AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Rosh Hashana

4b

Étude de Rosh Hashana 4b

Étude de la Guémara 4b

Guémara
…ou pour le léket (la glanure), la chikh'ha (la gerbe oubliée) et la péa (le coin du champ) — les trois dons agricoles dus aux pauvres : dès que trois fêtes ont passé [sans qu'on s'en soit acquitté], on transgresse « tu ne tarderas pas ». Rabbi Chimon dit : ces trois fêtes doivent être dans leur ordre, la fête des Matsot (Pessa'h) en premier.
לֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה, כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶן שְׁלֹשָׁה רְגָלִים — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה רְגָלִים כְּסִדְרָן, וְחַג הַמַּצּוֹת תְּחִלָּה.
Rabbi Méir dit : dès qu'une seule fête a passé, on transgresse « tu ne tarderas pas ». Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : dès que deux fêtes ont passé. Rabbi Eléazar fils de Rabbi Chimon dit : dès que la fête de Souccot a passé.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁעָבַר עֲלֵיהֶן רֶגֶל אֶחָד — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁעָבְרוּ עֲלֵיהֶן שְׁנֵי רְגָלִים — עוֹבֵר בְּ״בַל תְּאַחֵר״. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁעָבַר עֲלֵיהֶן חַג הַסּוּכּוֹת — עוֹבֵר עֲלֵיהֶן בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
La Guemara explique les avis. Quel est le raisonnement du premier Tana ? Puisque le chapitre [Devarim 16] vient de traiter des trois fêtes de pèlerinage, et après avoir dit « Trois fois l'an tout mâle se présentera devant l'Éternel… » (Devarim 16, 16), pourquoi la Torah réécrit-elle « à la fête des Matsot, à la fête des Chavouot et à la fête des Souccot ; et l'on ne se présentera pas les mains vides » ? Apprends-en que [ce verset] vise « tu ne tarderas pas » : on ne transgresse qu'une fois ces trois fêtes passées.
מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא — מִכְּדֵי מִינַּיְיהוּ סָלֵיק, לְמָה לִי לְמֶהְדַּר וּמִיכְתַּב: ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת״? שְׁמַע מִינַּהּ לְ״בַל תְּאַחֵר״.
Et Rabbi Chimon — qui exige les trois fêtes dans l'ordre — explique : il n'était pas nécessaire de redire « à la fête de Souccot », puisque le texte qui précède en parlait déjà. Pourquoi est-ce dit ? Pour enseigner que celle-ci doit être la dernière — les trois fêtes passant dans l'ordre, Souccot en dernier.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּחַג הַסּוּכּוֹת״, שֶׁבּוֹ דִּיבֵּר הַכָּתוּב, לָמָּה נֶאֱמַר — לוֹמַר שֶׁזֶּה אַחֲרוֹן.
Et Rabbi Méir — qui dit qu'on transgresse dès qu'une fête a passé — quel est son raisonnement ? Comme il est écrit : « …là tu viendras, et là vous apporterez vos holocaustes et vos sacrifices, vos dîmes… vos vœux et vos offrandes volontaires… » (Devarim 12, 5-6). Cela enseigne qu'on transgresse si l'on n'apporte pas ce qu'on doit dès que « là tu viendras » — c'est-à-dire dès la première fête.
וְרַבִּי מֵאִיר — מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״וּבָאתָ שָּׁמָּה ... וַהֲבֵאתֶם שָׁמָּה״.
Et les Sages — qui exigent trois fêtes — comment lisent-ils ce verset ? Pour eux, il enseigne une mitsva positive d'apporter ses offrandes votives dès la première fête ; mais si on ne les a pas apportées, on n'a pas [encore] transgressé « tu ne tarderas pas » — on a seulement manqué la mitsva positive.
וְרַבָּנַן — הַהוּא לַעֲשֵׂה.
Et comment Rabbi Méir répond-il ? Il dirait : puisque le Miséricordieux a ordonné d'apporter [à ce moment] et qu'on ne l'a pas fait, automatiquement on se trouve transgresser « tu ne tarderas pas » — ayant laissé passer le temps fixé par la Torah.
וְרַבִּי מֵאִיר, כֵּיוָן דְּאָמַר לֵיהּ רַחֲמָנָא אַיְיתִי וְלָא אַיְיתִי — מִמֵּילָא קָם לֵיהּ בְּ״בַל תְּאַחֵר״.
Et Rabbi Eliézer ben Yaakov — qui dit deux fêtes — quel est son raisonnement ? Comme il est écrit : « Voici ce que vous offrirez à l'Éternel en vos temps fixés (moadeikhem)… » (Bamidbar 29, 39). Le temps des vœux est « les temps fixés » — or le pluriel minimal, c'est deux.
וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב, מַאי טַעְמָא? דִּכְתִיב: ״אֵלֶּה תַּעֲשׂוּ לַה׳ בְּמוֹעֲדֵיכֶם״ — מִיעוּט מוֹעֲדִים שְׁנַיִם.
Et les Sages — comment lisent-ils ce verset ? Pour eux, « moadeikhem » sert à l'enseignement de Rabbi Yona, qui a dit : toutes les fêtes sont mises sur le même plan les unes que les autres — toutes [par le bouc offert en expiatoire] expient l'impureté du Sanctuaire et de ses choses saintes.
וְרַבָּנַן — הַהוּא לְכִדְרַבִּי יוֹנָה. דְּאָמַר רַבִּי יוֹנָה: הוּקְשׁוּ כׇּל הַמּוֹעֲדִים כּוּלָּם זֶה לָזֶה, שֶׁכּוּלָּן מְכַפְּרִים עַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו.
Et Rabbi Eléazar fils de Rabbi Chimon — qui dit « dès Souccot passée » — quel est son raisonnement ? Comme il est enseigné dans une baraïta : il n'était pas nécessaire de dire « la fête de Souccot », dont le texte précédent parlait déjà ; pourquoi est-ce dit ? Pour enseigner que c'est elle qui « rend en retard » — car à la fin de cette fête, on doit avoir apporté tous ses vœux en cours, qu'on les ait faits peu avant Souccot ou bien plus tôt.
וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, מַאי טַעְמָא? דְּתַנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא יֵאָמֵר ״חַג הַסּוּכּוֹת״, שֶׁבּוֹ דִּיבֵּר הַכָּתוּב, לָמָּה נֶאֱמַר — לוֹמַר שֶׁזֶּה גּוֹרֵם.
Et Rabbi Méir et Rabbi Eliézer ben Yaakov, que tirent-ils du verset « à la fête des Matsot, des Chavouot et des Souccot » ? Ils en ont besoin pour l'enseignement de Rabbi Eléazar au nom de Rabbi Ochaya : d'où sait-on que [l'offrande de] Chavouot a un rattrapage (tachloumin) durant sept jours — si on ne l'a pas apportée le jour même, on dispose de six jours de plus ? Le verset met Chavouot sur le même plan que Pessa'h : de même que Pessa'h a un rattrapage sur sept jours [étant longue de sept jours], de même Chavouot a un rattrapage sur sept jours [la semaine qui la suit].
וְרַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: הַאי ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת״ מַאי דָּרְשׁוּ בֵּיהּ? מִיבְּעֵי לְהוּ לְכִדְרַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא. דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: מִנַּיִין לַעֲצֶרֶת שֶׁיֵּשׁ לָהּ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת״, מַקִּישׁ חַג הַשָּׁבוּעוֹת לְחַג הַמַּצּוֹת: מָה חַג הַמַּצּוֹת יֵשׁ לוֹ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה — אַף חַג הַשָּׁבוּעוֹת יֵשׁ לוֹ תַּשְׁלוּמִין כׇּל שִׁבְעָה.
La Guemara objecte : qu'on aligne plutôt [Chavouot] sur Souccot — de même que là on peut apporter huit jours, de même ici huit jours ! Réponse : non, car même à Souccot l'offrande ne se rattrape que sept jours, le huitième jour (Chemini Atséret) étant une fête à part entière.
וְלַיקִּשׁ לְחַג הַסּוּכּוֹת: מָה לְּהַלָּן שְׁמוֹנָה — אַף כָּאן שְׁמוֹנָה! שְׁמִינִי רֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ הוּא.
Rosh Hashana 4b
100%
ראש השנה ד׳ במַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה