AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Rosh Hashana

6a

Étude de Rosh Hashana 6a

Étude de la Guémara 6a

Guémara
…car cela se déduit de ce qu'a dit ben Azzaï, comme il est enseigné dans une baraïta : ben Azzaï dit — le verset dit « Si l'on mange de la chair de son sacrifice de paix le troisième jour, il ne sera pas agréé ; il ne sera pas compté à celui qui l'offre : c'est piggoul » (Vayikra 7, 18).
מִדְּבֶן עַזַּאי נָפְקָא, דְּתַנְיָא: בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: ״אוֹתוֹ״
Que vient enseigner le mot « lui » (oto) ? Puisqu'il est dit ailleurs « tu ne tarderas pas à l'acquitter » (Devarim 23, 22), j'aurais pu comprendre que même celui qui tarde à acquitter son vœu tombe sous « il ne sera pas agréé ». Le verset dit donc « lui » : lui — [l'offrande rendue piggoul] — relève de « il ne sera pas agréé », mais celui qui tarde à son vœu ne relève pas de « il ne sera pas agréé ».
מַה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אַף מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּ״בַל יֵרָצֶה״, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹתוֹ״ — אוֹתוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״, וְאֵין מְאַחֵר נִדְרוֹ בְּ״לֹא יֵרָצֶה״,
La Guemara rejette ce qui précède ; l'explication du verset est plutôt : « et il y aurait en toi un péché » — un péché en TOI, et non un péché en ta femme.
אֶלָּא: ״בְּךָ חֵטְא״ — וְלֹא בְּאִשְׁתְּךָ חֵטְא.
Il était nécessaire de préciser que le retard n'est pas imputé aux autres membres du foyer, pour la raison suivante. On aurait pu penser, puisque Rabbi Yo'hanan — d'autres disent Rabbi Eléazar — a dit : la femme d'un homme ne meurt que lorsqu'on lui réclame de l'argent qu'il n'a pas, comme il est dit « si tu n'as pas de quoi payer, pourquoi prendrait-il ta couche de dessous toi ? » (Michlé 22, 27) — qu'ainsi, pour le péché de « tu ne tarderas pas » aussi, sa femme meure. Le verset enseigne qu'il n'en est rien : ce péché n'est imputé qu'à lui seul.
סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְאִי תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵין אִשְׁתּוֹ שֶׁל אָדָם מֵתָה אֶלָּא אִם כֵּן מְבַקְּשִׁין מִמֶּנּוּ מָמוֹן וְאֵין לוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם אֵין לְךָ לְשַׁלֵּם לָמָּה יִקַּח מִשְׁכָּבְךָ מִתַּחְתֶּיךָ״, אֵימָא בְּהַאי עָוֹן דְּ״בַל תְּאַחֵר״ נָמֵי אִשְׁתּוֹ מֵתָה, קָא מַשְׁמַע לַן.
Nos Maîtres ont enseigné : « Ce qui sort de tes lèvres, tu le garderas et le feras, comme tu l'as voué en don volontaire à l'Éternel ton D.ieu, ce que tu as promis de ta bouche » (Devarim 23, 24). « Ce qui sort de tes lèvres » — c'est une mitsva positive. « tu garderas » — c'est un interdit. « tu feras » — une injonction au tribunal (beit din) de te contraindre [à l'accomplir]. « comme tu l'as voué » — c'est le vœu (neder). « à l'Éternel ton D.ieu » — ce sont les hatat, acham, olot et chelamim. « en don volontaire » — au sens littéral (nedava). « ce que tu as promis » — ce sont les consécrations pour l'entretien du Temple (bedek habayit). « de ta bouche » — c'est la tsédaka.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״ — זוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה, ״תִּשְׁמוֹר״ — זוֹ מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה, ״וְעָשִׂיתָ״ — אַזְהָרָה לְבֵית דִּין שֶׁיְּעַשּׂוּךְ, ״כַּאֲשֶׁר נָדַרְתָּ״ — זֶה נֶדֶר, ״לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת עוֹלוֹת וּשְׁלָמִים, ״נְדָבָה״ — כְּמַשְׁמָעוֹ, ״אֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ״ — אֵלּוּ קׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת, ״בְּפִיךְ״ — זוֹ צְדָקָה.
Le Maître a dit : « ce qui sort de tes lèvres » = mitsva positive. Pourquoi en ai-je besoin ? Elle se déduit déjà de « là tu viendras… et là vous apporterez… » (Devarim 12, 5-6) ! Et : « tu garderas » = interdit. Pourquoi ? Il se déduit déjà de « tu ne tarderas pas à l'acquitter » (Devarim 23, 22) !
אָמַר מָר: ״מוֹצָא שְׂפָתֶיךָ״ — זוֹ מִצְוַת עֲשֵׂה. לְמָה לִי? מִ״וּבָאתָ שָּׁמָּה ... וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״ נָפְקָא! ״תִּשְׁמוֹר״ — זוֹ מִצְוַת לֹא תַעֲשֶׂה. לְמָה לִי? מִ״לֹּא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ נָפְקָא!
« tu feras » = injonction au beit din de te contraindre. Pourquoi en ai-je besoin ? Cela se déduit de « il l'offrira » (Vayikra 1, 3), car il est enseigné : « il l'offrira » — on le contraint. Serait-ce malgré lui ? Le verset dit « selon sa volonté » (Vayikra 1, 3). Comment ? On le contraint jusqu'à ce qu'il dise « je veux ». [Puisque tout cela est déjà connu, à quoi bon répéter ?]
״וְעָשִׂיתָ״ — אַזְהָרָה לְבֵית דִּין שֶׁיְּעַשּׂוּךְ. לְמָה לִי? מִ״יַּקְרִיב אוֹתוֹ״ נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״יַקְרִיב אוֹתוֹ״ — מְלַמֵּד שֶׁכּוֹפִין אוֹתוֹ. יָכוֹל בְּעַל כׇּרְחוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לִרְצוֹנוֹ״, הָא כֵּיצַד? כּוֹפִין אוֹתוֹ עַד שֶׁיֹּאמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.
[Réponse :] un [ensemble de versets] vise celui qui a dit [son vœu] mais n'a pas mis [d'animal] de côté ; et l'autre, celui qui a mis de côté mais n'a pas encore offert.
חַד, דַּאֲמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, וְחַד, אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב.
Et il faut les deux. Car si l'on ne nous enseignait que le cas « il a dit mais n'a pas mis de côté », [on dirait] qu'il transgresse parce qu'il n'a pas tenu parole ; mais pour « il a mis de côté mais n'a pas offert », on dirait : où qu'il soit, [l'animal] est dans le trésor du Miséricordieux [tout Lui appartient, peu importe le retard]. D'où la nécessité [d'enseigner qu'il transgresse aussi en ce cas].
וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן אֲמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, מִשּׁוּם דְּלָא קַיְּימֵיהּ לְדִיבּוּרֵיהּ, אֲבָל אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב, אֵימָא: כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ — בֵּי גַזָּא דְּרַחֲמָנָא אִיתֵיהּ. צְרִיכָא.
Et si l'on ne nous enseignait que « il a mis de côté mais n'a pas offert », [on dirait] qu'il transgresse parce qu'il le garde chez lui ; mais pour « il a dit mais n'a pas mis de côté », on dirait que la parole seule n'est rien [pas de transgression tant qu'aucun animal n'est mis de côté]. D'où la nécessité des deux.
וְאִי אַשְׁמְעִינַן אַפְרֵישׁ וְלָא אַקְרֵיב, דְּקָא מַשְׁהֵי לֵיהּ גַּבֵּיהּ, אֲבָל אָמַר וְלָא אַפְרֵישׁ, אֵימָא דִּיבּוּרָא לֹא כְּלוּם הוּא. צְרִיכָא.
La Guemara objecte : mais peux-tu vraiment parler d'un cas « a dit mais n'a pas mis de côté » ? Or « don volontaire (nedava) » est écrit, et nous avons appris dans une MISHNA : qu'est-ce qu'un vœu (neder) ? Celui qui dit « j'ai sur moi [l'obligation d'apporter] un holocauste ». Et qu'est-ce qu'un don volontaire (nedava) ? Celui qui dit « cet [animal]-ci est un holocauste ».
וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ דְּאָמַר וְלָא אַפְרֵישׁ? וְהָא נְדָבָה כְּתִיבָא, וּתְנַן: אֵי זֶהוּ נֶדֶר — הָאוֹמֵר: הֲרֵי עָלַי עוֹלָה. וְאֵי זוֹ הִיא נְדָבָה — הָאוֹמֵר: הֲרֵי זוֹ עוֹלָה.
Et quelle différence entre neder et nedava ? Pour le neder : si l'animal meurt ou est volé, il reste tenu de le remplacer. Pour la nedava : s'il meurt ou est volé, il n'est pas tenu de le remplacer [il s'était engagé sur cet animal précis]. — Pour une nedava, un animal précis a donc forcément déjà été mis de côté !
וּמָה בֵּין נֶדֶר לִנְדָבָה? נֶדֶר, מֵת אוֹ נִגְנַב — חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתוֹ. נְדָבָה, מֵתָה אוֹ נִגְנְבָה — אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.
Rosh Hashana 6a
100%
ראש השנה ו׳ אמַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה