AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Sanhedrin

63a

Étude de Sanhedrin 63a

Étude de la Guémara 63a

Guémara
Rabbi Ami dit: Si quelqu'un sacrifie un animal comme offrande idolâtre, brûle de l'encens et verse une libation, tout cela au cours d'un seul oubli, il n'est obligé d'apporter qu'un seul sacrifice pour le péché. Abaye dit: Quelle est la raison de l'opinion du Rabbin Ami? Le verset déclare: « Ne les adorez pas non plus » (Exode 20: 5). Le verset présente tous les différents rites d’adoration comme un seul rite.
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: זִיבַּח וְקִיטֵּר וְנִיסֵּךְ בְּהֶעְלֵם אֶחָד, אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָמַר אַבָּיֵי: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אַמֵּי? אָמַר קְרָא ״לֹא תָעׇבְדֵם״, הַכָּתוּב עֲשָׂאָן כּוּלָּן עֲבוֹדָה אַחַת.
La Guemara demande: Et Abaye dit-il réellement cela? Mais Abaye ne dit-il pas: Pourquoi y a-t-il trois mentions dans la Torah de l’interdiction de s’incliner devant un objet d’adoration d’idole? L’interdiction de s’incliner devant une idole apparaît trois fois: « Tu ne t’inclineras pas devant elles et ne les adoreras pas » (Exode 20:5), « Tu ne t’inclineras pas devant leurs dieux et ne les adoreras pas » (Exode 23:24) et « Car tu ne t’inclineras pas devant aucun autre dieu » (Exode 34:14).
וּמִי אָמַר אַבָּיֵי הָכִי? וְהָאָמַר אַבָּיֵי: שָׁלֹשׁ הִשְׁתַּחֲוָאוֹת בַּעֲבוֹדָה זָרָה לָמָּה?
La raison en est qu'une mention concerne une idole pour laquelle s'incliner est sa manière standard d'adorer, et une mention est une interdiction de s'incliner devant une idole même si s'incliner n'est pas sa manière standard d'adorer, et une autre mention est de diviser l'adoration des idoles en catégories, car chacun est obligé d'apporter une offrande pour chaque type d'adoration qu'il a accompli. De toute évidence, l’opinion d’Abaye n’est pas conforme à la déclaration du rabbin Ami selon laquelle chacun est obligé d’apporter une seule offrande pour le péché pour tous ses actes d’idolâtrie.
אַחַת לִכְדַרְכָּהּ, וְאַחַת שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וְאַחַת לְחַלֵּק.
La Guemara répond: Abaye a exposé sa raison conformément à la déclaration du rabbin Ami, mais lui-même ne le soutient pas.
לִדְבָרָיו דְּרַבִּי אַמֵּי קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.
Sur le fond même de la question, Abaye dit : pourquoi y a-t-il trois mentions dans la Torah de l'interdiction de s'incliner devant un objet d'adoration d'idole ? L'une concerne une idole pour laquelle s'incliner est sa manière standard d'adorer, l'autre est une interdiction de s'incliner devant une idole même si s'incliner n'est pas sa manière standard d'adorer, et une mention sert à diviser l'adoration des idoles en catégories.
גּוּפָא, אָמַר אַבָּיֵי: שָׁלֹשׁ הִשְׁתַּחֲוָאוֹת בַּעֲבוֹדָה זָרָה לָמָּה? אַחַת לִכְדַרְכָּהּ, וְאַחַת שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וְאַחַת לְחַלֵּק.
La Guemara demande : pourquoi un verset serait-il nécessaire pour l'interdiction de s'incliner devant une idole dont l'inclinaison est la manière standard d'adoration ? Cette interdiction est déjà dérivée du verset : « Gardez-vous de vous laisser prendre au piège en les suivant… en disant : Comment ces nations servent-elles leurs dieux, moi aussi je ferai de même » (Devarim 12, 30), qui indique que l'on est passible d'adorer une idole de la même manière que les païens l'adorent.
לִכְדַרְכָּהּ, מֵ״אֵיכָה יַעַבְדוּ הַגּוֹיִם הָאֵלֶּה״ נָפְקָא.
La déclaration d’Abaye doit plutôt être comprise comme suit: Une mention de l’interdiction concerne une idole pour laquelle sa manière typique d’adorer est similaire à l’inclinaison dans la mesure où l’idole est vénérée d’une manière honorable, mais s’incliner n’est pas sa manière typique d’adorer, car elle n’est généralement pas vénérée en s’inclinant. Et une mention est l’interdiction de s’incliner devant une idole même si elle n’est pas du tout similaire à sa manière standard d’adorer. Et une mention est de diviser le culte des idoles en catégories.
אֶלָּא, אַחַת כְּדַרְכָּהּ וְשֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וְאַחַת לְשֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, וְאַחַת לְחַלֵּק.
§ La Michna inclut parmi ceux qui s'adonnent au culte des idoles celui qui déclare qu'il accepte une idole sur lui comme un dieu et celui qui dit à une idole: Tu es mon dieu. Rav Nahman dit que Rabba bar Avuh dit que Rav dit: Un jour, quelqu'un dit à une idole: Tu es mon dieu, il est responsable même s'il ne l'a pas adoré.
הַמְקַבְּלוֹ עָלָיו בֶּאֱלוֹהַּ, הָאוֹמֵר לוֹ ״אֵלִי אַתָּה״. אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ אָמַר רַב: כֵּיוָן שֶׁאָמַר לוֹ ״אֵלִי אַתָּה״ – חַיָּיב.
La Guemara demande: Le transgresseur est passible de quelle punition? S’il est passible de la peine de mort, la déclaration du Rav est superflue, comme cela est indiqué dans la mishna. Rav veut plutôt dire que celui qui le fait involontairement est obligé d’apporter une offrande.
לְמַאי? אִי לִקְטָלָא, מַתְנִיתִין הִיא! אֶלָּא לְקׇרְבָּן.
La Guemara demande: Et cette affirmation est-elle vraie même selon l'opinion des rabbins? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraïta: on est obligé d’apporter une offrande pour le péché pour un culte involontaire des idoles uniquement pour une affaire, une transgression, qui implique une action, par exemple, sacrifier une offrande, ou brûler de l’encens, ou verser une libation, ou s’incliner? Et Reish Lakish dit: Qui est le tanna qui a enseigné le salut parmi ces exemples? C'est Rabbi Akiva, qui dit que nous n'exigeons pas d'action significative pour rendre quelqu'un susceptible d'apporter un sacrifice pour le péché; une action minime suffit. Par déduction, les rabbins, qui ne sont pas d’accord avec Rabbi Akiva, soutiennent que nous avons besoin d’une action significative. Si s’incliner n’est pas considéré comme une action significative, à plus forte raison la parole seule n’est-elle pas considérée comme une action significative.
וַאֲפִילּוּ לְרַבָּנַן? וְהָתַנְיָא: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַעֲשֶׂה, כְּגוֹן זִיבּוּחַ וְקִיטּוּר וְנִיסּוּךְ וְהִשְׁתַּחֲוָאָה. וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַאן תְּנָא הִשְׁתַּחֲוָאָה? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר לָא בָּעֵינַן מַעֲשֶׂה. מִכְּלָל דְּרַבָּנַן סָבְרִי בָּעֵינַן מַעֲשֶׂה.
La Guemara répond: Rav aussi, lorsqu'il déclare que celui qui dit à une idole: Tu es mon dieu, est obligé d'apporter un sacrifice pour le péché, il le déclare selon l'opinion de Rabbi Akiva.
כִּי קָאָמַר רַב נָמֵי, לְרַבִּי עֲקִיבָא קָאָמַר.
La Guemara demande: Si Rav déclare cela selon l’opinion de Rabbi Akiva, n’est-il pas évident que le transgresseur est obligé d’apporter un sacrifice pour le péché? Ceci est identique à la halakha d'un blasphémateur, que Rabbi Akiva oblige à apporter une offrande malgré l'absence d'action.
לְרַבִּי עֲקִיבָא, פְּשִׁיטָא! הַיְינוּ מְגַדֵּף.
Sanhedrin 63a
100%
סנהדרין ס״ג אמַסֶּכֶת סַנְהֶדְרִין