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Traité Sanhedrin

13b

Étude de Sanhedrin 13b

Étude de la Guémara 13b

Guémara
La Guemara répond : ici aussi, la différence entre eux porte sur la question de savoir si le jour de l'équinoxe commence la saison ou si le jour de l'équinoxe conclut la saison — mais leurs avis ne sont pas définis. Bien qu'il ressorte de la baraïta que ces deux tannaïm divergent sur ce point, il n'est pas clair, d'après leurs paroles, quel tanna adopte quelle opinion.
אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יוֹם תְּקוּפָה מַתְחִיל וְיוֹם תְּקוּפָה גּוֹמֵר. וְלָא מְסַיְּימִי.
La baraïta enseigne : le tanna appelé Aherim dit : l'année est intercalée même en raison d'une minorité du mois — et combien vaut cette minorité ? Quatorze jours. La Guemara demande : quel est l'avis d'Aherim ? S'ils estiment que le jour de l'équinoxe conclut la saison, et que nous exigeons aussi que toute la fête ait lieu dans la nouvelle saison, cette condition est remplie même si la saison manque de quinze jours. Rav Shmuel bar Rav Yitzhaq dit : Aherim se placent dans la saison de Nisan. Comme il est écrit : « Observe le mois du printemps et célèbre la Pessa'h » (Devarim 16, 1), on en déduit : préserve le jour de l'équinoxe du printemps, afin qu'il tombe dans le mois de Nisan — c'est-à-dire que l'équinoxe doit survenir pendant la première partie du mois de Nisan, au plus tard le quatorzième, jour du sacrifice pascal.
אֲחֵרִים אוֹמְרִים: מִיעוּטוֹ, וְכַמָּה מִיעוּטוֹ? אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם. מַאי קָסָבְרִי? אִי קָסָבְרִי יוֹם תְּקוּפָה גּוֹמֵר, וְכוּלֵּיהּ חַג בָּעֵינַן – הָאִיכָּא! אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: אֲחֵרִים בִּתְקוּפַת נִיסָן קָיְימִי, דִּכְתִיב: ״שָׁמוֹר אֶת חֹדֶשׁ הָאָבִיב״ – שְׁמוֹר אָבִיב שֶׁל תְּקוּפָה שֶׁיְּהֵא בְּחֹדֶשׁ נִיסָן.
La Guemara demande : dans une telle situation, pourquoi faudrait-il intercaler l'année ? Qu'on intercale plutôt le mois d'Adar en lui ajoutant un jour, ce qui fera tomber le jour de l'équinoxe dans la première moitié de Nisan. Rav Aha bar Yaakov dit : le tanna que la baraïta appelle ici Aherim a calculé « du haut vers le bas », c'est-à-dire du nombre maximum de jours vers le bas, et voici ce qu'il dit : jusqu'à une minorité du mois — si l'équinoxe devait survenir dans les derniers jours de Nisan, le tribunal intercalerait l'année ; et il le ferait aussi si l'équinoxe survenait plus tôt dans le mois, sauf s'il serait assez tôt pour que seule une minorité du mois reste dans la saison précédente. Et combien vaut cette minorité ? Quatorze jours. Mais si l'équinoxe devait survenir le quatorzième, l'année ne serait pas intercalée ; on ajouterait plutôt un jour au mois d'Adar.
וְלִיעַבְּרֵיהּ לַאֲדָר? אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: תַּנָּא מִלְּמַעְלָה לְמַטָּה קָחָשֵׁיב, וְהָכִי קָאָמַר: עַד מִיעוּטוֹ מְעַבְּרִין. וְכַמָּה מִיעוּטוֹ? אַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם.
Ravina dit : en réalité, on peut expliquer qu'Aherim se placent dans la saison de Tishrei et discutent de Soukkot plutôt que de Pessa'h. Aherim estiment que nous exigeons que toute la fête de Soukkot, y compris le premier jour de fête, ait lieu dans la nouvelle saison. Comme Soukkot commence le quinzième de Tishrei, l'équinoxe ne doit pas tomber après le quatorzième. La Guemara demande : comment dire que le premier jour de fête doit aussi être dans la nouvelle saison ? Il est écrit : « la fête de la moisson [hag ha-assif] » (Shemot 23, 16), ce qui ne peut viser que les jours intermédiaires de Soukkot, puisque la récolte est interdite un jour de fête. La Guemara répond : ils interprètent le verset ainsi : la fête qui arrive au temps de la moisson, c'est-à-dire à l'automne.
רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם אֲחֵרִים בְּתִשְׁרִי קָיְימִי, וְקָסָבְרִי אֲחֵרִים כּוּלֵּיהּ חַג בָּעֵינַן, וְיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן. יוֹם טוֹב רִאשׁוֹן? ״חַג הָאָסִיף״ כְּתִיב! חַג הַבָּא בִּזְמַן אֲסִיפָה.
§ La Michna enseigne : la sémikha [imposition des mains] par les Anciens se fait par un tribunal de trois juges selon Rabbi Shimon, et de cinq selon Rabbi Yehouda. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : le verset dit : « Et les anciens de l'assemblée poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel » (Vayikra 4, 15). On pourrait penser que le verset désigne n'importe quels anciens du marché, c'est-à-dire des personnes qui ne sont pas membres du Sanhédrin. C'est pourquoi le verset précise : « les anciens de l'assemblée [edah] », c'est-à-dire parmi les dirigeants et juges du peuple.
סְמִיכַת זְקֵנִים. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְסָמְכוּ זִקְנֵי״ – יָכוֹל זִקְנֵי הַשּׁוּק? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עֵדָה״.
S'il avait seulement écrit « assemblée », on pourrait penser qu'il s'agit des membres mineurs de l'assemblée, c'est-à-dire du petit Sanhédrin. C'est pourquoi le verset précise : « l'assemblée [ha-edah] », ce qui indique les membres distinctifs de l'assemblée, c'est-à-dire du Grand Sanhédrin. Et combien doivent-ils être ? Le verset dit « poseront [ve-samkhu] » au pluriel, ce qui indique un minimum de deux ; « anciens [ziqnei] » au pluriel, indiquant deux autres ; et comme un tribunal ne peut être composé d'un nombre pair de juges, on leur ajoute un membre supplémentaire — voici cinq juges ; c'est l'avis de Rabbi Yehouda. Rabbi Shimon dit : le verset dit « anciens », indiquant deux ; et comme un tribunal ne peut être composé d'un nombre pair, on leur ajoute un membre supplémentaire — voici trois juges.
אִי ״עֵדָה״ – יָכוֹל קְטַנֵּי עֵדָה? תַּלְמוּד לוֹמַר ״הָעֵדָה״ – מְיוּחָדִין שֶׁבָּעֵדָה. וְכַמָּה הֵן? ״וְסָמְכוּ״ – שְׁנַיִם, ״זִקְנֵי״ – שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶם עוֹד אֶחָד, הֲרֵי כָּאן חֲמִשָּׁה. דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״זִקְנֵי״ – שְׁנַיִם, וְאֵין בֵּית דִּין שָׁקוּל מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן עוֹד אֶחָד, הֲרֵי כָּאן שְׁלֹשָׁה.
La Guemara demande : mais selon Rabbi Shimon, n'est-il pas écrit « et les anciens de l'assemblée poseront » ? Ce mot devrait entrer dans la dérivation. La Guemara répond : ce mot est nécessaire pour la matière elle-même, afin d'indiquer que les anciens de l'assemblée doivent poser leurs mains sur le taureau, et n'est donc pas partie de la phrase dont on déduit le nombre de juges. La Guemara demande : et que répond Rabbi Yehouda ? La Guemara répond : ce mot n'est pas nécessaire pour la matière elle-même — car s'il en était ainsi, que la phrase « et les anciens de l'assemblée poseront » ne vienne pas pour être interprétée, il suffirait d'écrire : « les anciens de l'assemblée, leurs mains sur la tête du taureau », et l'on comprendrait que les anciens posent leurs mains sur la tête du taureau.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָכְתִיב ״וְסָמְכוּ״? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְגוּפֵיהּ. וְרַבִּי יְהוּדָה? לְגוּפֵיהּ לָא צְרִיךְ, דְּאִם כֵּן דְּלָא אָתֵי ״וְסָמְכוּ״ לִדְרָשָׁה, לִיכְתּוֹב ״זִקְנֵי הָעֵדָה יְדֵיהֶם עַל רֹאשׁ הַפָּר״.
Et que répond Rabbi Shimon à cette objection ? La Guemara répond : s'il était écrit ainsi, je dirais : que signifie « sur [al] la tête du taureau » ? Cela signifie à côté de la tête du taureau, car le terme al signifie souvent « près de » ou « à proximité de ». Et que répond Rabbi Yehouda ? Il apprend que les mains sont posées directement sur la tête du taureau par une analogie verbale entre le mot « tête [rosh] » de ce verset et « tête » écrit dans le verset traitant de l'holocauste, où la halakha exige que celui qui apporte l'offrande pose littéralement et avec force ses mains sur la tête de l'animal. Et que répond Rabbi Shimon ? Il n'apprend pas cette analogie verbale entre « tête » du verset sur les anciens et « tête » du verset sur l'holocauste, car il n'a pas reçu cette tradition de ses maîtres.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, אִי כְּתִיב הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא: מַאי ״עַל״? בְּסָמוּךְ. וְרַבִּי יְהוּדָה גָּמַר ״רֹאשׁ״ ״רֹאשׁ״ מֵעוֹלָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לָא גָּמַר ״רֹאשׁ״ ״רֹאשׁ״ מֵעוֹלָה.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraïta (Tosefta 10, 15) : la sémikha et la sémikha par les Anciens se font par trois juges. Qu'est-ce que la sémikha, et qu'est-ce que la sémikha par les Anciens ? Il est clair que l'un de ces termes désigne les anciens posant leurs mains sur le taureau offert pour un péché involontaire de la communauté — mais que signifie l'autre expression ? Rabbi Yohanan dit : il s'agit de l'ordination des anciens [semikhat hakhameïm], c'est-à-dire nommer des Sages et leur conférer le titre de Rabbi.
תָּנָא: סְמִיכָה וּסְמִיכַת זְקֵנִים בִּשְׁלֹשָׁה. מַאי סְמִיכָה וּמַאי סְמִיכַת זְקֵנִים? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִיסְמַךְ סָבֵי.
Abaye dit à Rav Yosef : d'où déduisons-nous que l'ordination des anciens se fait par trois juges ? Si l'on dit que c'est du fait qu'il est écrit à propos de Moshe ordonnant Yehoshoua : « Il posa ses mains sur lui et le commanda » (Bamidbar 27, 23), il devrait suffire qu'un seul homme ordonne le nouveau Sage, comme Moshe ordonna Yehoshoua. Et si tu disais : Moshe se tenait à la place de soixante et onze, c'est-à-dire qu'aucun Sage des générations ultérieures ne pourrait remplacer Moshe, et que seul le Grand Sanhédrin peut remplir ce rôle — il faudrait alors que chaque ordination requière soixante et onze juges. La Guemara répond : la question est difficile ; il n'y a pas de source claire pour cette halakha.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מִיסְמַךְ סָבֵי בִּשְׁלֹשָׁה מְנָלַן? אִילֵּימָא מִדִּכְתִיב ״וַיִּסְמֹךְ אֶת יָדָיו עָלָיו״, אִי הָכִי תִּסְגֵּי בְּחַד! וְכִי תֵּימָא מֹשֶׁה בִּמְקוֹם שִׁבְעִים וְחַד קָאֵי, אִי הָכִי לִיבְעֵי שִׁבְעִים וְחַד! קַשְׁיָא.
Rav Aha, fils de Rava, dit à Rav Ashi : ordonne-t-on littéralement de la main ? Rav Ashi lui répond : on ordonne par le nom, en l'annonçant publiquement ; on l'appelle « Rabbi », et on lui donne la permission de juger les affaires impliquant des lois de pénalités [qenasot].
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: בִּידָא מַמָּשׁ סָמְכִין לֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: סָמְכִין לֵיהּ בִּשְׁמָא, קָרוּ לֵיהּ ״רַבִּי״, וְיָהֲבִי לֵיהּ רְשׁוּתָא לְמֵידַן דִּינֵי קְנָסוֹת.
La Guemara demande : et un seul homme seul ne peut-il pas ordonner un rabbin ? Mais Rav Yehouda ne dit-il pas au nom de Rav : en vérité [beram], cet homme sera rappelé favorablement, et Rabbi Yehouda ben Bava est son nom — car sans lui, les lois de pénalités auraient été oubliées du peuple juif. La Guemara conteste cette assertion : les lois de pénalités auraient-elles vraiment été oubliées ? Qu'on les étudie, et elles ne seront pas oubliées. Plutôt, son intention était de dire que
וְחַד לָא סָמֵיךְ? וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּרַם, זָכוּר אוֹתוֹ הָאִישׁ לַטּוֹב, וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא שְׁמוֹ, שֶׁאִילְמָלֵא הוּא נִשְׁתַּכְחוּ דִּינֵי קְנָסוֹת מִיִּשְׂרָאֵל. נִשְׁתַּכְחוּ? נִגְרוֹסִינְהוּ! אֶלָּא

Rachi

איכא בינייהו - דלר' יהודה יום תקופה גומר ואפילו לא חסרה אלא עשרים ונפלה בכ"א ליכא מקצת חג ולר' יוסי יום תקופה מתחיל ואם נפלה בכ"א איכא מקצת חג עד שתחסר כ"א ותפול חדשה בכ"ב והוה ששה עשר לפני הפסח דהוי ההיא לפני החג חסירה כ"א הוא דמעברין אבל חסירה בציר מהכי לא:,ולא מסיימי - אין סימן איזה מהן קאמר ששה עשר חסירה ובי"ז תפול מעברין אבל נפלה בט"ז אין מעברין דיום תקופה מתחיל ואיכא כוליה חג וחד מינייהו קאמר אפילו נפלה בט"ז מעברין דיום תקופה גומר וליכא כוליה חג ואע"ג דתרוייהו אמרי כחדא ששה עשר חד קאי אחיסרון וחד קאי אנפילה ולא ידעינן הי מינייהו:

שמור את חודש האביב שמור אביב של תקופה שיהא בחודש ניסן - שמור תקופת חדש ניסן של חמה שיהא בתוך חידושה של לבנה אביב הוא ניסן של חמה שאין ניסן קרוי אביב אלא על פי בישול התבואה שמתבכרת בו וכל ביכור התבואה ועתי הקיץ והחורף לחשבון החמה הם ואמר רחמנא שמור שיהא חדש ניסן של חמה נמשך לתוך ימי חידושה של לבנה דכתיב חדש ואין לשון חידוש נופל אלא על לבנה המתחדשת ואשמועינן שיהא ניסן של חמה נמשך בתוך ימי חידוש הלבנה במקצת וכמה הן ימי חידושה י"ד ימים מכאן ואילך היא ישנה:

וליעברה לאדר - ולידחייה לפסח חד יומא ואי נמי מיקלע פסח בבד"ו לא איכפת לן דהא דלא עבדינן פסח בבד"ו טעמא משום תשרי הוא והיכא דלא אפשר מוטב דלעבריה לאדר וליקלע בבד"ו וניעבר בקייטא חד ירחא חסר טפי מכסדרן וניהדר לתשרי בדוכתא ביום הגון ולא ניעברוה לשתא למידחינהו לכולהו מועדות חדש שלם:,תנא - דאחרים מלמעלה למטה קחשיב וה"ק מעברין עד מיעוטה ולא מיעוטה בכלל כלומר אם תחסר תקופת טבת י"ח ימים או י"ז או ט"ז או ט"ו ותפול תקופת ניסן ביום ט"ז מעברין אבל אם חסרה י"ד ונפול תקופת ניסן בט"ו אין מעברין דמעברין לאדר ותפול תקופת ניסן בי"ד ויום תקופה מתחיל ויעשה פסח בתקופה חדשה:

לעולם בתשרי קיימי - ומשום הכי ליכא לתקוני מילתא בעבורי ירחי ומדחייא חד יומא למועד כדמפרש לעיל דתשרי לא מידחי חד יומא הוא ודאמרינן הא איכא כולה חול המועד בתקופה חדשה קסברי אחרים כוליה חג בעינן ואפילו יו"ט ראשון בתקופה חדשה ויום תקופה גומר הלכך כי נפלה תקופה בט"ו מעברינן:,חג האסיף כתיב - חולו של מועד משמע ומשנינן אחרים הכי משמע להו קרא חג האסיף חג הבא בזמן אסיפה דהיינו סוכות יהא בתקופה חדשה:

זקני השוק - שאינן מסנהדרין:

קטני עדה - מסנהדרי קטנה:,מיוחדין שבעדה - סנהדרי גדולה:

על בסמוך - ולא צריך למיסמך ממש כתב רחמנא וסמכו ממש: ולר"י משום סמיכה ממש לא איצטריך וסמכו אלא ליכתוב את ידיהם על ראש ואנא גמיר ראש ראש מוסמך ידו על ראש העולה (ויקרא א׳:ד׳):

מיסמיך סבי - לקרות להם רבי:

במקום שבעים וחד קאי - לפי שהיה משה ראש להם ושקול ככולם:

בידא ממש סמכי ליה - בלשון בעיא גרסינן ליה כלומר מי בעו לאתנוחי ידייהו על רישיה דסבא:,למידן דיני קנסות - דאלהים כתיב (שמות כב) דמשמע דייני מומחין והיינו סמוכין ובשאר דיני ממונות לא בעינן מומחין כדאוקימנא בריש פירקין (סנהדרין דף ב:) משום נעילת דלת והיכא דליכא נעילת דלת כגון בד' שומרין וגזילות דיינינן בבבל אע״ג דליכא סמוכין דשליחותייהו קא עבדינן כדמפרש בהחובל (ב״ק דף פד:) אבל בקנסא לא עבדינן שליחותייהו משום דלא שכיחא ולית בה חסרון כיס:

Tossafot

איכא בינייהו יום תקופה גומר ויום תקופה מתחיל ולא מסיימי - לא שייך כאן תנא בתרא לטפויי אתא כיון דמפסיק שאר תנאי דקאתי לטפויי עלייהו וכן איתא בפרק במה מדליקין (שבת כד.) גבי איכא בינייהו דרב ברונא ולא מסיימי:

שמור את חדש כו' שמור אביב של תקופה שיהיה בחדש ניסן - פי' בקונטרס אביב של תקופת ניסן היינו ניסן של חמה שיהא בתוך ימי חידוש של לבנה במקצת וכמה ימי חידוש י"ד ומכאן ואילך היא ישנה וקשה דאם כן מאי קשה ליה וליעברוה לאדר לימא דקסברי יום תקופה גומר דאי נמי מעברי' לאדר ונדחייה חד יומא נופל תקופה בי"ד ומתחיל ניסן של חמה בט"ו ולא הוי בתוך ימי חידושה של לבנה ועוד משמע בפרק היו בודקין (לקמן סנהדרין דף מא:) דחידושה של לבנה ממשיך עד ט"ו דא"ר יוחנן עד מתי מברכין על החדש עד שתתמלא פגימתה ומפרשי נהרדעי עד ט"ז ונ"ל דקסברי אחרים יום תקופה גומר וחידושה של לבנה עד ט"ו הלכך כשנופלת תקופת ניסן בט"ו מעברין דליכא תקופת ניסן של חמה בחידוש של לבנה כלל ופריך לעברוה לאדר כדי שתפול תקופה בי"ד וביום ט"ו מתחיל ניסן של חמה דאיכא יום אחד בחידוש של לבנה והא דאמר בשילהי פ"ק דראש השנה (ד' כא.) כי חזית דמשכה תקופת טבת עד שיתסר בניסן לעברה להאי שתא ולא תיחוש לה דכתיב שמור את חדש האביב שמור אביב של תקופה כו' נ"ל אפילו בנופלת ביום ט"ז גופיה קאמר וקסבר יום תקופה גומר אפי' דכי מעברת לאדר ונופל בט"ו ליכא אביב של תקופה בחידוש דניסן אבל אי משכה עד ט"ו מעברין לאדר ולא מעברינא ליה לשתא והא דקאמר לא תיחוש לה היינו לומר דאחרים היא יחידאה היא ואין הלכה כמותו כדפי' שם בקונטרס ומיהו התם קשה למה לי טעמא משום אביב של תקופה תיפוק ליה משום תקופת תשרי דכשנופלת תקופת ניסן ביום ט"ז נופלת תקופת תשרי פעמים בכ"א פעמים בכ"ב ואפילו תפול תקופת תשרי בכ"א ליכא אפילו מקצת חג בתקופה חדשה דהא סבר יום תקופה גומר ולפר"ת אתי שפיר דכי משכה תקופת טבת עד שיתסר בניסן ונפלה בתחלת הלילה או בו' שעות בלילה א"צ לעבר משום תקופת תשרי דסגי דנעבר יום א' אדר או אלול ותפול תקופת תשרי בכ' בו ומיהו לפירוש הקונטרס נמי י"ל דאתא למימר דהתם דוקא כי משכה עד שיתסר עברה אבל אם נופלת בחמיסר לא תעברה אפילו נופלת בתחלת היום או בו' שעות ביום אלא ניעבריה לאדר אף על גב דתקופת תשרי נופלת בכ"א לא תיחוש דקיימא לן כאחרים דלא חיישינן לתקופת תשרי דלא דריש חג האסיף:

וליעבריה לאדר - אפילו לפר"ת דפריך לכולהו תנאי מוכח מתוך תירוצו של רב אחא בר יעקב דלאחרים נמי פריך ותימה מאי קושיא הא רבה בר שמואל תני בסוף פ"ק דר"ה (דף כ.) יכול כשם שמעברין את השנה לצורך כך מעברין את החדש לצורך ת"ל החדש הזה כזה ראה וקדש ואמר רבא האי דתנא רבה בר שמואל אחרים היא דתניא אחרים אומרים אין בין עצרת לעצרת ואין בין ר"ה לר"ה אלא ד' ימים בלבד:

רבינא אמר לעולם אחרים בתשרי קיימי - לאו לשנויי קושיא דליעבריה לאדר קאתי כדפרישית לעיל:

יכול זקני השוק - כאן מוכח דזקני משמע הדיוטות וכן לקמן גבי עריפה אמרינן אי כתב זקני ה"א זקני השוק וכן בריש מצות חליצה (יבמות דף קא. ושם) מרבים הדיוטות מדכתיב זקני עירו וקשה דבפ' עגלה ערופה (סוטה דף מד:) תנן נמצא סמוך לעיר שאין בה ב"ד לא היו מודדין ומפרש בגמרא דזקני העיר בעינן וליכא וי"ל דזקני העיר שאני דמשמע המיוחדים שבעיר כדדרשינן הכא העדה המיוחדים שבעדה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Sanhedrin 13b
100%
סנהדרין י״ג במַסֶּכֶת סַנְהֶדְרִין