Guémara
[…faut-il dire que] Rabbi Akiva s'est rétracté pour se rallier à l'avis de Rabbi Yehochoua ? Dans la controverse sur les lois du bain également, la décision aurait dû être conforme à l'avis de Rabbi Yehouda, car c'est lui qui exprime l'avis intermédiaire [makhria, celui qui tranche]. C'est pourquoi Rav Yossef demanda si la règle était fondée sur ce principe seul [la déduction]. La Guemara demande : et si la halakha a été tirée par déduction [mikelala], qu'importe ? Il est légitime de tirer des conclusions par déduction. La Guemara répond : peut-être ce principe — selon lequel la halakha est fixée conformément à l'avis intermédiaire — ne s'applique-t-il que dans une michna, mais non dans une baraïta. Peut-être la baraïta n'est-elle pas une source suffisamment fiable pour établir la halakha selon l'avis intermédiaire d'après sa formulation. Rabba bar bar 'Hana dit à Rav Yossef : moi, je l'ai entendu explicitement [befeirouch].
הֲדַר בֵּיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְגַבֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. וְאִי מִכְּלָלָא, מַאי? דִילְמָא הָנֵי מִילֵּי בְּמַתְנִיתִין, אֲבָל בְּבָרַיְיתָא — לָא. אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא בְּפֵירוּשׁ שְׁמִיעַ לִי.
Une controverse entre Amoraïm fut énoncée : à propos de l'eau chaude qui a été chauffée la veille de Chabbat [avant l'entrée de Chabbat], Rav dit : le lendemain, le jour de Chabbat, on peut s'en laver tout le corps ; toutefois, non pas d'un seul coup, mais membre par membre [éver éver], en s'écartant de la pratique habituelle, pour se rappeler que c'est Chabbat. Et Chmouel dit : on n'a permis de se laver à l'eau chaude — même chauffée la veille de Chabbat — que le visage, les mains et les pieds ; mais on n'a pas permis de se laver tout le corps, même par étapes. La Guemara soulève une objection d'après ce qui a été enseigné dans une baraïta : l'eau chaude qui a été chauffée la veille de Chabbat, le lendemain on peut s'en laver le visage, les mains et les pieds, mais non tout le corps. Voilà une réfutation décisive de l'avis de Rav. Rav pourrait te répondre : quand la baraïta dit « non pas tout le corps », elle veut dire non pas tout le corps d'un seul coup ; mais un membre, puis un autre, jusqu'à se laver tout le corps, cela est permis. La Guemara demande : ne dit-elle pas « le visage, les mains et les pieds », et rien de plus ? Rav répond : cela signifie que l'on se lave le corps à la manière dont on se lave le visage, les mains et les pieds, c'est-à-dire chaque membre séparément — ils sont cités comme exemples du lavage membre par membre.
אִתְּמַר: חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת, רַב אָמַר: לְמָחָר רוֹחֵץ בָּהֶן כׇּל גּוּפוֹ, אֵבֶר אֵבֶר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לֹא הִתִּירוּ לִרְחוֹץ אֶלָּא פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו. מֵיתִיבִי: חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת, לְמָחָר רוֹחֵץ בָּהֶן פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו אֲבָל לֹא כׇּל גּוּפוֹ. תְּיוּבְתָּא דְּרַב. אָמַר לְךָ רַב: ״לֹא כׇּל גּוּפוֹ״ — בְּבַת אַחַת, אֶלָּא אֵבֶר אֵבֶר. וְהָא ״פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו״ קָתָנֵי! — כְּעֵין פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו.
La Guemara apporte une preuve supplémentaire. Viens et entends [ta chema] ce qui a été enseigné dans une baraïta : on n'a permis de se laver à l'eau chaude qui a été chauffée avant Chabbat que le visage, les mains et les pieds. Cela fait difficulté à Rav. Rav répond : ici aussi, il s'agit de se laver un membre à la fois, à la manière dont on se lave le visage, les mains et les pieds.
תָּא שְׁמַע: לֹא הִתִּירוּ לִרְחוֹץ בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת אֶלָּא פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו! הָכָא נָמֵי, כְּעֵין פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו.
La Guemara remarque : une baraïta a été enseignée conformément à l'avis de Chmouel. L'eau chaude qui a été chauffée la veille de Chabbat, le lendemain on peut s'en laver le visage, les mains et les pieds, mais non tout le corps, [pas] même membre par membre. Et il va sans dire qu'il en est de même pour l'eau chaude qui a été chauffée un jour de fête [yom tov]. Rabba enseignait cette tradition [chemaata] de Rav dans ces termes : l'eau chaude qui a été chauffée la veille de Chabbat, le lendemain, Rav dit : on peut s'en laver tout le corps en exceptant un seul membre, pour se rappeler qu'aujourd'hui c'est Chabbat. On lui opposa toutes ces réfutations décisives, et la Guemara conclut : c'est en effet une réfutation décisive [teyouvta].
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת, לְמָחָר רוֹחֵץ בָּהֶן פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו, אֲבָל לֹא כׇּל גּוּפוֹ אֵבֶר אֵבֶר. וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ בְּיוֹם טוֹב. רַבָּה מַתְנֵי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא דְּרַב בְּהַאי לִישָּׁנָא: חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְמָחָר, אָמַר רַב: רוֹחֵץ בָּהֶן כׇּל גּוּפוֹ וּמְשַׁיֵּיר אֵבֶר אֶחָד. אֵיתִיבֵיהּ כׇּל הָנֵי תְּיוּבָתָא. תְּיוּבְתָּא.
Rav Yossef dit à Abayé : Rabba agit-il conformément à cette halakha de Rav ? Il lui répondit : je ne sais pas. La Guemara demande : quel est son dilemme ? Il est évident que Rabba n'a pas agi conformément à l'avis de Rav, puisque l'avis de Rav a été réfuté de manière décisive. La Guemara répond : peut-être [Rabba] n'a-t-il pas entendu [parler de ces objections], ou ne les a-t-il pas tenues pour décisives ; peut-être, à ses yeux, est-il encore raisonnable d'agir conformément à l'avis de Rav.
אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְאַבָּיֵי: רַבָּה מִי קָא עָבֵיד כִּשְׁמַעְתֵּיהּ דְּרַב? אָמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא. מַאי תִּיבְּעֵי לֵיהּ? פְּשִׁיטָא דְּלָא עָבֵיד, דְּהָא אִיתּוֹתַב. (דִּילְמָא) לָא שְׁמִיעָא לֵיהּ.
La Guemara dit : s'il en est ainsi, il n'y a toujours pas matière à dilemme. Et si Rabba n'a pas entendu cette réfutation, alors certainement il a agi conformément à l'avis de Rav, car Abayé a dit : en toutes les matières [halakhiques] du Maître [Rabba], il se conduisait conformément à l'avis de Rav, sauf en ces trois cas où il se conduisait conformément à l'avis de Chmouel. Il statua : on peut transférer les tsitsit d'un vêtement à un autre ; on peut allumer d'une lampe [de 'Hanoucca] à une autre lampe ; et la halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon dans le cas du traînage [guerira — selon Rabbi Chimon, il est permis de traîner des objets lourds, sans craindre qu'un sillon ne se creuse ainsi dans le sol]. En tout cas, il est certainement raisonnable de dire qu'il a agi conformément à l'avis de Rav dans le cas du bain de Chabbat aussi. La Guemara répond : ce n'est pas une preuve absolue. Peut-être la coutume de Rabba était-elle d'agir conformément aux rigueurs ['houmrot] de Rav et non conformément à ses indulgences [koulot] — or se laver à l'eau chaude le Chabbat est l'une des indulgences de Rav. C'est pourquoi on ne sait pas comment Rabba agissait en pratique.
וְאִי לָא שְׁמִיעָא לֵיהּ — וַדַּאי עָבֵיד. דְּאָמַר אַבָּיֵי: כׇּל מִילֵּי דְּמָר עָבֵיד כְּרַב, בַּר מֵהָנֵי תְּלָת דְּעָבֵיד כִּשְׁמוּאֵל. מְטִילִין מִבֶּגֶד לְבֶגֶד, וּמַדְלִיקִין מִנֵּר לְנֵר, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בִּגְרִירָה! — כְּחוּמְרֵי דְּרַב עָבֵיד, כְּקוּלֵּי דְּרַב לָא עָבֵיד.
Nos maîtres ont enseigné dans une Tossefta : un établissement de bains [mer'hats] dont on a bouché les ouvertures la veille de Chabbat — afin que la chaleur ne se dissipe pas —, à l'issue de Chabbat on peut s'y baigner aussitôt. Si l'on en a bouché les ouvertures la veille d'un jour de fête, le lendemain, le jour de fête lui-même, on peut y entrer et transpirer dans la chaleur produite par l'eau chaude, puis sortir et se rincer à l'eau froide dans la pièce extérieure [du bain].
תָּנוּ רַבָּנַן: מֶרְחָץ שֶׁפָּקְקוּ נְקָבָיו מֵעֶרֶב שַׁבָּת, לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת רוֹחֵץ בּוֹ מִיָּד. פָּקְקוּ נְקָבָיו מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, לְמָחָר נִכְנָס וּמַזִּיעַ, וְיוֹצֵא וּמִשְׁתַּטֵּף בַּבַּיִת הַחִיצוֹן.
Rav Yehouda dit : il advint un fait [maassé] aux bains de Bné Brak, dont on avait bouché les ouvertures la veille d'un jour de fête. Le lendemain, le jour de fête lui-même, Rabbi Elazar ben Azaria et Rabbi Akiva y entrèrent, y transpirèrent, en sortirent et se rincèrent dans la pièce extérieure. Toutefois, ces bains étaient particuliers, car leur eau chaude était recouverte de planches de bois [et il n'y avait pas à craindre que quelqu'un se baigne dans l'eau chaude]. Quand l'affaire vint devant les Sages, ils dirent : même si son eau chaude n'est pas recouverte de planches, [il est permis de transpirer dans la chaleur]. Mais lorsque les transgresseurs [overé avéra] se multiplièrent, les Sages commencèrent à l'interdire. Quant aux grands bains [ambatyaot] des villes, on peut y déambuler [comme à l'ordinaire] sans avoir à s'en inquiéter [même si l'on transpire en le faisant].
אָמַר רַב יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בַּמֶּרְחָץ שֶׁל בְּנֵי בְּרַק שֶׁפָּקְקוּ נְקָבָיו מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, לְמָחָר נִכְנַס רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה וְרַבִּי עֲקִיבָא וְהִזִּיעוּ בּוֹ וְיָצְאוּ וְנִשְׁתַּטְּפוּ בַּבַּיִת הַחִיצוֹן. אֶלָּא שֶׁחַמִּין שֶׁלּוֹ מְחוּפִּין בִּנְסָרִים. כְּשֶׁבָּא הַדָּבָר לִפְנֵי חֲכָמִים, אָמְרוּ: אַף עַל פִּי שֶׁאֵין חַמִּין שֶׁלּוֹ מְחוּפִּין בִּנְסָרִין. וּמִשֶּׁרַבּוּ עוֹבְרֵי עֲבֵירָה הִתְחִילוּ לֶאֱסוֹר. אַמְבַּטְיָאוֹת שֶׁל כְּרַכִּין — מְטַיֵּיל בָּהֶן וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.
Et la Guemara demande : qui sont ces « transgresseurs » [overé avéra] ? La Guemara répond : Rabbi Chimon ben Pazi dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Lévi, au nom de bar Kappara : au début, les gens se lavaient — même le Chabbat — à l'eau chaude qui avait été chauffée avant Chabbat. Les baigneurs [balanim, préposés aux bains] se mirent à chauffer l'eau pendant Chabbat en prétendant qu'elle avait été chauffée la veille de Chabbat. C'est pourquoi les Sages interdirent de se laver à l'eau chaude et permirent de transpirer. Et l'on continuait de se laver à l'eau chaude en disant : nous transpirons [c'est pour cela que nous sommes entrés au bain]. C'est pourquoi les Sages interdirent de transpirer et permirent [de se baigner dans] les sources chaudes de Tibériade ['hamé Tveria]. Et l'on continuait de se laver à l'eau chauffée par le feu en disant : nous nous sommes baignés dans les sources chaudes de Tibériade. C'est pourquoi ils interdirent même les sources chaudes de Tibériade et leur permirent de se baigner à l'eau froide. Voyant que la chose ne tenait pas devant eux [que le peuple ne pouvait supporter de tels décrets], les Sages leur permirent les sources chaudes de Tibériade, et l'interdiction de transpirer demeura en place.
מַאי ״עוֹבְרֵי עֲבֵירָה״? דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: בַּתְּחִילָּה הָיוּ רוֹחֲצִין בְּחַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ מֵעֶרֶב שַׁבָּת. הִתְחִילוּ הַבַּלָּנִים לְהָחֵם בְּשַׁבָּת, וְאוֹמְרִים: מֵעֶרֶב שַׁבָּת הוּחַמּוּ. אָסְרוּ אֶת הַחַמִּין וְהִתִּירוּ אֶת הַזֵּיעָה. וַעֲדַיִין הָיוּ רוֹחֲצִין בְּחַמִּין וְאוֹמְרִים: ״מְזִיעִין אֲנַחְנוּ״. אָסְרוּ לָהֶן אֶת הַזֵּיעָה וְהִתִּירוּ חַמֵּי טְבֶרְיָה. וַעֲדַיִין הָיוּ רוֹחֲצִין בְּחַמֵּי הָאוּר, וְאוֹמְרִים: בְּחַמֵּי טְבֶרְיָה רָחַצְנוּ. אָסְרוּ לָהֶן חַמֵּי טְבֶרְיָה וְהִתִּירוּ לָהֶן אֶת הַצּוֹנֵן. רָאוּ שֶׁאֵין הַדָּבָר עוֹמֵד לָהֶן, הִתִּירוּ לָהֶן חַמֵּי טְבֶרְיָה וְזֵיעָה בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת.
Dans ce contexte, Rava dit : celui qui transgresse un décret des Sages [had man de'avar adérabbanan], il est permis de l'appeler « transgresseur » [avaryana] — « transgresseur » n'est pas un terme réservé à celui qui viole un grave interdit de la Torah. La Guemara demande : conformément à l'avis de qui —
אָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּעָבַר אַדְּרַבָּנַן, שְׁרֵי לְמִיקְרֵי לֵיהּ ״עֲבַרְיָינָא״: כְּמַאן —
Rachi
הדר ביה רבי עקיבא - כדאמרינן בפירקין דלעיל (שבת דף כט:) לשון מכריע מכביד מטה כף מאזנים ומכריע את שכנגדו כגון הכא בחמין אסור השתא הוה ליה ר' שמעון דמתיר בחמין יחיד במקום שנים נמצא ר' יהודה מכביד את כף המשקולת שהרי ר' יהודה עם רבי מאיר שוים לאיסור ובצונן מותר הוי ליה ר' מאיר בצונן יחיד במקום שנים נמצא ר' יהודה מכביד את כף המשקולת:,ה"מ - דא"ר יוחנן הלכה כדברי המכריע במכריע במשנה כי ההיא דמטלניות:
כעין פניו - כלומר כל אבר בפני עצמו:
רוחץ בהן כל גופו - ביחד אלא שמשייר אבר אחד:,איתיביה כל הני - וליכא לשנויי כעין פניו ידיו ורגליו דהא כל גופו יחד קאמר חוץ מאבר אחד:
א"ל רב יוסף לאביי - משום דגדל אביי בבית רבה בר נחמני שהיה ראש קודם לרב יוסף ומת היה שואלו רב יוסף איך היה רואהו נוהג:,מי עביד כשמעתי' דרב - בהא מילתא דרחיצה:,מאי תבעי ליה - שיטה דהש"ס פרכא ליה:,לא שמיע ליה - לרבה הא תיובתא משום הכי מספקא ליה לרב יוסף ברבה דדילמא עביד כרב:
ואי לא שמיעא ליה - אמאי מספקא ליה לרב יוסף:,הא ודאי עביד - רבה בכל מילי כרב:,כחומרי דרב הוה עביד - בר מהני תלת חומרי אבל כקולי דרב איכא דלא עביד והא קולא היא ודילמא לא עביד:
שפקקו נקביו - שלא יצא חמימותו:,רוחץ בו מיד - ואין צריך להמתין בכדי שיעשה ל"א שפקקו נקביו אותן נקבים שמרחץ מתחמם על ידיהן שאור ניסקת מבחוץ מתחתיו לוי"ה ועיקר רוחץ בו מיד שהרי לא נתחמם בשבת אבל בשבת לא שהרי גזרו על הרחיצה:,ומשתטף בבית החיצון - שלפני המרחץ ולא בתוך המרחץ שלא יאמרו רוחץ הוא כדאמרן דאסרו את הרחיצה אבל הזיעה התירו והיאך היא זיעה עומד או יושב בבית המרחץ ואינו נותן מים עליו והוא מתחמם ומזיע:
מחופין בנסרים - ולא היו צריכין לחוש שמא נתחממו בשבת מחומו של מרחץ:,התחילו לאסור - את הזיעה:,אמבטאות - בתי מרחץ גדולים:,מטייל בהן - מהלך בתוכן לפי דרכו ולא להזיע:,ואינו חושש - שמא יאמרו מזיע הוא ואע"ג דאסרו את הזיעה:
מאי עוברי עבירה - דקאמר לעיל שאסרו זיעה על ידיהן:,אסרו להן את החמין - לגמרי: ,ועדיין היו רוחצין בחמין - שהוחמו מבע"י:,שאין הדבר עומד - שלא היו ציבור יכולין לקבל מתוך שאסרו להם את הכל:,במקומה עומדת - לאיסור:
Tossafot
דילמא ה"מ במתני' אבל בברייתא לא אע"ג דלא קאמר במשנתינו הכא משמע דאין הלכה כמותו משום דסתם מתני' דלא כוותיה:
הלכה כדברי המכריע - הכרעה כגון קולי מטלניות שר"א ור"י הזכירו בפירוש בדבריהם מוכן ושאינו מוכן דהיינו תלאו במגוד והניחו אחורי הדלת שגילו בדבריהם שיש סברא לחלק ביניהם אלא שנראה להם דסוף סוף אין לחלק ביניהם לכך. הוי ר' עקיבא שמחלק ביניהם מכריע וכן ר' יהודה הוי מכריע דר' שמעון ור"מ הזכירו בדבריהם חמין וצונן והכרעה שלישית דלא הויא הכרעה הוי כי ההיא דפ"ק דפסחים (דף כא.) חבית של יין של תרומה שנטמאה ב"ש אומרים תשפך הכל וב"ה אומר תיעשה זילוף אמר ר' ישמעאל בר' יוסי אני אכריע בשדה תשפך הכל ובבית תעשה זילוף אמרו לו אין הכרעה שלישית מכרעת משום דלא הזכירו ב"ש וב"ה בדבריהם בית ושדה ולא גילו שיש סברא לחלק בין בית לשדה חשיב לה הכרעה שלישית ולא כפירוש הקונטרס דפירש התם דטעמייהו דב"ש לא משום תקל' אלא מטעם אחר כמו משום ריחא אלא משום דלא הזכירו בדבריהם בית ושדה כדפי' וה"ה דהוה מצי למימר ליה דאין הכרעת תלמיד הכרעה כדאמר הכא אלא רבותא אמרו דאפי' לא היה תלמיד אינה הכרעה והא דתנן בברכות (דף מג:) ב"ש אומרים מברך על השמן ואח"כ מברך על ההדס וב"ה אומרים מברך על ההדס ואח"כ על השמן א"ר גמליאל אני אכריע שמן זכינו לריחו וזכינו לסיכתו הדס לריחו זכינו לסיכתו לא זכינו וא"ר יוחנן הלכה כדברי המכריע פר"ת התם דהויא כהכרעה שבכל הש"ס ולא נהירא דלא הויא הכרעה אלא כדפי' והתם אינו אלא מפרש טעמא דבית שמאי ור"ח פי' אין הכרע' שלישית מכרעת היינו הכרע' דור שלישי כמו ר' ישמעאל בר' יוסי שהיה דור שלישי לב"ש וב"ה ולאו דוקא דור שלישי אלא ה"ה שני ובכל מקום נקט הכרעה שלישית משום ברייתא דפסחים:
למוצאי שבת רוחץ מיד - דוקא לרחוץ אבל להזיע נכנס אפי' בשבת ומזיע כמו בי"ט כדאמר בסמוך דאפי' בשבת הוי זיעה שריא עד הגזירה ולאחר גזירה אפילו בי"ט אסרו דאיום טוב קתני משרבו עוברי עבירה התחילו לאסור והוה מצי לערובינהו וליתנינהו מרחץ שפקקו נקביו מערב שבת או מערב יום טוב למחר נכנס ומזיע ולמוצאי שבת ויום טוב רוחץ מיד אלא אי עריב ותני להו הוה אמינא דדוקא בשבת אסרו הזיעה ולא ביום טוב דעובדא דמייתי בשבת הוה להכי מפליג להו השתא משרבו עוברי עבירה קאי איום טוב אבל לא אשבת דזיעה לא הוזכרה גבי שבת:
אלא שחמין שלו מחופין בנסרים - פי' בקונטרס שלא היו צריכין לחוש שהוחמו בשבת מחום המרחץ משמע שסובר שנשתטפו בחמין שהוחמו מע"ש ולעיל אסר רבי יהודה גופיה ושמא יחלק בין שבת ליום טוב ומיהו בתוספתא גרסינן ונשתטפו בצונן אלא שחמין שלו מחופים ולא יסברו העולם שרחצו בחמין:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.