Guémara
Rabbi Yéhouda dit qu'il convient de dire [au malade que l'on visite] : « Que l'Omniprésent ait compassion de toi et de tous les malades d'Israël. » Rabbi Yossi dit qu'il convient de dire : « Que l'Omniprésent ait compassion de toi parmi les malades d'Israël », incluant ainsi ce malade au sein de la communauté d'Israël. Lorsque Chevna, l'homme de Jérusalem, visitait un malade le Chabbat, en entrant il disait « shalom » ; et en sortant il disait : « C'est Chabbat, où il est interdit de crier [en supplication], la guérison est proche de venir, Sa compassion est abondante, et reposez en paix [pour le Chabbat]. » La Guemara demande : en accord avec l'opinion de qui se trouve cet enseignement que Rabbi Hanina a énoncé : « Celui qui a un malade dans sa maison doit l'inclure parmi les malades d'Israël dans sa prière » ? En accord avec qui ? En accord avec l'opinion de Rabbi Yossi.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״הַמָּקוֹם יְרַחֵם עָלֶיךָ וְעַל חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל״. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״הַמָּקוֹם יְרַחֵם עָלֶיךָ בְּתוֹךְ חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל״. שֶׁבְנָא אִישׁ יְרוּשָׁלַיִם, בִּכְנִיסָתוֹ אוֹמֵר: ״שָׁלוֹם״, וּבִיצִיאָתוֹ אוֹמֵר: ״שַׁבָּת הִיא מִלִּזְעוֹק וּרְפוּאָה קְרוֹבָה לָבֹא, וְרַחֲמָיו מְרוּבִּין, וְשִׁבְתוּ בְּשָׁלוֹם״. כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ חוֹלֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ צָרִיךְ שֶׁיְּעָרְבֶנּוּ בְּתוֹךְ חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל? כְּמַאן — כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Et Rabbi Hanina a dit : ce n'est qu'avec grande difficulté que les Sages ont permis de consoler les endeuillés et de visiter les malades le Chabbat, car le visiteur comme le consolateur éprouvent de la peine le Chabbat ; ils ne l'ont permis qu'en raison de la mitsva attachée à ces actes. Rabba bar bar Hana a dit : lorsque nous suivions Rabbi Elazar pour nous enquérir de la santé d'un malade, tantôt il disait [en hébreu] : « Que l'Omniprésent te visite pour la paix », et tantôt il lui disait [en araméen] : « Que le Tout-Miséricordieux se souvienne de toi pour la paix » [il parlait araméen quand le malade ne comprenait pas l'hébreu]. La Guemara demande : comment agissait-il ainsi, en priant en araméen ? Rav Yéhouda n'a-t-il pas dit : « Qu'une personne ne demande jamais ses besoins en langue araméenne » ? Et de même Rabbi Yohanan a dit : « Quiconque demande ses besoins en langue araméenne, les anges du service ne s'occupent pas de lui [pour porter sa prière devant D.ieu], car les anges du service ne connaissent pas la langue araméenne [mais seulement la langue sacrée, l'hébreu] ». La Guemara répond : un malade est différent — [il n'a pas besoin que les anges portent sa prière] car la Présence divine est auprès de lui.
וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בְּקוֹשִׁי הִתִּירוּ לְנַחֵם אֲבֵלִים וּלְבַקֵּר חוֹלִים בְּשַׁבָּת. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: כִּי הֲוָה אָזְלִינַן בָּתְרֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר לְשַׁיּוֹלֵי בִּתְפִיחָה, זִימְנִין אָמַר: ״הַמָּקוֹם יִפְקׇדְךָ לְשָׁלוֹם״. וְזִימְנִין אָמַר לֵיהּ: ״רַחֲמָנָא יִדְכְּרִינָךְ לִשְׁלָם״. הֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה: לְעוֹלָם אַל יִשְׁאַל אָדָם צְרָכָיו בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַשּׁוֹאֵל צְרָכָיו בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי — אֵין מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת נִזְקָקִין לוֹ, שֶׁאֵין מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת מַכִּירִין בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי! שָׁאנֵי חוֹלֶה דִּשְׁכִינָה עִמּוֹ.
Comme Rav Anan a dit au nom de Rav : d'où sait-on que la Présence divine prend soin du malade et le soutient ? De ce qu'il est dit : « D.ieu le soutiendra sur le lit de souffrance » (Téhilim 41, 4). La Guemara remarque : cela a aussi été enseigné dans une baraïta — celui qui entre visiter un malade ne doit s'asseoir ni sur le lit ni sur une chaise ; il doit plutôt s'envelopper [dans son châle de prière, avec crainte et révérence] et s'asseoir devant le malade [plus bas que lui], car la Présence divine est au-dessus de la tête du malade, ainsi qu'il est dit : « D.ieu le soutiendra sur le lit de souffrance » [et il faut traiter la Présence divine avec déférence]. Sur une note semblable, Rava a dit au nom de Ravin : d'où sait-on que le Saint, béni soit-Il, nourrit le malade durant sa maladie ? De ce qu'il est dit : « D.ieu le soutiendra sur le lit de souffrance ».
דְּאָמַר רַב עָנָן אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא סוֹעֵד אֶת הַחוֹלֶה? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַנִּכְנָס לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה לֹא יֵשֵׁב לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי כִּסֵּא, אֶלָּא מִתְעַטֵּף וְיוֹשֵׁב לְפָנָיו, מִפְּנֵי שֶׁשְּׁכִינָה לְמַעְלָה מִמְּרַאֲשׁוֹתָיו שֶׁל חוֹלֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״. וְאָמַר רָבָא אָמַר רָבִין: מִנַּיִן שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא זָן אֶת הַחוֹלֶה? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״.
[La Michna a enseigné] : et l'on ne lira pas à la lumière de la ner [lampe] le Chabbat. Rabba a dit : [puisqu'un décret a été édicté, peu importe que la lampe ait été ou non assez proche pour qu'on l'incline ;] l'interdiction s'applique même si la lampe était haute de deux tailles d'homme, et même haute de deux aiguillons de bouvier, et même haute comme dix maisons l'une au-dessus de l'autre. [La Michna dit] que l'on ne lira pas — la Guemara en déduit : un seul ne lira pas, mais deux, apparemment, le peuvent bien [car deux ensemble n'oublieront certainement pas l'interdit du Chabbat et se rappelleront l'un l'autre]. La Guemara demande : n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta que ni un ni deux ne sont autorisés à lire à la lumière de la lampe ? Rabbi Elazar a dit : cela n'est pas difficile — ici [où deux ont été autorisés], il s'agit d'un cas où ils sont tous deux occupés à un même sujet [et se rappelleront l'un l'autre de ne pas incliner la mèche] ; là [où deux ont été interdits], il s'agit d'un cas où ils sont occupés à deux sujets différents [chacun absorbé par son texte ne prêtera pas attention à l'autre]. Rav Houna a dit : et s'agissant d'un grand feu [autour duquel chacun s'assied à distance des autres], même s'ils étaient dix, il est interdit de lire à sa lumière [car, assis loin les uns des autres, ils ne se remarquent pas, et chacun risque d'attiser les tisons pour avoir plus de lumière].
וְלֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר. אָמַר רַבָּה: אֲפִילּוּ גָּבוֹהַּ שְׁתֵּי קוֹמוֹת, וַאֲפִילּוּ שְׁתֵּי מַרְדָּעוֹת, וַאֲפִילּוּ עֲשָׂרָה בָּתִּים זֶה עַל גַּב זֶה. חַד הוּא דְּלָא לִיקְרֵי, הָא תְּרֵי — שַׁפִּיר דָּמֵי. וְהָתַנְיָא לֹא אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּעִנְיָן אֶחָד, כָּאן בִּשְׁנֵי עִנְיָנִים. אָמַר רַב הוּנָא: וּבִמְדוּרָה, אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם אָסוּר.
Rava a dit : [bien qu'on ait interdit de lire à la lumière de la lampe de peur qu'on n'incline la mèche,] si c'est un homme d'importance, c'est permis [car même en semaine il n'a pas coutume d'ajuster une lampe salie d'huile]. La Guemara soulève une objection à partir de ce qui a été enseigné dans une Tossefta : on ne lira pas [un livre] à la lumière de la lampe, de peur qu'on ne l'incline. [La Tossefta rapporte que] Rabbi Yichmaël ben Elicha dit : « Moi, je lirai et je n'inclinerai pas [car je n'oublierai certainement pas que c'est Chabbat]. » Or, une fois, il lut [à la lumière de la lampe] et chercha à incliner la mèche. Il dit : « Combien sont grandes les paroles des Sages, qui disaient qu'on ne lira pas à la lumière de la lampe [puisque même un homme comme moi a cherché à incliner la mèche] ! » Rabbi Natan dit [que ce n'est pas ainsi que cela se passa] : il lut et inclina effectivement la mèche, et il écrivit ensuite sur sa tablette [pinkas] : « Moi, Yichmaël ben Elicha, j'ai lu et incliné une lampe le Chabbat ; lorsque le Temple sera reconstruit, j'apporterai un hatat [sacrifice expiatoire] gras [en réparation de ce péché]. » [Cela prouve que même un homme d'importance comme Rabbi Yichmaël ben Elicha risque d'incliner la mèche.] Rabbi Abba a dit : Rabbi Yichmaël ben Elicha est différent — puisque, s'agissant de l'étude de la Torah, il se comportait comme un homme simple [sans aucun air d'importance ; mais en général, un homme d'importance ne se salirait pas les mains à incliner la mèche].
אָמַר רָבָא: אִם אָדָם חָשׁוּב הוּא — מוּתָּר. מֵיתִיבִי: לֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר, שֶׁמָּא יַטֶּה. אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע: אֲנִי אֶקְרָא וְלֹא אַטֶּה. פַּעַם אַחַת קָרָא וּבִקֵּשׁ לְהַטּוֹת. אָמַר: כַּמָּה גְּדוֹלִים דִּבְרֵי חֲכָמִים שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים לֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר, קָרָא וְהִטָּה וְכָתַב עַל פִּנְקָסוֹ: אֲנִי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע, קָרִיתִי וְהִטֵּיתִי נֵר בְּשַׁבָּת, לִכְשֶׁיִּבָּנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אָבִיא חַטָּאת שְׁמֵנָה! אָמַר רַבִּי אַבָּא: שָׁאנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע, הוֹאִיל וּמֵשִׂים עַצְמוֹ עַל דִּבְרֵי תוֹרָה כְּהֶדְיוֹט.
Il a été enseigné dans une baraïta qu'un serviteur peut examiner coupes et écuelles à la lumière de la ner [lampe] pour vérifier si elles sont propres. Et il a été enseigné dans une autre baraïta qu'il ne peut les examiner. La Guemara explique : cela n'est pas difficile. Ici [la baraïta qui l'interdit] vise un serviteur employé à demeure [qui craint son maître et examine méticuleusement la vaisselle ; on craint donc qu'il n'en vienne à incliner la mèche]. Là [la baraïta qui le permet] vise un serviteur qui n'est pas employé à demeure [qui ne craint pas son maître et n'examine donc pas méticuleusement ; il n'y a pas lieu de craindre qu'il incline la mèche]. Et si tu veux, dis plutôt que cette baraïta et cette autre visent toutes deux un serviteur employé à demeure ; et cela n'est pas difficile [car elles ne parlent pas de la même sorte de lampe] : cette baraïta [qui l'interdit] vise une lampe à huile, où il y a lieu de craindre qu'il ne l'incline ; et cette autre baraïta [qui le permet] vise une lampe à naphte [nafta]. [Comme la lampe à naphte est sale, le serviteur ne la touchera certainement pas en vérifiant les coupes et la vaisselle.]
תָּנֵי חֲדָא: שַׁמָּשׁ בּוֹדֵק כּוֹסוֹת וּקְעָרוֹת לְאוֹר הַנֵּר. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא יִבְדּוֹק! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּשַׁמָּשׁ קָבוּעַ, כָּאן בְּשַׁמָּשׁ שֶׁאֵינוֹ קָבוּעַ. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא בְּשַׁמָּשׁ קָבוּעַ, וְלָא קַשְׁיָא: הָא בִּדְמִשְׁחָא, וְהָא בִּדְנַפְטָא.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : que statuer s'agissant d'un serviteur qui n'est pas employé à demeure, pour ce qui est d'examiner coupes et vaisselle à la lumière d'une lampe à huile ? [Du fait qu'il n'est pas employé à demeure, ce devrait être permis ; du fait qu'il s'agit d'une lampe à huile, ce devrait être interdit.] Rav a dit : la halakha est que c'est permis, mais on n'enseigne pas ainsi publiquement [afin qu'on n'en vienne pas à fauter ; cependant, qui connaît la halakha peut agir en conséquence]. Rabbi Yirméya bar Abba a dit : la halakha est que c'est permis, et on enseigne ainsi publiquement. La Guemara rapporte que Rabbi Yirméya bar Abba se trouva [un Chabbat] dans la maison de Rav Assi. Le serviteur de Rabbi Yirméya se leva et examina les coupes à la lumière d'une lampe [sheraga], car il n'était pas un serviteur employé à demeure dans la maison de Rav Assi. L'épouse de Rav Assi dit à Rav Assi : « Mais le Maître — toi — n'agis pas ainsi [tu l'interdis ; pourquoi donc le serviteur de Rabbi Yirméya examine-t-il les coupes] ? » Il lui répondit : « Laisse-le, il tient l'avis de son maître. »
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שַׁמָּשׁ שֶׁאֵינוֹ קָבוּעַ בִּדְמִשְׁחָא מַהוּ? אָמַר רַב: הֲלָכָה וְאֵין מוֹרִין כֵּן. וְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: הֲלָכָה וּמוֹרִין כֵּן. רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב אַסִּי. קָם שַׁמָּעֵיהּ קָא בָּדֵיק לִנְהוֹרָא דִשְׁרָגָא. אֲמַרָה לֵיהּ דְּבֵיתְהוּ: וּמָר לָא עָבֵיד הָכִי? אֲמַר לַהּ: שִׁבְקֵיהּ, כְּרַבֵּיהּ סְבִירָא לֵיהּ.
[La Michna a enseigné :] en vérité, ils ont dit que le hazane [surveillant des enfants] voit où, dans le livre, lisent les enfants placés sous sa garde, mais lui-même ne doit pas lire. La Guemara demande : n'as-tu pas dit dans la première partie de la Michna que le surveillant « voit » ? Cela ne signifie-t-il pas qu'il voit afin de lire ? [Comment cette partie de la Michna peut-elle conclure qu'il ne doit pas lire ?] La Guemara répond : non, cela ne veut pas dire que le surveillant est autorisé à lire effectivement ; il est seulement autorisé à regarder et à organiser le début de ses sections [de la Torah qu'il devra lire le lendemain]. Et de même, Rabba bar Chmouël a dit : mais il peut organiser le début de ses sections [qu'il devra lire le lendemain]. La Guemara demande : et ne peut-il pas lire la section tout entière ? … [le folio se poursuit sur Shabbat 13a].
בֶּאֱמֶת אָמְרוּ הַחַזָּן כּוּ׳. וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא ״רוֹאֶה״. מַאי לָאו, לִקְרוֹת?! לָא, לְסַדֵּר רָאשֵׁי פָּרָשִׁיּוֹתָיו. וְכֵן אָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: אֲבָל מְסַדֵּר הוּא רָאשֵׁי פָּרָשִׁיּוֹתָיו, וְכוּלַּהּ פָּרָשָׁה לָא.
Rachi
בתוך חולי ישראל - שמתוך שכוללן עם האחרים תפלתו נשמעת בזכותן של רבים:,שבנא איש ירושלים - אדם גדול היה בירושלים ושמו שבנא:,רחמיו - של הקב"ה מרובים:,שבתו בשלום - נוחו בשבתכם לשלום:
בקושי התירו - מפני שמצטער:,בתפיחה - בחולה:,זימנין אמר לה - בלשון קדש וזימנין אמר לה בלשון ארמי והא לאו לענין שבת נקט:,דשכינה עמו - ואין המתפלל צריך שיזדקקו לו מלאכי השרת להכניס תפלתו לפנים מן הפרגוד:
סועד - סומך בתשות כחו ומשום רבינו יעקב סוער תרגומו של פוקד כלומר מבקר כמו ואת אחיך תפקוד לשלום (שמואל א י״ז:י״ח) ומתרגמי' ואת אחיך תסער לשלם ולהך לישנא גרסינן אל תקרי יסעדנו אלא יסערנו:,מתעטף - מאימת שכינה כאדם היושב באימה ואין פונה לצדדין:
ואפי' גבוה - דליכא למיחש להטייה דכיון דגזור לא פלוג למילתייהו:,הא תרי שפיר דמי - שאם יבא להטות יזכירנו חברו:,בשני ענינים - בשתי פרשיות הואיל וכל אחד מעיין לעצמו אין מכיר במעשה חבירו:,במדורה - מדורת אש גדולה אסור דהואיל ויושבין רחוק זה מזה ועוד שזנבות האודים סמוכים להם אין זה מכיר בבא חבירו להבעיר ולחתות:
מותר - לקרות לאור הנר שאינו רגיל להטות נר בחול מפני חשיבותו:
שמש קבוע - לא יבדוק מפני שאימת רבו עליו אם ימצא בהן דבר מגונה ובודקן יפה וחיישינן להטיה:,שאינו קבוע - לא רמיא עליה כולי האי:,הא והא בשמש קבוע גרסי':,בדנפטא - שהוא מסריח מותר לבדוק לאורו דלא אתי להטות:
שמש שאינו קבוע בדמשחא מאי - כיון שאינו קבוע אינו מטה אפילו בחול והלכך בשבת מותר או דילמא בדמשחא הואיל ולא מאיס דרכו להטות בחול הוא:,הלכה - דמותר:,ואין מורין כן - שלא יזלזלו:,קם שמעי' - דר' ירמיה דהוא שמש שאינו קבוע בבית רב אסי:,אמרה ליה דביתהו - דרב אסי לרב אסי מר לא עביד הכי:,כרביה - ר' ירמיה דאמר הלכה ומורין כן:
ראשי פרשיות - ומריצן בפיו שמתוך שראש הפרשה שגורה בפיו הוא נזכר בכולה למחר ומסייע את שבעה הקורין בנקודה וטעמיה בלחש:
Tossafot
רבי יהודה אומר המקום ירחם עליך כו' - ק' לר"ת מה מועלת תפלה לר' מאיר ור' יהודה דקאמר בפ"ק דר"ה (ד' טז. ושם) הכל נידונים בר"ה וגזר דין שלהם נחתם ביוה"כ דברי ר"מ ר' יהודה אומר הכל נידונין בר"ה וגזר דין של כל אחד ואחד נחתם בזמנו בפסח על התבואה ואדם ביום הכפורים ר' יוסי אומר אדם נידון בכל יום ואמר התם אמר רב יוסף כמאן מצלינן האידנא אקצירי ואמריעי כר' יוסי משמע דלר"מ ולר' יהודה לא מהניא צלותא וי"ל דהכא בשבת שבין ר"ה ובין יוה"כ איירי ולפי מאי דמשני התם איבעית אימא כדר' יצחק דאמר ר' יצחק יפה צעקה לאדם בין קודם גז"ד כו' אתי הכא שפיר:,שבנא איש ירושלים - ר"ת לא גריס שבנא דשבנא רשע הוה ולא מסקינן בשמיה דשם רשעים ירקב כדאמר בפרק אמר להם הממונה (יומא דף לח:) אלא גרס שכנא דהוי נמי שם אדם כדאמר בסוטה (דף כא.) אלא כשכנא אחי הלל ונראה לר"י דשפיר גרס שבנא דאטו אם אחד רשע ושמו אברהם לא נקרא בשם זה אחר ואשכחן דתרי שבנא הוו כמו שמוכיח בישעיה (כב) דכתיב שבנא אשר על הבית וכתיב וקראתי לעבדי לאליקים וגו' וממשלתך אתן בידו וכתיב בתר הכי (שם לו) ויבא אליו אליקים אשר על הבית ושבנא הסופר משמע דשבנא אשר על הבית כבר מת והיה אליקים במקומו ושבנא הסופר היה אחר:
שאין מלאכי השרת מכירין בלשון ארמי - לבד מגבריאל כדאמר בסוטה בריש אלו נאמרין (סוטה דף לג.) דאמר מר בא גבריאל ולמדו שבעים לשונות ליוסף ותימה דאפי' מחשבה שבלב כל אדם יודעים ולשון ארמי אין יודעים:
לא ישב על גבי מטה ולא על ספסל - נראה דדוקא כשחולה שוכב בנמוך שלא ישב גבוה ממראשותיו של חולה:
רבי נתן אומר קרא והטה - הכא ובמכות (דף ר:) גבי יהודה בן טבאי שהרג עד זומם ובהאשה רבה (יבמות דף צו:) גבי הא שנקרע ס"ת בחמתן לא פריך ומה בהמתן של צדיקים אין הקב"ה מביא תקלה כו' אומר ר"ת דלא פריך בשום מקום אלא גבי אכילת איסור שגנאי הוא לצדיק ביותר וההוא דערבי פסחים (כסחים דף קג: ושם) דר' ירמיה אישתלי וטעים קודם הבדלה והנהו דמס' ר"ה (דף כא.) דקאמר בסים תבשילא דבבלאי בצומא רבה דמערבא התם לא הוה מאכל איסור אלא השעה אסורה ובבראשית רבה אמרינן ר' ירמיה שלח לר' זירא חד טרסקל דתאנים ומסיק בין דין לדין מתאכל תאנתא בטבלא הא קאמר עלה ר' אבא בר זימנא בשם ר' אליעזר זעירא אם הראשונים מלאכים אנו בני אינש ואם הם בני אינש אנו כחמורים ולא כחמורו של ר' פנחס בן יאיר:
שמש שאינו קבוע בדמשחא מאי - ללישנא בתרא מבעי ליה ור"ת גריס הא והא בשמש שאינו קבוע איבעיא להו שמש קבוע בדמשחא מאי דשמש שאינו קבוע בודק יפה שלא יעבירוהו אבל קבוע לא מרתת שיעבירוהו בשביל כך כיון שהוקבע כבר:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.