Guémara
[les femmes] qui mangent et ne font rien pour subvenir à leurs besoins, et font ainsi commettre à leurs maris la faute de vol. Et il est écrit : « Je vous ai frappés par la nielle et la rouille (chiddafon ou-yérakon) ; la multitude de vos jardins, de vos vignes, de vos figuiers et de vos oliviers, la sauterelle (gazam) les a dévorés » (Amos 4, 9). Et il est écrit : « Ce qu'a laissé la sauterelle (gazam), la locuste (arbé) l'a mangé ; ce qu'a laissé la locuste (arbé), le criquet (yéleq) l'a mangé ; et ce qu'a laissé le criquet (yéleq), la larve (ḥassil) l'a mangé » (Yoël 1, 4). Et il est écrit : « On arrache à droite et l'on a faim, on dévore à gauche et l'on n'est pas rassasié ; chacun mange la chair de son bras (bessar zéro'o) » (Yéchaya 9, 19). Ne lis pas « la chair de son bras » (bessar zéro'o), mais « la chair de sa descendance » (bessar zar'o).
דְּאׇכְלָן וְלָא עָבְדָן. וּכְתִיב: ״הִכֵּיתִי אֶתְכֶם בַּשִּׁדָּפוֹן וּבַיֵּרָקוֹן הַרְבּוֹת גַּנּוֹתֵיכֶם וְכַרְמֵיכֶם וּתְאֵנֵיכֶם וְזֵיתֵיכֶם יֹאכַל הַגָּזָם״, וּכְתִיב: ״יֶתֶר הַגָּזָם אָכַל הָאַרְבֶּה וְיֶתֶר הָאַרְבֶּה אָכַל הַיָּלֶק וְיֶתֶר הַיֶּלֶק אָכַל הֶחָסִיל״. וּכְתִיב: ״וַיִּגְזוֹר עַל יָמִין וְרָעֵב וַיֹּאכַל עַל שְׂמֹאל וְלֹא שָׂבֵעוּ אִישׁ בְּשַׂר זְרוֹעוֹ יֹאכֵלוּ״, אַל תִּקְרֵי ״בְּשַׂר זְרוֹעוֹ״ אֶלָּא ״בְּשַׂר זַרְעוֹ״.
Pour la faute de l'ajournement du jugement ('innouy ha-din), c'est-à-dire que les juges retardent leurs verdicts par considérations personnelles ; de la distorsion du jugement ('ivvouet ha-din), c'est-à-dire que les juges faussent leurs jugements intentionnellement ; de la corruption du jugement (qilqoul ha-din) qui résulte de la négligence ; et de l'annulation de l'étude de la Torah (bittoul Torah) — la guerre (ḥérev) et le pillage abondent dans le monde, la peste (déver) et la sécheresse (batsoret) viennent, les hommes mangent sans être rassasiés et mangent leur pain pesé à la balance. Comme il est écrit : « J'amènerai sur vous l'épée vengeresse, qui vengera l'alliance (nèqem berit), etc. » (Vayiqra 26, 25). Et « alliance » (berit) ne désigne rien d'autre que la Torah, comme il est dit : « Si mon alliance jour et nuit [n'existait pas], etc. » (Yirméya 33, 25) — l'étude de la Torah est la mitsva pratiquée jour et nuit. Et il est écrit à propos de ce châtiment : « Quand je briserai pour vous le bâton du pain (matté léḥem), dix femmes cuiront votre pain dans un seul four et vous le rendront pesé ; vous mangerez et ne serez pas rassasiés » (Vayiqra 26, 26). Et il est écrit : « Parce qu'ils ont méprisé mes ordonnances, etc. » (Vayiqra 26, 43).
בַּעֲוֹן עִינּוּי הַדִּין, וְעִיוּוּת הַדִּין, וְקִלְקוּל הַדִּין, וּבִיטּוּל תּוֹרָה — חֶרֶב וּבִיזָּה רָבָה, וְדֶבֶר וּבַצּוֹרֶת בָּא, וּבְנֵי אָדָם אוֹכְלִין וְאֵינָן שְׂבֵעִין, וְאוֹכְלִין לַחְמָם בְּמִשְׁקָל. דִּכְתִיב: ״וְהֵבֵאתִי עֲלֵיכֶם חֶרֶב נוֹקֶמֶת נְקַם בְּרִית וְגוֹ׳״. וְאֵין ״בְּרִית״ אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם לֹא בְרִיתִי יוֹמָם וָלָיְלָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״בְּשִׁבְרִי לָכֶם מַטֵּה לֶחֶם וְאָפוּ עֶשֶׂר נָשִׁים וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״יַעַן וּבְיַעַן בְּמִשְׁפָּטַי מָאָסוּ״.
Pour la faute du serment vain (chevou'at chav), du faux serment (chevou'at chéqer), de la profanation du Nom divin (ḥilloul ha-Chem) et de la profanation du Chabbat (ḥilloul Chabbat) — les bêtes sauvages ('ḥaya ra'a) se multiplient dans le monde, le bétail dépérit, les hommes se raréfient et les routes deviennent désertes. Comme il est dit : « Et si par cela (be-éle) vous ne vous laissez pas corriger par moi, et si vous marchez contre moi par hasard » (Vayiqra 26, 23). Ne lis pas « par cela » (be-éle), mais « à cause d'un serment » (be-ala). Et il est écrit que le châtiment en est : « J'enverrai contre vous les bêtes des champs, qui vous priveront de vos enfants, détruiront votre bétail et vous réduiront en petit nombre ; et vos routes deviendront désertes » (Vayiqra 26, 22). Et il est écrit à propos du faux serment : « Vous ne jurerez pas faussement par mon Nom, profanant (ve-ḥillalta) ainsi le Nom de ton Dieu : je suis l'Éternel » (Vayiqra 19, 12). Et il est écrit à propos de la profanation du Nom : « Vous ne profanerez pas (té'ḥallelou) mon saint Nom » (Vayiqra 22, 32). Et il est écrit à propos de la profanation du Chabbat : « Quiconque le profane (mé'ḥaleléha) sera puni de mort » (Chémot 31, 14). Et l'on déduit par analogie verbale (guézéra chava) « profanation » (ḥilloul) du Chabbat de « profanation » (ḥilloul) du faux serment.
בַּעֲוֹן שְׁבוּעַת שָׁוְא וּשְׁבוּעַת שֶׁקֶר וְחִילּוּל הַשֵּׁם וְחִילּוּל שַׁבָּת — חַיָּה רָעָה רָבָה, וּבְהֵמָה כָּלָה, וּבְנֵי אָדָם מִתְמַעֲטִין, וְהַדְּרָכִים מִשְׁתּוֹמְמִין. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִם בְּאֵלֶּה לֹא תִוָּסְרוּ לִי״ — אַל תִּקְרֵי ״בְּאֵלֶּה״, אֶלָּא ״בְּאָלָה״. וּכְתִיב: ״וְהִשְׁלַחְתִּי בָכֶם אֶת חַיַּת הַשָּׂדֶה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב בִּשְׁבוּעַת שֶׁקֶר: ״וְלֹא תִשָּׁבְעוּ בִשְׁמִי לַשָּׁקֶר וְחִלַּלְתָּ אֶת שֵׁם אֱלֹהֶיךָ״, וּבְחִלּוּל הַשֵּׁם כְּתִיב: ״וְלֹא תְחַלְּלוּ אֶת שֵׁם קׇדְשִׁי״. וּבְחִלּוּל שַׁבָּת כְּתִיב: ״מְחַלְּלֶיהָ מוֹת יוּמָת״, וְיָלֵיף ״חִילּוּל״ ״חִילּוּל״ מִשְּׁבוּעַת שֶׁקֶר.
Pour la faute de l'effusion de sang (chefi'khout damim), le Temple est détruit et la Présence divine (Chékhina) se retire d'Israël, comme il est dit : « Vous ne souillerez pas le pays où vous êtes, car le sang souille le pays ; et il n'y a pour le pays d'expiation du sang qui y a été versé que par le sang de celui qui l'a versé. Tu ne rendras pas impur le pays où vous habitez, au milieu duquel je réside ; car moi, l'Éternel, je réside au milieu des enfants d'Israël » (Bamidbar 35, 33-34). Or, si vous rendez le pays impur, vous n'y habiterez pas, et je n'y résiderai pas.
בַּעֲוֹן שְׁפִיכוּת דָּמִים בֵּית הַמִּקְדָּשׁ חָרֵב, וּשְׁכִינָה מִסְתַּלֶּקֶת מִיִּשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא תַחֲנִיפוּ וְגוֹ׳ וְלֹא תְטַמֵּא אֶת הָאָרֶץ אֲשֶׁר אַתֶּם יוֹשְׁבִים בָּהּ אֲשֶׁר אֲנִי שׁוֹכֵן בְּתוֹכָהּ״. הָא אַתֶּם מְטַמְּאִים אוֹתָהּ — אֵינְכֶם יוֹשְׁבִים בָּהּ, וְאֵינִי שׁוֹכֵן בְּתוֹכָהּ.
Pour la faute des unions interdites (guilouy 'arayot), de l'idolâtrie ('avoda zara) et de la non-observance des années sabbatiques (chemittin) et jubilaires (yovelot) — l'exil (galout) vient dans le monde, on exile le peuple juif de sa terre, et d'autres viennent s'installer à leur place. Comme il est dit à propos des unions interdites : « Car toutes ces abominations, les gens du pays qui vous ont précédés les ont commises, et le pays a été rendu impur ; que le pays ne vous vomisse pas, vous aussi, si vous le rendez impur, comme il a vomi la nation qui vous a précédés » (Vayiqra 18, 27-28). Et il est écrit : « Le pays a été rendu impur ; j'ai donc fait retomber sur lui son iniquité, et le pays a vomi ses habitants, etc. » (Vayiqra 18, 25). Et il est écrit : « Que le pays ne vous vomisse pas, vous aussi, si vous le rendez impur. »
בַּעֲוֹן גִּלּוּי עֲרָיוֹת וַעֲבוֹדָה זָרָה וְהַשְׁמָטַת שְׁמִיטִּין וְיוֹבְלוֹת — גָּלוּת בָּא לָעוֹלָם, וּמַגְלִין אוֹתָן, וּבָאִין אֲחֵרִים וְיוֹשְׁבִין בִּמְקוֹמָן. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶת כׇּל הַתּוֹעֵבוֹת הָאֵל עָשׂוּ אַנְשֵׁי הָאָרֶץ וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וַתִּטְמָא הָאָרֶץ וָאֶפְקוֹד עֲוֹנָהּ עָלֶיהָ וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וְלֹא תָקִיא הָאָרֶץ אֶתְכֶם בְּטַמַּאֲכֶם אוֹתָהּ״.
Et à propos de l'idolâtrie il est écrit : « Je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles, etc. » (Vayiqra 26, 30). Et il est écrit : « Je réduirai vos sanctuaires en désolation, etc. » (Vayiqra 26, 31). « Et vous, je vous disperserai parmi les nations » (Vayiqra 26, 33).
וּבַעֲבוֹדָה זָרָה כְּתִיב: ״וְנָתַתִּי אֶת פִּגְרֵיכֶם וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וַהֲשִׁמּוֹתִי אֶת מִקְדְּשֵׁיכֶם וְגוֹ׳״, ״וְאֶתְכֶם אֱזָרֶה בַגּוֹיִם״.
À propos des années sabbatiques (chemittin) et jubilaires (yovelot) il est écrit : « Alors le pays acquittera ses chabbats, durant tous les jours de sa désolation, tandis que vous serez au pays de vos ennemis, etc. » (Vayiqra 26, 34). Et il est écrit : « Durant tous les jours de sa désolation, il se reposera » (Vayiqra 26, 35).
בִּשְׁמִיטִּין וּבְיוֹבְלוֹת כְּתִיב: ״אָז תִּרְצֶה הָאָרֶץ אֶת שַׁבְּתוֹתֶיהָ כֹּל יְמֵי הֳשַׁמָּה וְאַתֶּם בְּאֶרֶץ אוֹיְבֵיכֶם וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״כׇּל יְמֵי הׇשַּׁמָּה תִּשְׁבּוֹת״.
Pour la faute du langage grossier (navlout pé), les malheurs abondent, de dures décrets se renouvellent, les jeunes gens des ennemis d'Israël — euphémisme désignant Israël lui-même — meurent, et les orphelins et les veuves crient sans être exaucés, comme il est dit : « C'est pourquoi l'Éternel ne se réjouira pas de ses jeunes gens et n'aura pas pitié de ses orphelins et de ses veuves ; car tous sont impies et malfaisants, et toute bouche profère des infamies (nevala). Malgré tout cela, sa colère ne s'apaise pas et sa main reste étendue » (Yéchaya 9, 16).
בַּעֲוֹן נַבְלוּת פֶּה צָרוֹת רַבּוֹת, וּגְזֵירוֹת קָשׁוֹת מִתְחַדְּשׁוֹת, וּבַחוּרֵי שׂוֹנְאֵי יִשְׂרָאֵל מֵתִים, יְתוֹמִים וְאַלְמָנוֹת צוֹעֲקִין וְאֵינָן נַעֲנִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל כֵּן עַל בַּחוּרָיו לֹא יִשְׂמַח ה׳ וְאֶת יְתוֹמָיו (וְאַלְמְנוֹתָיו) [וְאֶת אַלְמְנוֹתָיו] לֹא יְרַחֵם כִּי כֻלּוֹ חָנֵף וּמֵרַע וְכׇל פֶּה דּוֹבֵר נְבָלָה בְּכׇל זֹאת לֹא שָׁב אַפּוֹ וְעוֹד יָדוֹ נְטוּיָה״.
La Guemara explique : que signifie « et sa main reste étendue » ? Rabbi 'Hanan bar Rava dit : tout le monde sait pourquoi la mariée entre sous le dais nuptial (ḥoupa) [il n'y a là aucun secret à révéler]. Néanmoins, quiconque en parle de façon grossière, même si l'on a scellé en haut pour lui un décret de soixante-dix ans de bonheur, on le retourne en malheur à cause de cette faute. Et Rabba bar Chéila dit au nom de Rav 'Hisda : à quiconque tient un langage grossier, on approfondit la Géhenne, comme il est dit : « Une fosse profonde, voilà la bouche des paroles étrangères (péroutsot) » (Michlé 22, 14) — autrement dit, on approfondit la Géhenne pour celui qui parle grossièrement. Rav Naḥman bar Yits'haq dit : même celui qui entend [un langage grossier] et se tait [est puni], comme il est dit : « Celui que l'Éternel réprouve y tombera » (Michlé 22, 14).
מַאי ״וְעוֹד יָדוֹ נְטוּיָה״ — אָמַר רַבִּי חָנָן בַּר רָבָא: הַכֹּל יוֹדְעִין כַּלָּה לָמָּה נִכְנְסָה לַחוּפָּה. אֶלָּא כׇּל הַמְנַבֵּל פִּיו אֲפִילּוּ חוֹתְמִין עָלָיו גְּזַר דִּין שֶׁל שִׁבְעִים שָׁנָה לְטוֹבָה — הוֹפְכִין עָלָיו לְרָעָה. אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב חִסְדָּא: כׇּל הַמְנַבֵּל אֶת פִּיו — מַעֲמִיקִין לוֹ גֵּיהִנָּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּחָה עֲמוּקָּה פִּי זָרוֹת״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אַף שׁוֹמֵעַ וְשׁוֹתֵק, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זְעוּם ה׳ יִפּוֹל שָׁם״.
Rav Ochaya dit : quiconque s'astreint à commettre une transgression (ha-mémareq 'atsmo la-'avéra), des plaies et des contusions (ḥabbourot ou-petsa'im) sortent sur lui, comme il est dit : « Les plaies blessantes nettoient (tamrouq) le mal » (Michlé 20, 30). Et non seulement cela, mais il est condamné à souffrir de l'hydropisie (hidroqan), comme il est dit : « …et les coups [atteignent] les chambres du ventre (ḥadré vatèn) » (Michlé 20, 30). Rav Naḥman bar Yits'haq dit : un signe de la transgression est l'hydropisie (hidroqan), qui afflige les parties internes.
אָמַר רַב אוֹשַׁעְיָא: כׇּל הַמְּמָרֵק עַצְמוֹ לַעֲבֵירָה — חַבּוּרוֹת וּפְצָעִין יוֹצְאִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״חַבּוּרוֹת פֶּצַע תַּמְרוּק בְּרָע״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁנִּדּוֹן בְּהִדְרוֹקָן: שֶׁנֶּאֱמַר ״וּמַכּוֹת חַדְרֵי בָטֶן״. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: סִימָן לַעֲבֵירָה הִדְרוֹקָן.
Nos maîtres ont enseigné dans une baraïta : il y a trois sortes d'hydropisie (hidroqan) — celle qui vient en châtiment de la faute est épaisse ('avé) ; celle qui résulte de la faim est enflée (tafou'ḥa), mais pas aussi épaisse ; et celle qui est causée par la sorcellerie (kechafim) est mince (daq), et la chair du malade s'amincit aux autres endroits.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה מִינֵי הִדְרוֹקָן הֵן: שֶׁל עֲבֵירָה עָבֶה, וְשֶׁל רָעָב תָּפוּחַ, וְשֶׁל כְּשָׁפִים דַּק.
La Guemara rapporte : Chmouel ha-Qatan en fut atteint. Il dit : Maître du monde, qui tirera au sort [pour déterminer que cette hydropisie n'est pas la conséquence d'une faute] ? Il fut guéri. Abayé aussi en fut atteint. Rava témoigna à son sujet et dit : je sais à propos de Naḥmani — Abayé — qu'il s'affame lui-même [et que son hydropisie résulte de la faim]. La Guemara rapporte que Rava en fut atteint, et l'on demanda : mais Rava ne s'affamait pas [et il n'y a pas lieu de le soupçonner de faute, ni de dire qu'il a contracté l'hydropisie pour ne pas s'être soulagé à temps] ? Or n'est-ce pas Rava lui-même qui a dit : plus nombreux sont ceux qui meurent à cause du pot de chambre (qédar) [pour ne pas s'être soulagés à temps] que ceux qui sont enflés par la faim ? La Guemara répond : Rava est différent, car les Sages le contraignaient à rester en place contre son gré pendant son cours [à son heure d'enseignement], si bien qu'il ne pouvait se soulager.
שְׁמוּאֵל הַקָּטָן חָשׁ בֵּיהּ. אֲמַר: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי מֵפִיס? אִיתַּסִּי. אַבָּיֵי חָשׁ בֵּיהּ. אֲמַר רָבָא: יָדַעְנָא בֵּיהּ בְּנַחֲמָנִי דְּמַכְפֵּין נַפְשֵׁיהּ. רָבָא חָשׁ בֵּיהּ. וְהָא רָבָא הוּא דְּאָמַר נְפִישִׁי קְטִילֵי קְדָר מִנְּפִיחֵי כָפָן? שָׁאנֵי רָבָא, דְּאׇנְסִי לֵיהּ רַבָּנַן בְּעִידָּנֵיהּ בְּעַל כּוּרְחֵיהּ.