…il est interdit de l'enfoncer fermement [dans l'orifice du tonneau] un jour de fête, en raison du travail interdit d'essorage (se'hita). [La Guemara objecte :] Mais Rabbi Chimon ne permet-il pas d'accomplir un acte non intentionnel dont peut découler un travail interdit ? La Guemara répond : Dans ce cas, même Rabbi Chimon concède qu'il est interdit, car ce sont Abaye et Rava qui tous deux ont dit : Rabbi Chimon concède dans les situations classées comme « tranche-lui la tête et qu'il ne meure pas » (pessik recheih ve-lo yamout). Cette catégorie vise les cas où le travail interdit qui en résulte est inévitable. Dans ce genre de cas, on est passible [de sanction] même selon Rabbi Chimon. Puisque enfoncer un chiffon dans un tonneau conduira inévitablement à en essorer du vin, Rabbi Chimon concède que cela est interdit.
אֲסִיר לְהַדּוֹקֵיהּ בְּיוֹמָא טָבָא! בְּהָהִיא אֲפִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֶה. דְּאַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן בִּ״פְסִיק רֵישֵׁיהּ וְלָא יְמוּת״.
La Guemara objecte de nouveau : Rav 'Hiyya bar Achi n'a-t-il pas dit que Rav a déclaré explicitement : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Yehouda ; et Rav 'Hanan bar Ami a dit que Chmouel a déclaré : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon ? Et Rav 'Hiyya bar Avin enseignait cette même tradition sans mentionner les noms des hommes qui rapportaient ces propos, mais la citait directement : Rav a dit : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Yehouda ; et Chmouel a dit : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon. [Comment Rava a-t-il pu dire plus haut que Rav permet le tonneau ?] Plutôt, Rava a dit : Moi et le lion de la compagnie (ari che-ba'havoura) avons expliqué cela. Et la Guemara demande : Et qui est le lion de la compagnie ? C'est Rabbi 'Hiyya bar Avin. Lui et Rava ont expliqué : La halakha est bien conforme à l'avis de Rabbi Chimon, mais non pour la raison qu'il invoque (ve-lav mi-ta'ameih).
וְהָאָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְרַב חָנָן בַּר אַמֵּי אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. וְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין מַתְנֵי לַהּ בְּלָא גַבְרֵי, רַב אָמַר: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן! אֶלָּא אָמַר רָבָא: אֲנִי וַאֲרִי שֶׁבַּחֲבוּרָה תַּרְגֵּימְנָא, וּמַנּוּ — רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, וְלָאו מִטַּעְמֵיהּ.
La Guemara explique : Que signifie exactement l'énoncé « la halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon, mais non pour sa raison » ? Si l'on dit que la halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon, qui permet d'enduire d'huile de rose [une plaie le Chabbat], mais non pour sa raison — parce que Rabbi Chimon tient que l'huile de rose guérit, tandis que Rav tient qu'elle ne guérit pas, et c'est pourquoi il permet de s'en enduire le Chabbat — alors [demandons :] Rav tient-il vraiment que l'huile de rose ne guérit pas ? Du fait qu'il est enseigné « les fils de rois enduisent leurs plaies d'huile de rose (chemen vered) », on déduit qu'elle guérit. Plutôt, cela signifie : La halakha est conforme à l'avis de Rabbi Chimon, qui permet l'huile de rose, mais non pour sa raison. Car Rabbi Chimon tient que, bien que l'huile de rose soit rare [et coûteuse, de sorte que quiconque voit quelqu'un s'en enduire comprend que c'est à des fins médicinales], elle est néanmoins permise. Tandis que Rav tient que si l'huile de rose est répandue (chekhi'a) en un lieu donné, oui, on peut s'en enduire ; mais si elle n'y est pas répandue, ce n'est pas permis. Or, au lieu où demeurait Rav, les roses étaient répandues, et c'est pourquoi il permettait de s'enduire d'huile de rose le Chabbat. [En revanche, en un lieu où l'huile de rose est rare, il concède aux Sages qui l'ont interdit.]
מַאי ״הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן וְלָאו מִטַּעְמֵיהּ״? אִילֵּימָא הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן — דְּשָׁרֵי, וְלָאו מִטַּעְמֵיהּ — דְּאִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר מַסֵּי, וְרַב סָבַר לָא מַסֵּי. וְסָבַר רַב לָא מַסֵּי? וְהָא מִדְּקָתָנֵי ״בְּנֵי מְלָכִים סָכִין עַל גַּבֵּי מַכּוֹתֵיהֶן שֶׁמֶן וֶורֶד״, מִכְּלָל דְּמַסֵּי. אֶלָּא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן — דְּשָׁרֵי, וְלָאו מִטַּעְמֵיהּ — דְּאִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: אַף עַל גַּב דְּלָא שְׁכִיחַ, שְׁרֵי. וְרַב סָבַר: אִי שְׁכִיחַ — אִין, וְאִי לָא שְׁכִיחַ — לָא. וּבְאַתְרָא דְּרַב שְׁכִיחַ מִשְׁחָא דְוַורְדָּא.
Nous avons achevé [le chapitre] « Huit reptiles » (Hadran alakh Chemona Cheratsim).
הדרן עלך שמנה שרצים
Mishna 1
MICHNA : Et voici les nœuds pour lesquels on est passible [d'apporter un sacrifice expiatoire (korban 'hatat)] si on les a noués le Chabbat : le nœud des chameliers (kecher ha-gamalin) et le nœud des marins (kecher ha-sapanin), tous deux destinés à être permanents. Et de même qu'on est passible d'apporter un sacrifice expiatoire pour les avoir noués, de même on est passible d'apporter un sacrifice expiatoire pour les avoir dénoués. Rabbi Meir énonce un principe : Pour tout nœud que l'on peut dénouer avec l'une de ses mains, on n'est pas passible d'apporter un sacrifice expiatoire — car un nœud aussi lâche n'est pas considéré comme permanent, même si telle était l'intention.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ קְשָׁרִים שֶׁחַיָּיבִין עֲלֵיהֶן: קֶשֶׁר הַגַּמָּלִין וְקֶשֶׁר הַסַּפָּנִין, וּכְשֵׁם שֶׁהוּא חַיָּיב עַל קִישּׁוּרָן, כָּךְ הוּא חַיָּיב עַל הֶיתֵּרָן. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל קֶשֶׁר שֶׁהוּא יָכוֹל לְהַתִּירוֹ בְּאַחַת מִיָּדָיו — אֵין חַיָּיבִין עָלָיו.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : Que sont le nœud des chameliers et le nœud des marins ? Si l'on dit que ce sont le nœud par lequel on attache une lanière à l'anneau nasal du chameau pour le mener, et le nœud par lequel on attache une corde à l'anneau (isterida) fixé à la proue d'un navire lorsque celui-ci est à quai — alors ces nœuds ne sont pas destinés à être permanents, puisqu'on les dénoue périodiquement. Plutôt : le nœud des chameliers est le nœud qui fixe l'anneau nasal lui-même dans le nez du chameau, et le nœud des marins est le nœud qui fixe l'anneau lui-même au navire. Ces nœuds-là ne sont jamais dénoués : ils sont permanents.
גְּמָ׳ מַאי קֶשֶׁר הַגַּמָּלִין וְקֶשֶׁר הַסַּפָּנִין? אִילֵּימָא קִטְרָא דְּקָטְרִי בִּזְמָמָא, וְקִטְרָא דְּקָטְרִי בְּאִיסְטָרִידָא — הַאי קֶשֶׁר שֶׁאֵינוֹ שֶׁל קַיָּימָא הוּא! אֶלָּא קִיטְרָא דִזְמָמָא גּוּפֵיהּ, וּדְאִיסְטָרִידָא גּוּפַהּ.
Nous avons appris dans la Michna que Rabbi Meir énonce un principe : Pour tout nœud que l'on peut dénouer avec l'une de ses mains, on n'est pas passible de l'avoir noué. Rav A'hadvoy, frère de Mar A'ha, souleva un dilemme : Concernant la confection d'une boucle (aniva) [un nœud que l'on fait en passant une boucle, aisément défaisable], quelle est la règle selon Rabbi Meir [est-il permis de la nouer fermement le Chabbat ou non] ? Le dilemme est le suivant : La raison de l'avis de Rabbi Meir tient-elle uniquement à ce que, pouvant dénouer le nœud avec l'une de ses mains, il n'est pas considéré comme permanent — et cette boucle aussi, il peut la dénouer avec l'une de ses mains, de sorte qu'il ne serait pas passible de l'avoir nouée le Chabbat ? Ou bien peut-être la raison de l'avis de Rabbi Meir tient-elle à ce qu'un nœud que l'on peut dénouer d'une seule main n'est généralement pas serré — alors que cette boucle, elle, est serrée, et il serait donc interdit de la nouer le Chabbat ? Ce dilemme n'est pas résolu, et la Guemara conclut : Qu'il reste en suspens (teikou).
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר כׇּל קֶשֶׁר כּוּ׳. בָּעֵי רַב אַחָדְבוּי אַחוּי דְּמָר אַחָא: עֲנִיבָה לְרַבִּי מֵאִיר מַהוּ? טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר מִשּׁוּם דְּיָכוֹל לְהַתִּירוֹ בְּאַחַת מִיָּדָיו הוּא — וְהָא נָמֵי יָכוֹל לְהַתִּירוֹ, אוֹ דִילְמָא טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר מִשּׁוּם דְּלָא מִיהַדַּק — וְהַאי [הָא] מִיהַדַּק. תֵּיקוּ.
Mishna 2
MICHNA : Tu as des nœuds pour lesquels on n'est pas passible [d'apporter un sacrifice expiatoire] comme on l'est pour le nœud des chameliers et le nœud des marins ; il est néanmoins interdit de les nouer. [Or, certains nœuds ne sont même pas interdits :] Une femme peut nouer l'ouverture (miftakh) de sa tunique avec des cordons, ainsi que les fils de sa résille (sevakha) et ceux de sa ceinture large (pasikya, ceinture lacée). On peut aussi nouer les lanières d'une chaussure ou d'une sandale, ainsi que les goulots des outres de vin ou d'huile. On peut également nouer un linge sur une marmite de viande. Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : On peut nouer une corde [en travers d'une ouverture] devant le bétail, afin qu'il ne sorte pas.
מַתְנִי׳ יֵשׁ לְךָ קְשָׁרִין שֶׁאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן כְּקֶשֶׁר הַגַּמָּלִין וּכְקֶשֶׁר הַסַּפָּנִין: קוֹשֶׁרֶת אִשָּׁה מִפְתַּח חֲלוּקָהּ, וְחוּטֵי סְבָכָה, וְשֶׁל פָּסִקְיָא, וּרְצוּעוֹת מִנְעָל וְסַנְדָּל, וְנוֹדוֹת יַיִן וָשֶׁמֶן, וּקְדֵירָה שֶׁל בָּשָׂר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: קוֹשְׁרִין לִפְנֵי הַבְּהֵמָה בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תֵּצֵא.
Guémara 2
GUEMARA : La Guemara demande : Cette énoncé lui-même fait difficulté, car il y a une contradiction interne dans la Michna. D'une part, tu as dit qu'il y a des nœuds pour lesquels on n'est pas passible d'apporter un sacrifice expiatoire comme on l'est pour le nœud des chameliers et le nœud des marins — ce qui semblerait indiquer que, bien qu'il n'y ait pas de responsabilité de la Torah (qui rendrait passible), il y a une interdiction rabbinique. Et ensuite il a été enseigné qu'une femme peut nouer l'ouverture de sa tunique, ce qui indique que cela est permis même a priori (le-khat'hila). La Guemara répond : Voici ce que dit la MISHNA : Il y a des nœuds pour lesquels on n'est pas passible d'apporter un sacrifice expiatoire en les nouant le Chabbat comme on l'est pour le nœud des chameliers et le nœud des marins. Et quels sont-ils ? —
גְּמָ׳ הָא גּוּפַהּ קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ יֵשׁ קְשָׁרִין שֶׁאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן כְּקֶשֶׁר הַגַּמָּלִין וּכְקֶשֶׁר הַסַּפָּנִין: חִיּוּבָא הוּא דְּלֵיכָּא, הָא אִיסּוּרָא — אִיכָּא, וַהֲדַר תָּנֵי: קוֹשֶׁרֶת אִשָּׁה מִפְתַּח חֲלוּקָה: אֲפִילּוּ לְכַתְּחִילָּה! הָכִי קָאָמַר: יֵשׁ קְשָׁרִין שֶׁאֵין חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן כְּקֶשֶׁר הַגַּמָּלִין וּכְקֶשֶׁר הַסַּפָּנִין. וּמַאי נִיהוּ —
Rachi
אסור להדוקיה - בנקב משום סחיטה ואע"ג דלא קא מכוין לסחוט אלמא לא ס"ל כר"ש בדבר שאין מתכוין:
הלכה כר' יהודה - בדבר שאין מתכוין דאסור:,בלי גברי - מתני לה לפלוגתא דרב ושמואל בלא אמוראים האומרים משמם אלא הם עצמם נחלקו בה:,תרגימנא - דלא תיקשי דרב אדרב:,הלכה כר"ש - דשרי בשמן וורד:
אבל לא מטעמיה - דאין הטעם כדבריו:,דאילו ר"ש סבר מסי - ואפ"ה שרי דאין לך דמותר לזה ואסור לזה:,מכלל דמסי - אפי' לת"ק דאי לאו דמסי למאי איצטריך ליה:,אע"ג דלא שכיח - שמן וורד במקומו של זה הסך ממנו ודמיו יקרים והכל יודעין שאינו סכו אלא לרפואה שרי דכל ישראל בני מלכים הם ור' יהודה אוסר דמוכחא מילתא ורב נמי כר"י ס"ל אלא במקומו הוא דשרי דשכיח דסכין שמן וורד ולא מוכחא מילתא:
מתני' ואלו קשרים - המנוין באבות מלאכות דקתני הקושר והמתיר קשר של קיימא שאינו מתירו לעולם דומיא דקושרי חוטי יריעות הנפסקות:,קשר הגמלין וקשר הספנין - בגמרא מפרש להו:,כך הוא חייב על היתרן - כדילפי' בכלל גדול (לעיל שבת דף עד:) מציידי החלזון שנצרכין לפרקים להתיר קשרי רשתות הקיימות כדי לקצרן או להרחיבן:,שיכול להתירו - דלא הדקיה:,אין חייבין עליו - ואפי' עשאו לקיימא:
גמ' זממא - מנקבין לנאקה בחוטמ' ונותנין בה טבעת של רצועה וקושרין אותה ועומדת שם לעולם וכשרוצה לקושרה לבהמה קושר רצועה ארוכה באותה טבעת וקושרין בה ופעמים שמתירה:,קטרא דקטרי בזממא - זהו קשר הרצועות שקושרין בטבעת:,איסטרידא - גם הוא כמין טבעת שעושין מן עקל או מן רצועה בנקב שבראש הספינה ואותו קשר מתקיים וכשרוצה להעמידו קושר רצועה באותה טבעת ומעמידה בה וכשרוצה להתיר מתיר הרצועה ונוטלה:,קטרא דקטרי באסטרידא - קשר רצועה הארוכה:
עניבה - ומהדקה שפיר לר"מ מהו:
מתני' יש לך קשרין שאין חייבין עליהן - חטאת כמו שחייבין על קשר הגמלין אלא פטור אבל אסור ובגמרא מפרש הי נינהו:,מפתח חלוקה - כמו שיש לגלחים כעין לשונות לכאן ולכאן וקושרים של ימין בכתף שמאל ושל שמאל בכתף ימין דכיון דכל יומא שרו ליה לא דמי מידי לקשר של קיימא ומותר לכתחילה:,סבכה - קוייפ"א:,ושל פסקיא - אזור רחב וחוטין תלויין בראשו לקושרו בהן וקורין פינדור"ס:,ונודות יין - של עור שכופפין פיהם וקושרין:,וקדרה של בשר - פעמים שקושרין בגד לפיה:,קושרין בפני הבהמה - חבל ברוחב הפתח:
Tossafot
מודה ר"ש בפסיק רישיה - והא דאמר גבי לא ליהדוק אינש אודרא אפומא דשישא דילמא אתי לידי סחיטה ולא הוי פסיק רישיה יש לחלק דהתם מיירי בכיסוי שאינו בולע כ"כ וגם אינו סותמו כל כך בחוזק שאינו חושש רק שיהא מכוסה אבל הכא שהוא בצד הגיגית בולע הרבה וגם מהדקו בחוזק כדי שלא יצא היין והוי פסיק רישיה:,ושלש מחלוקות בדבר - אית ספרים דל"ג ליה:
מתני' ואלו קשרים. עניבה לר"מ מהו - וא"ת אמאי לא פשיטא מדתנן לקמן חבל דלי שנפסק לא יהא קושרו אלא עונבו ומוכח' בפ"ק דפסחים (ד' יא.) דהנהו רבנן היינו ר"מ דפריך התם מינה לרבנן שהם ר"מ וי"ל דהתם נמי פריך מספק אם הנהו רבנן הם ר"מ כמו שמסתפק כאן:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.