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Traité Shabbat

152a

Étude de Shabbat 152a

Étude de la Guémara 152a

Guémara
et celles qui viennent d'une douleur aux cabinets sont mauvaises pour les yeux. Les larmes qui viennent de drogues médicinales, du rire, et de produits âcres [comme la moutarde] sont bonnes pour les yeux.
וְשֶׁל בֵּית הַכִּסֵּא — רָעוֹת. שֶׁל סַם וְשֶׁל שְׂחוֹק וְשֶׁל פֵּירוֹת — יָפוֹת.
La Guemara poursuit l'interprétation des versets du livre de Kohélet (l'Ecclésiaste). Le verset dit : « Au jour où trembleront les gardiens de la maison, où se courberont les hommes forts, où s'arrêteront les meunières parce qu'elles sont devenues peu nombreuses, et où s'obscurciront celles qui regardent par les fenêtres » (Kohélet 12, 3). « Au jour où trembleront les gardiens de la maison » — ce sont les flancs et les côtes, qui entourent et protègent les organes internes de l'homme. « Et où se courberont les hommes forts » — ce sont les cuisses, sur lesquelles repose la force de l'homme. « Et où s'arrêteront les meunières » — ce sont les dents, qui se gâtent et tombent. « Et où s'obscurciront celles qui regardent par les fenêtres » — ce sont les yeux, dont la vue baisse.
״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת וְהִתְעַוְּתוּ וְגוֹ׳״. ״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת״ — אֵלּוּ הַכְּסָלִים וְהַצְּלָעוֹת. ״וְהִתְעַוְּתוּ אַנְשֵׁי הֶחָיִל״ — אֵלּוּ שׁוֹקַיִם. ״וּבָטְלוּ הַטּוֹחֲנוֹת״ — אֵלּוּ שִׁינַּיִם. ״וְחָשְׁכוּ הָרוֹאוֹת בַּאֲרוּבּוֹת״ — אֵלּוּ עֵינַיִם.
La Guemara rapporte : l'empereur [César] dit à Rabbi Yehochoua ben 'Hanania : pour quelle raison n'es-tu pas venu à la Maison d'Avidan ? [C'était un lieu où l'on tenait dialogues et controverses, notamment entre minim et Israël sur les versets de l'Écriture.] Rabbi Yehochoua ben 'Hanania lui répondit par énigme : la montagne neigeuse est entourée de glace [autrement dit : ses cheveux ont blanchi] ; ses chiens n'aboient plus [sa voix ne se fait plus entendre] ; ses meunières ne broient plus [ses dents sont tombées]. À l'école de Rav on dit qu'il ajouta : je cherche ce que je n'ai pas perdu — car le vieillard marche courbé et semble chercher quelque chose [à terre].
אֲמַר לֵיהּ קֵיסָר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: מַאי טַעְמָא לָא אָתֵית לְבֵי אֲבִידָן? אֲמַר לֵיהּ: טוּר תְּלַג סַחְרָנוֹהִי גְּלִידִין. כַּלְבוֹהִי לָא נָבְחִין. טָחֲנוֹהִי לָא טָחֲנִין. בֵּי רַב אָמְרִי: אַדְּלָא אַבֵּידְנָא, בָּחֵישְׁנָא.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yossi bar Kisma dit : les deux [jambes] de la jeunesse valent mieux que les trois de la vieillesse [lorsqu'on marche avec une canne]. Malheur à celle qui s'en va et ne revient pas. De quoi s'agit-il ? Rav 'Hisda dit : de la jeunesse. De même, lorsque Rav Dimi vint [d'Erets Israël à Babylone], il dit : la jeunesse est une couronne de roses ; la vieillesse, une couronne d'épines [orties]. On a enseigné au nom de Rabbi Méïr : broie [bien ta nourriture] avec tes dents (douk be-kakhé) et tu trouveras [la force] dans tes pas (ve-tachkah be-nigré), comme il est dit : « Nous nous rassasiions de pain, nous étions bien, et nous ne voyions pas le malheur » (Yirmiyahou 44, 17). Chmouel dit à Rav Yehouda : toi qui as de grandes dents (chinena), dénoue ton sac [ta bouche] et fais-y entrer ta nourriture. Jusqu'à quarante ans, la nourriture est profitable ; à partir de là, c'est la boisson qui est profitable.
תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בַּר קִיסְמָא אוֹמֵר: טָבָא תְּרֵי מִתְּלָת. וַוי לַהּ לַחֲדָא דְּאָזְלָא וְלָא אָתְיָא. מַאי הִיא? אָמַר רַב חִסְדָּא: יַנְקוּתָא. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: יַנְקוּתָא — כְּלִילָא דְּוַורְדָּא, סָבוּתָא — כְּלִילָא דְחִילְפָא. תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: דּוֹק בְּכַכֵּי וְתַשְׁכַּח בְּנִיגְרֵי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַנִּשְׂבַּע לֶחֶם וַנִּהְיֶה טוֹבִים וְרָעָה לֹא רָאִינוּ״. אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, שְׁרֵי שַׂקָּיךָ וְעַיֵּיל לַחְמָךְ. עַד אַרְבְּעִין שְׁנִין — מֵיכְלָא מְעַלֵּי, מִכָּאן וְאֵילָךְ — מִשְׁתְּיָא מְעַלֵּי.
Ayant cité quelques maximes des Sages, la Guemara rapporte l'échange suivant. Un certain eunuque, qui était apostat (min), dit à Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, pour le provoquer : d'ici à Kar'hina, combien y a-t-il [de chemin] ? [Son intention était de faire allusion au fait que Rabbi Yehochoua ben Kor'ha était chauve, kéréa'h.] Il lui répondit : autant que d'ici aux montagnes de Gozan [allusion à la castration de l'eunuque, gouza en araméen (Rav Yaakov Emden)]. L'apostat lui dit : un bouc chauve [tondu] se vend quatre [dinars]. Il lui répondit : un bouc castré (ikara chelifa) se vend huit.
אֲמַר לֵיהּ הָהוּא גּוֹזָאָה לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: מֵהָכָא לְקַרְחִינָא כַּמָּה הָוֵי? אֲמַר לֵיהּ: כְּמֵהָכָא לְגוֹזַנְיָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּרְחָא קַרְחָא בְּאַרְבְּעָה. אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא בִּתְמָנְיָא.
L'apostat vit que Rabbi Yehochoua ben Kor'ha ne portait pas de chaussures. Il lui dit : celui qui monte un cheval est un roi ; celui qui monte un âne est un homme libre ; celui qui a des chaussures aux pieds est [au moins] un être humain ; mais celui qui n'a ni l'un ni l'autre — celui qui est enterré et au tombeau vaut mieux que lui. Il lui répondit : eunuque, eunuque, tu m'as dit trois choses, écoutes-en trois : la parure du visage, c'est la barbe ; la joie du cœur, c'est une épouse ; « héritage de l'Éternel, ce sont des enfants » (Tehilim 127, 3). Béni soit l'Omniprésent (ha-Makom) qui t'a privé de toutes [car un eunuque n'a ni barbe, ni épouse, ni enfants]. L'apostat lui dit : un chauve [comme toi] cherche-t-il querelle ?! Il lui répondit : un bouc castré profère-t-il des réprimandes ?!
חַזְיֵיהּ דְּלָא סָיֵים מְסָאנֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: דְּעַל סוּס — מֶלֶךְ, דְּעַל חֲמוֹר — בֶּן חוֹרִין, וּדְמַנְעָלֵי בְּרִיגְלוֹהִי — בַּר אִינִישׁ. דְּלָא הָא וְלָא הָא — דַּחֲפִיר וּקְבִיר טָב מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: גּוֹזָא גּוֹזָא, תְּלָת אֲמַרְתְּ לִי, תְּלָת שָׁמְעַתְּ: הַדְרַת פָּנִים — זָקָן, שִׂמְחַת לֵב — אִשָּׁה, ״נַחֲלַת ה׳ — בָּנִים״. בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁמְּנָעֲךָ מִכּוּלָּם. אֲמַר לֵיהּ: קָרְחָא מְצַוֵּי?! אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא תּוֹכֵחָה!
La Guemara aborde de nouveau le sujet de la vieillesse. Rabbi [Yehouda ha-Nassi] dit à Rabbi Chimon ben 'Halafta : pour quelle raison ne sommes-nous pas venus te saluer lors de la fête de pèlerinage (réguel), comme mes ancêtres avaient coutume de saluer les tiens ? [C'était une manière courtoise de demander à Rabbi Chimon ben 'Halafta pourquoi il n'était pas venu lui rendre visite.] Il lui répondit : parce que [je suis devenu vieux, et] les rochers [du chemin] sont devenus hauts, les lieux proches sont devenus lointains, de deux [pieds] j'en ai fait trois [avec la canne], et ce qui met la paix dans la maison [le désir conjugal, qui pousse les époux à se réconcilier] a cessé.
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן חֲלַפְתָּא: מִפְּנֵי מָה לֹא הִקְבַּלְנוּ פָּנֶיךָ בָּרֶגֶל, כְּדֶרֶךְ שֶׁהִקְבִּילוּ אֲבוֹתַי לַאֲבוֹתֶיךָ? אֲמַר לֵיהּ: סְלָעִים נַעֲשׂוּ גְּבוֹהִים, קְרוֹבִים נַעֲשׂוּ רְחוֹקִים, מִשְׁתַּיִם נַעֲשׂוּ שָׁלֹשׁ, מֵשִׂים שָׁלוֹם בַּבַּיִת בָּטַל.
La Guemara poursuit l'exposition des versets du dernier chapitre de Kohélet. Le verset dit : « Et les portes se fermeront sur la rue, quand baissera le bruit de la meule ; on se lèvera à la voix de l'oiseau, et toutes les filles du chant s'abaisseront » (Kohélet 12, 4). Les Sages ont expliqué : « Et les portes se fermeront sur la rue » — ce sont les orifices de l'homme [qui cessent de fonctionner normalement]. « Quand baissera le bruit de la meule » — parce que l'estomac (kourkevan) ne broie [plus] et ne digère plus la nourriture. « On se lèvera à la voix de l'oiseau » — car [le sommeil devient si léger qu'] un simple oiseau le tire de son sommeil. « Et toutes les filles du chant s'abaisseront » — car même la voix des chanteurs et des chanteuses lui paraît [n'être] qu'une simple conversation [et il ne tire plus de plaisir du chant].
״וְסֻגְּרוּ דְלָתַיִם בַּשּׁוּק וְגוֹ׳״ — אֵלּוּ נְקָבָיו שֶׁל אָדָם. ״בִּשְׁפַל קוֹל הַטַּחֲנָה״ — בִּשְׁבִיל קוּרְקְבָן שֶׁאֵינוֹ טוֹחֵן. ״וְיָקוּם לְקוֹל הַצִּפּוֹר״ — שֶׁאֲפִילּוּ צִפּוֹר מְנַעַרְתּוֹ מִשְּׁנָתוֹ. ״וְיִשַּׁחוּ כׇּל בְּנוֹת הַשִּׁיר״ — שֶׁאֲפִילּוּ קוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת דּוֹמוֹת עָלָיו כְּשִׂיחָה.
Et Barzillaï le Guiladi, lui aussi, dit à David : « J'ai aujourd'hui quatre-vingts ans : puis-je discerner entre le bon et le mauvais ? Ton serviteur peut-il goûter ce qu'il mange et ce qu'il boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? » (II Samuel 19, 36). La Guemara explique : « puis-je discerner entre le bon et le mauvais » — d'ici [l'on apprend] que l'esprit des vieillards change [et qu'ils ne discernent plus comme il faut]. « Ton serviteur peut-il goûter ce qu'il mange et ce qu'il boit » — d'ici [l'on apprend] que les lèvres des vieillards se gercent [et se dessèchent]. « Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses » — d'ici [l'on apprend] que les oreilles des vieillards s'alourdissent [deviennent dures].
וְאַף בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי אָמַר לְדָוִד: ״בֶּן שְׁמֹנִים שָׁנָה אָנֹכִי הַיּוֹם הַאֵדַע בֵּין טוֹב לְרָע״ — מִכָּאן שֶׁדַּעְתָּן שֶׁל זְקֵנִים מִשְׁתַּנּוֹת. ״אִם יִטְעַם עַבְדְּךָ אֶת אֲשֶׁר אוֹכַל וְאֶת אֲשֶׁר אֶשְׁתֶּה״ — מִכָּאן שֶׁשִּׂפְתוֹתֵיהֶן שֶׁל זְקֵנִים מִתְרַפְּטוֹת. ״אִם אֶשְׁמַע עוֹד בְּקוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת״ — מִכָּאן שֶׁאׇזְנֵיהֶם שֶׁל זְקֵנִים מִתְכַּבְּדוֹת.
Rav dit : Barzillaï le Guiladi était un menteur [qui voulait simplement éviter de suivre David à son retour à Jérusalem, car un homme de quatre-vingts ans n'est pas habituellement aussi affaibli]. Car il y avait une certaine servante dans la maison de Rabbi [Yehouda ha-Nassi], âgée de quatre-vingt-douze ans, et elle goûtait [encore parfaitement] le contenu de la marmite. Rava dit : [Barzillaï disait vrai, mais] Barzillaï le Guiladi était plongé dans la débauche (zima), et quiconque est plongé dans la débauche, la vieillesse fond sur lui [avant l'heure]. Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yichmaël fils de Rabbi Yossi dit : les talmidé 'hakhamim, plus ils vieillissent, plus la sagesse s'accroît en eux, comme il est dit : « Chez les vieillards est la sagesse, et dans la longueur des jours l'intelligence » (Job 12, 12). Mais les ignorants (amé ha-arets), plus ils vieillissent, plus la sottise s'accroît en eux, comme il est dit : « Il ôte la parole aux hommes sûrs et retire le discernement (taam) des anciens » (Job 12, 20).
אָמַר רַב: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שַׁקָּרָא הֲוָה. דְּהַהִיא אַמְּתָא דַּהֲוַאי בֵּי רַבִּי בַּת תִּשְׁעִין וְתַרְתֵּין שְׁנִין, וַהֲוָת טָעֲמָא קִידְרָא. רָבָא אָמַר: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שָׁטוּף בְּזִמָּה הֲוָה, וְכׇל הַשָּׁטוּף בְּזִמָּה — זִקְנָה קוֹפֶצֶת עָלָיו. תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — חָכְמָה נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּישִׁישִׁים חׇכְמָה וְאוֹרֶךְ יָמִים תְּבוּנָה״. וְעַמֵּי הָאָרֶץ כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — טִפְּשׁוּת נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֵסִיר שָׂפָה לְנֶאֱמָנִים וְטַעַם זְקֵנִים יִקָּח״.
La Guemara continue d'interpréter les versets de Kohélet. Le verset dit : « De même ils craindront ce qui est haut, et il y aura des frayeurs sur le chemin ; l'amandier fleurira, la sauterelle se traînera, et la câpre sera sans effet ; car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs font le tour de la rue » (Kohélet 12, 5). La Guemara explique : « De même ils craindront ce qui est haut » — [au point qu'] une petite butte sur le chemin paraît au vieillard comme la plus haute des montagnes. « Et il y aura des frayeurs sur le chemin » — lorsqu'il marche en chemin, des frayeurs le saisissent [il craint de tomber ou de se blesser]. « L'amandier fleurira » (ve-yanéts ha-chaqéd) — c'est l'os de la hanche (klivoset) [qui saille sous la peau du vieillard]. « La sauterelle (‘hagav) se traînera (yistabbel) » — [en remplaçant le ‘het de ‘hagav par un ‘ayin] ce sont les fesses (agavot), qui deviennent lourdes (sével). « Et la câpre (aviyona) sera sans effet » — c'est le désir [charnel], qui cesse.
״גַּם מִגָּבוֹהַּ יִירָאוּ״ — שֶׁאֲפִילּוּ גַּבְשׁוּשִׁית קְטַנָּה דּוֹמָה עָלָיו כְּהָרֵי הָרִים. ״וְחַתְחַתִּים בַּדֶּרֶךְ״ — בְּשָׁעָה שֶׁמְּהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ נַעֲשׂוּ לוֹ תְּוָהִים. ״וְיָנֵאץ הַשָּׁקֵד״ — זוֹ קְלִיבוֹסֶת. ״וְיִסְתַּבֵּל הֶחָגָב״ — אֵלּוּ עֲגָבוֹת. ״וְתָפֵר הָאֲבִיּוֹנָה״ — זוֹ חֶמְדָּה.
La Guemara rapporte que Rav Kahana lisait l'ordre des versets (sidra) devant Rav. Lorsqu'il parvint à ce verset, Rav soupira en gémissant. [Rav Kahana] dit : on en déduit que le désir de Rav a cessé. Rav Kahana dit [encore] : que signifie ce qui est écrit : « Car Lui a dit, et [cela] fut ; Lui a ordonné, et [cela] subsista » (Tehilim 33, 9) ? « Car Lui a dit, et [cela] fut » — c'est la femme [que l'homme épouse]. « Lui a ordonné, et [cela] subsista » — ce sont les enfants [que l'on peine à élever]. Un tana a enseigné dans une baraïta : la femme est une outre pleine d'immondices [allusion au système digestif] et sa bouche est pleine de sang [euphémisme pour les menstrues] — et pourtant tous courent après elle [avec désir].
רַב כָּהֲנָא הֲוָה פָּסֵיק סִידְרָא קַמֵּיהּ דְּרַב. כִּי מְטָא לְהַאי קְרָא, נְגֵיד וְאִתְּנַח. אֲמַר, שְׁמַע מִינַּהּ בְּטֵל לֵיהּ חֶמְדֵּיהּ דְּרַב. אָמַר רַב כָּהֲנָא, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי הוּא אָמַר וַיֶּהִי״ — זוֹ אִשָּׁה. ״הוּא צִוָּה וַיַּעֲמוֹד״ — אֵלּוּ בָּנִים. תָּנָא: אִשָּׁה חֵמֶת מָלֵא צוֹאָה, וּפִיהָ מָלֵא דָּם — וְהַכֹּל רָצִין אַחֲרֶיהָ.
Shabbat 152a
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שבת קנ״ב אמַסֶּכֶת שַׁבָּת
גְּמָרָא וְשֶׁל בֵּית הַכִּסֵּא — רָעוֹת. שֶׁל סַם וְשֶׁל שְׂחוֹק וְשֶׁל פֵּירוֹת — יָפוֹת. ״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת וְהִתְעַוְּתוּ וְגוֹ׳״. ״בַּיּוֹם שֶׁיָּזוּעוּ שׁוֹמְרֵי הַבַּיִת״ — אֵלּוּ הַכְּסָלִים וְהַצְּלָעוֹת. ״וְהִתְעַוְּתוּ אַנְשֵׁי הֶחָיִל״ — אֵלּוּ שׁוֹקַיִם. ״וּבָטְלוּ הַטּוֹחֲנוֹת״ — אֵלּוּ שִׁינַּיִם. ״וְחָשְׁכוּ הָרוֹאוֹת בַּאֲרוּבּוֹת״ — אֵלּוּ עֵינַיִם. אֲמַר לֵיהּ קֵיסָר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: מַאי טַעְמָא לָא אָתֵית לְבֵי אֲבִידָן? אֲמַר לֵיהּ: טוּר תְּלַג סַחְרָנוֹהִי גְּלִידִין. כַּלְבוֹהִי לָא נָבְחִין. טָחֲנוֹהִי לָא טָחֲנִין. בֵּי רַב אָמְרִי: אַדְּלָא אַבֵּידְנָא, בָּחֵישְׁנָא. תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בַּר קִיסְמָא אוֹמֵר: טָבָא תְּרֵי מִתְּלָת. וַוי לַהּ לַחֲדָא דְּאָזְלָא וְלָא אָתְיָא. מַאי הִיא? אָמַר רַב חִסְדָּא: יַנְקוּתָא. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: יַנְקוּתָא — כְּלִילָא דְּוַורְדָּא, סָבוּתָא — כְּלִילָא דְחִילְפָא. תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: דּוֹק בְּכַכֵּי וְתַשְׁכַּח בְּנִיגְרֵי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַנִּשְׂבַּע לֶחֶם וַנִּהְיֶה טוֹבִים וְרָעָה לֹא רָאִינוּ״. אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, שְׁרֵי שַׂקָּיךָ וְעַיֵּיל לַחְמָךְ. עַד אַרְבְּעִין שְׁנִין — מֵיכְלָא מְעַלֵּי, מִכָּאן וְאֵילָךְ — מִשְׁתְּיָא מְעַלֵּי. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא גּוֹזָאָה לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: מֵהָכָא לְקַרְחִינָא כַּמָּה הָוֵי? אֲמַר לֵיהּ: כְּמֵהָכָא לְגוֹזַנְיָא. אֲמַר לֵיהּ: בַּרְחָא קַרְחָא בְּאַרְבְּעָה. אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא בִּתְמָנְיָא. חַזְיֵיהּ דְּלָא סָיֵים מְסָאנֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: דְּעַל סוּס — מֶלֶךְ, דְּעַל חֲמוֹר — בֶּן חוֹרִין, וּדְמַנְעָלֵי בְּרִיגְלוֹהִי — בַּר אִינִישׁ. דְּלָא הָא וְלָא הָא — דַּחֲפִיר וּקְבִיר טָב מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: גּוֹזָא גּוֹזָא, תְּלָת אֲמַרְתְּ לִי, תְּלָת שָׁמְעַתְּ: הַדְרַת פָּנִים — זָקָן, שִׂמְחַת לֵב — אִשָּׁה, ״נַחֲלַת ה׳ — בָּנִים״. בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁמְּנָעֲךָ מִכּוּלָּם. אֲמַר לֵיהּ: קָרְחָא מְצַוֵּי?! אֲמַר לֵיהּ: עִיקְרָא שְׁלִיפָא תּוֹכֵחָה! אֲמַר לֵיהּ רַבִּי לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן חֲלַפְתָּא: מִפְּנֵי מָה לֹא הִקְבַּלְנוּ פָּנֶיךָ בָּרֶגֶל, כְּדֶרֶךְ שֶׁהִקְבִּילוּ אֲבוֹתַי לַאֲבוֹתֶיךָ? אֲמַר לֵיהּ: סְלָעִים נַעֲשׂוּ גְּבוֹהִים, קְרוֹבִים נַעֲשׂוּ רְחוֹקִים, מִשְׁתַּיִם נַעֲשׂוּ שָׁלֹשׁ, מֵשִׂים שָׁלוֹם בַּבַּיִת בָּטַל. ״וְסֻגְּרוּ דְלָתַיִם בַּשּׁוּק וְגוֹ׳״ — אֵלּוּ נְקָבָיו שֶׁל אָדָם. ״בִּשְׁפַל קוֹל הַטַּחֲנָה״ — בִּשְׁבִיל קוּרְקְבָן שֶׁאֵינוֹ טוֹחֵן. ״וְיָקוּם לְקוֹל הַצִּפּוֹר״ — שֶׁאֲפִילּוּ צִפּוֹר מְנַעַרְתּוֹ מִשְּׁנָתוֹ. ״וְיִשַּׁחוּ כׇּל בְּנוֹת הַשִּׁיר״ — שֶׁאֲפִילּוּ קוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת דּוֹמוֹת עָלָיו כְּשִׂיחָה. וְאַף בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי אָמַר לְדָוִד: ״בֶּן שְׁמֹנִים שָׁנָה אָנֹכִי הַיּוֹם הַאֵדַע בֵּין טוֹב לְרָע״ — מִכָּאן שֶׁדַּעְתָּן שֶׁל זְקֵנִים מִשְׁתַּנּוֹת. ״אִם יִטְעַם עַבְדְּךָ אֶת אֲשֶׁר אוֹכַל וְאֶת אֲשֶׁר אֶשְׁתֶּה״ — מִכָּאן שֶׁשִּׂפְתוֹתֵיהֶן שֶׁל זְקֵנִים מִתְרַפְּטוֹת. ״אִם אֶשְׁמַע עוֹד בְּקוֹל שָׁרִים וְשָׁרוֹת״ — מִכָּאן שֶׁאׇזְנֵיהֶם שֶׁל זְקֵנִים מִתְכַּבְּדוֹת. אָמַר רַב: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שַׁקָּרָא הֲוָה. דְּהַהִיא אַמְּתָא דַּהֲוַאי בֵּי רַבִּי בַּת תִּשְׁעִין וְתַרְתֵּין שְׁנִין, וַהֲוָת טָעֲמָא קִידְרָא. רָבָא אָמַר: בַּרְזִילַּי הַגִּלְעָדִי שָׁטוּף בְּזִמָּה הֲוָה, וְכׇל הַשָּׁטוּף בְּזִמָּה — זִקְנָה קוֹפֶצֶת עָלָיו. תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — חָכְמָה נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּישִׁישִׁים חׇכְמָה וְאוֹרֶךְ יָמִים תְּבוּנָה״. וְעַמֵּי הָאָרֶץ כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין — טִפְּשׁוּת נִתּוֹסֶפֶת בָּהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֵסִיר שָׂפָה לְנֶאֱמָנִים וְטַעַם זְקֵנִים יִקָּח״. ״גַּם מִגָּבוֹהַּ יִירָאוּ״ — שֶׁאֲפִילּוּ גַּבְשׁוּשִׁית קְטַנָּה דּוֹמָה עָלָיו כְּהָרֵי הָרִים. ״וְחַתְחַתִּים בַּדֶּרֶךְ״ — בְּשָׁעָה שֶׁמְּהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ נַעֲשׂוּ לוֹ תְּוָהִים. ״וְיָנֵאץ הַשָּׁקֵד״ — זוֹ קְלִיבוֹסֶת. ״וְיִסְתַּבֵּל הֶחָגָב״ — אֵלּוּ עֲגָבוֹת. ״וְתָפֵר הָאֲבִיּוֹנָה״ — זוֹ חֶמְדָּה. רַב כָּהֲנָא הֲוָה פָּסֵיק סִידְרָא קַמֵּיהּ דְּרַב. כִּי מְטָא לְהַאי קְרָא, נְגֵיד וְאִתְּנַח. אֲמַר, שְׁמַע מִינַּהּ בְּטֵל לֵיהּ חֶמְדֵּיהּ דְּרַב. אָמַר רַב כָּהֲנָא, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי הוּא אָמַר וַיֶּהִי״ — זוֹ אִשָּׁה. ״הוּא צִוָּה וַיַּעֲמוֹד״ — אֵלּוּ בָּנִים. תָּנָא: אִשָּׁה חֵמֶת מָלֵא צוֹאָה, וּפִיהָ מָלֵא דָּם — וְהַכֹּל רָצִין אַחֲרֶיהָ. ״כִּי הוֹלֵךְ הָאָדָם אֶל בֵּית עוֹלָמוֹ״, אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מְלַמֵּד שֶׁכׇּל צַדִּיק וְצַדִּיק נוֹתְנִין לוֹ מָדוֹר לְפִי כְּבוֹדוֹ. מָשָׁל לְמֶלֶךְ שֶׁנִּכְנָס הוּא וַעֲבָדָיו לָעִיר, כְּשֶׁהֵן נִכְנָסִין — כּוּלָּן בְּשַׁעַר אֶחָד נִכְנָסִין, כְּשֶׁהֵן לָנִין — כׇּל אֶחָד וְאֶחָד נוֹתְנִין לוֹ מָדוֹר לְפִי כְּבוֹדוֹ. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק, מַאי דִּכְתִיב: ״כִּי הַיַּלְדוּת וְהַשַּׁחֲרוּת הָבֶל״ — דְּבָרִים שֶׁאָדָם עוֹשֶׂה בְּיַלְדוּתוֹ מַשְׁחִירִים פָּנָיו לְעֵת זִקְנָתוֹ. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: קָשָׁה רִימָּה לַמֵּת כְּמַחַט בַּבָּשָׂר הַחַי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַךְ בְּשָׂרוֹ עָלָיו יִכְאָב״. אָמַר רַב חִסְדָּא: נַפְשׁוֹ שֶׁל אָדָם מִתְאַבֶּלֶת עָלָיו כׇּל שִׁבְעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנַפְשׁוֹ עָלָיו תֶּאֱבָל״, וּכְתִיב: ״וַיַּעַשׂ לְאָבִיו אֵבֶל שִׁבְעַת יָמִים״. אָמַר רַב יְהוּדָה: מֵת שֶׁאֵין לוֹ מְנַחֲמִין — הוֹלְכִין עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם וְיוֹשְׁבִין בִּמְקוֹמוֹ. הָהוּא דִּשְׁכֵיב בְּשִׁבָבוּתֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה, לֹא הָיוּ לוֹ מְנַחֲמִין,