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Traité Shabbat

121b

Étude de Shabbat 121b

Étude de la Guémara 121b

Guémara
[Lors d'un repas chez un hôte,] on leur apporta des lits [pouryata, des couchettes] pour s'y asseoir ; mais à Rav 'Hanan bar Rava, on ne lui en apporta point. Rav 'Hanan en fut vexé et s'irrita contre son hôte. Il trouva Rabbi Avin enseignant à son fils la michna et disant : « Et l'on peut poser un récipient retourné sur les excréments d'un petit enfant, à cause de l'enfant » — afin qu'il ne les touche pas et ne se salisse. Rav 'Hanan lui dit : « Avin le sot enseigne des sottises à son fils ! Ces excréments eux-mêmes ne sont-ils pas prêts [comme nourriture] pour les chiens ? » [Un objet propre à la consommation des chiens peut être déplacé ; pourquoi donc couvrir les excréments si l'on peut les retirer ?] Et si tu objectais que ces excréments n'étaient pas préparés [pour cet usage] depuis la veille [et seraient donc mouqtsé], cela ne les rendrait pas pour autant interdits au déplacement. Car n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : « Les fleuves qui coulent et les sources qui jaillissent sont comme les pieds de tout homme » — ils n'ont pas de limite de Chabbat propre, et chacun peut les emmener jusqu'où il lui est permis d'aller ? Bien que cette eau ne fût pas dans les limites à l'entrée du Chabbat, puisque la nature de l'eau courante est de se déplacer de lieu en lieu, c'est comme si elle avait été préparée à cet effet. De même ici : puisqu'un enfant se soulage en tout lieu, c'est comme si [ces excréments] avaient été préparés depuis avant le Chabbat.
אַיְיתוֹ לְהוּ פּוּרְיָיתָא, לְרַב חָנָן בַּר רָבָא לָא אַיְיתוֹ לֵיהּ. אַשְׁכְּחֵיהּ מַתְנֵי לֵיהּ לִבְרֵיהּ: וְעַל צוֹאָה שֶׁל קָטָן מִפְּנֵי קָטָן. אֲמַר לֵיהּ: אָבִין שָׁטְיָא מַתְנֵי שְׁטוּתָא לִבְנֵיהּ, וַהֲלֹא הִיא עַצְמָהּ מוּכֶנֶת לִכְלָבִים! וְכִי תֵּימָא דְּלָא חַזְיָא לֵיהּ מֵאֶתְמוֹל — וְהָתַנְיָא: נְהָרוֹת הַמּוֹשְׁכִין וּמַעֲיָינוֹת הַנּוֹבְעִין — הֲרֵי הֵן כְּרַגְלֵי כׇּל אָדָם.
[Rabbi Avin demanda :] « Et alors, comment dois-je le lui enseigner ? » [Rav 'Hanan] répondit : « Dis : sur les excréments de poules, à cause d'un petit enfant. »
וְאֶלָּא הֵיכִי אַתְנְיֵיהּ? אֵימָא: עַל צוֹאָה שֶׁל תַּרְנְגוֹלִים מִפְּנֵי קָטָן.
[La Guemara objecte :] Mais qu'il en déduise [que ces excréments de poules peuvent de toute façon être retirés] parce qu'ils constituent un « pot de chambre » [graf chel rei, un récipient d'immondices], qu'il est permis de sortir d'une pièce tant il est répugnant ! Et si tu disais : un pot de chambre avec son récipient, oui [on peut le déplacer], mais les excréments eux-mêmes, non [on ne le peut pas] — qu'en est-il alors de cette souris qui fut trouvée parmi les aromates [ispermaké] de Rav Achi, et à propos de laquelle il dit à ses gens : « Prenez-la par la queue et sortez-la ! » ? [Il appert qu'un objet répugnant peut être déplacé même sans récipient.] Il faut plutôt dire que [dans notre michna] les excréments se trouvaient dans le dépotoir [achpa] ; et comme ils n'étaient pas devant les gens de la maison, il n'était permis que de les recouvrir, non de les déplacer. [La Guemara demande :] Mais que viendrait faire un petit enfant dans le dépotoir [situé dans le domaine public] ? [Il n'est pas attenant à la maison ; comment l'enfant y parviendrait-il ?] [La Guemara répond :] [Les excréments] se trouvaient dans la cour [‘hatser]. [La Guemara réfute :] Dans la cour aussi, c'est un pot de chambre, et on peut le déplacer ! Il faut plutôt dire qu'il s'agit d'un dépotoir situé dans la cour, auquel l'enfant a parfois accès. [Des excréments dans un endroit destiné aux ordures ne sont pas plus répugnants que leur entourage ; il est donc interdit de les déplacer, et l'on se borne à les couvrir.]
וְתִיפּוֹק לֵיהּ דְּהָוֵי גְּרָף שֶׁל רְעִי! וְכִי תֵּימָא: גְּרָף שֶׁל רְעִי אַגַּב מָנָא — אִין, אִיהוּ גּוּפֵיהּ — לָא, וְהָא הָהוּא עַכְבָּר דְּאִישְׁתְּכַח בְּאִיסְפַּרְמָקֵי דְּרַב אָשֵׁי, וַאֲמַר לְהוּ: נִקְטוּהּ בְּצוּצִיתֵיהּ וְאַפְּקוּהּ! בְּאַשְׁפָּה. וְקָטָן בְּאַשְׁפָּה מַאי בָּעֵי לֵיהּ? בְּחָצֵר. חָצֵר נָמֵי, גְּרָף שֶׁל רְעִי הוּא! בְּאַשְׁפָּה שֶׁבְּחָצֵר.
[La michna enseigne aussi :] « Et sur un scorpion, afin qu'il ne pique pas » [on peut renverser un récipient le Chabbat]. Rabbi Yehochoua ben Lévi dit : « Toutes les bêtes nuisibles, on les tue le Chabbat. » Rav Yossef souleva une objection à partir de la baraïta suivante : « Cinq [créatures] que l'on tue [même] le Chabbat, à savoir : la mouche [venimeuse] qui est au pays d'Égypte, le frelon qui est à Ninive, le scorpion qui est à 'Hadyav, le serpent qui est en Terre d'Israël, et le chien enragé en tout lieu. » [La Guemara précise :] Selon qui [est cette baraïta] ? Si tu dis que c'est selon Rabbi Yehouda — n'a-t-il pas dit qu'un travail dont on n'a pas besoin pour lui-même [melakha cheèna tsrikha legoufa], on en est responsable [et il serait donc interdit de tuer même ces créatures-là] ? C'est donc bien plutôt selon Rabbi Chimon ; et ce sont [seulement] celles-ci qu'il est permis [de tuer], mais les autres, non !
וְעַל עַקְרָב שֶׁלֹּא תִּישָּׁךְ. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַמַּזִּיקִין נֶהֱרָגִין בְּשַׁבָּת. מֵתִיב רַב יוֹסֵף: חֲמִשָּׁה נֶהֱרָגִין בְּשַׁבָּת, וְאֵלּוּ הֵן: זְבוּב שֶׁבְּאֶרֶץ מִצְרַיִם, וְצִירְעָה שֶׁבְּנִינְוֵה, וְעַקְרָב שֶׁבְּחַדְיָיב, וְנָחָשׁ שֶׁבְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְכֶלֶב שׁוֹטֶה בְּכׇל מָקוֹם. מַנִּי? אִילֵימָא רַבִּי יְהוּדָה — הָא אָמַר: מְלָאכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה לְגוּפָהּ חַיָּיב עָלֶיהָ. אֶלָּא לָאו רַבִּי שִׁמְעוֹן, וְהָנֵי הוּא דְּשָׁרֵי, אַחֲרִינֵי — לָא!
Rabbi Yirmeya dit : « Et qui nous dit que cette baraïta est exacte [metaretsta] ? Peut-être est-elle corrompue [mechabchta], et l'on ne saurait en tirer d'objection. » Rav Yossef dit : « Moi, je l'ai enseignée, et moi, j'ai soulevé l'objection [à son sujet], et c'est moi qui la résous ainsi : [Rabbi Yehochoua ben Lévi a permis de tuer toutes les bêtes nuisibles] lorsqu'elles courent après lui — [car en ce cas le danger est réel,] et c'est donc selon l'avis de tous [divré hakol qu'il est permis de les tuer]. »
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: וּמַאן נֵימָא לַן דְּהָא מְתָרַצְתָּא הִיא? דִּילְמָא מְשַׁבַּשְׁתָּא הִיא? אָמַר רַב יוֹסֵף: אֲנָא מַתְנֵינָא לַהּ, וְאוֹתֵיבְנָא לַהּ, וַאֲנָא מְתָרֵיצְנָא לַהּ: בְּרָצִין אַחֲרָיו, וְדִבְרֵי הַכֹּל.
Le tana [qui récitait la littérature tannaïtique] enseigna devant Rava bar Rav Houna une baraïta : « Celui qui tue serpents et scorpions le Chabbat — l'esprit des pieux n'est pas satisfait de lui. » [Rava bar Rav Houna] lui dit : « Et à l'égard de ces pieux-là, l'esprit des Sages n'est pas satisfait d'eux ! » [car serpents et scorpions nuisent aux hommes]. [La Guemara observe :] Et cela diverge de l'avis de Rav Houna ; car Rav Houna vit un homme qui tuait un frelon le Chabbat, et il lui dit : « Les as-tu donc tous achevés ? » [— marquant qu'il n'en était pas satisfait].
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרָבָא בַּר רַב הוּנָא: הַהוֹרֵג נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים בְּשַׁבָּת — אֵין רוּחַ חֲסִידִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ. אֲמַר לֵיהּ: וְאוֹתָן חֲסִידִים אֵין רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה מֵהֶם. וּפְלִיגָא דְּרַב הוּנָא. דְּרַב הוּנָא חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דְּקָא קָטֵיל זִיבּוּרָא, אֲמַר לֵיהּ: שַׁלֵּימְתִּינְהוּ לְכוּלְּהוּ?
Nos maîtres ont enseigné : « S'il s'est trouvé devant lui [nizdamnou] des serpents et des scorpions et qu'il les a tués, il est manifeste qu'ils se sont présentés à lui pour qu'il les tue ; s'il ne les a pas tués, il est manifeste qu'ils se sont présentés pour le tuer, lui, mais qu'un miracle du Ciel s'est accompli en sa faveur [et qu'il fut sauvé]. » 'Oulla dit — et certains disent que c'est Rabba bar bar 'Hana qui dit au nom de Rabbi Yo'hanan : « Cela vise le cas où ils le frôlaient et se pressaient contre lui » (Rabbénou 'Hananel) — car en ce cas, s'ils ne lui causent aucun mal, c'est assurément un miracle qui l'a sauvé.
תָּנוּ רַבָּנַן: נִזְדַּמְּנוּ לוֹ נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים, הֲרָגָן — בְּיָדוּעַ שֶׁנִּזְדַּמְּנוּ לוֹ לְהוֹרְגָן. לֹא הֲרָגָן — בְּיָדוּעַ שֶׁנִּזְדַּמְּנוּ לְהוֹרְגוֹ וְנַעֲשָׂה לוֹ נֵס מִן הַשָּׁמַיִם. אָמַר עוּלָּא וְאִיתֵּימָא רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּנִישּׁוֹפִין בּוֹ.
Rabbi Abba bar Kahana dit : « Une fois, un [serpent] tomba dans la maison d'étude [le Chabbat], et un Nabatéen [Niwati] se leva et le tua. » Rabbi [Yehouda HaNassi] dit : « Un de son espèce l'a frappé ! »
אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא: פַּעַם אַחַת נָפַל אֶחָד בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, וְעָמַד נִיוְתִּי אֶחָד וַהֲרָגוֹ. אָמַר רַבִּי: פָּגַע בּוֹ כַּיּוֹצֵא בּוֹ!
Une question fut posée [aux Sages] : Lorsque Rabbi [Yehouda HaNassi] dit « un de son espèce l'a frappé », voulait-il dire qu'il [le Nabatéen] avait bien agi [chapir avad], ou non ? Viens et entends [une résolution] : car Rabbi Abba, fils de Rabbi 'Hiya bar Abba, et Rabbi Zéira étaient assis dans le vestibule [aqil'a] de la maison de Rabbi Yannaï. Une question surgit entre eux, et ils interrogèrent Rabbi Yannaï : « Que dit la loi quant à tuer serpents et scorpions le Chabbat ? » Il leur dit : « Moi, je tuerais [même] un frelon — un serpent ou un scorpion, à plus forte raison ! » [puisqu'ils sont plus dangereux, il est permis de les tuer]. [La Guemara réfute : il n'y a pas là de preuve concluante,] car peut-être [n'est-ce permis] que lorsqu'on les écrase innocemment [lefi toumo, en marchant, sans en avoir l'air]. Comme l'a dit Rav Yehouda : « Le crachat, on peut le piétiner innocemment » [sans craindre l'interdit d'aplanir les creux]. Et Rav Chéchet a dit : « Le serpent, on peut le piétiner innocemment. » Et Rav Qetina a dit : « Le scorpion, on peut le piétiner innocemment. »
אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״פָּגַע בּוֹ כַּיּוֹצֵא בּוֹ״ דְּשַׁפִּיר עֲבַד, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע, דְּרַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא וְרַבִּי זֵירָא הֲווֹ יָתְבִי אַקִּילְעָא דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי. נְפַק מִילְּתָא מִבֵּינַיְיהוּ, בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי יַנַּאי: מַהוּ לַהֲרוֹג נְחָשִׁים וְעַקְרַבִּים בְּשַׁבָּת? אֲמַר לְהוּ: צִירְעָה אֲנִי הוֹרֵג, נָחָשׁ וְעַקְרָב — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! דִילְמָא לְפִי תּוּמּוֹ. דַּאֲמַר רַב יְהוּדָה: רוֹק דּוֹרְסוֹ לְפִי תּוּמּוֹ. וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: נָחָשׁ דּוֹרְסוֹ לְפִי תּוּמּוֹ. וְאָמַר רַב קַטִּינָא: עַקְרָב דּוֹרְסוֹ לְפִי תּוּמּוֹ.
Abba bar Marta — qui est Abba bar Minyomi — devait de l'argent [zouzé] aux gens de la maison du Réch Galouta [l'Exilarque]. On l'amena [chez l'Exilarque le Chabbat] et on le tourmenta [pour le contraindre à payer]. Il y avait là un crachat répandu. Le Réch Galouta dit à ses gens : « Apportez un récipient et renversez-le par-dessus [le crachat] » [afin qu'on ne le piétine pas]. [Abba bar Minyomi] leur dit : « Vous n'en avez pas besoin, car ainsi a dit Rav Yehouda : le crachat, on le piétine innocemment. » [Le Réch Galouta] dit à ses gens : « C'est un disciple des Sages [tsourba mérabanan] — laissez-le. »
אַבָּא בַּר מָרְתָא דְּהוּא אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי הֲווֹ מַסְּקִי בֵּיהּ דְּבֵי רֵישׁ גָּלוּתָא זוּזֵי. אַיְיתְיוּהּ, קָא מְצַעֲרִי לֵיהּ. הֲוָה שְׁדֵי רוּקָּא. אֲמַר לְהוּ רֵישׁ גָּלוּתָא: אַיְיתוֹ מָאנָא סְחִיפוּ עִלָּוֵיהּ, אֲמַר לְהוּ: לָא צְרִיכִיתוּ, הָכִי אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: רוֹק דּוֹרְסוֹ לְפִי תּוּמּוֹ. אֲמַר לְהוּ: צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא, שִׁבְקוּהּ.
Rabbi Abba bar Kahana dit au nom de Rabbi 'Hanina : « Les chandeliers [pamotot] de la maison de Rabbi [Yehouda HaNassi], il est permis de les déplacer le Chabbat. » Rabbi Zéira lui dit : « S'agit-il [de chandeliers] que l'on porte d'une seule main, ou de [ceux que l'on porte] à deux mains ? »
אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: פָּמוֹטוֹת שֶׁל בֵּית רַבִּי מוּתָּר לְטַלְטְלָן בְּשַׁבָּת, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא: בְּנִיטָּלִין בְּיָדוֹ אַחַת, אוֹ בִּשְׁתֵּי יָדַיִם?

Rachi

גמ' אייתו להו פורייתא - מטות לישב עליהן:,לא אייתו ליה - והושיבוהו לארץ:,מפני קטן - שלא יטפח בו ויתלכלך:,א"ל - רב חנן שהיה כעוס ומתכוין להקניטו לר' אבין:,והלא מוכנת לכלבים - ולמה לי לכפות כלי יפנוה משם שהרי ראויה לטלטל:,דלא חזיא מאתמול - שהיום נולדה:,נהרות המושכים כרגלי כל אדם - משום דמידי דנייד הוא ולא קני שביתה ואע"פ שבא מחוץ לתחום כל אדם מוליכן למקום שעירב לו לילך מיהו שמעינן מינה דמותרין בטלטול ואע"ג דמאתמול לא הוי הני קמן כיון דאורחייהו בהכי דעתיה עלייהו ה"נ כיון דאורחיה דקטן בהכי דעתיה עליה דלכי תיתי יאכילנה לכלבים:

א"ל ר' אבין - ואלא היכי אתנייה:,צואה של תרנגולים - דלא חזיא לכלבים ושל קטן דקתני מתניתין שמטפח בה קטן קאמר ובשביל הקטן אמר כופין:

תיפוק ליה דגרף של רעי הוא - דמאיס ולפנייה דהא קי"ל במסכת ביצה גרף של רעי מותר להוציאו לאשפה:,וכי תימא גרף של רעי דמותר אגב מנא אין - הא דקי"ל מותר להוציאו משום דרמי במנא דגרף היינו כלי חרס העשוי לכך ואגב מנא הוא דשרי לטלטולי אבל בפני עצמו לא והכא לאו במנא רמי:,באספרמקי - בשמים:,בצוציתיה - בזנבו אלמא בלאו מנא נמי מטלטלי ליה:,ומשני באשפה - דלא רמי קמייהו ולא גרף של רעי הוא:,קטן באשפה מאי בעי - סתם אשפה ברה"ר הוא ומאי בעי קטן התם דקא מיכסי ליה בשביל קטן:,ומשני בחצר - דשכיח קטן התם קס"ד בחצר דלאו אשפה וקפריך סוף סוף גרף של רעי הוא ומשני באשפה שבחצר:

כל המזיקין - ההורגין:,נהרגין בשבת - וקס"ד אפי' אין רצין אחריו ומשום דס"ל כר"ש דמלאכה שאינה צריכה לגופה מדרבנן היא דאסירא והכא לא גזור:,(נהרגין בשבת - אפי' אין רצין אחריו) משום דס"ל דסתמן הורגין הן:,האמר חייב עליה - והיכי שרי במלאכה גמורה כשאין רצין אחריו דליכא פקוח נפש:

ומאן לימא לן כו' - דרב יוסף הוא מתני ליה כדלקמן ולא בדבי ר' חייא ור' אושעיא מיתנייא וכל מתניתא דלא מתנייא בתוספתא דר' חייא ור' אושעיא איכא לספוקי במשבשתא ולא מותבינן מינה:,אנא תנינא לה - במתניתא דידי ואנא אותבינא בבי מדרשא אדר' יהושע בן לוי:,ואנא מתרצנא לה - דלא תיקשי כי אמר ר' יהושע בן לוי כל המזיקין נהרגין ברצין אחריו קאמר דפקוח נפש הוא:,ודברי הכל - ואפי' לר' יהודה והא דחמשה נהרגין כשאין רצין אחריו ור' שמעון:

אין רוח חסידים נוחה הימנו - דעתן של חסידים אינה מעורבת עמו שאינו הגון בעיניהם על מה שעשה:,נוחה - עריבה אין מתרצין במעשיו:,אמר ליה - רבא לתנא:,ואותן חסידים - השונאין אותו על כך אין רוח חכמים עריבה עמהם להיות נוחה ומיושבת במה שרואין במדת חסידים הללו דשפיר עביד דאי לא מזיקין השתא סופן להזיק בשעת כעסן:,שלימתינהו לכולהו - הרגת את כולן כלומר מה אהני בהא אכתי טובא איכא אלמא לאו שפיר עבד והא דרבא פליג אדאבוה:

שנזדמנו לו להורגן - לכך באו לידו שזימן לו המקום לאבדן לפי שהיו עתידות להזיק וגלגלו זכות על ידי זכאי:,לא הרגן בידוע שנזדמנו לו להרוג אותו - והראה לו הקב"ה שחטא אלא שנעשה לו נס:,בנישופין בו - בכה"ג קתני בידוע שנזדמנו להורגו נישופין כך דרך הנחש עושה כעין שריקה כשהוא רואה שונאו וכועס:

ניותי - על שם מקומו וישראל היה:

דשפיר עביד - וכיוצא בו דקאמר לאו לגנאי הוא אלא הנחש רודף ונעשה זה כיוצא בו:,או לא - וכיוצא בו דקאמר לגנאי הוא:,צרעה אני הורג - בשבת לכלות מזיקין ואף על פי שאינה מועדת כאלו:,לא כל שכן - אלמא שפיר עביד:,דילמא לפי תומו - לא שיעמוד עליו ויהרגנו להדיא אלא כשהוא הולך לתומו ונחש או עקרב בפניו אין צריך לישמט ממנו אלא דורכו והולך ואם מת בדריכתו ימות הואיל ולא נתכוין דדבר שאין מתכוין לר' יהודה מדרבנן הוא ולענין מזיקין לא גזור:,רוק דורסו לפי תומו - שאין מתכוין למרח ולאשווי גומות דאף על גב דממילא ממרח הוא כי לא מיכוין שרי משום מאיסותא:

הוה שדי רוקא - היה רוק מוטל לפניהם ושבת היתה:

פמוטות - מנורות ולא של חוליות היו:

Tossafot

כל המזיקין נהרגין בשבת - אף על גב דתנן במתניתין ועל עקרב שלא ישוך איצטריך לאשמעינן דהריגה נמי שרינן דסלקא דעתך דאסירא משום דמיפרסמא מילתא טפי מבצידה ומהאי טעמא נמי פליג רב הונא בסמוך ואסר הריגה:

ברצין אחריו וד"ה - פי' בקונט' דרבי יהושע בן לוי ברצין אחריו והוי פקוח נפש וברייתא באין רצין וכר"ש וקשה דא"כ תקשה מהך ברייתא לרבא בר רב הונא דשרי להרוג נחשים ועקרבים בשבת דע"כ באין רצין אחריו מיירי דאי ברצין אחריו אמאי אין רוח חסידים נוחה הימנו לפירוש הקונטרס דברצין אחריו איכא פקוח נפש ועוד בניותי שהרג נחש ומיבעיא לן אי שפיר עבד תיפשוט מהכא דלא שרינן לר"ש באין רצין אלא ה' בלבד ועוד קשה לר"י דלישנא דאנא מתרצנא לה משמע לברייתא עצמה ונראה לר"י לפרש דברייתא ברצין אחריו וד"ה פירוש אפילו ר' יהודה מודה דחמשה שרי להרוג ברצין אחריו אבל שאר אסור להורגן אפילו רצין אחריו לר' יהודה ור' יהושע בן לוי כר"ש דשרי שאר אפילו באין רצין אחריו ורב הונא דאסר בסמוך לא סבר כרבי יהושע בן לוי ונראה לר"י וכן פירש ר"ח שאין להקל כרבי יהושע בן לוי אלא כהנהו אמוראי דלקמן דלא שרו אלא בדריסה לפי תומו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 121b
100%
שבת קכ״א במַסֶּכֶת שַׁבָּת