Guémara
Une lampe de 'Hanoukka qu'on a placée au-dessus de vingt amot est invalide, de même qu'une soukka dont la couverture (s'khakh) est à plus de vingt amot de hauteur, et de même qu'une ruelle (mavoï) dont la poutre [sa quatrième cloison symbolique permettant d'y poser un érouv] est à plus de vingt amot de hauteur. La raison est la même dans les trois cas : les gens ne lèvent pas d'ordinaire la tête pour voir des objets situés à plus de vingt amot de hauteur ; comme on doit voir chacune de ces choses, elles sont invalides au-dessus de cette hauteur. Et la Guemara cite un autre propos de Rav Kahana au nom de Rav Natan bar Manyoumi, au nom de Rav Tan'houm : que signifie le verset écrit à propos de Yossef : « et ils le prirent et le jetèrent dans la fosse ; or la fosse était vide, il n'y avait pas d'eau dedans » (Béréchit 37, 24) ? Par déduction de « la fosse était vide », ne sais-je pas qu'il n'y avait pas d'eau dedans ? Pourquoi donc le verset ajoute-t-il « il n'y avait pas d'eau dedans » ? Le verset vient souligner et enseigner : il n'y avait pas d'eau dedans, mais il y avait des serpents et des scorpions dedans.
נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה שֶׁהִנִּיחָה לְמַעְלָה מֵעֶשְׂרִים אַמָּה — פְּסוּלָה, כְּסוּכָּה וּכְמָבוֹי. וְאָמַר רַב כָּהֲנָא, דָּרֵשׁ רַב נָתָן בַּר מִנְיוֹמֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב תַּנְחוּם: מַאי דִכְתִיב ״וְהַבּוֹר רֵק אֵין בּוֹ מָיִם״? מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״וְהַבּוֹר רֵק״ אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁאֵין בּוֹ מָיִם? אֶלָּא מַה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֵין בּוֹ מָיִם״ — מַיִם אֵין בּוֹ, אֲבָל נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים יֵשׁ בּוֹ.
Rabba dit : c'est une mitsva de placer la lampe de 'Hanoukka dans le téfa'h adjacent à l'entrée. La Guemara demande : et de quel côté la place-t-on ? Il y a divergence : Rav A'ha, fils de Rava, dit : à droite de l'entrée. Rav Chmouel de Difti dit : à gauche. Et la halakha est de la placer à gauche, pour que la lampe de 'Hanoukka soit à gauche et la mezouza à droite : celui qui entre dans la maison sera ainsi entouré de mitsvot (Gueonim).
אָמַר רַבָּה: נֵר חֲנוּכָּה מִצְוָה לְהַנִּיחָהּ בְּטֶפַח הַסָּמוּךְ לַפֶּתַח. וְהֵיכָא מַנַּח לֵיהּ? רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: מִיָּמִין רַב שְׁמוּאֵל מִדִּפְתִּי אָמַר: מִשְּׂמֹאל. וְהִילְכְתָא מִשְּׂמֹאל, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא נֵר חֲנוּכָּה מִשְּׂמֹאל וּמְזוּזָה מִיָּמִין.
Rav Yéhouda dit que Rav Assi dit au nom de Rav : il est interdit de compter de l'argent en face d'une lumière de 'Hanoukka. Rav Yéhouda rapporte : quand j'énonçai cette halakha devant Chmouel, il me dit : la lumière de 'Hanoukka a-t-elle une sainteté qui interdirait d'utiliser sa lumière ? Rav Yossef objecta fortement à cette question : quelle sorte de question est-ce là ? Le sang d'un animal sauvage ou d'un oiseau abattu a-t-il une sainteté ? Comme on l'a enseigné dans une baraïta, les Sages interprétèrent le verset « il versera son sang et le couvrira de poussière » (Vayikra 17, 13) : avec ce qu'il a versé, il couvrira — de même qu'on verse le sang de l'animal abattu de la main, de même doit-on couvrir le sang de cette main et non du pied, afin que les mitsvot ne lui soient pas méprisables. Ici aussi, on doit traiter les lumières de 'Hanoukka comme si elles étaient sacrées et s'abstenir de les utiliser à d'autres fins, afin que les mitsvot ne lui soient pas méprisables.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַב: אָסוּר לְהַרְצוֹת מָעוֹת כְּנֶגֶד נֵר חֲנוּכָּה. כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר לִי: וְכִי נֵר קְדוּשָּׁה יֵשׁ בָּהּ? מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: וְכִי דָּם קְדוּשָּׁה יֵשׁ בּוֹ? דְּתַנְיָא ״וְשָׁפַךְ … וְכִסָּה״ — בַּמֶּה שֶׁשָּׁפַךְ יְכַסֶּה. שֶׁלֹּא יְכַסֶּנּוּ בָּרֶגֶל, שֶׁלֹּא יְהוּ מִצְוֹת בְּזוּיוֹת עָלָיו. הָכָא נָמֵי, שֶׁלֹּא יְהוּ מִצְוֹת בְּזוּיוֹת עָלָיו.
La Guemara rapporte qu'on posa un dilemme devant Rabbi Yehochoua ben Lévi : quelle est la halakha quant à l'usage des décorations d'une soukka durant les sept jours de la fête de Souccot ? Il leur dit : ils ont déjà dit, dans le même sens, qu'il est interdit de compter de l'argent en face de la lumière de 'Hanoukka — ce qui prouve qu'on ne peut utiliser l'objet d'une mitsva à une autre fin. Rav Yossef répliqua, surpris : Maître d'Avraham ! Il fait dépendre ce qui a été enseigné de ce qui ne l'a pas été. Car, pour la soukka, l'interdit de jouir de ses décorations a été enseigné dans une baraïta, tandis que l'interdit de jouir des lumières de 'Hanoukka n'a pas été enseigné dans une baraïta du tout. Comme on l'a enseigné dans une Tossefta du traité Souccot : celui qui a couvert sa soukka selon ses exigences halakhiques, l'a décorée de tentures et de draps colorés, y a suspendu en ornement des noix, des pêches, des amandes, des grenades, des grappes de raisin (parkilé), des couronnes d'épis, des vins, des huiles et des récipients pleins de farine — il est interdit de les utiliser jusqu'à la fin du dernier jour de la Fête ; mais si, avant de les suspendre, il a stipulé à leur sujet qu'il sera permis de les utiliser même pendant la Fête, tout est selon sa stipulation, et il lui est permis de les utiliser. En tout cas, puisque l'interdit de jouir de la lumière de 'Hanoukka n'est pas explicitement enseigné, on ne devrait pas en tirer preuve pour résoudre le dilemme sur les décorations de la soukka. Rav Yossef dit plutôt : nul besoin d'une preuve pour les lois de la soukka à partir de la lumière de 'Hanoukka — le paradigme de toutes est le sang [le verset sur la couverture du sang de l'abattage est la source originelle de l'interdit de traiter les mitsvot avec mépris].
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַהוּ לְהִסְתַּפֵּק מִנּוֹיֵי סוּכָּה כׇּל שִׁבְעָה? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי אָמְרוּ אָסוּר לְהַרְצוֹת מָעוֹת כְּנֶגֶד נֵר חֲנוּכָּה. אָמַר רַב יוֹסֵף: מָרֵיהּ דְּאַבְרָהָם! תָּלֵי תַּנְיָא בִּדְלָא תַּנְיָא. סוּכָּה תַּנְיָא, חֲנוּכָּה לָא תַּנְיָא. דְּתַנְיָא: סִכְּכָהּ כְּהִלְכָתָהּ וְעִיטְּרָהּ בִּקְרָמִים וּבִסְדִינִין הַמְצוּיָּירִין, וְתָלָה בָּהּ אֱגוֹזִים, אֲפַרְסְקִין, שְׁקֵדִים וְרִמּוֹנִים, וּפַרְכִּילֵי עֲנָבִים וַעֲטָרוֹת שֶׁל שִׁבֳּלִים, יֵינוֹת, (שֶׁל) שְׁמָנִים וּסְלָתוֹת — אָסוּר לְהִסְתַּפֵּק מֵהֶן עַד מוֹצָאֵי יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל חַג. וְאִם הִתְנָה עֲלֵיהֶן — הַכֹּל לְפִי תְּנָאוֹ! — אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: אֲבוּהוֹן דְּכוּלְּהוּ דָּם.
Il fut énoncé, dans un litige entre amoraïm, que Rav dit : on ne peut allumer d'une lampe de 'Hanoukka à une autre lampe. Et Chmouel dit : on peut allumer de cette façon. La Guemara cite d'autres litiges entre Rav et Chmouel. Rav dit : on ne peut détacher les tsitsit d'un vêtement pour les fixer à un autre. Et Chmouel dit : on peut les détacher d'un vêtement et les fixer à un autre. Et Rav dit : la halakha n'est pas conforme à Rabbi Chimon dans le cas du traînage [Rabbi Chimon a permis de traîner des objets le Chabbat, même si un sillon se creuse dans le sol en conséquence, car telle n'était pas l'intention]. Chmouel dit que la halakha est conforme à Rabbi Chimon dans le cas du traînage.
אִיתְּמַר: רַב אָמַר אֵין מַדְלִיקִין מִנֵּר לְנֵר, וּשְׁמוּאֵל אָמַר מַדְלִיקִין. רַב אָמַר אֵין מַתִּירִין צִיצִית מִבֶּגֶד לְבֶגֶד, וּשְׁמוּאֵל אָמַר מַתִּירִין מִבֶּגֶד לְבֶגֶד. רַב אָמַר אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בִּגְרִירָה, וּשְׁמוּאֵל אָמַר הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בִּגְרִירָה.
Abayé dit : en toutes les matières halakhiques du Maître, Rabba, il se conduisait selon l'avis de Rav, sauf en ces trois cas où il se conduisait selon l'avis de Chmouel : il décidait qu'on peut allumer d'une lampe de 'Hanoukka à une autre, qu'on peut détacher les tsitsit d'un vêtement pour les fixer à un autre, et que la halakha est conforme à Rabbi Chimon dans le cas du traînage. Comme on l'a enseigné dans une baraïta, Rabbi Chimon dit : une personne peut traîner un lit, une chaise et un banc sur le sol, pourvu qu'elle n'ait pas l'intention de creuser un sillon ; même si un sillon se forme par inadvertance, il n'y a pas à s'en soucier.
אָמַר אַבָּיֵי: כֹּל מִילֵּי דְּמָר עָבֵיד כְּרַב לְבַר מֵהָנֵי תְּלָת דְּעָבֵיד כִּשְׁמוּאֵל: מַדְלִיקִין מִנֵּר לְנֵר, וּמַתִּירִין מִבֶּגֶד לְבֶגֶד, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בִּגְרִירָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: גּוֹרֵר אָדָם מִטָּה כִּסֵּא וְסַפְסָל — וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לַעֲשׂוֹת חָרִיץ.
L'un des Sages était assis devant Rav Adda bar Ahava et disait : la raison de l'avis de Rav, qui a interdit d'allumer d'une lampe de 'Hanoukka à une autre, tient au mépris de la mitsva [utiliser la lumière à une autre fin que l'éclairage rabaisse la mitsva des lumières de 'Hanoukka]. Rav Adda bar Ahava dit à ses élèves : ne l'écoutez pas, car la raison de l'avis de Rav tient à ce qu'il affaiblit ainsi la mitsva [en allumant de lampe à lampe, il diminue un peu l'huile et la mèche destinées à la mitsva]. La Guemara demande : quelle différence pratique entre eux ? La Guemara répond : la différence se trouve dans le cas où il allume directement de lampe à lampe, sans se servir d'un éclat de bois ni d'une autre lampe pour allumer la seconde. Selon celui qui dit que la raison de Rav tient au mépris de la mitsva, allumer directement de lampe à lampe est même permis a priori, car en allumant une autre lampe de 'Hanoukka il ne rabaisse pas la sainteté de la mitsva, la seconde lampe étant elle aussi une mitsva. Selon celui qui dit que la raison de Rav tient à ce qu'il affaiblit la mitsva, allumer directement de lampe à lampe est aussi interdit, car en fin de compte il utilise la lampe de la mitsva pour une tâche qu'il aurait pu accomplir avec une lampe profane.
יָתֵיב הָהוּא מֵרַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה וְיָתֵיב וְקָאָמַר: טַעְמָא דְרַב מִשּׁוּם בִּיזּוּי מִצְוָה. אֲמַר לְהוּ: לָא תְּצִיתוּ לֵיהּ, טַעְמֵיהּ דְּרַב מִשּׁוּם דְּקָא מַכְחִישׁ מִצְוָה. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּקָא מַדְלֵיק מִשְּׁרָגָא לִשְׁרָגָא: מַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם בִּיזּוּי מִצְוָה — מִשְּׁרָגָא לִשְׁרָגָא מַדְלֵיק. מַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם אַכְחוֹשֵׁי מִצְוָה — מִשְּׁרָגָא לִשְׁרָגָא נָמֵי אָסוּר.
Rav Avya objecta de ce qui fut enseigné dans une Tossefta : un séla de [le folio se poursuit sur Shabbat 22b].
מֵתִיב רַב אַוְיָא: סֶלַע שֶׁל
Rachi
פסולה - דלא שלטא בה עינא למעלה מכ' אמה וליכא פרסומי ניסא:,כסוכה וכמבוי - דתנן בהו בהדיא בעירובין ומסכת סוכה דפסילי:
מצוה להניחה - בחצר או ברה"ר בטפח הסמוך לפתח שאם ירחיקנו להלן מן הפתח אינו ניכר שבעה"ב הניחו שם:,מימין - בכניסתו לביתו לימין:,מזוזה - קי"ל דבימין דכתיב ביתך דרך ביאתך וכי עקר אינש כרעיה דימנא עקר ברישא:
להרצות - למנות:,במה ששפך - בידו ששפך בה ולא ברגלו:
נויי סוכה - פירות שתולין בה לנוי:,מריה דאברהם - לשון תמיה הוא:,תלי - סוכה דתניא בברייתא בהדיא כדמפרש ואזיל:,בדלא תניא - בנר חנוכה דמימרא דרב אסי הוא ואינו ברייתא:,ועטרה בקרמים - פארה ביריעות של צבעים שקורין אובריי"ץ:,התנה עליהן - במס' ביצה (דף ל:) אוקימנא באומר איני בודל מהן כל בין השמשות של קידוש יו"ט ראשון דלא חל עלייהו קדושה כלל אבל תנאי אחר אינו מועיל:,אבוהון דכולהו - שילמדו כולן ממנו:,דם - כיסוי הדם דנפקא לן מקרא ושפך וכסה ומפרש בה טעמא שלא יהיו מצות בזויות עליו:
מנר לנר - דחנוכה כדמפרש טעמא לקמיה:,מתירין - להטיל ציצית מטלית ישן לטלית חדש ובמנחות מפרש טעמא דמאן דאסר:,הלכ' כר"ש - דאמר דבר שאין מתכוין מותר ואע"ג דקעביד חריץ והוי תולדה דחורש או בונה ומשום דהילכתא כרב באיסורי בכוליה הש"ס בר מהני תלת נקטינהו גבי הדדי:
כל מילי דמר - רבה בר נחמני:,לעשות חריץ גרסינן:
טעמא דרב - מנר לנר משום ביזוי מצוה שמדליק קיסם שאינה מן המצוה מנר של מצוה וממנו מדליק השאר:,אכחושי - דמיחזי כמאן דשקיל נהורא ושואב קצת מלחלוחית שמנו:,משרגא לשרגא - מביא נר אצל נר ושתיהן של מצוה ולא בקיסם:
Tossafot
נר חנוכה שהניחה למעלה מכ' אמה פסולה כסוכה וכמבוי - וא"ת הוה ליה למימר ימעט כמו גבי מבוי דאמר התם מבוי דרבנן תני תקנתא ואיכא למימר דנקט פסולה משום דבעי למימר כסוכה שהיא מן התורה אי נמי לא רצה להאריך יכבנה וימעטנה ויחזור וידליקנ' דלמעטה ולהניחה כמו שהיא דולקת אי אפשר כדמוכח לקמן:
סוכה תניא - משמע דטעמא דנויי סוכה משום ביזוי מצוה וקשה לר"י בפרק כירה (לקמן שבת דף מה. ושם) משמע דטעמא משום מיגו דאיתקצי למצותה ותירץ דצריכי לתרווייהו דמשום דאיתקצי למצותה לא הוה אסרינן בחולו של מועד דלא שייך מוקצה אלא (בנפל) בשבת וביו"ט ומשום ביזוי מצוה לא הוה אסרינן להו היכא דנפלו אבל השתא דאמרי' דאיתקצי וביזוי מצוה אסרינן אפילו נפלו ואפי' בחוה"מ וקשה לר"י כיון דנויי סוכה אסורין משום ביזוי א"כ מאי פריך בביצה בפ' המביא (דף ל: ושם) מנויי סוכה אעצי סוכה דקאמר וסוכת החג לא מהני בה תנאה והתני' סככה. כהלכתה כו' ומאי קושיא דילמא עצי סוכה לא מהני ביה תנאה דמקרא נפקא כדדריש התם מניין לעצי סוכה שאסורין כל שבעה ת"ל חג הסוכות ז' ימים וגו' ודרשה גמורה היא כדמוכח בפ"ק דסוכה (דף ט. ושם) דב"ש פסלי מהאי קרא סוכה ישנה וב"ה מכשירין דההוא מיבעי ליה לעצי סוכה שאסורין כל שבעה אבל נויי סוכה דלא אסירי אלא משום ביזוי מהני בהו תנאה ועוד בפרק כירה (לקמן שבת דף מה.) משמע בהדיא דעצי סוכה לא אסור אלא משום דאיתקצאי למצותה והשיב ר"ת דבין נויי סוכה ובין עצי סוכה היתרים על הכשר סוכה לא אסירי אלא משום ביזוי או משום הואיל והוקצה למצותו ולא אסירי מקרא אלא דווקא כדי הכשר סוכה והמקשה דפריך בביצה (דך ל:) מנויי סוכה אעצי סוכה לא ידע שיש חילוק בין יותר מכדי הכשר סוכה לכדי הכשר סוכה ומשני באומר איני בודל מהם כל בה"ש דלא חיילא קדושה על נויי סוכה וכן על עצים היתרין על הכשר סוכה מהני בה תנאה אבל עצי סוכה כדי הכשר חיילא קדושה עלייהו על כרחו דבר תורה כל שבעה ולא מהני תנאה והא דקאמר התם ואם התנה עליהן הכל לפי תנאו ופריך למימרא דמהני בה תנאה כו' ומשני סיפא אתאן לסוכה דעלמא ובתר הכי פריך וסוכת החג לא מהני בה תנאה והתניא סככה כו' לא בעי לשנויי הכל לפי תנאו על יתרות מכדי הכשר סוכה דהכל לפי תנאו משמע בכל הסוכה:,אסור להסתפק מהן עד מוצאי יו"ט האחרון - והא דשרי אתרוג ביו"ט האחרון טפי מסוכה מפרש בפרק לולב וערבה (סוכה מו:) משום דסוכה בספק שביעי ספק שמיני יתובי יתבינן ואי מתרמי ליה סעודה בין השמשות אכיל ליה התם והואיל ואיתקצי בין השמשות איתקצי כוליה יומא של ספק ח' וט' אבל אתרוג אינו ניטל בספק ז' וח' ולא איתסר בספק שמיני אלא משום דאיתקצי בין השמשות של ז' ואע"פ דבין השמשות של ח' נמי אסור משום שהוא ספק יום הואיל ולא אסור אלא משום ספק יום וספק לילה לא איתקצי בכך כולי יומא מידי דהוה אביצה שנולדה בזה דמותרת בזה אע"פ דבין השמשות אסור משום ספק יום וספק לילה:,אבוהון דכולהו דם - הא דלא קאמר אבוהון דכולהו עצי סוכה דנפקי מקרא כדאמר בריש המביא בביצה (דף ל: ושם) אומר ר"י דמשום דמעצי סוכה לא הוה ילפינן דשאני סוכה דבמסתפק מהן איכא ביטול מצוה אבל בנויי סוכה ובהרצאת מעות לאור נר חנוכה ליכא ביטול מצוה:
רב אמר אין מתירין מבגד לבגד - לא מבעיא אי חובת טלית הוא דאסור אלא אפילו חובת גברא הוא נמי אסור כדאשכחן במזוזה דנענש אותו שנטלה בבבא מציעא בסוף פרק השואל (דף קב.) אף על גב דחובת הדר היא ושמואל אמר מתירין אע"ג דשמואל גופי' סבר דחובת טלית היא אפ"ה מתירין כיון שעושהו לצורך בגד אחר וגבי מזוזה שנענש שמא לא היה בדעתו להניח בבית אחר א"נ מזוזה שאני שעשויה להציל מן המזיקין ואע"ג דלכ"ע אין מתירין שלא להניח בבגד אחר אין קשה מה שנהגו להתיר ציצית מטליתות של מתים דדווקא בטלית של חי שהוא בר חיובא אין מתירין:
כל מילי דמר עביד כרב - קושיא דפ"ק דכתובות (ד' ו) שם כתובה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.