis sa place, dès le premier instant, n'était pas en vue de cette fin — c'est-à-dire de transporter au dehors — mais dans un autre but ? Mais Rabbi Yo'hanan ne l'a-t-il pas déjà dit une fois ? Car Rav Safra a dit au nom de Rabbi Ami, au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui transporte des objets d'un coin à l'autre dans une réchout haya'hid et qui, tout en les portant, a changé d'avis à leur sujet et les a sortis vers la réchout harabim — est exempt, car l'akira, au premier instant, n'était pas en vue de cette fin, [à savoir] transporter vers un autre domaine. Pourquoi, dès lors, était-il nécessaire de répéter la même halakha ? La Guemara répond : ce sont des Amoraïm différents qui ont transmis cette chose ; un Sage l'a dite dans ce langage et un Sage l'a dite dans cet autre langage. Ils ont choisi des halakhot différentes pour rapporter le principe que Rabbi Yo'hanan a énoncé une seule fois.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? — שֶׁלֹּא הָיְתָה עֲקִירָה מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ? הָא אַמְרַהּ רַבִּי יוֹחָנָן חֲדָא זִימְנָא! דְּאָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמַּעֲבִיר חֲפָצִים מִזָּוִית לְזָוִית, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶן וְהוֹצִיאָן — פָּטוּר, שֶׁלֹּא הָיְתָה עֲקִירָה מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ. אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ, מָר אָמַר לַהּ בְּהַאי לִישָּׁנָא, וּמָר אָמַר לַהּ בְּהַאי לִישָּׁנָא.
Puisque la question des interruptions dans l'accomplissement de la melakha de la hotsaa a été évoquée plus haut, la Guemara aborde un cas connexe plus complexe. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : celui qui fait sortir un objet d'une boutique — qui est une réchout haya'hid — vers une place [pelatia] — qui est une réchout harabim — en passant par un portique à colonnes [setav] situé entre la boutique et la réchout harabim, et dont le statut [halakhique] est celui d'une karmelit — est passible, car il a transporté de la réchout haya'hid vers la réchout harabim. Et Ben Azzaï le déclare exempt.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא מֵחֲנוּת לִפְלַטְיָא דֶּרֶךְ סְטָיו — חַיָּיב. וּבֶן עַזַּאי פּוֹטֵר.
La Guemara éclaircit les opinions. Soit, l'opinion de Ben Azzaï se comprend, car il tient que marcher équivaut à se tenir debout. Autrement dit, à chaque pas, [le marcheur] est considéré comme s'il s'était arrêté tout net. Dès lors, en traversant le portique — qui n'est ni une réchout harabim ni une réchout haya'hid — il y est venu au repos. Par conséquent, il n'a pas transporté d'une réchout haya'hid vers une réchout harabim ; il a transporté à l'intérieur d'une karmelit, puis hors d'elle. En revanche, les Sages, bien qu'ils tiennent que marcher n'équivaut pas à se tenir debout — leur opinion fait difficulté. Où trouvons-nous un cas comparable où l'on soit passible ? Il n'y a pas de transfert direct d'un domaine à l'autre : le transfert se fait par l'intermédiaire d'un domaine où il n'y a pas d'interdit de la Torah. Où trouvons-nous que la Torah ait déclaré passible celui qui a transporté de cette manière ?
בִּשְׁלָמָא בֶּן עַזַּאי, קָסָבַר מְהַלֵּךְ כְּעוֹמֵד דָּמֵי. אֶלָּא רַבָּנַן, נְהִי נָמֵי דְּקָסָבְרִי מְהַלֵּךְ לָאו כְּעוֹמֵד דָּמֵי, הֵיכָא אַשְׁכַּחְנָא כְּהַאי גַּוְונָא דְּחַיָּיב?
Rav Safra dit au nom de Rabbi Ami, au nom de Rabbi Yo'hanan : ce n'est pas un cas exceptionnel, … [le folio se poursuit sur Shabbat 6a].
אָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:

Rachi

קורא בספר - כל ספרים שלהם עשוים כמגילה:,ונתגלגל הספר מידו - וראשו אחד בידו:,גוללו אצלו - ובפרק בתרא דעירובין מוקים לה באיסקופת כרמלית כגון גבוה ג' ורחבו ד' ורשות הרבים עוברת לפניו דאי נפל כוליה מידיה ומהדרי ליה מרה"ר לאיסקופה לאו חיוב חטאת איכא הלכך השתא דראשו אחד בידו ואין כאן עקירה אפילו משום שבות נמי לא גזור:,היה קורא בראש הגג - שהוא רה"י:,ונתגלגל הספר מידו - וראשו אחד בידו:,עד שלא הגיע - ראש התחתון:,לי' - התחתונים שהוא אויר ר"ה גוללו אצלו:,הגיע לי' - אסור לגוללו דגזור רבנן משום שבות היכא דאוגדו בידו אטו היכא דנפק מידיה כוליה דלא לייתיה דאיכא חיובא דאורייתא:,הופכו על הכתב - כתבו לצד הכותל והחלק כלפי ר"ה שלא יהא מוטל כל כך בבזיון:,והא לא נח - ואמאי אסור לגוללו אצלו:

משופע - בולט מלמטה ומצר מלמעלה דנח ליה על אותו שיפוע:,מי עבידי דנייחי - אלא בדבר שיש לו תוך:

מהו דתימא - לאו היינו הנחתן דתהוי עקירתו עקירה דהא ניידי ואזלו:,קמ"ל - דהיינו הנחתן ועקירתן עקירה:

שמן שצף ע"ג יין - ועקר השמן והוציאו לר"ה וה"ה ע"ג מים לענין שבת אבל לענין תרומה לא סגי דלא נקט יין:,מחלוקת רבי יוחנן ורבנן דתנן שמן - של תרומה:,שצף ע"ג יין - של תרומה:,טבול יום - פוסל את התרומה מן התורה ביבמות בפ' הערל (יבמות דף עא.):,לא פסל אלא שמן בלבד - לפי שאינו חבור זה לזה ושמן פסול הוא ולא טמא הילכך לא פסיל ליה ליין ולענין שבת נמי הוי כדבר אחר הצף על המים דלאו היינו הנחתו:

היה טעון אוכלין ומשקין - משמע שלא טענו לכך אלא היה טעון ברה"י כדי להוליכו מזוית לזוית (או מבעוד יום) ומשעקר רגליו נמלך ויצא ונכנס כל היום כולו:,אינו חייב עד שיעמוד - ואח"כ יעקור עצמו לצאת דעמידת גופו ודאי כעמידת חפץ דמי הלכך כי עמד ועקר ע"מ לצאת מיחייב אבל בלא עמידה ליכא עקירה אלא עקירה ראשונה והיא לא היתה ע"מ לצאת והתורה לא חייבה אלא מלאכת מחשבת וגמרינן ממשכן שיתכוין לעשות המלאכה אבל לא יודע שהוא שבת או כסבור שמלאכה זו מותרת:

והוא שעומד לפוש - לנוח ההיא הויא עמידה ועקירה דבתרה הוי עקירה אבל עומד לכתף לתקן משאו על כתיפו לאו עמידה היא:,מדאמר מר - רבה דהוא רביה דאביי:,תוך ד' אמות - המעביר ד' אמות ברה"ר ועמד תוך ד' אמות לפוש וחזר והשלים והניח או עמד שם:,פטור - שלא העביר ד' אמות בעקירה אחת ואם לכתף עמד בתוך הד' אמות וכשהשלים ד' אמות הניח או עמד שם לפוש חייב ועמידה דתוך ד' לאו עמידה היא שהיתה לכתף:,חוץ לד' אמות - המעביר ד' אמות שלימות ועומד חוץ לד' אמות אם לפוש עמד הוי הנחת גופו כהנחת חפץ ואם לכתף עמד אין זו עמידה ואם נטלה אחר מידו אחרי כן שניהם פטורין:

אמוראי נינהו - ר' אלעאי ור' אמי:,מר אמר לה בהאי לישנא ומר אמר לה בהאי לישנא - ומיהו ר' יוחנן חדא זימנא אמרה:

חנות - רה"י:,פלטיא - רחבה והוא רה"ר:,דרך סטיו - מקום איצטבאות שיושבים סוחרים ושם כרמלית עליה דלאו להילוכה הוא כרה"ר:,חייב - הואיל ולא עמד בסטיו לפוש אין כאן הנחה אלא בפלטיא:,ובן עזאי פוטר - כדמפ' קסבר מהלך כעומד דמי ונמצא נעקר מרה"י ומונח בסטיו ועוקר מסטיו ומניח ברה"ר:

היכא אשכחן כה"ג - דמפסקא רשותא אחריתי מיחייב דילמא לא חייב' רחמנא אלא במוציא מרה"י לר"ה בהדיא:

Tossafot

היה קורא בספר על האסקופה - ואם תאמר ולרבא בפרקין דלא גזר בכרמלית גזירה לגזירה גבי לא יצא החייט במחטו (לקמן ' ' יא:) מאי איריא ספר אפילו כל מילי נמי שרי באגדו בידו כיון דאפילו באין אגדו בידו לא אסור אלא מדרבנן ואי אפשר לאוקמה אלא באסקופת כרמלית כדמסיק אביי בפרק בתרא דעירובין (ד צח. ושש) וי"ל דנקט ספר לאשמעינן אפילו ספר אם אין אגודו בידו אסור לאפוקי רבי שמעון דאמר התם כל דבר שהוא משום שבות אינו עומד בפני כתבי הקודש:

בכותל משופע - אור"י דאיירי כגון שרבים מכתפים עליו דהוי רה"ר:

אגוז ע"ג מים לאו היינו הנחתו - ואע"ג דאמרינן בפ"ק דב"מ (דף ט ושם) ספינה מינח נייחא ומיא הוא דקא ממטי לה לגבי קנין שאני דלא אקרי חצר מהלכת דחצר ילפינן מיד ויד נמי איהו דקא מסגי תותא וקא ממטי לה אבל הכא ממשכן ילפינן ושם לא היה מסתמא אלא כדרך שמצניעים חפצים בני אדם ובעי אגוז בכלי וכלי צף ע"ג מים אם הוא דרך כך להצניע חפצים או לא אע"ג דודאי לאו כמונח דמי דקי"ל רכוב כמהלך דמי ובריש פרק בתרא (דף קנג.) משמע נמי דאם נותן על אדם כשהוא מהלך דלא חשיב הנחה דקאמר מניחו עליה כשהיא מהלכת ונוטל ממנה כשהיא עומדת ואמרינן נמי בהמוציא (לקמן שבת דף כ.) הוציא דיו כשיעור שתי אותיות וכתבן כשהוא מהלך חייב כתיבתם זו היא הנחתם משמע דוקא כתבן שהניחן במקום שישארו שם לעולם אבל אם שפך לכלי אחר לא חשיב הנחה כיון שהוא מהלך:

רבי יוחנן בן נורי אמר שניהם כו' - מדנקט טבול יום ולא נקט שני משמע דשמן חשיב משקה דשני אחר מטמא משקין להיות תחלה (דף יד: ושם) ומה שקשה ממנחות פירשתי שם בפסחים:

בשלמא לבן עזאי מהלך כעומד דמי - קשה לר"י מה צריך להאי טעמא לימא בשלמא לבן עזאי לא אשכחן כה"ג דמיחייב כדפריך מהא טעמא לרבנן דאי משום דמודה בזורק קאמר האי טעמא הא אכתי לא ידע דמודה בזורק דאי ידע לפרוך נמי לבן עזאי אזורק ומושיט היכא אשכחן כו' ותירץ ר"י דה"ק בשלמא לב"ע אפילו משכחת כה"ג במשכן פטור דמהלך כעומד דמי אלא לרבנן תקשה היכא אשכחן כו' ובירושלמי פריך על דעתיה דבן עזאי אין אדם מתחייב על ד' אמות ברה"ר לעולם דיעשה כמי שהונחה על כל אמה ואמה ויפטר ומשני משכחת לה בקופץ והש"ס דידן לא חשיב לה פירכא כדאמר בהזורק (לקמן שבת דף צו:) דד' אמות ברה"ר הלכתא גמירי לה ולהכי לא מקשה עלה וכן קלוטה לר"ע אע"ג דכמי שהונחה דמיא בזורק ד' אמות ברשות הרבים חייב ולא אמרינן כמי שהונחה תוך ד' אמות ברשות הרבים וריב"א מספקא ליה כיון דבד' אמות ברשות הרבים לא אמר מהלך כעומד דמי אף על גב דבעלמא כעומד דמי לבן עזאי אם חייב לבן עזאי אפילו עמד לפוש תוך ד' אמות אם לאו וכן אם לא עמד חוץ לארבע אמות כגון שנטלה אחר מידו אם אמרינן מהלך כעומד דמי חוץ לד' אמות אם לאו וכן קלוטה לרבי עקיבא אם אמר כמי שהונחה דמיא חוץ לארבע אמות אפילו קלטה אחר או כלב או שנשרפה כיון דתוך ארבע אמות לא אמרינן נראה לרשב"א לרבי יוחנן דאמר לעיל המפנה חפציו מזוית לזוית ונמלך עליהם והוציאן פטור לית ליה דבן עזאי דלבן עזאי דאמר מהלך כעומד דמי הוה חייב וכן מוכח בהדיא בריש אלו נערות (כתובות דף לא. ושם):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 5b
100%
שבת ה׳ במַסֶּכֶת שַׁבָּת