Guémara
Rav Achi dit : il n'y eut jamais besoin d'assimiler le verre au métal. En réalité, le verre est assimilé à la terre cuite en tout point. Et ce qui te faisait difficulté — qu'alors le verre, comme la terre cuite, ne devrait pas devenir impur par contact de sa face extérieure avec une source d'impureté — [se résout ainsi] : puisque, dans le verre, la face intérieure a même aspect que la face extérieure, on a assimilé le statut de l'extérieur à celui de l'intérieur, n'y ayant entre eux aucune séparation visible.
רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם לִכְלֵי חֶרֶס דָּמוּ, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ לָא לִיטַּמּוּ מִגַּבָּן? — הוֹאִיל וְנִרְאֶה תּוֹכוֹ כְּבָרוֹ.
Nous avons appris que Chimon ben Chata'h institua la formule de la kétoubah pour la femme et décréta l'impureté sur les ustensiles de métal. La Guemara demande : les ustensiles de métal ne sont-ils pas impurs de par la Torah, ainsi qu'il est écrit : « Toutefois l'or, l'argent, le bronze, le fer, l'étain et le plomb, tout ce qui a passé par le feu, vous le ferez passer par le feu et il sera pur… et tout ce qui n'a pas passé par le feu, vous le ferez passer par l'eau » (Bamidbar 31, 22-23) ? La Guemara répond : cette ordonnance de Chimon ben Chata'h ne fut nécessaire que pour l'impureté antérieure reprise par les ustensiles de métal après refonte. Car Rav Yéhouda a dit au nom de Rav : il advint que la sœur de Chimon ben Chata'h, Chèl Tsion la reine, donna un festin de noces pour son fils ; tous ses ustensiles devinrent impurs, elle les brisa et les confia au forgeron, qui ressouda les morceaux et en fit des ustensiles neufs. Et les Sages dirent : ce qu'elle a fait est sans effet, car tous reprennent leur impureté antérieure.
שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח תִּיקֵּן כְּתוּבָה לָאִשָּׁה וְגָזַר טוּמְאָה עַל כְּלֵי מַתָּכוֹת. כְּלֵי מַתָּכוֹת דְּאוֹרָיְיתָא נִינְהוּ! דִּכְתִיב: ״אַךְ אֶת הַזָּהָב וְאֶת הַכָּסֶף וְגוֹ׳״. לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְטוּמְאָה יְשָׁנָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַעֲשֶׂה בְּשֶׁל צִיּוֹן הַמַּלְכָּה שֶׁעָשְׁתָה מִשְׁתֶּה לִבְנָהּ וְנִטְמְאוּ כׇּל כֵּלֶיהָ, וְשִׁבְּרָתַן וּנְתָנָתַן לְצוֹרֵף וְרִיתְּכָן וְעָשָׂה מֵהֶן כֵּלִים חֲדָשִׁים. וְאָמְרוּ חֲכָמִים: יַחְזְרוּ לְטוּמְאָתָן יְשָׁנָה.
Sur le fond, la Guemara demande : pour quelle raison imposa-t-on l'impureté antérieure aux ustensiles de métal ? La Guemara répond : à cause d'une « barrière » destinée à préserver les eaux lustrales (de la purification). Pour purifier un ustensile entré en contact avec un mort, il faut faire asperger sur lui les eaux lustrales le troisième et le septième jour, ainsi qu'il est écrit : « Il se purifiera avec elle le troisième jour et, le septième jour, il sera pur ; et s'il ne se purifie pas le troisième jour, le septième jour il ne sera pas pur » (Bamidbar 19, 19). C'est là un dérangement considérable : si les gens préféraient briser ou endommager leurs ustensiles de métal impurs pour les purifier plus aisément, l'usage des eaux lustrales tomberait en désuétude. Aussi les Sages décrétèrent-ils que les ustensiles de métal restent impurs jusqu'à ce qu'ils subissent le processus de purification.
מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם גֶּדֶר מֵי חַטָּאת נָגְעוּ בָּהּ.
La Guemara dit : certes, selon celui qui tient qu'on n'édicta pas l'impureté antérieure sur le métal pour toutes les formes d'impureté, mais seulement pour celle qu'engendre le contact d'un mort, cela se comprend bien — car dans ce cas la purification est exigeante (immersion + aspersion des eaux lustrales les troisième et septième jours), tandis que pour les autres impuretés, purifiées par la seule immersion, nul ne briserait un ustensile pour s'épargner une immersion ; il n'y a donc pas lieu de décréter.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר לֹא לְכׇל הַטּוּמְאוֹת אָמְרוּ, אֶלָּא לְטוּמְאַת הַמֵּת בִּלְבַד אָמְרוּ — שַׁפִּיר.
Mais selon celui qui tient qu'on édicta l'impureté antérieure sur le métal pour toutes les formes d'impureté — y compris celles dont la purification ne requiert pas d'aspersion d'eaux lustrales —, que dire comme raison du décret ? Abayé dit : Chimon ben Chata'h décréta par crainte qu'on ne perce pas l'ustensile d'un trou assez grand pour le rendre pur. [Pour purifier un ustensile en le brisant, il faut un trou assez grand pour qu'il ne puisse plus contenir ce pour quoi il fut conçu.] La crainte d'Abayé est que celui qui tient à son ustensile ne le brise pas suffisamment pour le rendre pur.
אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר לְכׇל הַטּוּמְאוֹת אָמְרוּ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר אַבָּיֵי: גְּזֵירָה שֶׁמָּא לֹא יִקֳּבֶנּוּ בִּכְדֵי טׇהֳרָתוֹ.
Rava dit : c'est un décret de peur qu'on ne dise qu'une immersion le jour même suffit à purifier cet ustensile. Les gens, ignorant comment l'ustensile de métal est devenu pur, supposeront que sa pureté vient de l'immersion et non du bris ; ils en concluront que tout ustensile devient pur dès l'immersion, sans attendre le coucher du soleil — contrairement à la Torah. Aussi les Sages décrétèrent-ils que les ustensiles réparés conservent l'impureté antérieure. La Guemara demande : quelle différence pratique entre les raisons d'Abayé et de Rava ? La Guemara répond : la différence se trouve dans le cas où il a brisé l'ustensile complètement. S'il s'agit de la crainte qu'il ne le perce pas assez, il n'y a plus lieu de craindre ; mais s'il s'agit de la crainte qu'on dise que l'immersion est efficace ce jour-là, la crainte demeure.
רָבָא אָמַר: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ טְבִילָה בַּת יוֹמָא עוֹלָה לָהּ. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּרַצְפִינְהוּ מִרְצָף.
À ce stade, plusieurs des dix-huit décrets — mais non tous — ont été énumérés. La Guemara demande : quel est l'autre décret ? La Guemara répond : comme nous l'avons appris dans une Michna du traité Mikvaot : celui qui place des ustensiles sous la gouttière pour recueillir l'eau de pluie — l'eau ainsi recueillie est de l'eau puisée. Cela vaut pour les grands ustensiles [qui, vu leur taille, ne deviennent pas impurs] comme pour les petits, et même pour des ustensiles de pierre, de terre ou de bouse [séchée], qui ne sont pas sujets à l'impureté. Si cette eau a fui de ces ustensiles dans un mikvé qui n'avait pas encore atteint ses quarante séa et l'a rempli, elle disqualifie le mikvé. Et cela, qu'on ait placé les ustensiles avec l'intention préméditée de recueillir l'eau, ou qu'on les y ait oubliés et qu'ils se soient remplis sans intention : telle est l'opinion de Beth Chammaï. Et Beth Hillel déclarent le mikvé pur [apte à être complété] dans le cas où on a oublié les ustensiles. Rabbi Méir dit : on les compta dans la chambre haute de Hananya ben Hizkiya, et Beth Chammaï l'emportèrent en nombre sur Beth Hillel ; et Rabbi Méir dit que Beth Chammaï s'accordent avec Beth Hillel pour dire que, si l'on oublie des ustensiles dans la cour et qu'ils se remplissent de pluie, l'eau est pure. Rabbi Yossé dit : le litige demeure, et Beth Chammaï ne s'accordèrent nullement avec Beth Hillel.
וְאִידַּךְ מַאי הִיא? דִּתְנַן: הַמַּנִּיחַ כֵּלִים תַּחַת הַצִּינּוֹר לְקַבֵּל בָּהֶן מֵי גְּשָׁמִים — אֶחָד כֵּלִים גְּדוֹלִים וְאֶחָד כֵּלִים קְטַנִּים, וַאֲפִילּוּ כְּלֵי אֲבָנִים וּכְלֵי אֲדָמָה וּכְלֵי גְלָלִים — פּוֹסְלִין אֶת הַמִּקְוֶה. אֶחָד הַמַּנִּיחַ וְאֶחָד הַשּׁוֹכֵחַ, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין בַּשּׁוֹכֵחַ. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: נִמְנוּ וְרַבּוּ בֵּית שַׁמַּאי עַל בֵּית הִלֵּל. וּמוֹדִים בֵּית שַׁמַּאי בַּשּׁוֹכֵחַ בֶּחָצֵר, שֶׁהוּא טָהוֹר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: עֲדַיִין מַחֲלוֹקֶת בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת.
Rav Mécharchya dit : les Sages de l'école de Rav disent : tous s'accordent que, s'il a placé les ustensiles dans la cour au moment de l'amoncellement des nuages [signe de pluie imminente], l'eau qui les remplit est impure [impropre], car il a certainement voulu qu'elle s'y recueille. S'il les a placés au moment de la dispersion des nuages, que les nuages se sont ensuite amoncelés et que la pluie est tombée, tous s'accordent que l'eau est pure [apte à compléter le mikvé], car au moment où il les a placés son intention n'était pas qu'ils se remplissent. Ils n'ont divergé que dans le cas où il les a placés au moment de l'amoncellement, que les nuages se sont dispersés, qu'il n'a pas plu alors, puis que les nuages se sont de nouveau amoncelés et que la pluie est tombée et a rempli les ustensiles. Là, ce Sage [Beth Hillel] tient que, les nuages s'étant dispersés après qu'il eut placé les ustensiles, son intention de les remplir s'est annulée ; et ce Sage [Beth Chammaï] tient qu'elle ne s'est pas annulée, son intention première s'étant finalement réalisée malgré le délai.
אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: דְּבֵי רַב אָמְרִי: הַכֹּל מוֹדִים כְּשֶׁהִנִּיחָם בִּשְׁעַת קִישּׁוּר עָבִים, טְמֵאִים. בִּשְׁעַת פִּיזּוּר עָבִים — דִּבְרֵי הַכֹּל טְהוֹרִין. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא שֶׁהִנִּיחָם בִּשְׁעַת קִישּׁוּר עָבִים, וְנִתְפַּזְּרוּ, וְחָזְרוּ וְנִתְקַשְּׁרוּ. מָר סָבַר בָּטְלָה מַחְשַׁבְתּוֹ, וּמָר סָבַר לֹא בָּטְלָה מַחְשַׁבְתּוֹ.
La Guemara s'étonne : certes, selon Rabbi Méir, un décret de plus s'ajoute au total ; mais selon Rabbi Yossé, qui dit qu'ici le litige demeure, le compte des dix-huit décrets est incomplet. Rav Na'hman bar Yits'hak dit : le décret selon lequel les filles des Koutim (Samaritains) sont tenues pour menstruées dès le berceau [dès leur naissance] fut édicté ce jour-là. La halakha est que toute femme qui voit un sang de nidda est impure, quel que soit son âge, fût-elle âgée d'un jour. Les Koutim n'acceptèrent pas cette halakha ; aussi se pouvait-il qu'il y eût parmi elles des filles ayant vu du sang avant leur majorité, dont les Koutim négligeaient l'impureté. À cause de ce doute, les Sages décrétèrent l'impureté sur toutes les filles des Koutim dès la naissance.
וּלְרַבִּי יוֹסֵי דְּאָמַר מַחֲלוֹקֶת עֲדַיִין בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת, בָּצְרִי לְהוּ! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַף בְּנוֹת כּוּתִים נִדּוֹת מֵעֲרִיסָתָן — בּוֹ בַּיּוֹם גָּזְרוּ.
La Guemara demande : et quel est l'autre décret ? La Guemara répond : un autre décret est celui que nous avons appris comme tradition dans une Michna — tout objet mobile de la largeur d'un aiguillon à bœufs [longue perche pour piquer et diriger la bête de labour] transmet l'impureté : si un côté de l'objet est au-dessus d'un mort et l'autre côté au-dessus d'ustensiles, les ustensiles deviennent impurs du fait de l'impureté d'une « tente » (ohel) au-dessus d'un mort. Rabbi Tarfon dit : [le folio se poursuit sur Shabbat 17a].
וְאִידַּךְ מַאי הִיא? דִּתְנַן: כׇּל הַמִּטַּלְטְלִין מְבִיאִין אֶת הַטּוּמְאָה בְּעוֹבִי הַמַּרְדֵּעַ. אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן:
Rachi
לעולם לכלי חרס דמו - הואיל וברייתן מן החול הלכך פשוטיהן טהורין ואין בהן טומאה [ישנה]:,הואיל ונראה תוכו - מבחוץ דרך דפנותיו לא חשיב גב אלא תוך:
בשל ציון - בימי שמעון בן שטח היתה:,כל כליה - במת שהיתה צריכה להמתין הזאת שלישי ושביעי לפיכך שברתן למהר טהרתן לבו ביום:,וריתכן - שולד"י בלע"ז שמחבר כסף במקום שבר:
גדר מי חטאת - נמצאו מי חטאת בטלים שאין לך אדם ממתין ז' ימים אלא שוברן ותשתכח תורת מי חטאת:
למ"ד כו' - לא ידענא היכא:,אמרו - שיחזרו:
בכדי טהרתו - כמוציא רמון:
בת יומא - בלא הערב שמש שהרואה שנטמאו ומשתמשין בהן בו ביום ואינו יודע שנשברו סובר שהטבילום:,עולה - מועלת:,דרצפינהו מרצף - הריקן ושברן כולן כמו מאכולת רצופה שמא לא יקבנו ליכא ושמא יאמרו איכא ואיכא דאמרי שמא לא יקבנו איכא שמא יאמרו כו' ליכא דהא מינכר עשייה שנתחדש כולו וזה נראה בעיני:
תחת הצינור - שקבעו ולבסוף חקקו להמשיך מים למקוה דשוב אינו פוסל אבל הכלים פוסלים משום שאיבה:,ואחד כלים קטנים - דלא תימא לא חשיבי:,ואפילו כלי גללים - שאינם קרויין כלים לענין קבלת טומאה הוו כלים לענין שאיבה:,גללים - שייש:,כלי אדמה - דלאו ע"י גיבול הוא ככלי נתר וכלי חרס:,מטהרין - דשוכח לא חשיבה שאיבה הואיל ולא לכך נתכוון:,בחצר - שלא תחת הצינור ונתמלא מן הנוטפין ונפלו למקוה שהוא טהור דבמניח תחת הצינור וכשהניחן בשעת קישור עבים ואח"כ נתפזרו ושכחן כדמוקי לקמן הוא דפליגי ביה דגלי דעתיה שרצה שיפלו לתוכו ומשום פזור עבים לא בטלה מחשבתו ראשונה אבל במונח בחצר ואפי' בשעת קישור ונתפזרו לא מוכחא מחשבה קמייתא שפיר מעיקרא הלכך בטלה:,במקומה עומדת - במניח תחת הצינור בקישור עבים לא נמנו ורבו עליה לבטל דברי בית הלל דלא חזרו בהן:
הניחן - תחת הצינור בשעת קישור עבים ואיחרו גשמים לבוא ויצא למלאכתו ושכחן דברי הכל הואיל ומתחלה לכך נתכוון לא בטלה מחשבתו בשכחתו:,דברי הכל טהורים - דליכא גלויי דעתא:,בטלה מחשבתו - דכי נתפזרו אסח דעתיה דסבר לא ירדו גשמים עוד:
בצרי להו - י"ח דבר שאין זו מן המנין דכל זמן שלא נמנו ורבו הויא הלכה כבית הלל וטהור:,נדות מעריסתן - מיום שנולדה דגזרינן דילמא חזאי נדות דקטנה בת יומא מטמאה בנדה דתניא אין לי אלא אשה תינוקת בת יום אחד לנדה מנין תלמוד לומר ואשה וכותים אין דורשין מדרש זה וכי חזיין לא מפרשי לה הלכך גזור בהו רבנן:
כל המטלטלין מביאין את הטומאה - משום אהל שאם איהל ראשו אחד על המת וראשו אחד על הכלים מביאין להן טומאת אהל המת ליטמא ז' ימים ולהיות אב הטומאה כדין אהל טמא:,בעובי המרדע - אפילו אין בהן פותח טפח אלא כעובי המרדע ולקמן מפרש יש בהיקפו טפח חוט טפח צריך להקיפו ואף על גב דאהל דאורייתא פחות מטפח לא הוי דהלכה למשה מסיני הוא כשאר כל השיעורין הכא גזור רבנן היקפו משום עביו:
Tossafot
רב אשי אמר לעולם לכלי חרס דמו - הכא לית ליה לרב אשי טעמא הואיל וכי נשברו יש להם תקנה שוינהו כו' ומיהו לענין להצריכן טבילה כשהן חדשים אית ליה לרב אשי האי טעמא בהדיא בפרק בתרא דמסכת ע"ז (דף עה:):
דאמר רב יהודה מעשה בשל ציון המלכה - ומייתי ראיה דבימי שמעון בן שטח גזרו טומאה על כלי מתכות דיחזרו לטומאתן ישנה דהוא היה בימי של ציון המלכה כדאיתא בפרק ג' דתענית (דף כג:) דאמר מעשה בימי ר"ש בן שטח ושל ציון המלכה שהיו גשמים יורדים מע"ש לע"ש וכו':
הניחא למ"ד דלא לכל הטומאות אמרו - רשב"ג סבירא ליה הכי (בתוספתא) דכלים (פי"א) גבי ההוא דמייתי לעיל (כלי עץ וכלי עור כו') ופליג את"ק דאמר סתמא יחזרו לטומאתן ישנה וטעמא משום דטומאת מת היא זמן מרובה וישבר ולא ירצה להמתין:
אחד כלים גדולים - שמרוב גודלן אינן מקבלים טומאה כגון כלי עץ שהן יתרים על ארבעים סאה שאינן מיטלטלים מלא וריקן אפ"ה מיקרי שאיבה ואחד כלים קטנים כדתנן במס' כלים (פ"ב מ"ב) ומייתי לה בפ' אלו טריפות (ח לין דף נד:) הדקין שבכלי חרס הן וקרקרותיהן ודפנותיהם יושבין שלא מסומכים שעורן מכדי סיכת קטן ועד לוג אבל בציר מהכי טהורים:
אף בנות כותים - תימה לר"י דבריש בנות כותים (נדה דל"ב. ושם) מוקי לה כר"מ דחייש למיעוטא והאי טעמא לא שייך אלא למ"ד כותים גרי אמת הן ואם ראתה טמאה מדאורייתא אבל למ"ד כותים גרי אריות הן לא שייך האי טעמא דאפי' אם ראתה טהורה מדאורייתא דעו"ג לא מטמאו בזיבה ובשמעתין מוכח דלכ"ע בנות כותים הוי מי"ח דבר ולמאן דלא חייש למיעוטא או למ"ד גרי אריות הן היכי מני לה בי"ח דבר ועוד דר' יוסי אית ליה דגרי אריות הן במנחות בפרק רבי ישמעאל (מנחות דף סו: ושם) דאית ליה תורמין משל עו"ג על של כותים ומשל כותים על של עו"ג והכא חשיב אליבי' בנות כותים בי"ח דבר וי"ל דבנות כותים אתיא לכ"ע וגזרו עליהן שיהיו נדות שלא יטמעו בהן והא דמוקי התם מתני' כר"מ משום דסיפא מוכחא דלא הוי משום טימוע דקתני הכותים מטמאין משכב התחתון כעליון מפני שהן בועלי נדות מספק ומסיים ואין שורפין עליהן את התרומה מפני שטומאתן ספק משמע דקאי אף אקטנות דאיירי בהן והא דקאמר התם רבי יוסי מעשה היה בעינבול והטבילוה קודם לאמה לאו משום דחייש למיעוט מייתי ראיה דמיעוט דשכיח הוא דהא טעמא דרבי יוסי משום טימוע אלא לכך מייתי ראיה דאי לאו דשכיח הוא לא הוי לן למיגזר שיהו נדות מעריסותיהם משום טימוע דלא ליהוי כחוכא ואיטלולא וא"ת היכי חשיב ליה לר"מ בי"ח דבר והלא בלאו הכי בכל מקום חייש ר' מאיר למיעוטא וי"ל דהכא הוצרכו לגזור משום דדמי לחזקה ורובא שלא ראתה דמסתמא עם יציאתה לעולם לא ראתה ואוקמי אחזקה וסמוך רובא לחזקה ואיתרע ליה מיעוטא ולא הוה חייש רבי מאיר אי לאו דגזרו ליה בי"ח דבר דהוה ליה מיעוטא דמיעוטא כדמוכח בריש פרק בתרא דיבמות (דף קיט.) וא"ת למ"ד בפ"ב דמסכתא ע"ז (דף לו:) גזרו על בנותיהן משום דבר אחר היינו שיהו נדות מעריסותן אמאי חשיב להו בתרתי גזרות בנותיהן ובנות כותים וי"ל דצריכי דאי גזרו בעו"ג ה"א משום דאדוקי בעבודת כוכבים טפי אבל בנות כותים לא ואי גזרו בכותים משום דרגילין ושייכי טפי גבי ישראל מעובדי כוכבים אבל עכו"ם לא:
כל המטלטלין - נקט מטלטלין משום שלא גזרו טומאת אהל בעובי המרדע אלא על האדם הנושאן אבל בפותח טפח אפילו במחוברים נמי מביאין את הטומאה דדוקא זרעים וירקות לפי שאין בהן ממש קתני התם דלא מביאין ולא חוצצים דהוי כמו טיפת הברד והשלג וכפור והגליד והמלח אבל אילן המיסך על הארץ קתני התם דמביא את הטומאה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.