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Traité Rosh Hashana

5b

Étude de Rosh Hashana 5b

Étude de la Guémara 5b

Guémara
…ils seraient considérés comme le pessa'h lui-même [et l'on transgresserait dès qu'une seule fête a passé]. La baraïta nous enseigne donc qu'il n'en est rien : même ce type de chelamim est traité comme les autres offrandes — pas de transgression avant le passage de trois fêtes.
כְּפֶסַח דָּמוּ — קָא מַשְׁמַע לַן.
D'où ces règles [que toutes ces offrandes relèvent de « tu ne tarderas pas »] ? Comme l'ont enseigné nos Maîtres : le verset dit « Quand tu voueras un vœu (neder) à l'Éternel ton D.ieu, tu ne tarderas pas à l'acquitter… » (Devarim 23, 22). De « quand tu voueras un vœu », je ne déduis que le cas du vœu (neder) — où l'on dit « je m'engage à apporter une offrande » [responsabilité personnelle, quoi qu'il advienne d'un animal donné]. Mais le don volontaire (nedava) — où l'on dit « je consacre cet animal-ci » [responsabilité limitée à cet animal] — d'où sait-on qu'il est aussi inclus ?
מְנָהָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כִּי תִדּוֹר נֶדֶר״, אֵין לִי אֶלָּא נֶדֶר. נְדָבָה מִנַּיִן?
[Par analogie de termes :] il est dit ici « vœu (neder) », et il est dit ailleurs « …si son sacrifice est un vœu ou un don volontaire (nedava) » (Vayikra 7, 16). De même que là le don volontaire accompagne le vœu [et suit la même loi], de même ici le don volontaire accompagne le vœu.
נֶאֱמַר כָּאן ״נֶדֶר״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״אִם נֶדֶר אוֹ נְדָבָה״. מָה לְהַלָּן — נְדָבָה עִמּוֹ, אַף כָּאן — נְדָבָה עִמּוֹ.
Le verset poursuit : « à l'Éternel ton D.ieu » — ce sont les damim, les arakhin, les 'haramim et les hekdéchot [consécrations affectées à l'entretien du Temple]. « tu ne tarderas pas à l'acquitter » — lui [l'offrande même], et non son substitut [comme on l'expliquera]. « car l'Éternel ton D.ieu te le réclamera assurément » — cela inclut tout ce qu'on doit apporter : hatat (expiatoires), acham (de culpabilité), olot (holocaustes) et chelamim (paix).
״לַה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ הַדָּמִין הָעֲרָכִין וְהַחֲרָמִין וְהַהֶקְדֵּשׁוֹת. ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ — הוּא וְלֹא חִילּוּפָיו. ״כִּי דָרוֹשׁ יִדְרְשֶׁנּוּ״ — אֵלּוּ חַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת עוֹלוֹת וּשְׁלָמִים.
« l'Éternel ton D.ieu » [répété] — phrase apparemment superflue qui vient inclure les dons de tsédaka, les dîmes et le premier-né (bekhor). « de toi (méïmkha) » — inclut ce qu'on donne de son propre bien pour une mitsva : léket, chikh'ha et péa. « et il y aurait en toi un péché » — le péché [du retard] est en TOI, mais il n'y a pas de péché en ton offrande [elle n'est pas disqualifiée par le retard].
״ה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — אֵלּוּ צְדָקוֹת וּמַעַשְׂרוֹת וּבְכוֹר. ״מֵעִמָּךְ״ — זֶה לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה. ״וְהָיָה בְךָ חֵטְא״ — וְלֹא בְּקׇרְבָּנְךָ חֵטְא.
Le Maître a dit : « tu ne tarderas pas à l'acquitter » — lui, et non son substitut. Substitut de quoi ? Si c'est le substitut d'une ola ou de chelamim [animal perdu, un substitut mis de côté, puis l'original retrouvé et offert] — le substitut s'offre lui aussi [comme le premier] ; il est donc certainement soumis à « tu ne tarderas pas ».
אָמַר מָר: ״לֹא תְאַחֵר לְשַׁלְּמוֹ״ — הוּא וְלֹא חִילּוּפָיו. חִילּוּפֵי מַאי? אִי חִילּוּפֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים — מִקְרָב קָרְבִי.
Si c'est le substitut d'un hatat [original retrouvé et offert] — le substitut est laissé mourir [disqualifié, ne pouvant plus être offert] ; aucune raison de le dire soumis à « tu ne tarderas pas ». Plutôt, quel est ce « substitut » [exclu par le verset] ? Le substitut d'une toda (offrande de reconnaissance).
אִי חִילּוּפֵי חַטָּאת, לְמִיתָה אָזְלָא. אֶלָּא מַאי חִילּוּפָיו — חִילּוּפֵי תוֹדָה.
Comme l'a enseigné Rabbi 'Hiyya : une toda qui s'est mêlée à son substitut (temura) — les deux étant consacrés — et l'un des deux est mort : l'autre n'a plus de remède [il doit paître jusqu'à devenir invalide].
דְּתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: תּוֹדָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בִּתְמוּרָתָהּ, וּמֵתָה אַחַת מֵהֶן — חֲבֶרְתָּהּ אֵין לָהּ תַּקָּנָה.
Que pourrait-il faire de l'animal restant ? L'offrir avec le pain [les pains qui accompagnent la toda] — mais peut-être est-ce la temura, qui s'offre comme la toda mais SANS pain. L'offrir sans pain — mais peut-être est-ce la toda, qui exige le pain. C'est donc ce « substitut »-là que la baraïta déclare non soumis à « tu ne tarderas pas ».
הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לַיקְרְבַהּ וְלַיקְרֵיב לֶחֶם בַּהֲדַהּ — דִּלְמָא תְּמוּרָה הִיא. לַיקְרְבַהּ בְּלָא לֶחֶם — דִּלְמָא תּוֹדָה הִיא.
Difficulté : mais puisque cet animal n'est pas apte à être offert, pourquoi faut-il un verset pour l'exclure ? De toute façon il ne peut être offert — nul besoin de préciser qu'il n'est pas inclus.
וְהָא כֵּיוָן דְּלָאו בַּת הַקְרָבָה הִיא, קְרָא לְמַעוֹטֵי לְמָה לִי?
Rav Chéchet dit : en réalité, le verset exclut bien le substitut d'une ola ou de chelamim ; et de quel cas traitons-nous ? D'un cas où deux fêtes ont déjà passé [depuis la consécration de l'original non apporté], puis l'animal est devenu invalide (houmam), on l'a racheté par un autre, et une fête a passé [sur ce dernier]. Il te viendrait à l'esprit de dire : puisqu'il vient à la place du premier, c'est comme si trois fêtes avaient passé sur lui. Le verset enseigne qu'il n'en est rien — on compte les trois fêtes depuis la consécration du remplaçant.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְעוֹלָם לְמַעוֹטֵי חִילּוּפֵי עוֹלָה וּשְׁלָמִים, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁעָבְרוּ עָלָיו שְׁנֵי רְגָלִים וְהוּמַם, וְחִילְּלוֹ עַל אַחֵר, וְעָבַר עָלָיו רֶגֶל אֶחָד. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִכֹּחַ קַמָּא קָאָתֵי — כְּמַאן דְּעָבְרוּ עָלָיו שְׁלֹשָׁה רְגָלִים דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.
Et selon Rabbi Méir — qui dit qu'on transgresse dès qu'une fête a passé — que dire ? Rava dit : ici, il s'agit d'un cas où l'original est devenu invalide PENDANT la fête, on l'a racheté, et la fête a passé [sur le remplaçant]. On aurait pu penser : puisqu'il vient à la place du premier [consacré avant la fête], c'est comme si une fête entière avait passé sur lui [→ transgression]. Le verset enseigne qu'il n'en est rien : il faut qu'une fête entière passe sur le remplaçant lui-même.
וּלְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר: כֵּיוָן שֶׁעָבַר עָלָיו רֶגֶל אֶחָד עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁהוּמַם בְּתוֹךְ הָרֶגֶל, וְחִילְּלוֹ, וְעָבַר עָלָיו הָרֶגֶל. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּמִכֹּחַ קַמָּא קָאָתֵי — כְּמַאן דְּעָבַר עֲלֵיהּ כּוּלֵּיהּ רֶגֶל דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.
Rosh Hashana 5b
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ראש השנה ה׳ במַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה