Guémara
Il faut plutôt dire que la référence concerne la consommation de la térouma. Les kohanim ne peuvent manger la térouma qu'une fois le bein hachemachot (crépuscule) achevé, lequel, selon l'opinion de Rabbi Yossi, se termine un peu plus tard que selon l'opinion de Rabbi Yehouda.
אֶלָּא לַאֲכִילַת תְּרוּמָה, דְּלָא אָכְלִי כֹּהֲנִים תְּרוּמָה עַד דְּשָׁלֵים בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת דְּרַבִּי יוֹסֵי.
Au sujet de la période du crépuscule (bein hachemachot), Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : lorsqu'on voit une seule étoile dans le ciel du soir, c'est encore le jour ; deux étoiles — c'est le crépuscule ; trois étoiles — c'est la nuit. Cela fut également enseigné dans une baraïta : une seule étoile — c'est le jour ; deux étoiles — c'est le crépuscule ; trois étoiles — c'est la nuit. Rabbi Yossi a dit : il ne s'agit ni des grandes étoiles visibles même le jour, ni des petites étoiles qui ne sont visibles que tard dans la nuit, mais des étoiles de taille moyenne.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כּוֹכָב אֶחָד — יוֹם, שְׁנַיִם — בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, שְׁלֹשָׁה — לַיְלָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כּוֹכָב אֶחָד יוֹם, שְׁנַיִם בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, שְׁלֹשָׁה לַיְלָה. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, לֹא כּוֹכָבִים גְּדוֹלִים הַנִּרְאִין בַּיּוֹם, וְלֹא כּוֹכָבִים קְטַנִּים שֶׁאֵין נִרְאִין אֶלָּא בַּלַּיְלָה — אֶלָּא בֵּינוֹנִים.
Rabbi Yossi, fils de Rabbi Zevida, a dit : celui qui accomplit un travail interdit (mélakha) pendant les deux crépuscules — l'un entre le vendredi et le Chabbat, l'autre entre le Chabbat et sa sortie le samedi soir — est passible d'apporter un sacrifice expiatoire ('hatat), de quelque manière qu'on l'envisage [mima nafchakh] : que l'on dise que le crépuscule est jour ou qu'il est nuit, l'un de ces deux travaux a assurément été accompli un Chabbat. Rava dit à son serviteur : toi, qui n'es pas expert dans les mesures des Sages, lorsque le soleil est au sommet des palmiers, allume les lumières du Chabbat. Son serviteur lui demanda : que faire un jour nuageux, lorsque le soleil n'est pas visible au sommet des arbres ? Rava lui répondit : à la ville, observe les coqs, car à l'approche du soir ils se posent sur leurs perchoirs ; aux champs, observe les corbeaux, car ils regagnent leurs nids à l'approche du soir. Tu peux aussi observer les plantes [adanei] qui se tournent vers l'ouest le soir : lorsqu'elles commencent à se tourner vers l'ouest, le soir approche.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי זְבִידָא: הָעוֹשֶׂה מְלָאכָה בִּשְׁנֵי בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת — חַיָּיב חַטָּאת מִמָּה נַפְשָׁךְ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְשַׁמָּעֵיהּ: אַתּוּן דְּלָא קִים לְכוּ בְּשִׁיעוּרָא דְרַבָּנַן, אַדְּשִׁימְשָׁא אַרֵישׂ דִּיקְלֵי אַתְלוֹ שְׁרָגָא. בְּיוֹם הַמְעוּנָּן מַאי? בְּמָתָא — חֲזִי תַּרְנְגוֹלָא. בְּדַבְרָא — עוֹרְבֵי, אִי נָמֵי — אֲדָאנֵי.
Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : on sonne six sonneries (tekiot) la veille du Chabbat pour annoncer que le Chabbat approche. La Guemara détaille ce que signifie chaque sonnerie. La première sonnerie a pour but de faire cesser le travail aux gens dans les champs. La deuxième sonnerie sert à faire cesser le travail à ceux qui œuvrent dans la ville et à avertir les commerçants de fermer les boutiques. La troisième a pour but de les avertir d'allumer la lumière du Chabbat ; telle est l'opinion de Rabbi Natan. Rabbi Yehouda HaNassi dit : la troisième sonnerie sert à avertir ceux qui portent les téfilines durant la journée de les retirer, car on ne porte pas les téfilines le Chabbat. Et l'on fait une pause après la troisième sonnerie, le temps de frire un petit poisson ou de coller le pain aux parois du four — celui qui a oublié de le faire et a besoin de ces mets pour le Chabbat peut alors le faire. Puis on sonne une tekia, on sonne une teroua, on sonne une tekia, et l'on accueille le Chabbat. C'est alors que le Chabbat commence à tous égards.
תָּנוּ רַבָּנַן: שֵׁשׁ תְּקִיעוֹת תּוֹקְעִין עֶרֶב שַׁבָּת. רִאשׁוֹנָה — לְהַבְטִיל אֶת הָעָם מִמְּלָאכָה שֶׁבַּשָּׂדוֹת. שְׁנִיָּה — לְהַבְטִיל עִיר וַחֲנוּיוֹת. שְׁלִישִׁית — לְהַדְלִיק אֶת הַנֵּר, דִּבְרֵי רַבִּי נָתָן. רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: שְׁלִישִׁית — לַחֲלוֹץ תְּפִילִּין. וְשׁוֹהֶה כְּדֵי צְלִיַּית דָּג קָטָן אוֹ כְּדֵי לְהַדְבִּיק פַּת בַּתַּנּוּר, וְתוֹקֵעַ וּמֵרִיעַ וְתוֹקֵעַ, וְשׁוֹבֵת.
Rabban Chimon ben Gamliel a dit : qu'allons-nous faire des Juifs de Babylonie ? Ils s'écartent de l'usage, car ils sonnent une tekia et une teroua, et ils accueillent le Chabbat pendant la teroua, c'est-à-dire dès qu'ils entendent le son de la teroua. La Guemara interroge à ce sujet : les Babyloniens sonnent-ils vraiment seulement une tekia et une teroua, et pas davantage de sonneries ? S'il en était ainsi, il n'y aurait que cinq sonneries et non six, comme cela a été enseigné dans la baraïta. Il faut plutôt dire que la version exacte est : ils sonnent une tekia, puis sonnent à nouveau une tekia, puis sonnent une teroua, et ils accueillent le Chabbat pendant la teroua. Ils agissent ainsi parce qu'ils perpétuent la coutume de leurs pères qui leur a été transmise.
אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: מַה נַּעֲשֶׂה לָהֶם לַבַּבְלִיִּים, שֶׁתּוֹקְעִין וּמְרִיעִין וְשׁוֹבְתִין מִתּוֹךְ מְרִיעִין. תּוֹקְעִין וּמְרִיעִין? הָווּ לְהוּ חֲמִשָּׁה! אֶלָּא: שֶׁתּוֹקְעִין וְחוֹזְרִין וְתוֹקְעִין וּמְרִיעִין, וְשׁוֹבְתִין מִתּוֹךְ מְרִיעִין. מִנְהַג אֲבוֹתֵיהֶן בִּידֵיהֶן.
Rav Yehouda enseignait à Rav Yits'hak, son fils : la deuxième sonnerie que l'on sonne avant le Chabbat sert à avertir les gens d'allumer la lumière. La Guemara demande : selon quelle opinion a-t-il dit cela ? Ce n'est ni conforme à l'opinion de Rabbi Natan, ni conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Il faut plutôt dire qu'il lui a assurément enseigné que c'est la troisième sonnerie qui sert à avertir les gens d'allumer la lumière ; et selon quelle opinion a-t-il dit cela ? C'est conforme à l'opinion de Rabbi Natan.
מַתְנֵי לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב יִצְחָק בְּרֵיהּ: שְׁנִיָּה לְהַדְלִיק אֶת הַנֵּר. כְּמַאן? לָא כְּרַבִּי נָתָן, וְלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא! — אֶלָּא: שְׁלִישִׁית לְהַדְלִיק אֶת הַנֵּר. כְּמַאן — כְּרַבִּי נָתָן.
L'école de Rabbi Yichmaël enseigna avec plus de détails : on sonne six sonneries la veille du Chabbat. Lorsqu'on commence à sonner la première tekia, ceux qui se tiennent et travaillent dans les champs cessèrent de biner, de labourer et d'accomplir tout travail dans les champs. Et les ouvriers qui travaillent près de la ville ne sont pas autorisés à y entrer avant que n'arrivent ceux qui travaillent plus loin, afin qu'ils entrent tous ensemble — sans quoi l'on soupçonnerait les ouvriers arrivés plus tard d'avoir continué à travailler après la sonnerie. Et à ce moment encore, les boutiques de la ville sont ouvertes et les volets des boutiques — sur lesquels les commerçants disposaient leur marchandise devant les boutiques — demeurent en place. Lorsqu'il commença à sonner la deuxième sonnerie, on retira les volets de l'endroit où ils étaient posés et l'on ferma les boutiques ; mais dans les maisons, l'eau chaude cuisait encore sur le fourneau et les marmites demeuraient en place sur le fourneau. Lorsqu'il commença à sonner la troisième sonnerie, celui qui était chargé de retirer la nourriture du fourneau la retira, celui qui était chargé de calorifuger l'eau chaude pour le Chabbat afin qu'elle ne refroidisse pas la calorifugea, et celui qui était chargé d'allumer les lumières du Chabbat alluma. Et celui qui sonne le chofar fait une pause le temps de frire un petit poisson ou de coller le pain aux parois du four, puis il sonne une tekia, sonne une teroua, sonne une tekia, et accueille le Chabbat.
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: שֵׁשׁ תְּקִיעוֹת תּוֹקְעִין עֶרֶב שַׁבָּת. הִתְחִיל לִתְקוֹעַ תְּקִיעָה רִאשׁוֹנָה — נִמְנְעוּ הָעוֹמְדִים בַּשָּׂדֶה מִלַּעֲדוֹר וּמִלַּחְרוֹשׁ וּמִלַּעֲשׂוֹת כׇּל מְלָאכָה שֶׁבַּשָּׂדוֹת. וְאֵין הַקְּרוֹבִין רַשָּׁאִין לִיכָּנֵס עַד שֶׁיָּבוֹאוּ רְחוֹקִין, וְיִכָּנְסוּ כּוּלָּם כְּאֶחָד. וַעֲדַיִין חֲנוּיוֹת פְּתוּחוֹת וּתְרִיסִין מוּנָּחִין. הִתְחִיל לִתְקוֹעַ תְּקִיעָה שְׁנִיָּה, נִסְתַּלְּקוּ הַתְּרִיסִין וְנִנְעֲלוּ הַחֲנוּיוֹת, וַעֲדַיִין חַמִּין מוּנָּחִין עַל גַּבֵּי כִּירָה וּקְדֵירוֹת מוּנָּחוֹת עַל גַּבֵּי כִּירָה. הִתְחִיל לִתְקוֹעַ תְּקִיעָה שְׁלִישִׁית — סִילֵּק הַמְסַלֵּק, וְהִטְמִין הַמַּטְמִין, וְהִדְלִיק הַמַּדְלִיק. וְשׁוֹהֶה כְּדֵי צְלִיַּית דָּג קָטָן, אוֹ כְּדֵי לְהַדְבִּיק פַּת בַּתַּנּוּר, וְתוֹקֵעַ וּמֵרִיעַ וְתוֹקֵעַ וְשׁוֹבֵת.
Rabbi Yossi bar 'Hanina a dit : j'ai entendu qu'une personne pressée par le temps, qui vient allumer les lumières du Chabbat après les six sonneries, peut allumer sans crainte, car même l'instant de la sixième sonnerie n'est pas encore le Chabbat. La preuve en est que les Sages accordèrent au 'hazan (bedeau) de la synagogue un laps de temps pour rapporter chez lui son chofar — qu'il utilisait pour sonner les sonneries sur un toit élevé au milieu de la ville. Il est clair que durant ce laps de temps, ce n'est pas encore le Chabbat. On lui répondit : s'il en est ainsi, tu as rendu ton propos tributaire des circonstances, et il ne s'appliquerait pas uniformément à tous — le Chabbat débuterait à un moment différent en chaque lieu, selon la distance entre l'endroit où l'on sonne le chofar et la maison du 'hazan. Il faut plutôt dire que le Chabbat commençait immédiatement après la dernière sonnerie, sans pause intermédiaire. Le 'hazan disposait d'un endroit discret sur son toit, là où il sonnait le chofar, où il déposait son chofar, car le consensus est qu'on ne peut déplacer le Chabbat ni le chofar ni les trompettes.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: שָׁמַעְתִּי שֶׁאִם בָּא לְהַדְלִיק אַחַר שֵׁשׁ תְּקִיעוֹת — מַדְלִיק. שֶׁהֲרֵי נָתְנוּ חֲכָמִים שִׁיעוּר לְחַזַּן הַכְּנֶסֶת לְהוֹלִיךְ שׁוֹפָרוֹ לְבֵיתוֹ. אָמְרוּ לוֹ, אִם כֵּן נָתַתָּ דְּבָרֶיךָ לְשִׁיעוּרִין. אֶלָּא מָקוֹם צָנוּעַ יֵשׁ לוֹ לְחַזַּן הַכְּנֶסֶת בְּרֹאשׁ גַּגּוֹ, שֶׁשָּׁם מַנִּיחַ שׁוֹפָרוֹ. לְפִי שֶׁאֵין מְטַלְטְלִין לֹא אֶת הַשּׁוֹפָר וְלֹא אֶת הַחֲצוֹצְרוֹת.
La Guemara objecte au sujet de cette dernière halakha : n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta que le chofar peut être déplacé le Chabbat, mais que les trompettes ne peuvent pas être déplacées ? Rav Yossef dit : cela ne fait pas difficulté, car on peut dire qu'ici, où l'on a permis de déplacer un chofar, il s'agit d'un chofar appartenant à un particulier : parce qu'il a un usage même le Chabbat, on peut le déplacer ; là, où l'on a interdit de déplacer un chofar, il s'agit d'un chofar appartenant à la collectivité : parce qu'il n'a aucun usage le Chabbat, il est donc considéré comme mis à l'écart [mouktsé]. Abayé lui dit : et dans le cas d'un particulier, à quelle action permise un chofar est-il propre à servir le Chabbat ? Il est apte à servir puisqu'il convient pour y donner de l'eau à boire
וְהָתַנְיָא: שׁוֹפָר מִיטַּלְטֵל וַחֲצוֹצְרוֹת אֵינָם מִיטַּלְטְלִין! אָמַר רַב (יוֹסֵי) [יוֹסֵף], לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּיָחִיד, כָּאן בְּצִבּוּר. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּבְיָחִיד לְמַאי חֲזֵי? — הוֹאִיל וְרָאוּי לְגַמֵּעַ בּוֹ מַיִם.
Rachi
אלא לאכילה - וכולה מילתא דר' יוחנן לחומרא דלא תימא כי שלים בין השמשות דר' יהודה ליליא הוא וניכול וממילא נמי לענין מוצאי שבת לא אמרינן כר' יהודה דנימא דר' יוסי ליליא הוא ושרי:
בשני בין השמשות - ערב שבת ומוצאי שבת בהעלם אחד אין כאן עוד אשם תלוי אלא חטאת:,ממה נפשך - אי ליליא הוא חייב על ערב שבת ושל מוצאי שבת אינו כלום ואי יממא הוא חייב על מוצאי שבת ואין של ערב שבת כלום וכגון דעבד ליה כל בין השמשות דליכא לספוקי להאי בתחילתו ולהאי בסופו:,בשיעורי דרבנן - בין השמשות:,אתלו - הדליקו את הנר מבעוד יום:,חזו תרנגולין - היושבים על הקורות מבעוד יום וכן העורבים בשדה:,אדאני - עשב הקרוי מלוו"א ועלין שלו נוטין לצד החמה שחרית כפופין למזרח ובחצי היום זקופין ולערב כפופים מאד למערב:
שש תקיעות - אף התרועות במנין דסדר שלהן תקיעה תרועה ותקיעה:,להבטיל ממלאכה שבשדות - ויהא להן שהות ליכנס לעיר:,להבטיל העיר - ממלאכה:,והחנויות - ממקח וממכר:,לחלוץ תפילין - והדלקת נר ברביעית:,להדביק פת בתנור - ועדיין יש שהות כדי שיקרמו פניה שהיו ממהרים התקיעות כדי להוסיף מחול על הקדש:,ותוקע ומריע ותוקע - הרי שש:,ושובת - חל שבת עליו:
מלעדור - מלחפור:,ויכנסו כולם כאחד - שלא יחשדו הנכנסים באחרונה לומר שעסקו במלאכתן אחר ששמעו קול השופר שאין הכל מכירין מי קרובים ומי רחוקים:,תריסין - הן דלתות החנויות ומסלקין אותן ומניחן ע"ג יתדות ומוכרין עליהן תבלין ושאר דברים ולערב מחזירין אותן לפתחים:,חמין - מים חמין למזוג בהן יין לשתות:,סילק המסלק - קדרות העשויות להסתלק למאכל הלילה:,והטמין המטמין - את הראויות למחרת:
חזן הכנסת - שמש הציבור:,להוליך שופרו לביתו - שהיה גג מיוחד בגובה העיר ואמצעיתה לתקוע שם ומשם מוליכו לביתו אלמא אכתי לא נקיט קדושת שבת עלייהו:,לשיעורין - פעמים שביתו קרוב פעמים שביתו רחוק:,בראש גגו - שתקע שם:,שאין מטלטלין - אפילו ברשות היחיד:
והתניא שופר מיטלטל - לפי שכפוף ראשו וראוי לשאוב בו מים ולשתות התינוק:,חצוצרות - פשוטה ואינה ראויה אלא לתקוע והוי דבר שמלאכתו לאיסור ואסור משום מוקצה:
Tossafot
אלא לענין אכילה - קשה דמשום שיעורא פורתא דהוי כהרף עין לא הוי ליה למיפסק כר' יוסי וליכא למימר דכהרף עין דר' יוסי אינו מיד אחר בין השמשות דר' יהודה ומתאחר הרבה אחריו א"כ הא דאמר רב יהודה כו' בין השמשות דר' יהודה לרבי יוסי כהנים טובלים בו מאי איריא בין השמשות אחר בין השמשות דר' יהודה נמי כהנים טובלים לר' יוסי וי"ל דאינו מתאחר כל כך שיהא שיעור טבילה בינתיים א"נ ספק היה להם אם היה מתחיל מיד אחר דר' יהודה או מתאחר הרבה ולהכי איצטריך למיפסק דלא אכלי כהנים תרומה עד דודאי שלים בין השמשות דרבי יוסי: ,הקשה ה"ר פורת דבשבת גופיה הוה מצי למינקט הלכה כר' יהודה בע"ש וכר' יוסי במוצאי שבת וכן לענין תרומה הוה מצי למימר הלכה כר' יהודה לענין טבילה וכר' יוסי לענין אכילה ונראה לר"י דניחא ליה לאשמועינן רבותא דאפי' בשבת דחמיר מיקל ר' יוסי ושרי לעשות מלאכה בבין השמשות דר' יהודה ואפי' בתרומה דקיל משבת או בתרומה דרבנן מחמיר ר' יוסי דלא אכלי כהנים עד דשלים בין השמשות דידיה:
רבי יהודה הנשיא אומר שלישית לחלוץ כו' - פירש"י ורביעית להדליק את הנר וכן משמע דלא פליג אתרתי קמייתא ועוד דאמר בסמוך שניה להדליק את הנר כמאן לא כר' נתן ולא כר' יהודה הנשיא וליכא למימר נמי דאף לחלוץ תפילין קאמר ומדליק נמי בשלישית מדקאמר אלא ג' להדליק את הנר כמאן כר' נתן משמע ולא כר' יהודה הנשיא וקשה דבס"פ ד' מיתות (סנהדרין דף סח. ושם) גבי שחלה ר"א ואותו היום ע"ש היה ונכנס הורקנוס בנו לחלוץ תפילין גער בו אביו ויצא בנזיפה א"ל היאך מניחין איסור סקילה ועוסקין באיסור שבות אלמא הדלקת נר קודם לחליצת תפילין וי"ל דשאני התם דמשום חוליו איחרו מלהדליק את הנר לפי שהיו טרודין בו עד שהיה סמוך לחשכה ולכך אמר יעסוק באיסור סקילה קודם ואדרבה משם יש ראיה דחליצת תפילין קודמת מדרצה הורקנוס לחלוץ תפילין קודם הדלקה ומסתמא היה יודע שכך היו רגילין לעשות:
שש תקיעות - כמו שפירש בקונטרס שהיו תוקעין תקיעה תרועה תקיעה אע"ג דקצת משמע לקמן דשלש ראשונות תקיעות הן דקתני התחיל לתקוע תקיעה שניה לאו דווקא נקט תקיעה וכן מוכיח בפרק החליל (סוכה דף נג: ושם) דתנן אין פוחתין מכ"א תקיעות במקדש ואין מוסיפין על מ"ח תקיעות וחשיב באותן מ"ח שלש להבטיל את העם ממלאכה ואמר בגמרא מתניתין דלא כר' יהודה דתניא רבי יהודה אומר הפוחת אל יפחות משבע והמוסיף אל יוסיף על ט"ז ומפרש במאי פליגי ר' יהודה סבר תקיעה תרועה תקיעה אחת היא ואם ג' להבטיל את העם ממלאכה כולן תקיעות למה היה ר' יהודה מחשיבם כאחת:
והתניא שופר מטלטלין כו' - תימה לר"י הא ע"כ האי דשרי לטלטל שופר היינו לצורך גופו או לצורך מקומו דמחמה לצל אפי' ר' שמעון אסר כמו שאפרש בסמוך דשופר מלאכתו לאיסור הוא וברייתא דלעיל דאסר להצניעו היינו מחמה לצל והוי כמו מרא שלא יגנב בפרק כל הכלים (לקיין דף קכד:) דהיינו טלטול שלא לצורך ואומר ר"י דמשמע ליה דאסר בברייתא דלעיל אפי' לצורך גופו ומקומו מדקתני לפי שאין מטלטלין ולא קתני לפי שאין מצניעין וא"ת וכיון דאיירי הכא הא דמטלטל שופר היינו לצורך גופו א"כ חצוצרות אמאי אין מטלטלין וי"ל דחצוצרות מוקצה יותר משופר כמו שאפרש בסמוך ומיהו מתוך פירוש הקונטרס משמע דשופר הוי מלאכתו להיתר:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.