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Traité Shabbat

12a

Étude de Shabbat 12a

Étude de la Guémara 12a

Guémara
afin que le mur ne soit pas endommagé, cela ne relève pas du verset : « Si de l'eau a été placée ». L'eau n'a alors pas le statut juridique d'une eau versée à dessein. Ce tanna ne considère pas la protection du mur contre la saleté comme un usage significatif. De même, protéger le zav d'être souillé par l'écoulement ne serait pas considéré comme un usage significatif, et la bourse employée à cette fin ne serait pas considérée comme un récipient significatif. La Guemara réfute cela : ces cas sont-ils vraiment comparables ? Là-bas, il n'a aucunement besoin de ces liquides, et c'est pourquoi le récipient n'est pas considéré comme ayant été placé pour les recueillir. Mais ici, il a besoin de cette bourse pour absorber l'écoulement, afin de vérifier s'il a éprouvé ou non un écoulement. Bien que ce jour-là précisément il n'ait pas besoin de la bourse, le zav en a habituellement besoin afin de vérifier s'il y a ou non un autre écoulement.
שֶׁלֹּא יִלְקֶה הַכּוֹתֶל — אֵינוֹ בְּ״כִי יוּתַּן״! מִי דָּמֵי? הָתָם לָא קָא בָּעֵי לְהוּ לְהָנֵי מַשְׁקִין כְּלָל, הָכָא קָא בָעֵי לֵיהּ לְהַאי כִּיס לְקַבּוֹלֵי בֵּיהּ זִיבָה.
Or donc, cette halakha relative au zav n'est comparable qu'à la dernière partie de la Michna traitant de l'eau de pluie, où nous avons appris : un baquet dans lequel a coulé l'égouttement de pluie tombant du toit — l'eau qui jaillit ou déborde du baquet n'a pas le statut juridique d'une eau recueillie à dessein, et ne relève pas du verset : « Si de l'eau a été placée » ; tandis que l'eau qui se trouve dans le baquet a le statut juridique d'une eau recueillie à dessein, et relève du verset : « Si de l'eau a été placée ». Bien que, fondamentalement, on n'ait aucun intérêt à l'égouttement de l'eau, une fois que l'eau a déjà coulé, on souhaite qu'elle reste dans le baquet et ne salisse pas la maison. Ce désir suffit à conférer à l'eau qui est dans le baquet le statut juridique d'une eau placée là volontairement. Il en va de même au sujet de la bourse du zav. Dans la situation actuelle du zav, il a intérêt à maintenir l'écoulement à sa place ; aussi la difficulté initiale, posée par la contradiction entre les deux baraïtot, demeure-t-elle entière.
הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְסֵיפָא: עֲרֵיבָה שֶׁיָּרַד דֶּלֶף לְתוֹכָהּ, מַיִם הַנִּיתָּזִין וְהַנִּצָּפִין אֵינָן בְּ״כִי יוּתַּן״, וְשֶׁבְּתוֹכָהּ הֲרֵי זֶה בְּ״כִי יוּתַּן״.
Or donc, ce sont Abayé et Rava qui, tous deux, dirent que cela n'est pas une difficulté. Il n'y a pas de contradiction entre les baraïtot. Cette baraïta-ci, qui déclare un zav passible selon la loi de la Torah pour être sorti avec sa bourse, est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda. Selon lui, celui qui accomplit une melakha non pour elle-même, mais pour une autre conséquence de cette melakha, est passible. Et cette baraïta-là, qui le déclare exempt, est conforme à l'opinion de Rabbi Chimon. Il tient que celui qui accomplit une melakha qui n'est pas nécessaire pour elle-même est exempt. Puisque le zav n'a aucun intérêt à l'écoulement ni à la bourse, il est exempt de châtiment selon la loi de la Torah pour avoir transporté la bourse.
אֶלָּא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי יְהוּדָה, וְהָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.
Le Sage de l'école de Rabbi Yichmaël enseigna dans une baraïta : une personne peut a priori sortir en portant les Téfilin la veille de Chabbat à la tombée de la nuit. Bien que l'on ne mette pas les Téfilin un jour de Chabbat, et que sortir en les portant comporte un élément de transport, il n'y a pas lieu de craindre qu'elle n'oublie et ne les retire un jour de Chabbat. Quelle en est la raison ? Parce que Rabba bar Rav Houna a dit : une personne est tenue de toucher ses Téfilin à tout moment, tant qu'elle les porte. Cela se déduit a fortiori [kal va'homer] de la lame [tsits] du Cohen Gadol. De même qu'au sujet de la lame, qui ne comporte qu'une seule mention du Nom de D.ieu, la Torah a dit : « Et elle sera constamment sur son front » (Chemot 28, 38) — ce qui signifie que le Cohen Gadol doit toujours être conscient que le tsits est placé sur sa tête et qu'il ne doit pas en détourner sa pensée —, à plus forte raison, les Téfilin, qui comportent de nombreuses mentions du Nom de D.ieu, on doit toujours en être conscient. C'est pourquoi il se souvient que les Téfilin sont sur sa tête, et il ne risque pas d'en venir à les transporter un jour de Chabbat. À ce propos, la Guemara mentionne ce qui fut enseigné dans une baraïta, que 'Hanania dit : une personne est tenue de palper son vêtement la veille de Chabbat à la tombée de la nuit, afin de vérifier qu'elle n'a pas oublié dans ses poches un objet qu'elle pourrait en venir à transporter un jour de Chabbat. Et Rav Yossef fit cette remarque : c'est là une halakha importante pour Chabbat, et il convient de le faire afin d'éviter de transgresser une interdiction.
תָּנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: יוֹצֵא אָדָם בִּתְפִילִּין בְּעֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה. מַאי טַעְמָא? — כֵּיוָן דְּאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא חַיָּיב אָדָם לְמַשְׁמֵשׁ בַּתְּפִילִּין כׇּל שָׁעָה וְשָׁעָה. קַל וָחֹמֶר מִצִּיץ: מָה צִיץ שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא אַזְכָּרָה אַחַת אָמְרָה תּוֹרָה ״וְהָיָה עַל מִצְחוֹ תָּמִיד״ — שֶׁלֹּא יַסִּיחַ דַּעְתּוֹ מִמֶּנּוּ, תְּפִילִּין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַזְכָּרוֹת הַרְבֵּה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. הִלְכָּךְ מִידְכָּר דָּכֵיר לְהוּ. תַּנְיָא, חֲנַנְיָא אוֹמֵר: חַיָּיב אָדָם לְמַשְׁמֵשׁ בְּבִגְדוֹ עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁכָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: הִלְכְתָא רַבָּתִי לְשַׁבָּת.
Nous avons appris dans la MISHNA : on ne doit pas secouer ses vêtements un jour de Chabbat pour en ôter les poux ; et l'on ne doit pas lire un livre à la lumière de la bougie, afin de ne pas en venir à ajuster la mèche de la lampe. Une question fut soulevée devant les Sages : cela signifie-t-il qu'on ne doit pas secouer ses vêtements même en plein jour, par crainte que l'on ne tue le pou que l'on trouve dans ses vêtements — et notre Michna serait alors conforme à l'opinion de Rabbi Éliézer ? Ainsi qu'il a été enseigné dans une baraïta, que Rabbi Éliézer dit : celui qui tue un pou un jour de Chabbat, bien que ce soit une créature minuscule, c'est comme s'il avait tué un chameau — il n'y a aucune différence dans la gravité de l'interdiction. Et ce qui fut dit dans la Michna, « et il ne doit pas lire à la lumière de la bougie », tiendrait à la crainte qu'il n'ajuste la mèche, une question tout à fait distincte. Ou bien, peut-être ces deux halakhot tiennent-elles à la crainte qu'il n'ajuste la mèche, et toutes deux ne s'appliquent-elles qu'à la nuit ? En plein jour, il lui serait permis de secouer ses vêtements, sans qu'il y ait lieu de craindre qu'il ne tue un pou.
לֹא יְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו כּוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: לֹא יְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו בַּיּוֹם שֶׁמָּא יַהֲרוֹג, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הַהוֹרֵג כִּינָּה בְּשַׁבָּת — כְּאִילּוּ הוֹרֵג גָּמָל. וְלֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר שֶׁמָּא יַטֶּה. אוֹ דִילְמָא תַּרְוַיְיהוּ שֶׁמָּא יַטֶּה?!
Viens et entends une solution à cette question, de ce qui fut enseigné dans une baraïta : on ne doit pas secouer un vêtement et l'on ne doit pas lire un livre à la lumière de la bougie un jour de Chabbat. Le style de la baraïta indique que les deux actions sont interdites pour la même raison. La Guemara réfute cela : cette preuve tirée de la baraïta est-elle plus probante que notre Michna ? Dans notre Michna aussi, les deux halakhot sont citées ensemble, et cela ne suffisait pas à prouver qu'elles partagent un même fondement.
תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר. מִי אַלִּימָא מִמַּתְנִיתִין?!
Viens et entends une solution à cette question, de ce qui fut enseigné dans une autre baraïta : on ne doit pas secouer un vêtement à la lumière de la lampe et l'on ne doit pas lire à la lumière de la lampe. Ces deux décrets sont parmi les halakhot que les Sages énoncèrent dans l'étage supérieur de 'Hanania ben 'Hizkia ben Garon. Apprends-en que les deux décrets tiennent à la crainte qu'il n'ajuste la mèche. Dans les deux décrets fut en effet mentionnée l'interdiction de le faire à la lumière de la lampe, de peur que l'on n'en vienne à ajuster la mèche. Apprends-en, en effet, qu'il en est ainsi.
תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין לְאוֹר הַנֵּר וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר, אֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שְׁמַע מִינַּהּ דְּתַרְוַיְיהוּ שֶׁמָּא יַטֶּה, שְׁמַע מִינַּהּ.
Rav Yehouda dit au nom de Chemouel : il est interdit d'user de la lumière de la bougie même pour distinguer entre ses propres vêtements et les vêtements de sa femme. Parce que cela requiert un certain degré d'examen attentif, il y a lieu de craindre qu'il n'ajuste la mèche afin de mieux voir. Pour préciser cet énoncé, Rava dit : nous n'avons dit cela qu'au sujet des vêtements des gens de la ville de Me'hoza, car là-bas les vêtements des hommes sont amples et ornés, semblables aux vêtements des femmes ; mais au sujet des cultivateurs et des habitants des villages, ils connaissent la différence entre les vêtements d'hommes et de femmes. Il n'y a pas lieu de craindre qu'ils n'ajustent la mèche pour distinguer entre les vêtements, car les différences entre les vêtements d'hommes et de femmes sont évidentes. Même au sujet des vêtements des gens de Me'hoza, nous n'avons dit qu'il est interdit de distinguer entre vêtements d'hommes et de femmes qu'au sujet des vêtements des femmes âgées ; mais au sujet des vêtements des jeunes femmes, ils connaissent la différence, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on n'ajuste la mèche pour distinguer entre eux.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֲפִילּוּ לְהַבְחִין בֵּין בִּגְדּוֹ לְבִגְדֵי אִשְׁתּוֹ. אָמַר רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דִּבְנֵי מָחוֹזָא, אֲבָל דִּבְנֵי חַקְלָיָתָא מִידָּע יָדְעִי. וְדִבְנֵי מָחוֹזָא נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא דִּזְקֵנוֹת, אֲבָל דִּילָדוֹת מִידָּע יָדְעִי.
Nos Sages ont enseigné : on ne doit pas secouer un vêtement pour en ôter les poux dans le domaine public, par égard pour la dignité humaine, car les passants en seraient offusqués. De même, Rabbi Yehouda dit, et certains disent que c'est Rabbi Ne'hemia qui le dit : on ne doit pas faire un apiktvizin — une drogue pour provoquer le vomissement — dans le domaine public, par égard pour la dignité humaine. Au sujet du fait de secouer un vêtement pour en ôter les poux un jour de Chabbat, la Guemara cite ce que nos Sages ont enseigné dans la Tossefta : celui qui secoue son vêtement peut écraser le pou et le jeter, pourvu qu'il ne le tue pas. Abba Chaoul dit : il peut prendre le pou et le jeter, pourvu qu'il ne l'écrase pas. Selon lui, tuer un pou est interdit par la loi de la Torah ; aussi est-il même interdit de l'écraser, de peur que l'on n'en vienne à le tuer. Rav Houna dit : la halakha est qu'il peut écraser le pou et le jeter, et c'est là la manière digne de se débarrasser d'un pou — et ce, même durant les jours de la semaine, lorsque ce n'est pas Chabbat et qu'il n'y a pas lieu de craindre que l'on ne transgresse l'interdiction de tuer un pou. Même alors, il est préférable de ne pas le tuer, car c'est répugnant, et il suffit de le jeter (Me'iri). La Guemara rapporte que Rabba avait coutume de tuer les poux ; et Rav Chéchet aussi avait coutume de les tuer. Rava avait coutume de les jeter dans une coupe [lekna] d'eau, et il ne les tuait pas directement de ses mains. La Guemara rapporte que Rav Na'hman avait coutume de dire à ses filles : tuez-les, et faites-moi entendre le bruit des peignes — c'est-à-dire : vous pouvez tuer les poux de la manière habituelle, sur le peigne.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין פּוֹלִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִפְּנֵי הַכָּבוֹד. כַּיּוֹצֵא בוֹ אָמַר רַב יְהוּדָה, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי נְחֶמְיָה: אֵין עוֹשִׂין אַפִּיקְטְוִיזִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִפְּנֵי הַכָּבוֹד. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו, מוֹלֵל וְזוֹרֵק, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַהֲרוֹג. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: נוֹטֵל וְזוֹרֵק, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִמְלוֹל. אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה מוֹלֵל וְזוֹרֵק וְזֶהוּ כְּבוֹדוֹ, וַאֲפִילּוּ בַּחוֹל. רַבָּה מְקַטַּע לְהוּ. וְרַב שֵׁשֶׁת מְקַטַּע לְהוּ. רָבָא שָׁדֵי לְהוּ לְלָקָנָא דְמַיָּא. אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן לִבְנָתֵיהּ: קִטְלָן וְאַשְׁמְעִינַן לִי קָלָא דְסָנְווֹתִי.
Quant à la halakha de fond, il a été enseigné dans une baraïta que Rabbi Chimon ben Eléazar dit que Beth Chammaï et Beth Hillel sont en désaccord au sujet du fait de tuer un pou un jour de Chabbat : on ne doit pas tuer un pou un jour de Chabbat — telle est l'opinion de Beth Chammaï ; et Beth Hillel le permettent. Selon eux, le pou n'est pas semblable aux autres créatures pour lesquelles on est passible si on les tue un jour de Chabbat.
תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין הוֹרְגִין אֶת הַמַּאֲכוֹלֶת בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.
Et Rabbi Chimon ben Eléazar avait aussi coutume de dire au nom de Rabban Chimon ben Gamliel : on ne doit pas arranger de mariages [mechadekhin] pour les enfants, afin de les fiancer un jour de Chabbat ; et l'on ne doit pas conclure d'accord pour prendre l'enfant et lui apprendre à lire un livre sacré, ou lui apprendre un métier ; et l'on ne doit pas consoler les endeuillés un jour de Chabbat ; et l'on ne doit pas visiter les malades un jour de Chabbat — telle est l'opinion de Beth Chammaï, car selon eux ce sont là des activités de jours de semaine, qui ne conviennent pas à Chabbat. Et Beth Hillel permettent d'accomplir toutes ces activités un jour de Chabbat, car chacune d'elles comporte un aspect de mitsva.
וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אֵין מְשַׁדְּכִין אֶת הַתִּינוֹקוֹת לֵאָרֵס, וְלֹא אֶת הַתִּינוֹק לְלַמְּדוֹ סֵפֶר וּלְלַמְּדוֹ אוּמָּנוּת, וְאֵין מְנַחֲמִין אֲבֵלִים, וְאֵין מְבַקְּרִין חוֹלִין בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.
Nos Sages ont enseigné dans une baraïta : celui qui entre visiter un malade un jour de Chabbat ne s'adresse pas à lui de la manière habituelle durant la semaine ; il dit plutôt : c'est Chabbat, où il est interdit de crier et d'implorer la compassion, et la guérison est proche de venir. Et Rabbi Méir dit qu'il convient d'ajouter : le mérite de Chabbat est capable de susciter la compassion.
תָּנוּ רַבָּנַן, הַנִּכְנָס לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה אוֹמֵר: ״שַׁבָּת הִיא מִלִּזְעוֹק, וּרְפוּאָה קְרוֹבָה לָבֹא״. וְרַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: ״יְכוֹלָה הִיא שֶׁתְּרַחֵם״.

Rachi

שלא ילקה כו' - דהיינו אצולי טינוף לא חשיב ליה הך כפיי':,מי דמי - הא לא ניחא ליה בהנך משקין כלל וברצונו לא ירדו ונהי נמי דכפיית קערה חשיבא ליה אנן חשיבותא דמשקין בעינן וכפייה זו אינה אלא לגלות עליהן שאינו חפץ בהן אבל הכא לענין שבת אחשיבותא דהוצאה קפדינן והך הוצאה דכיס חשיבא דקא מיבעי ליה להציל על בגדיו:

הא לא דמיא - ע"כ אם להכשר זרעים באת לדמויה לא תדמיה אלא להך:,שירד דלף לתוכה כו' - משנה היא במסכת מכשירין (פ"ד משנה ה) השנויה אחר הסיפא דהכופה את הקערה והכי תנן עריבה שירד הדלף לתוכה כו' הניחה שירד הדלף לתוכה מים הניתזין והצפים ב"ש אומרים בכי יותן וב"ה אומרים אינם בכי יותן נטלה לשופכה אלו ואלו מודים שהן בכי יותן ומ"מ יש לשמוע מהך סיפא כדגרסינן בספרים (וכב"ה) נתנה לעריבה זו שירד הדלף לתוכה אע"ג דאצולי טינוף הוא אפילו הכי מדלא כפאה גלי דעתי' דאחשבינהו לקבלן והוו חשובים אותן שבתוכה והך הוצאה נמי אחשבה לקבולי בהאי כיס האי זיבה אע"ג דבזיבה לא ניחא ליה אנן לחיובי אהוצאת זיבה לא מהדרינן אלא אהוצאת כיס:,הניתזין - למרחוק:,והצפין - מלמעלה כשהיא מלאה:,אינן בכי יותן - דלא ניחא ליה בהו:

הא רבי יהודה - דאמר מלאכה שאינה צריכה לגופה שברצונו לא תעשה ואינו צריך לעיקר (תחלתה) [תכליתה] כי הכא שאינו צריך לזיבה זו שעל ידה בא הכיס הזה ואעפ"כ חייב עליה ופלוגתייהו בהמצניע (לקמן שבת דף צג:) גבי מוציא המת במטה חייב ואע"ג דהוצאת המת לא ניחא ליה ביה ור"ש פוטר:

עם חשיכה - ולא חיישינן דילמא נפיק בהו משתחשך:,והיה על מצחו תמיד - קרא יתירא הוא להך דרשה דהא כבר קבע ליה מקום והיה על מצח אהרן:,למשמש בבגדו - שלא יהא כרוך בשום דבר פן יוציאנו:,הלכתא רבתי - דבר גדול יש כאן להפרישו מאיסור שבת:

שמא יהרוג - וביום נמי עסקינן ולאור הנר דמתני' אלא יקרא קאי:,כהורג גמל - כלומר דגדול מאד:,או דילמא - לאור הנר דקתני אתרוייהו קאי ותרוייהו שמא יטה אבל ביום שפיר דמי:

מי אלימא ממתניתין - דקתני לאור הנר בסוף ואפ"ה מספקא לן דאיכא לפלוגי בהו ולמימר דלאור הנר אלא יקרא קאי הכא נמי איכא למימר דאין פולין אפילו ביום ולאור הנר אאין קורין קאי:

ת"ש - דקתני לאור הנר בתרוייהו:

בני מחוזא - מפנקי ולא עבדי מלאכה ובגדיהם רחבים כשל אשה וצריכים עיון:,מידע ידעי - שבגדי האנשים קצרין שעוסקין בשדות במלאכה ושל נשים רחבים בתי יד שלהן:,דזקנות - קצרים במקצת ושל אנשים מעונגין רחבים ודומין זה לזה וגזרינן שמא יטה:,אבל דילדות - רחבים הרבה ואין של אנשים דומין להם:

ברה"ר - בחול:,מפני הכבוד - של עוברין שלא ימאסו:,אפיקטויזין - הקאה גומיט"א בלע"ז כך מצאתי:,מולל וזורק - בשבת מולל להתיש כחן שלא יחזרו אליו ובלבד שלא ימלול בדוחק ויהרוג דסבירא ליה הריגת כינה שבות ואבא שאול כר"א ומחייב חטאת הלכך גזרינן מלילה שלא יהרוג:,מקטע להו - הורגן ובשבת:,לקנא - ספל:

מאכולת - כינה:,מתירין - כדמפרש טעמא בפרק שמונה שרצים (לקמן שבת דף קז:) מאילים מאדמים דמשכן מה אילים פרים ורבים אף כל שפרה ורבה וכינה אינה פרה ורבה אלא מבשר אדם היא שורצת:

וכן היה רבי שמעון בן אלעזר אומר - דבהני נמי פליגי ב"ש וב"ה:,אין משדכין - בשבת משום ממצוא חפצך:,וב"ה מתירין - דקא סברי חפצך ולא חפצי שמים:,ואין מנחמין - משום דמצטער עם המצטערין:

שבת היא מלזעוק - צריך להרחיב דעתם בתנחומים שלא יצטערו:,יכולה היא שתרחם - אם תכבדוה מלהצטער בה:

Tossafot

ושבתוכה הרי זה בכי יותן - אין זה במשנה אלא שהש"ס מדקדק מדנקט הניתזין והניצפין אינן בכי יותן משמע הא שבתוכה הרי הן בכי יותן:

שמא יהרוג - פירש הרב יוסף מאורליינ"ש דכינה היינו שחורה הקופצת דכתיב והך את עפר הארץ והיה לכנים (שמות ח׳:י״ב) ודרך שחורה הקופצת לצאת מן הארץ ובזאת נחלקו עליו רבנן אבל פרעוש היא הכינה הרוחשת וחייב עליה אפילו לרבנן כדאמרי' בפ' שמונה שרצים (לקמן ' ף קז: ושם) ואין נראה לר"ת דאמרינן במדרש אף כי אנוש רמה אלו כנים שבראש ובנדה פ"ב (דף כ:) שלח לה מסריקותא מקטל קלמי ופי' בקונטרס מסרק להרוג כנים ואין דרך שחורה הקופצת להיות בראש ועוד בברכות (פ"ז דף נא:) אמרינן ממהדורי מילי ומסמרטוטי קלמי ודרך כנים לבנות הרוחשות להיות בסמרטוטי מבגדים ישנים ועוד דפרעוש אמר לקמן בפרק שמונה שרצים (דך קז:) שהוא פרה ורבה וכינה הרוחשת אינה פרה ורבה אלא באה מזיעת אדם לכך נראה לר"ת דשחורה הקופצת היא פרעוש וחייב עליה לכ"ע וכינה הרוחשת שרי להרוג כב"ה המתירין ובקונטרס נמי פירש בסמוך דרבה מקטע להו בשבת:

מי אלימא ממתניתין - והפושט ס"ד דברייתא דרכה לפרש טפי ממתניתין ועוד דבברייתא קתני אין פולין ואין קורין משמע טפי דקאי לאור הנר אתרוייהו מבמתני' דקתני ולא יפלה את כליו:

אפילו להבחין בין בגדו לבגדי אשתו - דרכן היו להיות שוין מכאן נראה לאסור להבחין בין בגדו לבגדי חברו לאור הנר:

נוטל וזורק ובלבד שלא ימלול - נראה לפרש דאבא שאול כרבנן וגזר מלילה דכינה אטו מלילה דפרעוש ומלילה דפרעוש שמא יהרוג וכולה חדא גזירה היא ורש"י פי' דכר' אליעזר סבירא ליה וקשה דמשמע דרבי אליעזר סבירא ליה דלפלות נמי אסור דקאמר לעיל לא יפלה שמא יהרוג ור' אליעזר היא ומיהו י"ל דלעיל לא קאי. הכי:,רבה מקטע להו - מפרש ריב"א בחול וקאי אדרב הונא דקאמר זהו כבודו אפילו בחול ואנן סמכינן ארש"י דפי' בשבת וקיימא כבית הלל דשרו בסמוך:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 12a
100%
שבת י״ב אמַסֶּכֶת שַׁבָּת