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Traité Rosh Hashana

6b

Étude de Rosh Hashana 6b

Étude de la Guémara 6b

Guémara
…dans un cas où le petit était malade à Atséret (Chavouot) — il ne put donc être offert qu'à la fête suivante. Rav Achi donne une autre explication : que signifie « nous avons mangé son petit comme chelamim à la fête » ? Non pas Souccot (sens habituel de « la fête »), mais Chavouot. Plus aucune difficulté alors.
שֶׁהָיָה חוֹלֶה בָּעֲצֶרֶת. רַב אָשֵׁי אָמַר: מַאי ״וְאָכַלְנוּ וְלָדָהּ שְׁלָמִים בֶּחָג״ דְּקָתָנֵי — חַג הַשָּׁבוּעוֹת.
Et l'autre [Rav Zvid] ? Il soutient que partout où le Tana enseigne une loi de « Pessa'h », il enseigne celle de Chavouot par le mot « Atséret » — le mot « 'Hag » (la fête) étant réservé à Souccot.
וְאִידַּךְ: כֹּל הֵיכָא דְּתָנֵי פֶּסַח, תָּנֵי עֲצֶרֶת.
Rava dit : une fois trois fêtes passées, on transgresse « tu ne tarderas pas » CHAQUE jour. Objection (baraïta) : tant pour le premier-né que pour toutes les choses consacrées — dès qu'une année a passé sans [trois] fêtes, ou trois fêtes sans [qu'une] année [ne s'écoule], on transgresse « tu ne tarderas pas ».
אָמַר רָבָא: כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עָלָיו שְׁלֹשָׁה רְגָלִים, בְּכׇל יוֹם וָיוֹם עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. מֵיתִיבִי: אֶחָד בְּכוֹר, וְאֶחָד כׇּל הַקֳּדָשִׁים, כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶם שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים, רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
Quelle est la force de cette objection [contre Rava] ? Rav Kahana dit : celui qui objecte objecte bien — car le Tana cherche à ajouter des interdits ; si Rava avait raison, qu'il enseigne donc aussi : « chaque jour il transgresse ».
וְהַאי מַאי תְּיוּבְתֵּיהּ? אָמַר רַב כָּהֲנָא: מַאן דְּקָא מוֹתֵיב — שַׁפִּיר קָא מוֹתֵיב: מִכְּדֵי תַּנָּא אַלָּאוֵי קָא מְהַדַּר, לִיתְנֵי: בְּכׇל יוֹם וָיוֹם עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
Et l'autre [Rava] ? Le Tana cherche seulement à ÉTABLIR [l'acte] comme interdit (à en poser les bornes), non à multiplier les interdits une fois l'acte établi comme tel.
וְאִידַּךְ — תַּנָּא לְמִיקְבְּעֵיהּ בְּלָאו קָא מְהַדַּר, בְּלָאוֵי יְתֵירִי לָא קָא מְהַדַּר.
Le texte même : premier-né et toutes choses consacrées — une année sans [trois] fêtes, ou trois fêtes sans année → on transgresse. Soit, « trois fêtes sans année » se conçoit [trois fêtes en un demi-an, de Pessa'h à Souccot]. Mais « une année sans [trois] fêtes », comment le trouver ?
גּוּפָא: אֶחָד בְּכוֹר וְאֶחָד כׇּל הַקֳּדָשִׁים, כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶם שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים, רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. בִּשְׁלָמָא רְגָלִים בְּלֹא שָׁנָה מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ, אֶלָּא שָׁנָה בְּלֹא רְגָלִים הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
Cela va bien pour qui exige les trois fêtes DANS LEUR ORDRE [ex. : vœu peu avant Chavouot → l'année s'achève avant le Chavouot suivant, mais les trois fêtes dans l'ordre seulement à Souccot]. Mais pour qui n'exige pas l'ordre, comment trouver une année sans trois fêtes ?
הָנִיחָא לְמַאן דְּאִית לֵיהּ כְּסִדְרָן, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ. אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ כְּסִדְרָן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
Soit : selon Rabbi [Yehouda haNassi], on le trouve dans une année embolismique (à 13 mois). Comme il est enseigné, sur « une année entière » (à propos des maisons de villes murées, Vayikra 25, 30) : Rabbi dit qu'on compte 365 jours, comme l'année solaire.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּשָׁנָה מְעוּבֶּרֶת. דְּתַנְיָא: ״שָׁנָה תְּמִימָה״, רַבִּי אוֹמֵר: מוֹנֶה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת וְשִׁשִּׁים וַחֲמִשָּׁה יוֹם כְּמִנְיָן יְמוֹת הַחַמָּה,
Et les Sages disent : on compte douze mois de date à date ; et si l'année est embolismique, le mois ajouté profite [au vendeur — soit 13 mois]. Selon Rabbi, on trouve donc [une année sans trois fêtes] si l'on a consacré après Pessa'h : à la fin du second Adar [d'une année embolismique], l'année est complète mais les trois fêtes ne le sont pas. Mais selon les Sages, comment le trouver ?
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מוֹנֶה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ מִיּוֹם לְיוֹם, וְאִם נִתְעַבְּרָה שָׁנָה — נִתְעַבְּרָה לוֹ. מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ לְרַבִּי דְּאַקְדְּשַׁהּ בָּתַר חַג הַמַּצּוֹת, דְּכִי מְטָא שִׁילְהֵי אֲדָר בָּתְרָאָה — שָׁנָה מַלְיָא, רְגָלִים לָא מְלוּ. אֶלָּא לְרַבָּנַן, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?
Comme l'a enseigné Rav Chemaya : Chavouot tombe parfois le 5 Sivan, parfois le 6, parfois le 7. Comment ? Si Nissan et Iyar sont tous deux pleins (30 jours) → le 5 ; tous deux courts (29 jours) → le 7 ; l'un plein, l'autre court → le 6. [Ainsi : vœu le lendemain d'un Chavouot tombé le 5, puis l'année suivante Chavouot le 7 → une année entière a passé sans trois fêtes.]
כִּדְתָנֵי רַב שְׁמַעְיָה: עֲצֶרֶת פְּעָמִים חֲמִשָּׁה, פְּעָמִים שִׁשָּׁה, פְּעָמִים שִׁבְעָה. הָא כֵּיצַד? שְׁנֵיהֶן מְלֵאִין — חֲמִשָּׁה, שְׁנֵיהֶן חֲסֵרִין — שִׁבְעָה, אֶחָד מָלֵא וְאֶחָד חָסֵר — שִׁשָּׁה.
Et quel Tana conteste Rav Chemaya ? C'est A'herim, qui enseignent : entre un Chavouot et le suivant, comme entre un Roch Hachana et le suivant, il n'y a que quatre jours [de la semaine] d'écart ; et si l'année est embolismique, cinq.
וּמַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַב שְׁמַעְיָה — אֲחֵרִים הִיא. דְּתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: אֵין בֵּין עֲצֶרֶת לַעֲצֶרֶת, אֵין בֵּין רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה, אֶלָּא אַרְבָּעָה יָמִים בִּלְבַד. וְאִם הָיְתָה שָׁנָה מְעוּבֶּרֶת — חֲמִשָּׁה.
Rabbi Zéra demande : un héritier, qu'en est-il pour « tu ne tarderas pas » [tarde-t-il pour le vœu de son père] ? Le Miséricordieux dit « quand TU voueras un vœu » — or lui n'a pas voué ; ou bien « là tu viendras et là vous apporterez » — et lui est tenu d'apporter [les offrandes de son père] ?
בָּעֵי רַבִּי זֵירָא: יוֹרֵשׁ, מַהוּ בְּ״בַל תְּאַחֵר״? ״כִּי תִדּוֹר נֶדֶר״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהָא לָא נְדַר, אוֹ דִלְמָא: ״וּבָאתָ שָּׁמָּה וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״, וְהָא מִיחַיַּיב.
Rosh Hashana 6b
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ראש השנה ו׳ במַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה