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Traité Shabbat

13b

Étude de Shabbat 13b

Étude de la Mishna & Guémara 13b

« … et a servi abondamment les talmidé hakhamim — pourquoi est-il mort à la moitié de ses jours ? [Où est la longueur des jours qui lui était promise par le verset ?] » Et personne ne savait que répondre à son étonnement. Eliyahou dit : une fois, j'étais son hôte, et elle racontait tout cet événement [touchant la mort de son mari]. Et je lui dis : « Ma fille, durant les jours de ta nidda, comment se comportait-il envers toi ? » Elle me dit : « À D.ieu ne plaise, il ne m'a pas touchée même du petit doigt. » « Et durant les jours de tes vêtements blancs [après que l'écoulement menstruel eut cessé, alors que tu ne faisais que compter les jours purs], comment se comportait-il alors envers toi ? » « Il mangeait avec moi, buvait avec moi et dormait avec moi avec contact corporel, et néanmoins il ne lui venait pas à l'esprit autre chose [c'est-à-dire les relations conjugales]. » Et je lui dis : « Béni soit l'Omniprésent qui l'a fait mourir [pour ce péché], car ton mari n'a pas montré de respect à la Torah. La Torah a dit : « Et d'une femme dans la séparation de son impureté tu ne t'approcheras pas » (Vayikra 18, 19) — même un simple contact affectueux est interdit. La Guemara rapporte que, lorsque Rav Dimi vint [d'Erets Israël à Babylone], il dit : « Ce disciple ne dormait pas réellement avec elle avec contact corporel ; c'est plutôt dans un même lit qu'ils dormaient, sans contact. » En Occident [en Erets Israël], on dit que Rav Yits'hak bar Yossef a dit : « [Lorsqu'ils dormaient ensemble dans un même lit,] elle portait une ceinture [sinar] de la taille jusqu'en bas, qui séparait entre lui et elle. » [Néanmoins, la chose étant interdite, ce disciple fut puni.]
וְשִׁימֵּשׁ תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַרְבֵּה, מִפְּנֵי מָה מֵת בַּחֲצִי יָמָיו? וְלֹא הָיָה אָדָם מַחְזִירָהּ דָּבָר. פַּעַם אַחַת נִתְאָרַחְתִּי אֶצְלָהּ וְהָיְתָה מְסִיחָה כׇּל אוֹתוֹ מְאוֹרָע. וְאָמַרְתִּי לָהּ: בִּתִּי, בִּימֵי נִדּוּתֵךְ מַה הוּא אֶצְלֵךְ? אָמְרָה לִי: חַס וְשָׁלוֹם, אֲפִילּוּ בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה לֹא נָגַע [בִּי]. בִּימֵי לִבּוּנִיךָ מַהוּ אֶצְלֵךְ? אָכַל עִמִּי וְשָׁתָה עִמִּי וְיָשַׁן עִמִּי בְּקֵירוּב בָּשָׂר, וְלֹא עָלְתָה דַּעְתּוֹ עַל דָּבָר אַחֵר. וְאָמַרְתִּי לָהּ: בָּרוּךְ הַמָּקוֹם שֶׁהֲרָגוֹ, שֶׁלֹּא נָשָׂא פָּנִים לַתּוֹרָה. שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״וְאֶל אִשָּׁה בְּנִדַּת טוּמְאָתָהּ לֹא תִקְרַב״. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: מִטָּה חֲדָא הֲוַאי. בְּמַעְרְבָא אָמְרִי: אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף, סִינָר מַפְסִיק בֵּינוֹ לְבֵינָהּ.
Mishna 1
MICHNA : Et voici quelques-unes des halakhot que les Sages [venus le visiter] énoncèrent dans la chambre haute de Hananya ben Hizkiya ben Garone. [La nature précise de ces halakhot sera expliquée dans la Guemara. Ces halakhot sont tenues pour un même ensemble parce qu'elles partagent un trait distinctif.] Comme de nombreux Sages étaient là — parmi eux la plupart des maîtres de la Torah de la génération en Erets Israël — ils se livrèrent à l'examen de diverses halakhot de la Torah. Il advint que, lorsqu'on compta ceux qui exprimaient un avis, les disciples de Beth Chammaï l'emportèrent en nombre sur les disciples de Beth Hillel, et ils édictèrent des décrets sur dix-huit points ce jour-là [conformément à l'opinion de Beth Chammaï].
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שֶׁעָלוּ לְבַקְּרוֹ, נִמְנוּ, וְרַבּוּ בֵּית שַׁמַּאי עַל בֵּית הִלֵּל. וּשְׁמוֹנָה עָשָׂר דְּבָרִים גָּזְרוּ בּוֹ בַּיּוֹם.(משנה)
Guémara
GUEMARA : À propos de la formulation qui introduit notre Michna, Abayé dit à Rav Yossef : avons-nous appris dans notre Michna « voici [elou] quelques-unes des halakhot », ou avons-nous appris « et voici [vé-elou] quelques-unes des halakhot » ? [La différence est importante.] Avons-nous appris « et voici » — auquel cas la référence porterait sur celles que nous avons mentionnées plus haut [ces halakhot étant comprises dans les décrets] ? Ou avons-nous appris « voici » — auquel cas la référence porterait sur celles que nous cherchons à mentionner ci-après ? Viens et entends une solution de ce dilemme à partir du fait que ces points ont été enseignés ensemble dans une baraïta : on ne secoue pas [les vêtements pour en ôter les poux] à la lumière de la ner [lampe], et on ne lit pas à la lumière de la lampe ; et voici quelques-unes des halakhot que les Sages énoncèrent dans la chambre haute de Hananya ben Hizkiya ben Garone. Conclus-en que nous avons appris « et voici » dans la Michna, et que la référence porte sur les décrets mentionnés plus haut.
גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: ״אֵלּוּ״ תְּנַן, אוֹ ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן? ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן, הָנֵי דַּאֲמַרַן. אוֹ ״אֵלּוּ״ תְּנַן, דְּבָעֵינַן לְמֵימַר קַמַּן? תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין לְאוֹר הַנֵּר וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר, וְאֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שְׁמַע מִינַּהּ: ״וְאֵלּוּ״ תְּנַן, שְׁמַע מִינַּהּ.
Les Sages ont enseigné dans une baraïta, à propos de la Méguilat Taanit [qui est une liste de jours de délivrance institués comme jours de réjouissance pour les générations] : qui a écrit la Méguilat Taanit ? Ce rouleau fut écrit par Hananya ben Hizkiya ben Garone et sa faction, qui tenaient cher le souvenir des malheurs qui frappèrent Israël et de leur salut.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִי כָּתַב מְגִילַּת תַּעֲנִית? — אָמְרוּ, חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה וְסִיעָתוֹ שֶׁהָיוּ מְחַבְּבִין אֶת הַצָּרוֹת.
Rabban Chimon ben Gamliel dit : nous aussi, nous tenons cher le souvenir des malheurs [dont Israël fut sauvé], mais que pouvons-nous faire ? Si nous nous mettions à écrire [tous les jours de cette sorte], nous n'y suffirions pas [tant sont nombreux les malheurs qu'Israël a connus en chaque génération et en chaque époque, et chaque jour comporte un événement digne d'être commémoré].
אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אַף אָנוּ מְחַבְּבִין אֶת הַצָּרוֹת, אֲבָל מַה נַּעֲשֶׂה שֶׁאִם בָּאנוּ לִכְתּוֹב אֵין אָנוּ מַסְפִּיקִין.
Autre explication [pourquoi ne consignons-nous pas les jours de salut hors des malheurs] : de même qu'un insensé n'est pas atteint [car il n'a pas conscience des malheurs qui le frappent], de même nous ne pouvons mesurer l'ampleur des calamités qui nous frappent.
דָּבָר אַחֵר: אֵין שׁוֹטֶה נִפְגָּע.
Autre explication : la chair du mort ne sent pas le scalpel [izmel] qui l'entaille [et nous aussi, nous sommes en si grande détresse que nous ne ressentons plus les douleurs et les malheurs]. À propos de cette dernière comparaison, la Guemara demande : est-ce ainsi ? Rav Yits'hak n'a-t-il pas dit : « La morsure des vers est aussi douloureuse au mort que la piqûre d'une aiguille à la chair du vivant », ainsi qu'il est dit du mort : « Mais sa chair, sur lui, le fera souffrir, et son âme, sur lui, sera en deuil » (Iyov 14, 22) ? Dis plutôt, et explique la chose ainsi : la chair morte [des parties du corps d'une personne vivante qui sont insensibles à la douleur] ne sent pas le scalpel qui l'entaille.
דָּבָר אַחֵר: אֵין בְּשַׂר הַמֵּת מַרְגִּישׁ בָּאִיזְמֵל. אִינִי?! וְהָאָמַר רַב יִצְחָק: קָשָׁה רִימָּה לַמֵּת כְּמַחַט בַּבָּשָׂר הַחַי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַךְ בְּשָׂרוֹ עָלָיו יִכְאָב וְנַפְשׁוֹ עָלָיו תֶּאֱבָל״! אֵימָא: אֵין בָּשָׂר הַמֵּת שֶׁבַּחַי מַרְגִּישׁ בָּאִיזְמֵל.
Rav Yéhouda a dit au nom de Rav : en vérité, cet homme est rappelé pour le bien, et son nom est Hananya ben Hizkiya — car sans lui, le livre de Yéhezkel aurait été soustrait [au canon], parce que son contenu, sur bien des détails, contredit des matières de la Torah. [Les Sages cherchaient à le soustraire et à l'exclure du canon.] Que fit-il [Hananya ben Hizkiya] ? On lui monta trois cents jarres d'huile [pour l'éclairage et la nourriture] dans sa chambre haute, et il s'y assit [isolé, sans en bouger, jusqu'à ce qu'il eût interprété de façon homilétique tous les versets du livre de Yéhezkel qui semblaient contradictoires, et résolu les contradictions].
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּרַם זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב וַחֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה שְׁמוֹ, שֶׁאִלְמָלֵא הוּא נִגְנַז סֵפֶר יְחֶזְקֵאל, שֶׁהָיוּ דְּבָרָיו סוֹתְרִין דִּבְרֵי תוֹרָה. מֶה עָשָׂה? — הֶעֱלוּ לוֹ שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי שֶׁמֶן, וְיָשַׁב בַּעֲלִיָּיה וּדְרָשָׁן.
[La Michna a enseigné :] et ils édictèrent des décrets sur dix-huit points. La Guemara demande : quels sont ces dix-huit points ? La Guemara répond : comme nous l'avons appris dans une Michna [voici la liste des décrets que les Sages édictèrent à propos d'objets dont le degré d'impureté est tel que, s'ils entrent en contact avec de la téroumah, ils la disqualifient — par ce contact, la téroumah elle-même devient impure, mais elle ne transmet pas l'impureté à d'autres objets]. Ceux-ci disqualifient la téroumah : celui qui mange un aliment du premier degré d'impureté [acquis au contact d'une source première d'impureté, tel un reptile] ; et celui qui mange un aliment du second degré d'impureté [acquis au contact d'un objet du premier degré] ; et celui qui boit des liquides impurs [de quelque degré que ce soit] ; et celui dont la tête et la plus grande part du corps entrent dans de l'eau puisée [après qu'il s'est immergé au bain rituel pour se purifier] ; et une personne pure sur la tête et la plus grande part du corps de laquelle sont tombés trois log d'eau puisée ; et un séfer [un rouleau des Écritures saintes] ; et les mains [de quiconque ne s'est pas purifié en vue de manier la téroumah] ; et celui qui s'est immergé le jour même [un impur qui s'est immergé et qui, jusqu'au soir, n'est pas tenu pour entièrement pur] ; et les aliments et ustensiles qui ont contracté l'impureté au contact de liquides. [Le contact de l'un de ces éléments disqualifie la téroumah.]
וּשְׁמֹנָה עָשָׂר דָּבָר גָּזְרוּ. מַאי נִינְהוּ שְׁמֹנָה עָשָׂר דָּבָר? דִּתְנַן, אֵלּוּ פּוֹסְלִין אֶת הַתְּרוּמָה: הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן, וְהָאוֹכֵל אוֹכֶל שֵׁנִי, וְהַשּׁוֹתֶה מַשְׁקִין טְמֵאִין, וְהַבָּא רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ בְּמַיִם שְׁאוּבִין, וְטָהוֹר שֶׁנָּפְלוּ עַל רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ שְׁלֹשָׁה לוּגִּין מַיִם שְׁאוּבִין, וְהַסֵּפֶר, וְהַיָּדַיִם, וְהַטְּבוּל יוֹם, וְהָאוֹכָלִים וְהַכֵּלִים שֶׁנִּטְמְאוּ בְּמַשְׁקִין.
La Guemara demande d'abord : quel est le tana qui tient que celui qui mange un aliment du premier degré d'impureté, et celui qui mange un aliment du second degré d'impureté, disqualifient la téroumah, mais … [le folio se poursuit sur Shabbat 14a].
מַאן תְּנָא הָאוֹכֵל אוֹכֶל רִאשׁוֹן וְהָאוֹכֵל אוֹכֶל שֵׁנִי — מִפְסָל פָּסְלִי, טַמּוֹיֵי

Rachi

ושימש תלמידי חכמים - להסבירו סתומות המשנה וטעמיה והוא הנקרא תלמוד:,נדותיך - כל שבעה של ראייה ראשונה:,ליבוניך - כגון זבה שסופרת שבעה נקיים משפסקה וצריכה להיות לובשת לבנים לבדיקה שמא תראה ותסתור ספירתה:,בנדת טומאתה - ועד שתבא במים לטבילה היא בנדתה דמרבינן מתהיה בנדתה בהוייתה תהא עד שתבא במים בתורת כהנים:,מטה חדא הואי - רחבה ולא קירוב בשר הואי וסבר דשרי בהכי:,סינר - פורציינ"ט שהיא חוגרת בו ומגיע ממתנים ולמטה:

מתני' ונמנו ורבו - באו למנין ונמצאו של ב"ש מרובין:

גמ' ה"ג ואלו תנן הני דאמרן או דלמא אלו תנן הני דבעינן למימר קמן - ואלו קאי אדלעיל לא יפלה את כליו ולא יקרא לאור הנר ואלו מן ההלכות כו' או דילמא אלו תנן וקאי לקמן אאין שורין דיו:,ת"ש - דאתרתי קמייתי קאי אבל אינך לאו משמונה עשר דבר נינהו ולקמן בגמרא מפרש להו:

מגילת תענית - לפי ששאר כל משנה וברייתא לא היו כתובין דאסור לכתבם וזו נכתבה לזכרון לדעת ימים האסורין בתענית לכך נקרא מגלה שכתוב במגלת ספר:,מחבבין את הצרות - שנגאלין מהן והנס חביב עליהן להזכירו לשבחו של הקב"ה וכותבין ימי הנס לעשותן יום טוב כגון אלין יומין דלא להתענאה בהון כו':

אין אנו מספיקין - לפי שהן תדירות. ל"א אין אנו מספיקין מלעשות י"ט בכל יום:

אין שוטה נפגע - אין פגע רע בא עליו כלומר אינו מכיר בפגעיו כך כמה נסים באים לנו ואין אנו מכירין בהן:

בשר מת שבחי - הגדל באדם החי מחמת מכה או מחמת כויה אינו מרגיש באיזמל כשחותכין אותו:

דברי תורה - כגון נבילה וטרפה וגו' לא יאכלו הכהנים הא ישראל אוכלים וכגון וכן תעשה בשבעה בחודש היכן נרמז קרבן זה בתורה:,גרבי - למאור ולמזונות:,דרשן - כדדרשינן להני קראי במנחות (דף מה.) דמשום דאשתרי מליקה בחטאת העוף גבייהו הוצרך להזהירם על מליקת חולין שהיא נבילה:

האוכל אוכל ראשון - מן התורה אין אוכל מטמא אדם האוכלו חוץ מנבלת עוף טהור אבל נבלת בהמה לא כדאמר במסכת נדה (פ"ה דמ"ב:) מי שאין לו טומאה אלא באכילתה יצתה זו שיש לה טומאה קודם שיאכלנה וכ"ש אוכל ראשון שאינו אב הטומאה אבל הן גזרו באותו היום כדמפרש טעמא לקמן בכולהו ושיעורן לפסול את הגויה בחצי פרס בפרק יום הכפורים (יומא ד' פ:) והתם נמי אמר הנח לטומאת גויה דלאו דאורייתא ומצאתי בספר ערוך משונה טומאה זו מטומאה דאורייתא דסגי לה בטבילה לתרומה דלא בעיא הערב שמש דתניא בספרי אין האוכל אוכלים טמאין ולא השותה משקין טמאין טמא טומאת ערב:,והבא - לאחר שטבל מטומאתו במים שאובין בו ביום:,וטהור - גמור שנפלו על ראשו כו':,והספר - כל כתבי הקודש תורה נביאים וכתובים פוסלין תרומה במגען:,והידים - סתמן קודם נטילתן:,וטבול יום - ולקמן פריך טבול יום מדאורייתא הוא:,והאוכלין והכלים שנטמאו במשקין - לקמן בעי לה:

מאן תנא - מי הוא האומר כן:,פסלי - את התרומה ואותה תרומה לא תפסול אחרת שוב במגעה:

Tossafot

בימי לבוניך מהו אצלך - לא משום שיש לחלק בין נדות לליבון דהא אמר ר"ע בפרק במה אשה יוצאה (לקמן שבת דף סד:) הרי היא בנדתה עד שתבא במים אלא לפי שידע אליהו שכך היה המעשה (כתובות דף סא. ושם) גבי שמואל מחלפא ליה דביתהו בידא דשמאלא היינו בימי ליבונה אין נראה כדפירשתי ור"ת פירש שהיו רגילים לטבול שתי טבילות אחת לסוף שבעה לראייתה שהיא טהורה מדאורייתא בהך טבילה ואחת לסוף ימי ליבון לכך היה מיקל אותו האיש ורש"י היה נוהג איסור להושיט מפתח מידו לידה בימי נדותה ונראה לר"י שיש סמך מסדר אליהו דקתני אמר לה שמא הבאת לו את השמן שמא הבאת לו את הפך ומיהו התם מסיים ונגע ביך באצבע הקטנה ומפרק אע"פ (שם) דאמר אביי מנח' ליה אפומיה דכובא ורבא מנח' ליה אבי סדיא אין ראיה כי שמא דוקא במזיגת הכוס שיש חיבה יותר כדאמר התם אבל שאר דברים לא ומהכא דקאמר אכל עמי ושתה עמי יכול להיות שלא הקפיד אלא על השכיבה:,מטה חדא הואי - ופלטי בן ליש שנעץ חרב בינו לבינה (סנהדרין פ"ב דף יט:) איכא למימר שרחוק ממנה היה ביותר והיה פתוח לרה"ר שלא היה משום יחוד או שמא סבר כשאול שלא היתה מקודשת לדוד ומחמיר על עצמו היה מלבא עליה:

רש"י גריס [וכן ר"ת] ואלו תנן הני דאמרן ומביא ראיה דאומר במדרש (פ' משפטים) כל מקום שנאמר ואלה מוסיף על הראשונים אלה פסל את הראשונים ועל המדרש קשה לר"י דאלה דברי הברית (' ברים כח) קאי אמה שכתוב למעלה:,ש"מ ואלו תנן - דלא קתני בתר הכי כדקתני במתניתין:

אוכל ראשון ואוכל שני - אי תנן אוכל ראשון לחוד לא הוה ידעינן מיניה אוכל שני ואי תנא אוכל שני הוה אמינא דאוכל ראשון נמי טמויי מטמא:,והשותה משקין טמאים - לא שייך בהו ראשון ושני דלעולם משקין תחלה הוו אע"ג דאכתי לא נגזר כמו שאפרש בסמוך מ"מ היה בדעתם לגזור מיד וצריכא לאשמעינן משקין ואוכלין כדאמר בסמוך דהך דמשקין לא שכיח ואי תנא משקין ה"א דוקא משקין דחמירי אבל אוכל לא פסיל כלל:,והבא ראשו ורובו במים שאובין - וא"ת תיפוק ליה שהוא טבול יום וי"ל דנפקא מינה דאפילו העריב שמשו פוסל עד שיחזור ויטבול: ,וטהור שנפלו על ראשו כו' - וא"ת מ"ש דבטהור לא גזרו כ"א בנפל ולא גזרו נמי בביאה כמו בטבול יום ונראה לר"י דבטהור לא רצו לגזור יותר אלא דוקא בנפילה כמו שרגילים להפיל עליהם מים שאובים אחר שטבלו במים סרוחים כדאמר בסמוך והיו נותנים עליהם ג' לוגים מים שאובים [וע"ע תוס' גיטין מז. ד"ה רבא]:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 13b
100%
שבת י״ג במַסֶּכֶת שַׁבָּת