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Traité Sanhedrin

40a

Étude de Sanhedrin 40a

Étude de la Mishna & Guémara 40a

Mishna 1
MISHNA: Le tribunal interrogeait les témoins dans les affaires capitales au moyen de sept interrogatoires, c'est-à-dire de questions interrogatoires, et ces questions étaient les suivantes: Au cours de quelle période de sept ans, c'est-à-dire au cours de quel cycle de sept ans au cours d'un jubilé l'événement s'est-il produit? en quelle année du cycle sabbatique l'événement s'est-il produit; au cours de quel mois l'événement s'est produit; quel jour du mois l'événement s'est-il produit; quel jour de la semaine l'événement s'est-il produit; à quelle heure l'événement s'est-il produit; et à quel endroit l'événement s'est-il produit. Rabbi Yossei dit: Le tribunal interrogeait les témoins avec seulement trois interrogatoires: quel jour l'événement s'est produit, à quelle heure et à quel endroit.
מַתְנִי׳ הָיוּ בּוֹדְקִין אוֹתָן בְּשֶׁבַע חֲקִירוֹת: בְּאֵיזוֹ שָׁבוּעַ, בְּאֵיזוֹ שָׁנָה, בְּאֵיזוֹ חוֹדֶשׁ, בְּכַמָּה בַּחֹדֶשׁ, בְּאֵיזֶה יוֹם, בְּאֵיזוֹ שָׁעָה, בְּאֵיזֶה מְקוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּאֵיזֶה יוֹם, בְּאֵיזוֹ שָׁעָה, בְּאֵיזֶה מָקוֹם.(משנה)
Ils demandaient également: Le reconnaissez-vous comme l’homme qui a commis la transgression? L'avez-vous prévenu? Ils interrogeraient ensuite les témoins sur les détails de l'incident. Par exemple, dans le cas d’un adorateur d’idoles accusé, ils demandent aux témoins: qui, c’est-à-dire quelle idole a-t-il adoré, et de quelle manière l’a-t-il adoré, et ainsi de suite.
מַכִּירִין אַתֶּם אוֹתוֹ? הִתְרֵתֶם בּוֹ? הָעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה: אֶת מִי עָבַד, וּבַמֶּה עָבַד?
C'est une démarche louable pour tous les juges qui multiplient les interrogatoires, c'est-à-dire qui ajoutent des questions sur les détails de l'événement, car cela peut démontrer que les témoins mentent. Un incident se produit et Ben Zakkai interroge les témoins en les interrogeant sur la couleur et la forme des tiges des figues afin de mettre au jour une contradiction entre les témoins.
כָּל הַמַּרְבֶּה בִּבְדִיקוֹת – הֲרֵי זֶה מְשׁוּבָּח. מַעֲשֶׂה וּבָדַק בֶּן זַכַּאי בְּעוּקְצֵי תְּאֵנִים.
La Michna explique: Quelle est la différence entre les interrogatoires et les examens? Concernant les interrogatoires, si l'un des témoins dit: Je ne connais pas la réponse, son témoignage est immédiatement nul. En ce qui concerne les interrogatoires, si l'un dit: je ne connais pas la réponse, et même si deux disent: Nous ne connaissons pas la réponse, leur témoignage tient toujours. Tant en ce qui concerne les interrogatoires que les interrogatoires, au moment où les témoins se contredisent, leur témoignage est nul.
מָה בֵּין חֲקִירוֹת לִבְדִיקוֹת? חֲקִירוֹת – אֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, עֵדוּתָן בְּטֵילָה. בְּדִיקוֹת – אֶחָד אוֹמֵר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וַאֲפִילּוּ שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״אֵין אָנוּ יוֹדְעִין״, עֵדוּתָן קַיֶּימֶת. אֶחָד חֲקִירוֹת וְאֶחָד בְּדִיקוֹת, בִּזְמַן שֶׁמַּכְחִישִׁין זֶה אֶת זֶה – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
La Michna précise: Si un témoin dit que l'événement s'est produit le deuxième du mois, et qu'un autre témoin dit que l'événement s'est produit le troisième du mois, cela n'est pas considéré comme une contradiction et leur témoignage est valable, car il est possible de dire que ce témoin connaît l'ajout d'un jour au mois précédent, et selon son décompte, l'événement s'est produit le deuxième du mois, et ce témoin ne connaît pas l'ajout d'un jour au mois précédent, et selon son décompte, l'événement s'est produit le troisième du mois. mois. Leur témoignage n’est pas considéré comme incongru.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁנַיִם בְּחֹדֶשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁלֹשָׁה בַּחֹדֶשׁ״ – עֵדוּתָן קַיֶּימֶת, שֶׁזֶּה יוֹדֵעַ בְּעִיבּוּרוֹ שֶׁל חֹדֶשׁ, וְזֶה אֵינוֹ יוֹדֵעַ בְּעִיבּוּרוֹ שֶׁל חֹדֶשׁ.
En revanche, si ce témoin dit que l'événement s'est produit le 3 du mois et qu'un témoin dit que l'événement s'est produit le 5 du mois, leur témoignage est nul, car cette disparité ne peut être attribuée à une simple erreur. Leur témoignage n’est donc pas concordant.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁלֹשָׁה״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״בַּחֲמִשָּׁה״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
De même, si un témoin dit que l'événement s'est produit à deux heures, c'est-à-dire la deuxième heure de la journée à partir du lever du soleil, et qu'un autre témoin dit que l'événement s'est produit à trois heures, leur témoignage est valable, car on pourrait raisonnablement se tromper sur ce montant dans l'estimation de l'heure de la journée. Par contre, si l'on dit que l'événement s'est produit à trois heures, et que l'on dit que l'événement s'est produit à cinq heures, leur témoignage est nul.
אֶחָד אוֹמֵר: ״בִּשְׁתֵּי שָׁעוֹת״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּשָׁלֹשׁ שָׁעוֹת״ – עֵדוּתָן קַיֶּימֶת. אֶחָד אוֹמֵר: ״בְּשָׁלֹשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״בְּחָמֵשׁ״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה.
Rabbi Yehouda dit: Dans ce cas également, leur témoignage est valable, car on pourrait raisonnablement se tromper même sur cette durée. Rabbi Yehouda ajoute: Mais si l'on dit que l'événement s'est produit à cinq heures, et que l'on dit que l'événement s'est produit à sept heures, leur témoignage est nul. Ici, la différence est reconnaissable par tous, puisqu'à cinq heures le soleil est à l'est et à sept heures le soleil est à l'ouest, et on ne peut pas se tromper sur ce point. Leur témoignage n’est donc pas concordant.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: קַיֶּימֶת. אֶחָד אוֹמֵר ״בְּחָמֵשׁ״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״בְּשֶׁבַע״ – עֵדוּתָן בְּטֵילָה, שֶׁבְּחָמֵשׁ חַמָּה בַּמִּזְרָח וּבְשֶׁבַע חַמָּה בַּמַּעֲרָב.
La Michna continue: Et ensuite, après que le tribunal ait interrogé le premier témoin, ils font venir le deuxième témoin et l'interrogent. Si les déclarations des témoins s’avèrent concordantes, le tribunal commence à délibérer sur l’affaire. Ils ouvrent les délibérations par un appel à quiconque peut trouver un motif pour acquitter l'accusé. Si l'un des témoins disait: Je peux enseigner une raison pour l'acquitter, ou si l'un des étudiants assis devant les juges disait: Je peux enseigner une raison pour le juger responsable, les juges le font taire, c'est-à-dire le témoin et l'étudiant. La raison en est que ces personnes ne sont pas autorisées à proposer de telles informations. Mais si l'un des étudiants disait: Je peux lui enseigner une raison pour l'acquitter, ils l'élèveraient au siège du tribunal et le placeraient parmi eux, et il ne descendrait pas de là toute la journée, mais s'asseyait et participait à leurs délibérations.
וְאַחַר כָּךְ מַכְנִיסִין אֶת הַשֵּׁנִי וּבוֹדְקִין אוֹתוֹ. אִם נִמְצְאוּ דִּבְרֵיהֶם מְכֻוָּונִים, פּוֹתְחִין בִּזְכוּת. אָמַר אֶחָד מִן הָעֵדִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת״, אוֹ אֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו חוֹבָה״ – מְשַׁתְּקִין אוֹתוֹ. אָמַר אֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת״ – מַעֲלִין אוֹתוֹ וּמוֹשִׁיבִין אוֹתוֹ בֵּינֵיהֶם, וְלֹא הָיָה יוֹרֵד מִשָּׁם כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ.
Si la déclaration de cet étudiant est fondée, le tribunal l'écoute. Et si même l'accusé dit: je peux enseigner une raison pour m'acquitter, le tribunal l'écoute et considère sa déclaration, à condition qu'elle soit fondée.
אִם יֵשׁ מַמָּשׁ בִּדְבָרָיו, שׁוֹמְעִין לוֹ. וַאֲפִילּוּ הוּא אוֹמֵר: ״יֵשׁ לִי לְלַמֵּד עַל עַצְמִי זְכוּת״, שׁוֹמְעִין לוֹ, וּבִלְבַד שֶׁיֵּשׁ מַמָּשׁ בִּדְבָרָיו.
Et si le tribunal a jugé opportun de l'acquitter au cours du délibéré, comme la totalité ou la majorité des juges ont accepté de l'acquitter, ils l'excusent. Mais si une majorité ne juge pas opportun de l'acquitter, elle reporte son verdict au lendemain, puis désigne deux juges pour discuter de l'affaire. Ils minimiseraient leur consommation de nourriture et ne boiraient pas de vin de la journée. Et ils délibéraient toute la nuit, et le lendemain ils se levaient tôt et venaient au tribunal, puis votaient à nouveau et comptaient les votes des juges.
וְאִם מָצְאוּ לוֹ זְכוּת, פְּטָרוּהוּ. וְאִם לָאו, מַעֲבִירִין אוֹתוֹ לְמָחָר, וּמִזְדַּוְּוגִין זוּגוֹת זוּגוֹת. הָיוּ מְמַעֲטִין מִמַּאֲכָל, וְלֹא הָיוּ שׁוֹתִין יַיִן כׇּל הַיּוֹם, וְנוֹשְׂאִין וְנוֹתְנִין כׇּל הַלַּיְלָה. וְלַמׇּחֳרָת מַשְׁכִּימִין וּבָאִין לְבֵית דִּין.
Celui qui hier était d'avis d'acquitter l'accusé dit: J'ai dit d'acquitter, et j'acquitte à ma place, c'est-à-dire que je maintiens ma déclaration d'acquittement. Et celui qui hier était d'avis de le tenir responsable dit: J'ai dit de le tenir responsable, et je le considère responsable à ma place. Celui qui a enseigné hier une raison pour le juger responsable peut ensuite enseigner une raison pour l'acquitter, mais celui qui a enseigné hier une raison pour l'acquitter ne peut pas ensuite enseigner une raison pour le juger responsable. S’ils se sont trompés en la matière, parce qu’un des juges a oublié ce qu’il avait dit la veille, deux scribes des juges, qui ont enregistré les déclarations des juges, le lui rappellent. Si le tribunal juge alors opportun de l'acquitter à l'unanimité, il l'excuse, et si tous les juges ne décident pas de l'acquitter, ils se lèvent pour compter le vote. Si douze juges votent pour l'acquitter et que onze juges le jugent responsable, il est acquitté.
הַמְזַכֶּה אוֹמֵר: ״אֲנִי מְזַכֶּה, וּמְזַכֶּה אֲנִי בִּמְקוֹמִי״. וְהַמְחַיֵּיב אוֹמֵר: ״אֲנִי מְחַיֵּיב, וּמְחַיֵּיב אֲנִי בִּמְקוֹמִי״. הַמְלַמֵּד חוֹבָה מְלַמֵּד זְכוּת, אֲבָל הַמְלַמֵּד זְכוּת אֵינוֹ יָכוֹל לַחְזוֹר וּלְלַמֵּד חוֹבָה. טָעוּ בַּדָּבָר – שְׁנֵי סוֹפְרֵי הַדַּיָּינִין מַזְכִּירִין אוֹתוֹ. אִם מָצְאוּ לוֹ זְכוּת – פְּטָרוּהוּ, וְאִם לָאו – עוֹמְדִים לַמִּנְיָן. שְׁנֵים עָשָׂר מְזַכִּין וְאַחַד עָשָׂר מְחַיְּיבִין – זַכַּאי.
Sanhedrin 40a
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סנהדרין מ׳ אמַסֶּכֶת סַנְהֶדְרִין