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Traité Sanhedrin

31b

Étude de Sanhedrin 31b

Étude de la Guémara 31b

Guémara
elle aurait pu le brûler. Pourquoi n'as-tu pas accepté son témoignage ?
קְלָתֵיהּ!
Rav Nahman lui répondit: Puisque le billet à ordre a été ratifié au tribunal, nous ne disons pas qu'elle est jugée crédible pour en annuler la validité car si elle l'avait voulu, elle aurait pu le brûler. La validité d'un document ratifié n'est pas annulée sans preuve.
כֵּיוָן דְּאִיתַּחְזַק בְּבֵי דִינָא, ״אִיבַּעְיָא קְלָתֵיהּ״ לָא אָמְרִינַן.
Rava a soulevé une objection à la décision du Rav Nahman d'une baraïta: Un reçu [simfon] de remboursement d'une dette sur lequel des témoins sont signés est ratifié par l'intermédiaire de ses signataires. Les témoins attestent que ce sont leurs signatures, et cela est ainsi ratifié. S'il n'y a aucun témoin signé dessus, mais que le récépissé est sorti de la possession d'un tiers agissant comme fiduciaire, ou s'il est sorti après la signature des documents, c'est-à-dire que le récépissé a été inscrit sur le billet à ordre sous le contenu du billet et les signatures des témoins, il est valide. Rava expose son objection: Apparemment, le témoignage d'un tiers agissant en tant qu'administrateur est jugé crédible, car il peut témoigner que le reçu est valide même s'il n'a pas été signé par des témoins.
אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: סִימְפּוֹן שֶׁיֵּשׁ עָלָיו עֵדִים – יִתְקַיֵּים בְּחוֹתְמָיו. אֵין עָלָיו עֵדִים, וְיָצָא מִתַּחַת יְדֵי שָׁלִישׁ, אוֹ שֶׁיָּצָא אַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת – כָּשֵׁר. אַלְמָא שָׁלִישׁ מְהֵימַן!
La Guemara conclut: La réfutation de l’opinion du Rav Nahman est en effet une réfutation concluante.
תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן, תְּיוּבְתָּא.
§ Lorsque Rav Dimi est venu d'Eretz Israël en Babylonie, il a dit que Rabbi Yohanan a dit: On peut toujours apporter une preuve de sa prétention et annuler le verdict précédent, jusqu'à ce que ses prétentions soient stoppées, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il n'ait plus de prétentions, et il dit: Venez, untel et untel, et témoigner en ma faveur, auquel cas ces témoins ne sont pas autorisés à témoigner.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר, עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו וְיֹאמַר: קִרְבוּ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי.
La Guemara demande: Cette question en elle-même est difficile. Lorsque vous dites: Jusqu'à ce que ses prétentions soient stoppées, nous arrivons, c'est-à-dire, à l'opinion des Sages, qui soutiennent dans la Michna qu'une fois qu'un plaideur cesse de présenter ses prétentions, il ne peut plus présenter de prétentions supplémentaires plus tard. Et quand vous dites ensuite: Jusqu'à ce qu'il dise venez, untel et untel, et témoignez en ma faveur, nous arrivons à l'opinion de Rabban Shimon ben Gamliel que ce n'est que dans ce cas que le témoignage n'est pas accepté.
הָא גוּפַאּ קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ ״יִסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו״ – אֲתָאן לְרַבָּנַן, וַהֲדַר אָמְרַתְּ ״קִרְבוּ אִישׁ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי״ – אֲתָאן לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.
Et si vous disiez que l'ensemble de la déclaration est conforme à l'opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, et que Rabbi Yohanan explique sa propre déclaration en disant: Quel est le sens de la phrase: Jusqu'à ce que ses affirmations soient stoppées? Jusqu'à ce qu'il dise: Venez, untel et untel, et témoignez en ma faveur, c'est difficile. Mais Rabba bar bar Ḥana ne dit-il pas que Rabbi Yohanan dit que partout où Rabban Shimon ben Gamliel a enseigné un règlement dans notre Michna, la halakha est conforme à son avis, à l'exception des trois cas suivants: la responsabilité du garant, et l'incident survenu dans la ville de Tzaidan, et le différend concernant les preuves dans le désaccord final? De toute évidence, la halakha est conforme à l’opinion des Sages dans cette affaire.
וְכִי תֵּימָא: כּוּלַּהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וּפָרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ? מַאי ״עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו״? עַד שֶׁיֹּאמַר: קִרְבוּ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְהַעִידוּנִי. וְהָא אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁשָּׁנָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל בְּמִשְׁנָתֵינוּ הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, חוּץ מֵעָרֵב וְצַיְדָן וּרְאָיָה אַחֲרוֹנָה?
La Guemara présente plutôt une autre version de la déclaration de Rabbi Yohanan. Lorsque Rav Chmouel bar Yehuda est venu d'Eretz Israël en Babylonie, il a dit que Rabbi Yohanan a dit: On peut toujours apporter une preuve et annuler le verdict précédent jusqu'à ce que ses prétentions soient stoppées, et les juges lui disent: Amenez des témoins, et il dit: Je n'ai pas de témoins, et ils lui disent: Apportez des preuves, et il dit: Je n'ai aucune preuve. Ceci est conforme à la déclaration des Sages dans la mishna. Mais si des témoins venaient de l’étranger, ou s’il y avait une sacoche [disakkaya] contenant les documents de son père déposés par un autre individu, cas où il n’avait pas connaissance des preuves, il peut présenter ces preuves et annuler le verdict précédent, car il n’y a aucun souci d’artifice.
אֶלָּא, כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר, עַד שֶׁיִּסְתַּתֵּם טַעֲנוֹתָיו וְיֹאמְרוּ לוֹ: ״הָבֵא עֵדִים״, וְאוֹמֵר: ״אֵין לִי עֵדִים״. ״הָבֵא רְאָיָה״, וְאוֹמֵר: ״אֵין לִי רְאָיָה״. אֲבָל בָּאוּ עֵדִים מִמְּדִינַת הַיָּם, אוֹ שֶׁהָיְתָה דִּיסַקַּיָּא שֶׁל אָבִיו מוּפְקֶדֶת בְּיַד אַחֵר – הֲרֵי זֶה מֵבִיא רְאָיָה וְסוֹתֵר.
§ Lorsque Rav Dimi est venu d'Eretz Israël en Babylonie, il a dit que Rabbi Yohanan a dit: À propos de celui qui attaque un autre en jugement, c'est-à-dire qui soulève avec ténacité des réclamations légales contre un autre, et l'un des plaideurs dit: Allons au tribunal ici dans notre région, et l'autre dit: Allons au lieu de l'Assemblée, c'est-à-dire au Sanhédrin, ou à une autre Haute Cour, l'ancien plaideur est obligé se rendre au lieu de l'Assemblée.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַתּוֹקֵף אֶת חֲבֵירוֹ בַּדִּין, אֶחָד אוֹמֵר ״נִדּוֹן כָּאן״, וְאֶחָד אוֹמֵר ״נֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד״ – כּוֹפִין אוֹתוֹ וְיֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד.
Rabbi Elazar dit avant lui: Mon maître, si oui, celui qui réclame une dette de cent dinars à un autre doit-il dépenser cent dinars de frais de déplacement et d'hébergement pour les cent dinars qu'il veut percevoir? Au contraire, chacun est obligé de comparaître et d’être jugé devant un tribunal qui préside dans sa propre ville.
אָמַר לְפָנָיו רַבִּי אֶלְעָזָר: רַבִּי, מִי שֶׁנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, יוֹצִיא מָנֶה עַל מָנֶה? אֶלָּא, כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ.
Il a également été rapporté que Rav Safra dit que Rabbi Yohanan dit: À propos de deux qui luttaient pour le jugement, l'un d'eux dit: Allons au tribunal ici, et l'autre dit: Allons au lieu de l'Assemblée, ce dernier plaidant est obligé de comparaître et d'être jugé devant un tribunal qui préside dans sa propre ville. Et si le tribunal local doit interroger une juridiction supérieure sur une question donnée, les juges écrivent à l'Assemblée et la juridiction supérieure envoie sa réponse.
אִיתְּמַר נָמֵי: אָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנֵים שֶׁנִּתְעַצְּמוּ בַּדִּין, אֶחָד אוֹמֵר: ״נִדּוֹן כָּאן״, וְאֶחָד אוֹמֵר: ״נֵלֵךְ לִמְקוֹם הַוַּועַד״ – כּוֹפִין אוֹתוֹ וְדָן בְּעִירוֹ. וְאִם הוּצְרַךְ דָּבָר לִשְׁאוֹל – כּוֹתְבִין וְשׁוֹלְחִין.
Et si l'un des plaideurs dit au tribunal: Écrivez pour quelle raison vous m'avez jugé de cette manière et donnez-le-moi, car je ne me fie pas à votre décision sans explication, les juges l'écrivent et le lui remettent.
וְאִם אָמַר: ״כִּתְבוּ וּתְנוּ לִי מֵאֵיזֶה טַעַם דַּנְתּוּנִי״ – כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין לוֹ.
Sanhedrin 31b
100%
סנהדרין ל״א במַסֶּכֶת סַנְהֶדְרִין