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Traité Shabbat

107b

Étude de Shabbat 107b

Étude de la Guémara 107b

Guémara
…pour ce que les Sages ont énuméré comme ayant une peau, puisque leur peau est tenue par les Sages pour assimilée à leur chair. La Guemara objecte : Au contraire, ceux que les Sages ont énumérés, dont la peau et la chair sont assimilées, ne possèdent pas de peau [distincte] ! Et Abaye dit : Voici ce que le tanna de la baraita veut dire : Seuls ceux que les Sages n'ont pas énumérés ont une peau distincte de leur chair. Rava lui dit : La baraita ne dit-elle pas le contraire — que ceux que les Sages ont énumérés ont une peau distincte de leur chair ? Plutôt, Rava dit : Voici ce que la baraita veut dire : Seule la peau des animaux que les Sages ont énumérés transmet l'impureté comme la chair. La Guemara demande : Faut-il en déduire que Rabbi Yo'hanan ben Nouri tient que même les animaux rampants [chekatsim] que les Sages n'ont pas énumérés transmettent eux aussi l'impureté ? Mais n'enseigne-t-on pas le contraire — que Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : Les huit animaux rampants [chemona cheratsim] ont une peau qui ne transmet pas l'impureté ? Rav Adda bar Mattana dit pour résoudre ainsi : Et les Sages disent : Du point de vue de l'impureté, les animaux que les Sages ont énumérés n'ont pas de peau [distincte].
לְמַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים. אַדְּרַבָּה, לְמַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים אֵין לָהֶם עוֹר! וְאָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: אֵין עוֹר חָלוּק מִבָּשָׂר אֶלָּא לְמַה שֶּׁלֹּא מָנוּ חֲכָמִים, אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הָא ״לְמַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים״ קָאָמַר? אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכִי קָאָמַר: אֵין עוֹר מְטַמֵּא כְּבָשָׂר אֶלָּא לְמַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים. מִכְּלָל דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי הָנָךְ נָמֵי דְּלֹא מָנוּ חֲכָמִים מְטַמְּאִין? וְהָא קָתָנֵי, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁמֹנָה שְׁרָצִים יֵשׁ לָהֶן עוֹרוֹת וְלֹא מְטַמְּאִין! [אָמַר רַב] אַדָּא בַּר מַתְנָה: תָּרֵיץ הָכִי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לְעִנְיַן טוּמְאָה אֵין עוֹר לְמַה שֶּׁמָּנוּ חֲכָמִים.
Mais encore : est-il assuré qu'ils ne divergent pas au sujet du Chabbat ? N'a-t-on pas enseigné dans une baraita : Celui qui capture [hatsad] l'un des huit animaux rampants mentionnés dans la Torah le Chabbat est passible, de même que celui qui les blesse [ha'hovel], s'il s'agit d'animaux rampants qui ont des peaux. Et qu'est-ce qu'une blessure irréversible [qui ne revient pas à son état antérieur] ? C'est une blessure où le sang se rassemble [nitsrar ha-dam] en un seul endroit sous la peau, même s'il ne sort pas. Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : Les huit animaux rampants ont des peaux. Il apparaît donc qu'il y a bien divergence au sujet du Chabbat également.
וְאַכַּתִּי, לְעִנְיַן שַׁבָּת לָא פְּלִיגִי? וְהָתַנְיָא: הַצָּד אֶחָד מִשְּׁמֹנָה שְׁרָצִים הָאֲמוּרִים בַּתּוֹרָה, הַחוֹבֵל בָּהֶן — חַיָּיב, בִּשְׁרָצִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן עוֹרוֹת. וְאֵיזוֹ הִיא חַבּוּרָה שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת — נִצְרַר הַדָּם אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא יָצָא. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁמֹנָה שְׁרָצִים יֵשׁ לָהֶן עוֹרוֹת.
Rav Achi dit : Qui est le premier tanna [tanna kamma de cette baraita] ? C'est Rabbi Yehouda, qui suit la texture [gichta] de la peau. Il ne distingue pas entre les animaux rampants dont la peau est tenue pour assimilée à la chair et ceux dont la peau est distincte de la chair selon ce que les versets pourraient impliquer ; plutôt, les animaux rampants se distinguent d'après la texture de leur peau, comme nous l'avons appris dans une michna où Rabbi Yehouda dit : Bien que le lézard [le-taa] soit mentionné dans le verset, il a le même statut que la belette ['houlda], parce que la belette a une peau distincte de sa chair. Cependant, les Sages, qui divergent de Rabbi Yo'hanan au sujet de l'impureté, lui concèdent au sujet du Chabbat et tiennent que tous les animaux rampants ont des peaux. La Guemara demande : S'il en est ainsi, l'expression de la baraita « telles sont les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri » fait difficulté : elle aurait dû dire « les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri et de ceux qui divergent de lui », puisque les Sages qui divergent de lui au sujet de l'impureté lui concèdent au sujet des lois du Chabbat. La Guemara répond : Ce n'est pas une difficulté. Corrige la baraita et enseigne : « Les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri et de ceux qui divergent de lui. »
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאן תַּנָּא קַמָּא — רַבִּי יְהוּדָה דְּאָזֵיל בָּתַר גִּישְׁתָּא. דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַלְּטָאָה כְּחוּלְדָּה. אֲבָל רַבָּנַן דִּפְלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן לְעִנְיַן טוּמְאָה, לְעִנְיַן שַׁבָּת מוֹדוּ לֵיהּ. אִי הָכִי, הַאי ״דִּבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי״, ״דִּבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן וּמַחְלוּקְתּוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! תְּנִי: ״דִּבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וּמַחְלוּקְתּוֹ״.
Levi posa une question à Rabbi [Yehouda HaNassi] : D'où est-il déduit qu'une blessure se définit comme quelque chose d'irréversible ? Il lui répondit que cela se déduit de ce qu'il est écrit : « Le Kouchi [Éthiopien] changera-t-il sa peau, ou le léopard ses taches ['havarbourotav] ? » (Yirmeyahou 13, 23). La Guemara explique : Que signifie 'havarbourotav ? Si tu dis que ce sont les marques tachetées sur la peau du léopard, cette expression « ou le léopard ses taches » aurait dû être « ou le léopard ses couleurs [guevanav] ». Plutôt, 'havarbourotav signifie des blessures [habourot], et elles sont semblables à la peau du Kouchi : de même que la peau du Kouchi ne changera pas sa couleur [pour devenir blanche], de même une blessure est quelque chose qui ne revient pas [à son état antérieur].
בְּעָא מִינֵּיהּ לֵוִי מֵרַבִּי: מִנַּיִן לְחַבּוּרָה שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת? דִּכְתִיב: ״הֲיַהֲפוֹךְ כּוּשִׁי עוֹרוֹ וְנָמֵר חֲבַרְבֻּרֹתָיו״. מַאי ״חֲבַרְבֻּרֹתָיו״? אִילֵּימָא דְּקָאֵי רִיקְמֵי רִיקְמֵי — הַאי ״וְנָמֵר חֲבַרְבֻּרֹתָיו״, ״נָמֵר גְּווֹנָיו״ מִבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא — כְּכוּשִׁי: מָה עוֹרוֹ דְּכוּשִׁי אֵינָהּ חוֹזֶרֶת, אַף חַבּוּרָה אֵינָהּ חוֹזֶרֶת.
« Et les autres bestioles [chekatsim]… » [comme l'enseigne la michna ; celui qui les capture est exempt]. La Guemara infère : Mais s'il les tue [horegan], il est passible. La Guemara demande : Qui est le tanna [qui tient cette opinion] ? Rabbi Yirmeya dit : C'est Rabbi Eliezer, comme on l'a enseigné dans une baraita où Rabbi Eliezer dit : Celui qui tue un pou [kinna] le Chabbat est semblable à celui qui tue un chameau [gamal] le Chabbat. Il apparaît donc qu'il est le Sage qui tient que l'on est passible pour avoir tué n'importe quelle créature vivante. Rav Yossef objecte fortement à cela : Peut-être n'en est-il pas ainsi, car les Sages ne divergent de Rabbi Eliezer qu'au sujet du pou, qui ne se reproduit pas [eina para ve-rava]. Mais au sujet des autres bestioles et reptiles [chekatsim ou-remassim] qui se reproduisent, ils ne divergent pas de lui.
וּשְׁאָר שְׁקָצִים כּוּ׳. הָא הוֹרְגָן — חַיָּיב. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַהוֹרֵג כִּינָּה בְּשַׁבָּת — כְּהוֹרֵג גָּמָל בְּשַׁבָּת. מַתְקִיף לַהּ רַב יוֹסֵף: עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אֶלָּא בְּכִינָּה, דְּאֵינָהּ פָּרָה וְרָבָה. אֲבָל שְׁאָר שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים דְּפָרִין וְרָבִין — לָא פְּלִיגִי.
Et tous deux ne l'ont appris [cette halakha] que des béliers [eilim — les peaux de béliers teintes en rouge dont on couvrait le Tabernacle]. Rabbi Eliezer tient que la responsabilité pour avoir tué un animal le Chabbat n'existe qu'au sujet d'animaux semblables aux béliers : de même que les béliers subissent le retrait de l'âme [netilat nechama] et meurent, de même l'on est passible pour avoir tué tout animal dont l'âme est retirée, y compris le pou. Et les Sages tiennent eux aussi que la responsabilité pour avoir tué un animal le Chabbat n'existe qu'au sujet d'animaux semblables aux béliers : de même que les béliers se reproduisent, de même l'on est passible pour avoir tué toute créature qui se reproduit. On n'est pas passible pour avoir tué le pou, qui ne se reproduit pas. Abaye dit à Rav Yossef : Et le pou ne se reproduit-il pas ? Le Maître n'a-t-il pas dit : Le Saint, béni soit-Il, siège et sustente tout, depuis les cornes des aurochs [reemim] jusqu'aux œufs de poux [betsei kinnim] ? Il apparaît donc que les poux se reproduisent en pondant des œufs. Rav Yossef lui répondit : Il existe une espèce d'insecte qui est appelée « œufs de poux », mais les poux eux-mêmes ne pondent pas réellement d'œufs.
וּשְׁנֵיהֶם לֹא לְמָדוּהָ אֶלָּא מֵאֵילִים. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר כְּאֵילִים: מָה אֵילִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן נְטִילַת נְשָׁמָה — אַף כֹּל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נְטִילַת נְשָׁמָה. וְרַבָּנַן סָבְרִי כְּאֵילִים: מָה אֵילִים דְּפָרִין וְרָבִין — אַף כֹּל דְּפָרֶה וְרָבֶה. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכִינָּה אֵין פָּרָה וְרָבָה? וְהָאָמַר מָר: יוֹשֵׁב הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְזָן מִקַּרְנֵי רֵאמִים וְעַד בֵּיצֵי כִינִּים! מִינָא הוּא דְּמִיקְּרֵי ״בֵּיצֵי כִינִּים״.
De nouveau il [Abaye] demanda : Et n'a-t-on pas enseigné dans la baraita [qui énumère des espèces d'animaux rampants] : Tefouyei [une espèce d'insecte] et œufs de poux [betsei kinnim] ? Il lui répondit : Il existe une espèce d'insecte appelée « œufs de poux ». De nouveau il demanda : Et pourtant, il y a la puce [par'och], qui se reproduit selon toutes les opinions, et néanmoins on a enseigné dans une baraita : Au sujet de celui qui capture une puce le Chabbat, Rabbi Eliezer le déclare passible et Rabbi Yehochoua le déclare exempt. Rav Achi dit : Soulèves-tu une contradiction entre la capture [tseida] et la mise à mort [harigua] ?! Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua ne divergent que sur le point suivant : un Sage [Rabbi Eliezer] tient que l'on est passible pour avoir capturé même une espèce qui n'est habituellement pas chassée [davar che-ein be-mino nitsod], et l'autre Sage [Rabbi Yehochoua] tient que l'on est exempt dans ce cas. Mais au sujet de la mise à mort, même Rabbi Yehochoua concède que l'on est passible.
וְהָתַנְיָא: טִפּוּיִין וּבֵיצֵי כִינִּים! מִינָא הוּא דְּמִיקְּרֵי ״בֵּיצֵי כִינִּים״. וַהֲרֵי פַּרְעוֹשׁ דְּפָרֶה וְרָבֶה, וְתַנְיָא: הַצָּד פַּרְעוֹשׁ בְּשַׁבָּת, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְחַיֵּיב וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ פּוֹטֵר! אָמַר רַב אָשֵׁי: צֵידָה אַהֲרִיגָה קָרָמֵית?! עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, אֶלָּא דְּמָר סָבַר: דָּבָר שֶׁאֵין בְּמִינוֹ נִיצּוֹד — חַיָּיב, וּמָר סָבַר: פָּטוּר. אֲבָל לְעִנְיַן הֲרִיגָה — אֲפִילּוּ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ מוֹדֶה.
« Celui qui les capture pour un besoin est passible… » [comme l'enseigne la michna ; mais celui qui les capture sans besoin spécifique est exempt]. La Guemara demande : Qui est le tanna [qui tient ainsi] ? Rav Yehouda dit au nom de Rav : C'est Rabbi Chimon, qui a dit : Pour un travail [interdit] qui n'est pas nécessaire en lui-même [melakha che-eina tserikha le-goufa], on en est exempt.
הַצָּדָן לְצוֹרֶךְ חַיָּיב וְכוּ׳. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר מְלָאכָה שֶׁאֵין צְרִיכָה לְגוּפָהּ — פָּטוּר עָלֶיהָ.
Certains rapportent cette déclaration [de Rav] à propos de ceci : Au sujet de celui qui perce un abcès [hamefiss moursa — un furoncle contenant du pus] le Chabbat, si son intention est de lui créer une ouverture [un orifice permanent], il est passible ; si son intention est d'en extraire le pus [le'ha], il est exempt. La Guemara demande : Qui est le tanna [qui tient ainsi] ? Rav Yehouda dit au nom de Rav : C'est Rabbi Chimon, qui a dit : Pour un travail [interdit] qui n'est pas nécessaire en lui-même, on en est exempt.
אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא: הַמֵּפִיס מוּרְסָא בְּשַׁבָּת, אִם לַעֲשׂוֹת לָהּ פֶּה — חַיָּיב, אִם לְהוֹצִיא מִמֶּנָּה לֵחָה — פָּטוּר. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר מְלָאכָה שֶׁאֵין צְרִיכָה לְגוּפָהּ — פָּטוּר עָלֶיהָ.
Et certains rapportent cette déclaration [de Rav] à propos de ceci : Au sujet de celui qui capture un serpent [na'hach] le Chabbat, s'il s'en occupe seulement pour qu'il ne le morde pas, il est exempt ; si c'est à des fins médicinales [li-refoua], il est passible. La Guemara demande : Qui est le tanna [qui tient ainsi] ? Rav Yehouda dit au nom de Rav : C'est Rabbi Chimon, qui a dit : Pour un travail [interdit] qui n'est pas nécessaire en lui-même, on en est exempt.
וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא: הַצָּד נָחָשׁ בְּשַׁבָּת, אִם מִתְעַסֵּק בּוֹ שֶׁלֹּא יִשְּׁכֶנּוּ — פָּטוּר, אִם לִרְפוּאָה — חַיָּיב. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּאָמַר מְלָאכָה שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה לְגוּפָהּ פָּטוּר עָלֶיהָ.
Chmouel dit : Au sujet de celui qui retire un poisson [dag] de la mer, lorsqu'une zone sur la peau du poisson s'est desséchée de la taille d'un sela [une pièce], il est passible. Un poisson dans cet état ne peut survivre ; c'est pourquoi celui qui l'a retiré de l'eau est passible pour l'avoir tué. Rabbi Yossei bar Avin dit : Cela vaut tant que la peau qui s'est desséchée se trouve entre ses nageoires [snapirav]. Rav Achi dit : Ne dis pas que cette halakha ne s'applique que dans un cas où [la peau] s'est réellement desséchée. Plutôt, elle s'applique même si le poisson s'est desséché au point que du mucus [rirei] s'est formé — au point que, si on touchait cet endroit, il collerait aux doigts.
אָמַר שְׁמוּאֵל: הַשּׁוֹלֶה דָּג מִן הַיָּם, כֵּיוָן שֶׁיָּבֵשׁ בּוֹ כְּסֶלַע — חַיָּיב. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין: וּבֵין סְנַפִּירָיו. אָמַר רַב אָשֵׁי: לָא תֵּימָא יָבֵשׁ מַמָּשׁ, אֶלָּא אֲפִילּוּ דְּעָבֵד רִירֵי.
Mar bar Hamdouri dit au nom de Chmouel : Celui qui a introduit sa main dans les entrailles d'un animal [behema] le Chabbat et a détaché [dildel] un fœtus [oubar] qui se trouvait dans sa matrice est passible. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Il ne paraît pas logique de considérer le fœtus comme une créature vivante à part entière. Rava dit : Bar Hamdouri me l'a expliqué. Rav Chechet n'a-t-il pas dit : Celui qui détache du houblon [kechouta] le Chabbat des broussailles et des épines [hizmei ve-higgei] sur lesquelles il pousse est passible au titre de « celui qui déracine une chose de son lieu de croissance » [oker davar mi-guidoulo] ? Ici aussi, dans le cas du fœtus, on est passible au titre de « celui qui déracine une chose de son lieu de croissance ». Abaye dit : Celui qui détache…
אָמַר מָר בַּר הַמְדּוּרֵי אָמַר שְׁמוּאֵל: הוֹשִׁיט יָדוֹ לִמְעֵי בְּהֵמָה וְדִלְדֵּל עוּבָּר שֶׁבְּמֵעֶיהָ — חַיָּיב. מַאי טַעְמָא? אָמַר רָבָא: בַּר הַמְדּוּרֵי אַסְבְּרַהּ לִי, לָאו אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הַאי מַאן דִּתְלַשׁ כְּשׁוּתָא מֵהִיזְמֵי וְהִיגֵי מִיחַיַּיב מִשּׁוּם עוֹקֵר דָּבָר מִגִּידּוּלוֹ. הָכָא נָמֵי, מִיחַיַּיב מִשּׁוּם עוֹקֵר דָּבָר מִגִּידּוּלוֹ. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דִּתְלַשׁ

Rachi

למה שמנו חכמים - בשחיטת חולין אלו שעורותיהן כבשרן והא ודאי משבשתא היא אדרבה למה שמנו חכמים אין להם עור דהא עורותיהן כבשרן קאמרי:,ואמר אביי הכי קאמר אין עור חלוק מבשר - אלא לאותן ד' שלא מנו חכמים חולד ועכבר וצב ותנשמת אבל האנקה הכח והלטאה והחומט אין עורן חלוק מבשרן ולא הוי חבורה ומ"מ קשיא לרב:,א"ל רבא והא למה שמנו קאמר - ולא טעי תנא בין מנו ללא מנו:,אין עור מטמא כבשר כו' - והכי קאמרי ליה דקאמרת לענין שבת יש להן עור אבל לענין טומאה עורותיהן כבשרן דאיתרבו מהטמאים אין עור מטמא כבשר אלא לאותן ארבעה שמנו:,מכלל דר' יוחנן כו' - בתמיה והא קתני התם גבי טומאה דכל ח' שרצים לר' יוחנן בן נורי יש להן עורות:,תריץ הכי - סמי מברייתא אלא ותני אין עור למה שמנו חכמים ומיהו לרב לא תקשי דהכי קאמרי ליה לענין שבת מודינא לך דהחובל בהן חייב אבל לענין טומאה פליגא דאין עור לאותן ד' שמנו:

בשרצים שיש להן עורות - לאותן ד' שלא מנו:,נצרר הדם - נאסף ונקשר במקום אחד שוב אינו חוזר ונבלע:

מאן ת"ק - דהך מתניתא דאמר בשרצים שיש להן עורות דמשמע דיש מהן דפטור: ,רבי יהודה היא - דלענין טומאה לא יליף מאלה הטמאים אלא ההוא דאית ליה גישתא שעורו עב ויש לו עור ממש אינו כבשר ושאינו עב הוי כבשר והלטאה משום דעורה עב משוי ליה כחולדה בהעור והרוטב הלכך לענין שבת נמי לאו עור הוא בשלש מהן אנקה וכח וחומט אבל לרבנן דהעור והרוטב שמנו הלטאה בהך שעורותיהן כבשרן אלמא דטעמייהו לאו משום עור ולאו עור אלא משום דרשה דקרא לענין טומאה הוא דפליגי משום קרא אבל לענין שבת מודו דודאי עור הן:,דברי ר' יוחנן בן נורי - דקתני בההיא ברייתא דלעיל לענין שבת כיון דלא איפלגו רבנן עליה אלא לענין טומאה דברי ר' יוחנן בן נורי ומחלוקתו מיבעי ליה:

מנין לחבורה שאינה חוזרת - ולמילף דההיא דחוזרת לאו חבורה היא כגון הנך דאין להן עור שנצרר בו הדם חבורתו חוזרת לקדמותה או מכה קטנה שלא נצרר הדם:,אילימא דקאי ריקמי ריקמי - ונמר ממש אמר קרא שהוא מנומר בגוונים:,אלא ככושי כו' - והאי נמר לשון תמורה היהפוך כושי עורו ונמר חברבורותיו כלומר וימיר חבורת עורו לחזור לקדמותו שלא יתקשה העור במקום המכה:

גמל - משום דגדול הוא נקט ליה:

מאילים - אילים מאדמים שנשחטו למלאכת המשכן בשביל עורותיהן:,והא אמר מר - בשמעתא קמייתא דמס' ע"ז:,ביצי כינים - קס"ד כינים קטנים כשיוצאים מביציהן:

הטפויין - שירוץ הטפויין וביצי כינים מתניתא היא ולא ידענא היכא תניא:,הצד פרעוש - ממקום שאינו ניצוד ועומד כגון מעל גבי קרקע או מבגדיו מבחוץ:

להוציא ממנה לחה - מלאכה שאינה צריכה לגופה היא שהפתח היא המלאכה וזה אין צריך להיות כאן פתח מעכשיו:

הצד נחש - נמי הצידה היא המלאכה וזה אינו צריך לצידה אלא שלא תשכנו ואם יודע שתעמוד ולא תזיקנו לא היה צד:

השולה דג - שהיה ניצוד ועומד מבעוד יום:,כסלע - כרוחב סלע:,חייב - משום נטילת נשמה דתו לא חיי:,עביד רירי - שנוגעין בו וחוט הרירין נמשך מן האצבע:

דלדל - עקר שהפילתו על ידי דלדול זה:,בר המדורי אסברא לי - טעמא דהא מילתא:,כשותא - הומלון וגדל מתוך ההיזמי מריח הקרקע שההיזמי יונק ממנו:,מיחייב - ואף על פי שאינו מחובר לקרקע כדאמרינן בעלמא (עירובין דף כח:) מאוירא רבי:

Tossafot

אמר אביי אין עור חלוק מבשר כו' - מסקנא דפירכא היא מאביי דודאי אליבא דאביי פליגי לענין שבת אבל למאי דמפרש רבא ורב אדא לא פליגי מידי לענין שבת ותימה הוא כיון דלא קיימא שינויא דאביי היכי פריך מינה:

הצד את הפרעוש כו' ר"י פוטר - משמע דפטור אבל אסור ואומר ר"י בשם הרב פורת דאפ"ה אם נושך האדם מותר ליקחנו ולהשליכו מעליו דמשום צער שרי אבל אם הוא באותו ענין על האדם שאינו ירא שינשכנו כגון על סרבלו מבחוץ אסור ליטלו אבל יכול להפילו מעליו: ,יש ספרים דגרסי מ"ט מחייב רבי אליעזר לאו משום דפרה ורבה ושיבוש הוא דהא אפילו בכינה מחייב רבי אליעזר ופרעוש נקט לרבותא דרבי יהושע דאפילו פרעוש פוטר ושינויא נמי דמשני לא משמע דגריס ליה ור"ת נמי מחקו מספרו:

כיון שיבש בו כסלע - בניצוד ועומד במים מיירי מדלא מחייב ליה עד שיבש כסלע:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 107b
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שבת ק״ז במַסֶּכֶת שַׁבָּת