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Traité Shabbat

107a

Étude de Shabbat 107a

Étude de la Guémara 107a

Guémara
GUEMARA : Rabbi Abba dit au nom de Rav 'Hiyya bar Achi, au nom de Rav : si un oiseau s'est glissé sous les pans de son vêtement le Chabbat et ne peut plus en sortir, [l'homme] peut rester assis et le garder jusqu'à la tombée de la nuit, puis le prendre. Rav Na'hman bar Yits'hak souleva une objection à partir de ce que nous avons appris dans la MISHNA : si le premier [individu] s'est assis sur l'ouverture [d'un lieu où se trouve une bête] et l'a entièrement bouchée, puis qu'un second est venu s'asseoir à côté de lui, alors, même si le premier s'est levé et s'en est allé, le premier est passible [d'une faute] et le second en est exempt. Or [demande-t-il], cela ne signifie-t-il pas ici, comme partout dans le traité Chabbat, qu'il est exempt a posteriori mais qu'il est interdit [d'agir ainsi] a priori (le'hat'hila) ? [Comment, dès lors, Rav pourrait-il dire qu'on a le droit de rester assis et de garder l'oiseau a priori ?] La Guemara repousse [l'objection] : non, l'énoncé de la Michna signifie qu'il est exempt et que cela est permis [même] a priori. La Guemara ajoute : il est d'ailleurs logique d'interpréter ainsi la Michna, à partir de ce qui est enseigné dans sa clause finale (séfa) : à quoi cela [l'acte du second] ressemble-t-il ? À celui qui verrouille sa maison pour la garder, et où il se trouve qu'un cerf [capturé avant Chabbat] est gardé à l'intérieur. On en déduit qu'il est exempt et que cela est permis, tout comme celui qui verrouille la porte de sa maison. La Guemara conclut : effectivement, apprends-en qu'il en est ainsi.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: נִכְנְסָה לוֹ צִפּוֹר תַּחַת כְּנָפָיו — יוֹשֵׁב וּמְשַׁמְּרָהּ עַד שֶׁתֶּחְשַׁךְ. מֵתִיב רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: יָשַׁב הָרִאשׁוֹן עַל הַפֶּתַח וּמִלְּאָהוּ, וּבָא הַשֵּׁנִי וְיָשַׁב בְּצִדּוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁעָמַד הָרִאשׁוֹן וְהָלַךְ לוֹ — הָרִאשׁוֹן חַיָּיב וְהַשֵּׁנִי פָּטוּר. מַאי לָאו, פָּטוּר אֲבָל אָסוּר? לָא, פָּטוּר וּמוּתָּר. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: לְמָה זֶה דּוֹמֶה — לְנוֹעֵל אֶת בֵּיתוֹ לְשׁוֹמְרוֹ וְנִמְצָא צְבִי שָׁמוּר בְּתוֹכוֹ, מִכְּלָל דְּפָטוּר וּמוּתָּר! שְׁמַע מִינַּהּ.
Certains rapportent une version légèrement différente. Rav Na'hman bar Yits'hak dit : nous aussi avons appris [un appui à l'énoncé de Rav] dans la MISHNA : même si le premier s'est levé et s'en est allé, le premier est passible et le second est exempt. Or cela ne signifie-t-il pas qu'il est exempt et que cela est permis ? La Guemara repousse [d'abord cette lecture] : non, il est exempt mais cela est interdit. [Rav Na'hman réplique :] cela est impossible, à partir de ce qui est enseigné dans la clause finale : à quoi cela ressemble-t-il ? À celui qui verrouille sa maison pour la garder, et où il se trouve qu'un cerf [capturé avant Chabbat] est gardé à l'intérieur. On en déduit qu'il est exempt et que cela est permis, tout comme celui qui verrouille la porte de sa maison. La Guemara conclut : effectivement, apprends-en qu'il en est ainsi.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: אַף עַל פִּי שֶׁעָמַד הָרִאשׁוֹן וְהָלַךְ לוֹ — הָרִאשׁוֹן חַיָּיב וְהַשֵּׁנִי פָּטוּר, מַאי לָאו פָּטוּר וּמוּתָּר? לָא, פָּטוּר אֲבָל אָסוּר. הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: הָא לְמָה זֶה דּוֹמֶה — לְנוֹעֵל אֶת בֵּיתוֹ לְשׁוֹמְרוֹ, וְנִמְצָא צְבִי שָׁמוּר בְּתוֹכוֹ, מִכְּלָל דְּפָטוּר וּמוּתָּר. שְׁמַע מִינַּהּ.
À ce sujet, Chmouel dit : pour tous les cas d'« exemption » des lois du Chabbat, [l'auteur de l'acte] est exempt [par la Tora] mais [son acte] est interdit [rabbiniquement], à l'exception de ces trois [cas] où il est exempt et où cela est permis. Le premier est celui-ci [le cas du cerf]. Et d'où savons-nous qu'il est exempt et que cela est permis ? De ce qui est enseigné dans la clause finale [de la Michna] : à quoi cela ressemble-t-il ? À celui qui verrouille sa maison pour la garder, et où il se trouve qu'un cerf est gardé à l'intérieur. Et l'autre [cas] : celui qui perce un abcès (moursa) le Chabbat — s'il le fait pour [lui] créer une ouverture permanente, il est passible ; mais s'il le fait pour en faire sortir le pus (lé'ha), il est exempt. Et d'où savons-nous qu'il est exempt et que cela est permis ? De ce que nous avons appris [dans une Michna] : une aiguille à main [servant à coudre les vêtements peut être déplacée le Chabbat] pour en retirer une épine. [Or retirer une épine est manifestement permis a priori, au point qu'on peut même déplacer une aiguille à cette fin.] Et l'autre [cas] : celui qui attrape un serpent le Chabbat — s'il s'en occupe pour qu'il ne le morde pas [et le capture ce faisant], il est exempt ; mais s'il [le fait] à fin de soin (refoua), il est passible. Et d'où savons-nous qu'il est exempt et que cela est permis ? De ce que nous avons appris [dans une Michna] : on retourne un récipient (kéara) sur une lampe afin que [le feu] ne prenne pas la poutre [du plafond] ; et [de même] sur les excréments d'un petit enfant [pour qu'il ne s'en salisse pas] ; et sur un scorpion pour qu'il ne pique pas.
אָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל פְּטוּרֵי דְשַׁבָּת פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, לְבַר מֵהָנֵי תְּלָת דְּפָטוּר וּמוּתָּר: חֲדָא הָא, וּמִמַּאי דְּפָטוּר וּמוּתָּר? — דְּקָתָנֵי סֵיפָא לְמָה זֶה דּוֹמֶה — לְנוֹעֵל אֶת בֵּיתוֹ לְשׁוֹמְרוֹ, וְנִמְצָא צְבִי שָׁמוּר בְּתוֹכוֹ. וְאִידַּךְ: הַמֵּפִיס מוּרְסָא בְּשַׁבָּת, אִם לַעֲשׂוֹת לָהּ פֶּה — חַיָּיב, אִם לְהוֹצִיא מִמֶּנָּה לֵחָה — פָּטוּר. וּמִמַּאי דְּפָטוּר וּמוּתָּר? דִּתְנַן: מַחַט שֶׁל יָד — לִיטּוֹל בָּהּ אֶת הַקּוֹץ. וְאִידַּךְ: הַצָּד נָחָשׁ בְּשַׁבָּת, אִם מִתְעַסֵּק בּוֹ שֶׁלֹּא יִשְּׁכֶנּוּ — פָּטוּר, אִם לִרְפוּאָה — חַיָּיב, וּמִמַּאי דְּפָטוּר וּמוּתָּר? — דִּתְנַן: כּוֹפִין קְעָרָה עַל הַנֵּר בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא תֶּאֱחוֹז בַּקּוֹרָה, וְעַל צוֹאָה שֶׁל קָטָן, וְעַל עַקְרָב שֶׁלֹּא תִּישֹּׁךְ.
[Conclusion du chapitre :] Nous revenons vers toi, [chapitre] « Haoreg » (« Celui qui tisse »).
הדרן עלך האורג
Mishna 1
MICHNA : Pour [chacun des] huit reptiles (cheratsim) mentionnés dans la Tora, celui qui les attrape ou les blesse le Chabbat est passible. [La Tora énonce : « Voici, parmi les bestioles qui grouillent sur la terre, ce qui sera impur pour vous : la belette, la souris, le lézard selon ses espèces ; le gecko, le crocodile [de terre], la salamandre, la limace et le caméléon » (Vayikra 11, 29-30).] Quant aux autres bestioles répugnantes (chékatsim) et reptiles (rémassim), celui qui les blesse est exempt. Celui qui les attrape pour un besoin précis est passible ; sans besoin précis, il est exempt. Quant à une bête ou un oiseau qui sont en sa possession — c'est-à-dire un animal domestiqué et placé sous le contrôle de quelqu'un —, celui qui les attrape est exempt, mais celui qui les blesse est passible.
מַתְנִי׳ שְׁמֹנָה שְׁרָצִים הָאֲמוּרִים בַּתּוֹרָה, הַצָּדָן וְהַחוֹבֵל בָּהֶן חַיָּיב, וּשְׁאָר שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים, הַחוֹבֵל בָּהֶן פָּטוּר, הַצָּדָן לְצוֹרֶךְ — חַיָּיב, שֶׁלֹּא לְצוֹרֶךְ — פָּטוּר. חַיָּה וָעוֹף שֶׁבִּרְשׁוּתוֹ, הַצָּדָן — פָּטוּר, וְהַחוֹבֵל בָּהֶן — חַיָּיב.
Guémara 2
GUEMARA : [La Guemara observe :] du fait qu'il est enseigné dans la Michna « celui qui les blesse est passible », on déduit par inférence qu'ils ont une peau ('or). [On n'est passible d'une blessure que lorsqu'il y a une peau recouvrant la chair, sous laquelle le sang s'amasse.] Quel est le Tana qui enseigne cela ? Chmouel dit : c'est Rabbi Yo'hanan ben Nouri, comme nous l'avons appris [dans une Michna] où Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : les huit reptiles [énumérés dans la Tora] ont des peaux [leur chair transmet l'impureté, mais leur peau ne la transmet pas ; tandis que les Sages disent que, pour certains reptiles, la peau comme la chair transmettent l'impureté]. Rabba bar Rav Houna dit au nom de Rav : même si tu dis que la Michna est selon l'avis des Sages [on peut l'expliquer], car les Sages ne sont en désaccord avec Rabbi Yo'hanan ben Nouri qu'à propos de l'impureté, ainsi qu'il est écrit [après l'énumération des reptiles] : « Ceux-là sont pour vous les impurs parmi les reptiles ; quiconque les touche après leur mort sera impur jusqu'au soir » (Vayikra 11, 31). [Les Sages déduisent du terme superflu « ceux-là sont pour vous les impurs » que les peaux des créatures du second verset transmettent l'impureté tout comme leur chair.] Mais à propos des lois du Chabbat, même les Sages concèdent [que leur peau est distincte de leur chair].
גְּמָ׳ מִדְּקָתָנֵי ״הַחוֹבֵל בָּהֶן חַיָּיב״ מִכְּלָל דְּאִית לְהוּ עוֹר. מַאן תַּנָּא? אָמַר שְׁמוּאֵל: רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי הִיא, דִּתְנַן, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁמֹנָה שְׁרָצִים יֵשׁ לָהֶן עוֹרוֹת. רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אֶלָּא לְעִנְיַן טוּמְאָה, דִּכְתִיב: ״אֵלֶּה הַטְּמֵאִים לָכֶם״, לְרַבּוֹת שֶׁעוֹרוֹתֵיהֶן כִּבְשָׂרָן, אֲבָל לְעִנְיַן שַׁבָּת — אֲפִילּוּ רַבָּנַן מוֹדוּ.
[La Guemara demande :] et à propos du Chabbat, ne seraient-ils donc pas en désaccord ?! Mais n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta : celui qui attrape l'un des huit reptiles mentionnés dans la Tora, ou celui qui les blesse, est passible — telles sont les paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri ; et les Sages disent : on n'appelle « peau » que
וּלְעִנְיַן שַׁבָּת לָא פְּלִיגִי?! וְהָתַנְיָא: הַצָּד אֶחָד מִשְּׁמֹנָה שְׁרָצִים הָאֲמוּרִים בַּתּוֹרָה, הַחוֹבֵל בָּהֶן — חַיָּיב, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין עוֹר אֶלָּא

Rachi

גמ' תחת כנפיו - תחת כנפי כסותו ואין יכול לצאת שננעל בפניו מאליו:,יושב ומשמרו - כן ואינו צריך לפתוח לו חלון דאינו אלא שומר:,לנועל את ביתו - דכל אדם עושין כן:

המפיס - מבקע מורסא קויטור"א:,אם לעשות לה פה - בתוספתא תני הכי אם לקולפה ולעשות לה פה כדרך שרופאים של עכשיו עושין דמתקן לה פתח:,חייב - משום בונה פתח או משום מתקן כלי מה לי לתקן מכה מה לי לתקן כלי:,ואם להוציא לחה - של עכשיו ואינו חושש אם תחזור ותסתום מיד:,פטור - ומותר דאין כאן תיקון ורבנן נמי לא גזור בה שבות משום צערא:,ומחט של יד - ניטלת בשבת:,ליטול בה את הקוץ - והיינו דומיא דלחה דמצער ליה ואינו חושש אם יסתם מיד וקאמר ניטלת לכתחילה מחט של יד היא מחט שתופרין בה בגדים ומשום דקתני בהדה ושל שק לפתוח בה את הדלת קרי לה להאי מחט של יד:,קערה - של חרס:,כופין - לכתחילה ולא שיכבה את הנר ואשמעינן דכלי ניטל להצלת דבר שאינו ניטל בשבת:,על עקרב שלא תשוך - ואע"ג דממילא מתציד:

מתני' שמנה שרצים - החולד והעכבר וגו' (ויקרא יא):,הצדן - חייב שבמינו ניצוד:,והחובל בהן חייב - דיש להן עור כדמפרש בגמרא והויא ליה חבורה שאינה חוזרת והויא ליה תולדה דשוחט. לוי"ה. ל"א כיון דיש להן עור נצבע העור בדם הנצרר בו דחייב משום צובע:,ושאר שקצים ורמשים - כגון תולעת ונחשים ועקרבים:,החובל בהן פטור - דאין להם עור:,שלא לצורך פטור - דאין במינו ניצוד והויא מלאכה שאינה צריכה לגופה ור' שמעון היא כדמוקי לה בגמ':,חיה ועוף שברשותו - פטור אם צדן שהרי ניצודין ועומדין:,והחובל בהן חייב - דיש להן עור:

גמ' שמונה שרצים יש להן עורות - ופליג אדרבנן דאמרי בהעור והרוטב האנקה הכח והלטאה והחומט עורותיהן מטמאין בכעדשה כבשרן אלמא הני ארבעה לית להו עור:,אלה הטמאים - בתר והאנקה והכח כתיב ודרשינן ה' יתירה דהטמאים לרבות שעורותיהן כבשרן וכתיב אלה למעוטי הנך דקרא קמא החולד והעכבר והצב:,אפילו רבנן מודו - דיש להן עור:

Tossafot

וממאי דפטור ומותר דתנן מחט של יד ליטול בה את הקוץ - למאי דמסיק בריש פ' הנחנקין (סנהדרין דף פה.) דאתיא כר"ש אתי שפיר דמיירי אפילו ודאי חביל ומשום שאינה צריכה לגופה שרי אבל לפי מאי דפריך התם והא דתנן מחט של יד ליטול בה את הקוץ ליחוש דילמא חביל לא פשיט הכא מיניה שפיר דבמפיס מורסא דודאי עושה פתח שמא יהא אסור ואומר ר"י דאפילו למאי דס"ד התם פשיט שפיר דמסתבר דככולי עלמא אתיא אפילו כר' יהודה וכיון דרבי יהודה דאסר בעלמא דבר שאין מתכוין אפילו אינו פסיק רישיה שרי הכא משום צערא דגופא לר"ש נמי במפיס מורסא דהוי מלאכה שאינה צריכה לגופה שרי לכתחילה מהאי טעמא:

מתני' שמנה שרצים החובל בהן חייב - לשון שפי' הקונטר' משום נטילת נשמה עיקר כדפי' בפרק כלל גדול (לעיל שבת דף עה.):,הצדן לצורך חייב - וא"ת מ"ש דאיצטריך הכא למיתני טפי הצדן לצורך חייב בכל חיובי דשבת נמי לא מחייב ר"ש אלא לצורך ואומר ר"י דלהכי תנא ליה הכא לאשמעינן דבשאר שקצים ורמשים שאין להן עור צריך שיתכוין לשום צורך דסתמיה לאו לצורך קיימי אבל בשמונה שרצים דרישא דיש להם עור סתמייהו ניצודין לצורך עורן להכי תני צדן בהדי חובל דמחייב נמי משום עור:,שלא לצורך פטור - פירש רש"י דאין במינו ניצוד ואינו נראה דהא מאן דפטר אין במינו ניצוד פוטר אפילו לצורך אלא יש לפרש דאפילו במינו ניצוד פטור משום דהויא מלאכה שאינה צריכה לגופה ור"ת מחקו מן הפירושים:

אמר שמואל ר' יוחנן בן נורי היא דאמר שמונה שרצים יש להם עור - תימה לר"י דע"כ לא פליגי רבנן עליה דרבי יוחנן אלא לענין טומאה אבל בשבת דילמא מודו ליה דהא עור של עגל הרך הוי כבשר לענין טומאה והחובל בו בשבת חייב וכן עור של עוף מסתמא הוי כבשר שרך הוא ותנן חיה ועוף שברשותו החובל בהן חייב וי"ל דעור של עגל הרך ושל עוף אע"ג דחשיב עור הוי כבשר לענין טומאה משום דרכיכין וראוין לאכילה אבל עור ח' שרצים סבר שמואל דטעמא דרבנן דחשיבי ליה כבשר משום דאזלי בתר גישתא כדמפרש בהעור והרוטב (חולין דף קכב:) ולא משום רכיכות דלא רכיך כולי האי וכיון דלית להו ממשות עור החובל בהן פטור כמו בשאר שקצים ורמשים:,ע"כ לא פליגי רבנן אלא לענין טומאה דכתיב אלה הטמאים - וא"ת והא מסקינן בפ' העור והרוטב (שם) דבגישתא קמיפלגי ופי' בקונט' התם דרבנן לא דרשי הטמאים ואיכא למימר דרב דהכא לטעמיה דתני התם תנשמת ולא אזיל בתר גישתא ומיהו בלאו הכי א"א לומר התם כדפי' הקונטרס דאמאי איצטריך למימר התם רב תנא הוא ופליג והא ע"כ ברייתא דדריש הטמאים קיימא כרב ע"כ נראה דרבנן דמתני' דהתם נמי אית להו דרשה דהטמאים אבל לית להו למינהו הפסיק הענין וכתב הטמאים לרבות ואלה למעט ומוקמינן ריבויא אהנהו ארבע דלית להו גישתא האנקה והכח והלטאה והחומט ורב מרבה כל הנהו דכתיב בתר למינהו וגם תנשמת בכלל וקצת קשה דאמרינן לקמן מאן ת"ק רבי יהודה דאזיל בתר גישתא והא רבנן נמי אזלו בתר גישתא ואפילו הכי דרשי הטמאים וה"נ נימא לרבי יהודה וא"כ נמי נימא עד כאן לא פליג רבי יהודה אלא לענין טומאה דכתיב הטמאים אבל לענין שבת מודה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Shabbat 107a
100%
שבת ק״ז אמַסֶּכֶת שַׁבָּת