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Traité Shabbat

112b

Étude de Shabbat 112b

Étude de la Guémara 112b

Guémara
[le soulier d'un roi] est apte en tant qu'ustensile pour son usage habituel, c'est-à-dire qu'il peut servir de chaussure. Ici, en revanche [pour la sandale dont les deux lanières ont rompu], il n'est pas apte en tant qu'ustensile pour son usage habituel.
דִּלְמִילְּתֵיהּ מָנָא הוּא, אֲבָל הָכָא — לְמִילְּתֵיהּ לָאו מָנָא הוּא.
La Guemara demande : Rabbi Yo'hanan a-t-il réellement dit ainsi, que la halakha est conforme à Rabbi Yehouda — selon lequel, si la lanière extérieure rompt, la sandale devient pure ? Mais Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : « La halakha est conforme à une michna anonyme (stam michna) » ? Or nous avons appris dans une michna : Une sandale qui a contracté l'impureté par foulement (midras) d'un zav, dont l'une des oreilles (oznayim, les lanières) s'est rompue puis qu'il a réparée — elle demeure impure d'impureté par foulement, car une oreille rompue ne rend pas la sandale inutilisable et elle reste un ustensile. Si la seconde oreille s'est rompue puis qu'il l'a réparée — elle est pure en ce sens qu'elle ne transmet plus l'impureté à d'autres objets de la manière dont le fait un ustensile devenu source première d'impureté (av ha-toumea) par foulement, car lorsque les deux oreilles se déchirent elle n'est plus un ustensile ; elle est cependant elle-même impure d'impureté par foulement, du fait du contact (maga midras) avec un ustensile impur, c'est-à-dire du contact avec elle-même. Puisque la sandale n'a désormais qu'une seule oreille déchirée, elle est encore tenue pour un ustensile susceptible de contracter l'impureté, et tout se passe comme si elle avait contracté l'impureté d'elle-même dans son état précédent. Cet énoncé n'indique-t-il pas qu'il n'y a aucune différence selon que c'est la lanière intérieure ou la lanière extérieure qui a rompu, puisqu'aucune oreille isolée qui rompt ne met fin à l'usage de la sandale ? Cela contredit l'énoncé de Rabbi Yo'hanan.
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה, וּתְנַן: סַנְדָּל שֶׁנִּפְסְקָה אַחַת מֵאׇזְנָיו וְתִיקְּנָהּ — טָמֵא מִדְרָס, נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִלְּטַמֵּא מִדְרָס, אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס. מַאי לָאו לָא שְׁנָא פְּנִימִית וְלָא שְׁנָא חִיצוֹנָה!
La Guemara réfute : Non, cette michna parle précisément de la lanière intérieure. Lorsque la lanière intérieure rompt, même Rabbi Yehouda concède que la sandale demeure impure. La Guemara demande : Mais si la lanière extérieure rompt, quelle est la halakha ? Est-ce que la sandale est pure ? S'il en est ainsi, plutôt que d'enseigner : « Si la seconde oreille s'est rompue puis qu'il l'a réparée — elle est pure en ce sens qu'elle ne transmet plus l'impureté à d'autres objets comme le fait un ustensile devenu source première d'impureté par foulement ; elle est cependant elle-même impure du fait du contact avec un ustensile impur, lui-même rendu impur par contact avec un objet ayant contracté l'impureté par foulement » — qu'il établisse plutôt une distinction à l'intérieur du cas lui-même : En quel cas cet énoncé a-t-il été dit ? Dans un cas où la lanière intérieure rompt. Mais si la lanière extérieure rompt, la sandale devient pure ! Rav Yits'haq ben Yossef dit : Que notre michna soit interprétée comme parlant d'une sandale qui possède quatre oreilles et quatre lanières (tressioyot), si bien que, lorsqu'elle dit que la seconde a rompu, elle visait la seconde oreille extérieure. Il vaut la peine de l'interpréter ainsi pour ne pas briser, c'est-à-dire contredire, l'énoncé de Rabbi Yo'hanan.
לָא, פְּנִימִית דַּוְקָא. אֲבָל חִיצוֹנָה מַאי — טָהוֹר? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי: נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִן הַמִּדְרָס אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס, נִיפְלוֹג בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁנִּפְסְקָה פְּנִימִית, אֲבָל חִיצוֹנָה — טָהוֹר! אָמַר רַב יִצְחָק בֶּן יוֹסֵף: תְּהֵא מִשְׁנָתֵנוּ בְּסַנְדָּל שֶׁיֵּשׁ לוֹ אַרְבַּע אׇזְנַיִם וְאַרְבַּע תְּרֵסִיּוֹתַיִם, שֶׁלֹּא לִשְׁבּוֹר דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן.
Lorsque Ravin vint d'Erets Israël à Babylone, il rapporta que Rav 'Hanan bar Abba dit au nom de Rav : La halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Yo'hanan dit : La halakha n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda. La Guemara demande : Rabbi Yo'hanan a-t-il vraiment dit cela ? Du fait que Rabbi Yo'hanan a fourni une explication conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda, conclus-en qu'il tient que la halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda ! La Guemara répond : Ce sont des amoraïm différents qui ont fait leurs énoncés au nom de Rabbi Yo'hanan.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַב חָנָן בַּר אַבָּא אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָא מִדִּמְתָרֵץ רַבִּי יוֹחָנָן אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, שְׁמַע מִינַּהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ! אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.
Nous avons appris là-bas, dans une michna [du traité Kelim] : Tous les ustensiles de bois appartenant à de simples particuliers (baalei batim) deviennent purs par bris de l'ustensile s'ils sont percés de trous de la taille de grenades (rimonim). 'Hizqiya posa la question : Quelle est la halakha lorsqu'un ustensile a été percé d'un trou assez grand pour qu'une olive en sorte, et qu'il l'a bouché, puis qu'il a de nouveau été percé d'un trou assez grand pour qu'une olive en sorte, et qu'il l'a bouché, et ainsi de suite jusqu'à ce que la surface totale de tous les trous complète un espace assez grand pour qu'une grenade en sorte ?
תְּנַן הָתָם: כׇּל כְּלֵי בַּעֲלֵי בָתִּים, שִׁיעוּרָן כְּרִמּוֹנִים. בָּעֵי רַבִּי חִזְקִיָּה: נִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, וְחָזַר וְנִיקַּב כְּמוֹצִיא זַיִת וּסְתָמוֹ, עַד שֶׁהִשְׁלִימוֹ לְמוֹצִיא רִימּוֹן, מַהוּ?
Rabbi Yo'hanan, son disciple, lui dit : Maître, tu nous as enseigné qu'une sandale ayant contracté l'impureté par foulement d'un zav, dont l'une des oreilles (lanières) s'est rompue puis qu'il a réparée — demeure impure d'impureté par foulement. Si la seconde oreille s'est rompue puis qu'il l'a réparée — la sandale est pure en ce sens qu'elle ne transmet plus l'impureté à d'autres objets de la manière dont le fait un ustensile devenu source première d'impureté par foulement ; elle est cependant elle-même impure d'impureté par foulement du fait du contact avec un ustensile impur, c'est-à-dire du contact avec elle-même. Et nous t'avons dit : Qu'y a-t-il de différent lorsque la première oreille rompt, pour que la sandale demeure impure ? C'est parce que la seconde est intacte. De même donc, lorsque la seconde oreille rompt, la première est réparée, et il n'y a qu'une seule oreille déchirée !
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי, שָׁנִיתָ לָנוּ סַנְדָּל שֶׁנִּפְסְקָה אַחַת מֵאׇזְנָיו וְתִיקְּנָהּ — טָמֵא מִדְרָס. נִפְסְקָה שְׁנִיָּה וְתִיקְּנָהּ — טָהוֹר מִן הַמִּדְרָס, אֲבָל טָמֵא מַגַּע מִדְרָס. וְאָמְרִינַן לָךְ: מַאי שְׁנָא רִאשׁוֹנָה — דְּהָא קָיְימָא שְׁנִיָּה? שְׁנִיָּה נָמֵי, [הָא] מִתַּקְּנָה רִאשׁוֹנָה!
Et tu nous as répondu à ce sujet : « Une face nouvelle (panim 'hadachot) est arrivée ici. » Le statut légal de la sandale aux deux oreilles réparées n'est pas celui de la sandale d'origine ; c'est une nouvelle sandale. Ici aussi, s'agissant d'un ustensile percé plusieurs fois et bouché chaque fois, disons comme pour la sandale : « Une face nouvelle est arrivée ici », et il est pur, car l'ustensile réparé est une entité nouvelle et non l'ustensile d'origine.
וַאֲמַרְתְּ לַן עֲלֵיהּ: פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן. הָכָא נָמֵי פָּנִים חֲדָשׁוֹת בָּאוּ לְכָאן.
'Hizqiya fut si impressionné par la remarque de Rabbi Yo'hanan qu'il s'exclama à son sujet : « Celui-ci n'est pas un être humain, mais un ange. » Certains rapportent qu'il dit : « Voilà un être humain accompli. » Sur une note semblable, Rabbi Zéira dit au nom de Rava bar Zimouna : Si les premières générations sont qualifiées de fils d'anges, nous sommes les fils d'hommes ; et si les premières générations sont qualifiées de fils d'hommes, nous sommes pareils à des ânes. Et je ne veux pas dire que nous sommes pareils à l'âne de Rabbi 'Hanina ben Dossa ni à celui de Rabbi Pin'has ben Yaïr — qui étaient tous deux des ânes d'une intelligence extraordinaire — mais plutôt pareils aux ânes ordinaires.
קָרֵי עֲלֵיהּ: לֵית דֵּין בַּר אִינָשׁ. אִיכָּא דְאָמְרִי: כְּגוֹן דֵּין בַּר אִינָשׁ. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רָבָא בַּר זִימּוּנָא: אִם רִאשׁוֹנִים בְּנֵי מַלְאָכִים — אָנוּ בְּנֵי אֲנָשִׁים. וְאִם רִאשׁוֹנִים בְּנֵי אֲנָשִׁים — אָנוּ כַּחֲמוֹרִים. וְלֹא כַּחֲמוֹרוֹ שֶׁל רַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא וְשֶׁל רַבִּי פִּנְחָס בֶּן יָאִיר, אֶלָּא כִּשְׁאָר חֲמוֹרִים.
[La michna enseignait :] « Et les outres de vin et d'huile [on peut en nouer l'ouverture le Chabbat]. » La Guemara objecte : Cela va de soi ! La Guemara explique : Il n'était nécessaire d'enseigner cette halakha que dans un cas où l'outre possède deux oreilles (ounei), c'est-à-dire deux ouvertures. Car tu aurais pu dire : L'une d'elles, il l'annule [définitivement], rendant ainsi le nœud sur cette ouverture permanent et donc interdit ; c'est pourquoi [la michna] nous enseigne qu'il n'en est rien.
וְנוֹדוֹת יַיִן וָשֶׁמֶן. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ תַּרְתֵּי אוּנֵּי, מַהוּ דְתֵימָא: חֲדָא מִינַּיְיהוּ בַּטּוֹלֵי מְבַטֵּל לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
[La michna enseignait aussi qu'il est permis de nouer un linge pour recouvrir] une marmite de viande. La Guemara objecte : Cela va de soi ! La Guemara explique : Il n'était nécessaire d'enseigner cette halakha que dans un cas où [la marmite] possède une cordelette (chelakha) au moyen de laquelle on pourrait ouvrir un pan [du linge] et vider la nourriture. Car tu aurais pu dire que, puisqu'une seule ouverture suffit d'ordinaire, il annule [définitivement] le nœud par lequel il attache le linge ; c'est pourquoi [la michna] nous enseigne qu'il n'en est rien.
קְדֵירָה שֶׁל בָּשָׂר. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּאִית לַהּ שְׁלָאכָא, מַהוּ דְּתֵימָא בַּטּוֹלֵי מְבַטֵּל לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
[La michna enseignait :] « Rabbi Éliézer ben Yaaqov dit : On peut la nouer [une corde devant l'animal, en travers de l'entrée, pour qu'il ne sorte pas], etc. » La Guemara objecte : Cela va de soi ! La Guemara explique : Il n'était nécessaire d'enseigner cette halakha que dans un cas où l'entrée possède deux cordes (isarei). Car tu aurais pu dire
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר קוֹשְׁרָהּ כּוּ׳. פְּשִׁיטָא? לָא צְרִיכָא, דְּאִית לַהּ תַּרְתֵּי אִיסָּרֵי, מַהוּ דְּתֵימָא

Rachi

ומי אמר ר' יוחנן הכי - דהלכה כר' יהודה:,טמא מדרס - אם היה של זב והיה טמא מדרס לא טהר מטומאתו כשנפסקה ועודנו אב הטומאה:,מאי לאו - אפילו חיצונה ומשום דחזי לאפוכי ולתקנה וה"ה אע"ג דלא תיקנה דע"כ אי כשנפסקה פרחה לה טומאתה תו לא הדרה אלא להכי נקט תקנה משום סיפא לאשמעינן רבותא דאע"ג דתיקנה לראשונה כי הדר נפסקה שניה טהור מן המדרס:

אדתני נפסקה שניה - אע"פ שתקנה טהור מן המדרס דכיוון שנפסקו שתיהן בטיל ליה:,אבל טמא מגע מדרס - והוי ראשון לטומאה דעדיין כלי הוא דחזי למילתיה דהא מיתקנה ראשונה ואף למדרס הוא ראוי אי הוה נעיל ליה זב מכאן ולהבא מיהו מטומאת מדרס קמייתא דהויא עליה טהו' כדאמרינן לקמן פנים חדשות באו לכאן וכל תורת מנעל שהיתה עליה בשעת קבלת טומאה ראשונה הלכה לה וכיון דכלי הוא הוי ראשון שהרי נגע בעצמו כשהיה אב הטומא' וכל זמן שהוא כלי וראוי לקבל טומאה לא טהר מטומאת המגע:,ליפלוג כו' - למה לי למינקט נפסקה שניה דנפסקו שתיהן הא ע"כ הא שניה החיצונה היא ומשום היא לחודה הוה ליה למיתני טהור מן המדרס:,תהא משנתנו - הך דמדרס:,ד' אזנים ד' תרסיותים - והך דנפסק' שניה דקתני תרווייהו בחיצונות קאמר וסתמא כרבי יהודה דכיון דנפסקו חיצונות טהור:,שלא לשבר דבריו של רבי יוחנן - דאמר הלכה כרבי יהודה:

אמוראי נינהו - רבה בר בר חנה אמרה לההיא דלעיל והא רבין אמרה:

כל כלי בעלי בתים - לגבי כלי עץ תנא לה במסכת כלים:,שיעורן כרימונים - לטהר מטומאתן אבל פחות מכאן חייס עליה ולא מבטיל ליה:,וחזר וניקב כמוציא זית - אצל נקב הראשון:,עד שהשלים - הסתימה למוציא רימון:

הא מתקנה ראשונה - ולא בטל מתורת מנעל:

פנים חדשות - משירדה לו טומאת מדרס נתחדשו פנים הללו ואין זו הראשון שכבר נתקלקל בו כדי ביטולו:

לית דין בר אינש - אלא מלאך:,כגון דין בר אינש - גברא בכולא:,חמורו דר' פנחס - מפורש בהכל שוחטין (חולין דף ז.) ודרבי חנינא במסכת תענית (ד' כד.):

תרתי אוני - אזנים שכופלים לתוכו ובאחת מהן יכול להוציא היין:,מהו דתימא מבטל ליה - לקשר שעל פיה ומוציא מה שבתוכו דרך שלאכא:

שלאכא - ברצו"ן:

תרי איסורי - שני חבלים קושר ברחב הפתח זה למעלה מזה לישנא אחרינא תרי איסורי שקושרין היום בשני צידי הפתח ולא היתה תלויה בה מאתמול:

Tossafot

סנדל שנפסקה אחת מאזניו ותיקנה כו' - פירש בקונטרס דהוא הדין לא תיקנה טמא מדרס דאי כשנפסקה פרחה לה טומאה תו לא הדרה לה והדין עמו דלא מצינו טומאה ישנה אלא בכלי מתכות ולעיל נמי אמרי' ניטלה אחת מאזניו ואחת מתרסיותיו טמא והא דנקט ותיקנה פירש בקונטרס דנקט משום סיפא לאשמעינן דאע"ג דתיקנה כי נפסקה שניה טהור מן המדרס אבל משום דקתני סיפא אבל טמא מגע מדרס לא נקט ותיקנה דאפילו לא תיקנה ונפסקה שניה טמא מגע מדרס כדפי' בקונט' משום דעדיין כלי הוא לאישתמושי ביה תשמיש אחרינא וקשה דתנן בהדיא בסיפא דהך משנה במסכת כלים בפ' כ"ו (משנה ד) לא הספיק לתקן את הראשונה עד שנפסקה שניה טהור ורש"י בעצמו חזר בו והגיה אבל טמא במגע מדרס דעדיין כלי הוא וחזי למילתיה דהא איתקנה לראשונה והשתא נקט ברישא דוקא ותיקנה דאי לא תיקנה כי נפסקה שניה אינו טמא אפילו מגע מדרס כדקתני סיפא בהדיא ואגב דנקט ברישא ותיקנה נקט נמי בסיפא:,אבל טמא מגע מדרס - הקשה ה"ר שמעון אמאי טמא מגע מדרס הא שבע לה טומאה ובהקומץ רבה (מנחות כד.) בעי רבא גבי עשרון שחלקו מי אמרינן שבע לה טומאה או לאו וליכא למימר כיון שדרס עליו הזב ברגלו יחף דבא לו מדרס ומגע מדרס יחד דבבת אחת לא אמרינן שבע לה טומאה כדמוכח בהקומץ רבה (ג"ז שם) א"כ איכא פנים חדשות למגע מדרס כמו למדרס אלא על כרחך אחר שנטלה הראשונה וניתקנה בא לו מגע מדרס כמו שפירש בקונט' שנוגע בעצמו ואם כן נימא דשבע לה טומאה ולפי' הקונט' קמא ניחא דאפילו נפסקו שתי אזניו טמא מגע מדרס ומפרש ה"ר שמעון דלא אמרינן שבע לה טומאה כשהטומאה באה לו מגופו כמו הכא שטומאת מגע באה לו שנוגע בעצמו כדפי' בקונטרס ולפירושו אתיא כרבי מאיר דאמר טומאת בית הסתרים מטמא דמה שנוגע בעצמו טומאת בית הסתרים היא וזהו דוחק דבפ' בהמה המקשה (חולין דף עב:) ובפ' העור והרוטב (חולין דף קכט:) פריך בפשיטות טומאת בית הסתרים היא משמע דלא קי"ל כר"מ ובפרק שני דעירובין (דף כד.) פירש בקונטרס דבשעת פרישתו דאוזן קיבל טומאה מאביו ואין נראה דבפרק בהמה המקשה (חולין דף עב:) אמרינן דבעינן דבאות מבגד גדול ונראה לר"י כשתיקן אוזן ראשונה באה לו לאוזן טומאת מדרס ומגע מדרס יחד והסנדל בטל לאוזן דאי אפשר להיות טומאה לזה בלא זה:

נפלוג וניתני בדידה בד"א - קשה לר"י אדפריך ניפלוג וניתני בדידה תיקשי ליה גופה (דברייתא) אמאי טמא מגע מדרס הלא כיון שנפסקה החיצונה בטל לה מתורת כלי ואומר ר"י דהוה בכלל קושיית הש"ס דניפלוג וניתני בדידה וממילא ידעינן דטמא מגע מדרס אינו אמת:

עד שהשלימו למוציא רמון מהו - והא דתנן במסכת כלים (פי"ז מ"ד) רימונים שאמרו שלשה אחוזים זה בזה לא שהשיעור בשלשה רימונים אלא מפרש מה שאמר למעלה הרימון לא גדול ולא קטן אלא בינוני וקאמר דהיינו בינוני כשלשה האחוזים זה בזה וגדילים יחד אבל הרימונים הגדילים אחד אחד או שנים הם גדולים ואותן שגדילים ארבעה יחד הם קטנים:

רבי שנית לנו סנדל - תמוה לה"ר אלחנן אמאי לא מייתי ההיא סייעתא דמטה דמתניה מקמי הך (כלים פי"ח משנה ו) מטה שהיתה טמאה מדרס נשברה ארוכה ותיקנה טמאה מדרס נשברה שניה ותקנה טהורה מן המדרס אבל טמא מגע מדרס אם לא הספיק לתקן את הראשונה כו':

לא צריכא דאית לה שלאכא - לא גרסינן דאית לה תרי שלאכי דלמה צריך לתרי שלאכי כיון שיש לו פתח:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 112b
100%
שבת קי״ב במַסֶּכֶת שַׁבָּת