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Traité Shabbat

41a

Étude de Shabbat 41a

Étude de la Mishna & Guémara 41a

[Cela vaut pour une étendue d'eau] qui n'a pas de digues (gidoudé) qui l'entourent. Puisqu'il n'y a pas de cloisons, elle apparaît comme une mer ou comme un fleuve [et il est interdit de s'y enduire les mains, car cela ressemble au pétrissage de la boue]. Cet épisode concernant Rabbi Abbahou s'est produit en un lieu qui a des digues et qui a l'aspect d'un récipient ; c'est pourquoi les Sages ne l'ont pas interdit.
דְּלֵית לֵיהּ גִּידּוּדֵי, הָא דְּאִית לֵיהּ גִּידּוּדֵי.
Après avoir cité ce que Rabbi Zéira rapporta au sujet de Rabbi Abbahou, la Guemara cite que Rabbi Zéira dit : j'ai vu que Rabbi Abbahou, alors qu'il se baignait, plaçait ses mains devant son sexe par pudeur, et je ne sais pas s'il les a touchés ou non. La Guemara s'étonne de l'incertitude de Rabbi Zéira : il est évident qu'il n'a pas touché son sexe, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : quiconque tient son membre (ama) et urine, c'est comme s'il amenait le déluge sur le monde [car il risque de s'exciter par ce contact, transgression d'une extrême gravité, comparable à celles de la génération du déluge].
וְאָמַר רַבִּי זֵירָא: אֲנָא חֲזִיתֵיהּ לְרַבִּי אֲבָהוּ שֶׁהִנִּיחַ יָדָיו כְּנֶגֶד פָּנָיו שֶׁל מַטָּה, וְלָא יָדַעְנָא אִי נְגַע אִי לָא נְגַע. פְּשִׁיטָא דְּלָא נְגַע, דְּתַנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל הָאוֹחֵז בָּאַמָּה וּמַשְׁתִּין — כְּאִילּוּ מֵבִיא מַבּוּל לָעוֹלָם.
Abayé dit : néanmoins, on ne peut tirer aucune preuve de cette baraïta. Peut-être les Sages ont-ils assimilé le statut légal de cette situation à celui d'une troupe militaire (bolechet), comme nous l'avons appris dans une michna : une troupe militaire qui est entrée dans une ville — si elle y est entrée en temps de paix, après le départ des soldats, les tonneaux de vin ouverts sont interdits et leur vin ne peut être bu, par crainte que les soldats idolâtres n'aient versé ce vin en libation pour l'idolâtrie ; les tonneaux scellés sont permis. Mais si la troupe est entrée en temps de guerre, les uns et les autres sont permis, car en temps de guerre il n'y a pas de loisir de verser le vin en libation, et l'on peut être certain que les soldats ne l'ont pas fait. On voit donc que, puisqu'ils sont effrayés, ils ne font pas de libations. Ici aussi, dans le cas de la baignade, puisqu'il est effrayé, il n'en viendra pas à avoir des pensées impures. La Guemara demande : et quelle crainte y a-t-il ici qui empêcherait celui qui se baigne d'avoir des pensées impures ? La Guemara répond : la crainte du fleuve [car, devant veiller à ne pas être emporté par le courant, il est trop préoccupé pour songer à autre chose].
אָמַר אַבָּיֵי: עֲשָׂאוּהָ כְּבוֹלֶשֶׁת. דִּתְנַן: בּוֹלֶשֶׁת שֶׁנִּכְנְסָה לָעִיר, בִּשְׁעַת שָׁלוֹם — חָבִיּוֹת פְּתוּחוֹת אֲסוּרוֹת, סְתוּמוֹת מוּתָּרוֹת. בִּשְׁעַת מִלְחָמָה — אֵלּוּ וְאֵלּוּ מוּתָּרוֹת, לְפִי שֶׁאֵין פְּנַאי לְנַסֵּךְ. אַלְמָא כֵּיוָן דִּבְעִיתִי לָא מְנַסְּכִי. הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דִּבְעִית לָא אָתֵי לְהַרְהוֹרֵי. הָכָא מַאי בִּיעֲתוּתָא? בִּיעֲתוּתָא דְנַהְרָא.
La Guemara met en question le récit lui-même : en est-il bien ainsi ? Est-il permis, en quelque circonstance que ce soit, de couvrir son sexe pendant la baignade ? Rabbi Abba n'a-t-il pas dit que Rav Houna dit que Rav dit : quiconque place ses mains devant son sexe, c'est comme s'il reniait l'alliance de notre père Abraham [car il paraît se couvrir pour dissimuler le fait qu'il est circoncis] ? La Guemara répond : ce n'est pas difficile, car il y a lieu de distinguer et de dire : ce cas-ci, où il est interdit de se couvrir, c'est lorsqu'il descend dans le fleuve et que personne ne lui fait face, de sorte qu'il n'a pas à se soucier de pudeur — alors se couvrir est interdit, car il paraît renier l'alliance d'Abraham. Et ce cas-là, où en certaines circonstances cette interdiction ne s'applique pas, c'est lorsqu'il sort du fleuve : en sortant, il fait face aux gens sur la berge, et il lui est alors permis de se couvrir par pudeur — comme faisait Rava : il se penchait lorsqu'il était nu. Rabbi Zéira, lui, se tenait droit [par crainte de la parole de Rav, pour ne pas paraître renier l'alliance d'Abraham]. Les Sages de l'école de Rav Achi, lorsqu'ils descendaient [dans le fleuve], se tenaient droits, et lorsqu'ils en sortaient, se penchaient.
אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כׇּל הַמַּנִּיחַ יָדָיו כְּנֶגֶד פָּנָיו שֶׁל מַטָּה כְּאִילּוּ כּוֹפֵר בִּבְרִיתוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ! לָא קַשְׁיָא: הָא כִּי נָחֵית, הָא כִּי סָלֵיק. כִּי הָא דְּרָבָא שָׁחֵי. רַבִּי זֵירָא זָקֵיף. רַבָּנַן דְּבֵי רַב אָשֵׁי, כִּי קָא נָחֲתִי — זָקְפִי, כִּי קָא סָלְקִי — שָׁחוּ.
À propos de la baignade et de ses lois, la Guemara rapporte : Rabbi Zéira se dérobait à [la vue de] son maître Rav Yehouda, car Rabbi Zéira cherchait à monter en Terre d'Israël et son maître le désapprouvait. Car Rav Yehouda dit : quiconque monte de Babylonie en Terre d'Israël transgresse un commandement positif, comme il est dit : « Ils seront emmenés à Babylone et là ils resteront [jusqu'au jour où je me souviendrai d'eux, dit l'Éternel] » (Jérémie 27, 22) [Rav Yehouda en déduisait que, l'exil de Babylonie ayant été décrété par Dieu, seule la permission divine pouvait autoriser à quitter Babylonie pour la Terre d'Israël]. Rabbi Zéira ne voulait pas débattre de son désir d'émigrer avec Rav Yehouda, afin de ne pas être contraint de lui désobéir explicitement. Néanmoins, il dit : j'irai entendre de lui quelque enseignement, puis je partirai. Il alla et le trouva qui se tenait dans la maison de bains et disait à son serviteur : apporte-moi du natron (néter) pour me laver, apporte-moi un peigne, ouvrez vos bouches et laissez sortir l'air, et buvez de l'eau de la maison de bains. Rabbi Zéira dit : si j'étais venu seulement pour entendre cette parole [de Rav Yehouda], cela me suffirait.
רַבִּי זֵירָא הֲוָה קָא מִשְׁתְּמִיט מִדְּרַב יְהוּדָה, דְּבָעֵי לְמִיסַּק לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: כׇּל הָעוֹלֶה מִבָּבֶל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בָּבֶלָה יוּבָאוּ וְשָׁמָּה יִהְיוּ״. אֲמַר: אֵיזִיל וְאֶשְׁמַע מִינֵּיהּ מִילְּתָא וְאֵיתֵי וְאֶיסַּק. אֲזַל, אַשְׁכְּחֵיהּ דְּקָאֵי בֵּי בָאנֵי וְקָאָמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: הָבִיאוּ לִי נֶתֶר, הָבִיאוּ לִי מַסְרֵק, פִּתְחוּ פּוּמַּיְיכוּ וְאַפִּיקוּ הַבְלָא, וְאִשְׁתוּ מִמַּיָּא דְּבֵי בָאנֵי. אֲמַר: אִילְמָלֵא לֹא בָּאתִי אֶלָּא לִשְׁמוֹעַ דָּבָר זֶה דַּיִּי.
La Guemara analyse les enseignements tirés de ce récit. Soit, lorsque Rav Yehouda dit « apporte-moi du natron, apporte-moi un peigne », il nous enseigne que les choses profanes (de 'hol) sont permises à être dites dans la maison de bains, même en langue sacrée. Lorsqu'il dit « ouvrez vos bouches et laissez sortir l'air », cela aussi est conforme à ce que dit Chmouel, car Chmouel dit : la chaleur fait sortir la chaleur [l'air chaud que l'on inhale fait transpirer plus vite]. Mais « buvez l'eau de la maison de bains », quel en est le bienfait ? La Guemara répond : comme il a été enseigné dans une baraïta : celui qui a mangé et n'a pas bu du tout — ce qu'il a mangé se change en sang, et c'est là le commencement de la maladie des intestins. Celui qui a mangé et n'a pas marché quatre coudées [après le repas] — ce qu'il a mangé pourrit, et c'est là le commencement de la mauvaise haleine. Celui qui a besoin de se soulager et mange — il ressemble à un four que l'on a chauffé par-dessus ses cendres, et c'est là le commencement de l'odeur de la souillure [de la transpiration]. Celui qui s'est baigné à l'eau chaude et n'en a pas bu — il ressemble à un four que l'on a chauffé de l'extérieur et non de l'intérieur. Celui qui s'est baigné à l'eau chaude et ne s'est pas rincé à l'eau froide — il ressemble à du fer que l'on a mis au feu et que l'on n'a pas plongé dans l'eau froide. Celui qui s'est baigné et ne s'est pas enduit [d'huile] — il ressemble à de l'eau [versée] par-dessus un tonneau.
בִּשְׁלָמָא ״הָבִיאוּ נֶתֶר, הָבִיאוּ מַסְרֵק״ — קָמַשְׁמַע לַן דְּבָרִים שֶׁל חוֹל מוּתָּר לְאוֹמְרָם בִּלְשׁוֹן קֹדֶשׁ. ״פִּתְחוּ פּוּמַּיְיכוּ וְאַפִּיקוּ הַבְלָא״ — נָמֵי כְּדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַבְלָא מַפֵּיק הַבְלָא. אֶלָּא ״אִשְׁתוּ מַיָּא דְּבֵי בָאנֵי״ מַאי מְעַלְּיוּתָא? דְּתַנְיָא אָכַל וְלֹא שָׁתָה — אֲכִילָתוֹ דָּם, וְזֶהוּ תְּחִילַּת חוֹלִי מֵעַיִים. אָכַל וְלֹא הָלַךְ אַרְבַּע אַמּוֹת — אֲכִילָתוֹ מַרְקֶבֶת, וְזֶהוּ תְּחִילַּת רֵיחַ רַע. הַנִּצְרָךְ לִנְקָבָיו וְאָכַל — דּוֹמֶה לְתַנּוּר שֶׁהִסִּיקוּהוּ עַל גַּבֵּי אֶפְרוֹ, וְזֶהוּ תְּחִילַּת רֵיחַ זוּהֲמָא. רָחַץ בְּחַמִּין וְלֹא שָׁתָה מֵהֶן — דּוֹמֶה לְתַנּוּר שֶׁהִסִּיקוּהוּ מִבְּחוּץ וְלֹא הִסִּיקוּהוּ מִבִּפְנִים. רָחַץ בְּחַמִּין וְלֹא נִשְׁתַּטֵּף בְּצוֹנֵן — דּוֹמֶה לְבַרְזֶל שֶׁהִכְנִיסוּהוּ לָאוּר וְלֹא הִכְנִיסוּהוּ לְצוֹנֵן. רָחַץ וְלֹא סָךְ — דּוֹמֶה לְמַיִם עַל גַּבֵּי חָבִית.
Mishna 1
MICHNA : Dans cette michna, les Sages traitent de deux récipients servant à chauffer l'eau. S'agissant d'un moulyar — récipient de bronze dans lequel des charbons sont placés dans un compartiment extérieur et l'eau dans un compartiment intérieur adjacent — dont les charbons ont été retirés (garouf), on peut en boire le Chabbat. S'agissant d'un antikhi — récipient de configuration différente — même si ses charbons ont été retirés, on ne peut en boire le Chabbat.
מַתְנִי׳ מוּלְיָאר הַגָּרוּף שׁוֹתִין הֵימֶנּוּ בְּשַׁבָּת. אַנְטִיכֵי, אַף עַל פִּי שֶׁגְּרוּפָה אֵין שׁוֹתִין הֵימֶנָּה.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : quelles sont les circonstances d'un moulyar dont les charbons ont été retirés ? La Guemara répond : il est enseigné [dans la Tossefta sur notre michna] : l'eau à l'intérieur et les charbons à l'extérieur. Quant à l'antikhi, il y a divergence : Rabba dit qu'il s'agit d'un fourneau (bé kiré) [un espace est ménagé dans la paroi d'un fourneau et rempli d'eau ; le fourneau étant très chaud, il est interdit d'utiliser cette eau]. Rav Na'hman bar Yits'hak dit : un antikhi est un chaudron (bé doudé) [récipient fait de deux chaudrons empilés l'un sur l'autre, avec les charbons dans le bas et l'eau dans le haut]. Ces deux opinions ont des implications halakhiques. Celui qui dit [que c'est interdit dans] un récipient composé de deux chaudrons — à plus forte raison est-ce interdit dans l'espace intérieur d'un fourneau. Et celui qui dit [que c'est interdit dans] l'espace intérieur d'un fourneau — mais un récipient composé de deux chaudrons, non [, ce n'est pas interdit]. Il a été enseigné dans une baraïta conformément à l'opinion de Rav Na'hman : un antikhi, même s'il a été débarrassé [de ses charbons] et recouvert de cendres, on ne peut en boire le Chabbat, parce que son cuivre la chauffe [la chaleur, dans un antikhi, provient des charbons placés sous l'eau].
גְּמָ׳ הֵיכִי דָּמֵי מוּלְיָאר הַגָּרוּף? תָּנָא, מַיִם מִבִּפְנִים וְגֶחָלִים מִבְּחוּץ. אַנְטִיכֵי: רַבָּה אָמַר — בֵּי כִירֵי. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר — בֵּי דוּדֵי. מַאן דְּאָמַר בֵּי דוּדֵי כָּל שֶׁכֵּן בֵּי כִירֵי, וּמַאן דְּאָמַר בֵּי כִירֵי אֲבָל בֵּי דוּדֵי — לָא. תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: אַנְטִיכֵי אַף עַל פִּי שֶׁגְּרוּפָה וּקְטוּמָה אֵין שׁוֹתִין הֵימֶנָּה מִפְּנֵי שֶׁנְּחוּשְׁתָּהּ מְחַמַּמְתָּהּ.
Mishna 2
MICHNA : Les Sages ajoutèrent aux lois concernant le fait de laisser des aliments sur une source de chaleur et de cuire des aliments le Chabbat : un chauffe-eau (mé'ham) que l'on a vidé de son eau chaude le Chabbat — on n'y versera pas d'eau froide afin que cette eau froide soit chauffée. Mais on peut verser de l'eau froide dans un chauffe-eau, ou dans une coupe, que l'on a vidés de leur eau chaude, afin de la tiédir [mais non de la chauffer].
מַתְנִי׳ הַמֵּיחַם שֶׁפִּינָּהוּ לֹא יִתֵּן לְתוֹכוֹ צוֹנֵן בִּשְׁבִיל שֶׁיֵּחַמּוּ. אֲבָל נוֹתֵן הוּא לְתוֹכוֹ אוֹ לְתוֹךְ הַכּוֹס כְּדֵי לְהַפְשִׁירָן.
Guémara 2
GUEMARA : La michna semble se contredire [la première proposition interdit absolument de verser de l'eau dans le chauffe-eau, et ensuite cela est partiellement permis]. La Guemara demande : que dit la michna ? Rav Adda bar Mattana dit qu'elle dit ceci : un chauffe-eau (mé'ham) dont on a vidé l'eau chaude — on n'y versera pas une faible quantité d'eau afin qu'elle devienne très chaude ; mais on peut y verser une grande quantité d'eau afin de la tiédir [une grande quantité d'eau froide ne sera pas chauffée en ces circonstances].
גְּמָ׳ מַאי קָאָמַר? אָמַר רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא, הָכִי קָאָמַר: הַמֵּיחַם שֶׁפִּינָּה מִמֶּנּוּ מַיִם חַמִּין לֹא יִתֵּן לְתוֹכָן מַיִם מוּעָטִים כְּדֵי שֶׁיֵּחַמּוּ, אֲבָל נוֹתֵן לְתוֹכוֹ מַיִם מְרוּבִּים כְּדֵי לְהַפְשִׁירָן.

Rachi

דלית ליה גידודי - שאין שפתה גבוהה שיהיו המים עמוקים אצל שפתה כמו באמצע דכיון שאין עמוקים שם כי מטי סמוך לשפתה נועץ רגליו בקרקע וחופר וממחה העפר לתוך המים ודמי למגבל ולי נראה דאית ליה גידודי שרי דלא דמי לנהר אלא לכלי דלית ליה גידודי דמיא לנהר ואסור:

שהניח ידיו - כשהיה רוחץ משום צניעות:,אי נגע - באמה:,כאילו מביא מבול לעולם - שמתחמם ובא לידי קרי וזה קלקולו של דור המבול מוציאים שכבת זרע לבטלה דכתיב כי השחית כל בשר וגו' (בראשית ו׳:י״ב):

כבולשת - עשאוה להא דר' אבוה בולשת חיילות גייס הבא לעיר על שם שמחפשין ובולשים את העיר קרי לה בולשת:,בשעת שלום - כגון שהוא של אותה מלכות:

כאילו כופר - דנראה שהוא בוש בדבר:,כי נחית - לנהר פניו כלפי הנהר ואין כאן משום צניעות אסור לכסותו:,כי סליק - ופניו כלפי העם מותר משום צניעות:,ר' זירא זקיף - דחייש לדרב שלא יראה ככופר:

משתמיט - היה ירא ליראות לו משום דהוה בעי רבי זירא למיסק לארעא דישראל ורב יהודה לא סבירא ליה וירא פן יגזור עליו מלילך:,בבלה יובאו ושמה יהיו עד יום פקדי וגו' - ור' זירא אמר לך האי קרא בכלי שרת כתיב כדאמרינן בשני דייני גזירות (כתובות קיא.):,הביאו לי נתר - לחוף את ראשי וקאמר להו בלשון הקודש:,פתחו פומייכו - ויכנס הבל בית המרחץ לתוך הגוף ויוציא הבל של זיעה:,ואשתו - מן מים חמין ואפי' לא הוחמו אלא לרחיצה:

מותר לאומרן - בבית המרחץ ואפי' בלשון קודש:,הבלא - דמרחץ הנכנס דרך הפה:,מפיק הבלא - דזיעה:,ולא הלך ד' אמות - קודם שישן:,מרקבת - אינה מתעכלת לעשות זבל:,ריח רע - ריח הפה:,ריח זוהמא - כל גופו מזוהם בזיעה תמיד:,ולא הסיקוהו מבפנים - שאינו מטיב לכלום:,ולא הכניסוהו לצונן - שהן מחזקין את הברזל:,למים ע"ג חבית - על שוליו וצדדיו שאינם נכנסים לתוכו:

מתני' מוליאר הגרוף - מן הגחלים מבע"י:,שותין - ממימיו בשבת ואע"פ שהוחמו קצת מחמת הכלי לפי שאינו מוסיף הבל אלא משמר ומקיים חום שלהם שלא יצטננו בגמרא מפרש מוליאר מים מבפנים וגחלים מבחוץ כלי שיש בו בית קיבול קטן אצל דופנו מבחוץ מחובר לו ונותן שם גחלים והמים בקיבולו הגדול ורבותינו מפרשים מוליאר שני שולים ואנטיכי בי דודי מחיצה בינתיים ולי נראה להפך דאם כן ה"ל למיתני מים מלמעלה וגחלים מלמטה ועוד דנחשתה דתני באנטיכי לשון שולים הן והן אומרים לשון נחושת ושאני נחשת מחרס:,אנטיכי - מפרש בגמרא:

גמ' בי כירי - חלל יש בכירה אצל חלליה שהגחלים בו ומים נתונים בחללה השני ואע"ג דדמי למוליאר מיהו כירה דופנה עב והאור תדיר בתוכה כל ימות החול ודופנה חם מאד ומוסיף הבל במים אע"פ שגרופה מן הגחלים:,בי דודי - יורה גדולה עושין לה שתי שוליים ונותנין גחלים בין שניהם והמים על העליונים:,וכל שכן - דבי כירי אסור כדפרישית שמתוך שהאור תדיר בו ודופנו עב מרתיח:,אבל בי דודי לא - שהרי הוא כמוליאר:,שנחושתה - נחושת שלה אלמא ביורה של נחשת קאי ונחשת משמר רתיחתו ואני אומר נחושתה לשון שולים כדכתיב (יחזקאל ט״ז:ל״ו) יען השפך נחשתך ולשון של המשנה נחשתו של תנור במסכת כלים (פ"ח מ"ג) ושאני אנטיכי ממוליאר דמתוך שהשולים מכוסים חומם משתמר ואע"ג שגרפו גחליהם:

מתני' המיחם - קומקמוס של חמין:,שפינהו - כולה מתניתין מפרש בגמרא:

גמ' מאי קאמר - מאי פינהו ומאי לא יתן והדר אמר אבל נותן:

Tossafot

פשיטא דלא נגע דתניא ר' אליעזר אומר כו' - ואע"ג דרבנן פליגי עליה ושרו בפרק כל היד (נדה יג. ושם) לא שרי אלא משום ממזרות שלא יראה ככרות שפכה ויוציאו לעז על בניו שהן ממזרים:

רחץ ולא סך - ול"ג מעיקרא דהא בכולי הש"ס רחיצה קודם סיכה כדאמר בפ"ק דקידושין (דף כב:) רחצו סכו וקרא כתיב ורחצת וסכת (רות נ) מיהו קרא איכא לאוקמי בסיכה שהיתה מתקשטת עצמה לריח טוב לכן לא היתה סכה בתחלה שעל ידי רחיצה היתה מעברת הסיכה מעליה:

מוליאר הגרוף שותין ממנו בשבת - פי' בקונטרס לפי שאין מוסיף הבל אלא משמר ומקיים חום שלהן ואנטיכי אפי' גרופה אין שותין הימנה לפי שמוספת הבל ואין נראה דלא שייך למיגזר במוסיף הבל אלא בהטמנה גזירה שמא יטמין ברמץ ועוד דדוחק לומר דמתני' איירי כשעשה האיסור ועוד דאכטיכי אוסר בכל ענין לשתות הימנו אפילו בהשהאה ואי להחזיר תנן משהין אפילו באינו גרוף ועוד אי משום תוספת הבל אסרה ליה מתני' בשתיה תקשה לרבה ורב יוסף דשרו לעיל (שבת דף לח.) בשכח קדרה ע"ג כירה ובשלה בשבת אע"ג דלא נתבשלה כמאכל בן דרוסאי ואפי' במזיד ונראה כפי' ה"ר פורת מוליאר הגרוף שותין הימנו בשבת שמוזגין המים חמין ביין לפי שהמים אינן כ"כ חמין במוליאר שיתבשל היין מן המים שמוזגין לתוכו אבל אנטיכי אע"פ שגרופה אין שותין הימנה לפי שאנטיכי יש בה הבל יותר ומתבשל היין מן המים בשעת מזיגה וכ"מ בירושלמי:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 41a
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שבת מ״א אמַסֶּכֶת שַׁבָּת