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Traité Rosh Hashana

34a

Étude de Rosh Hashana 34a

Étude de la Guémara 34a

Guémara
Puisqu'il n'était pas nécessaire que le verset précise « du septième mois » — car il a déjà indiqué « le jour des Expiations [Yom Kippour] » —, que vient enseigner le verset en disant « du septième mois » ? Cela enseigne que toutes les sonneries du chofar du septième mois doivent être semblables les unes aux autres.
שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי״ — שֶׁיְּהוּ כׇּל תְּרוּעוֹת הַחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי זֶה כָּזֶה.
Et d'où déduit-on qu'il faut trois séries de trois sonneries chacune ? Le verset dit : « Tu feras retentir le chofar de la teroua [chofar teroua] » (Vayikra 25, 9) ; un autre verset dit : « Un repos solennel, un mémorial proclamé par la teroua [teroua] » (Vayikra 23, 24) ; et un troisième verset dit : « Ce sera pour vous un jour de teroua [teroua] » (Bamidbar 29, 1). La teroua est mentionnée trois fois dans ces versets, et une teroua est toujours précédée et suivie d'une tékia.
וּמִנַּיִן לְשָׁלֹשׁ שֶׁל שָׁלֹשׁ שָׁלֹשׁ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה״, ״שַׁבָּתוֹן זִכְרוֹן תְּרוּעָה״, ״יוֹם תְּרוּעָה יִהְיֶה לָכֶם״.
Puisque l'un de ces versets traite de Yom Kippour de l'année du Yovel [Jubilé], tandis que les deux autres traitent de Roch Hachana, la Guemara demande : d'où déduit-on que l'on doit appliquer ce qui est dit à propos de ce verset à celui-ci, et ce qui est dit à propos de celui-ci à celui-là ? À propos de Roch Hachana, le verset dit « du septième mois » (Vayikra 25, 9), et à propos de Yom Kippour le verset dit pareillement « au septième mois » (Vayikra 23, 24). On déduit par analogie verbale [guezera chava] que toutes les sonneries de chofar faites en l'un de ces jours doivent l'être aussi en l'autre. Par conséquent, chaque jour on doit sonner trois séries de tékia-teroua-tékia.
וּמִנַּיִן לִיתֵּן אֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה וְשֶׁל זֶה בָּזֶה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שְׁבִיעִי״ ״שְׁבִיעִי״ לִגְזֵירָה שָׁוָה.
Comment cela ? Comment exécute-t-on concrètement la sonnerie du chofar ? On sonne trois séries de trois sonneries chacune, soit en tout neuf sonneries distinctes. La durée d'une tékia est égale à la durée d'une teroua, et la durée d'une teroua est égale à la durée de trois chevarim.
הָא כֵּיצַד? שָׁלֹשׁ שֶׁהֵן תֵּשַׁע. שִׁיעוּר תְּקִיעָה כִּתְרוּעָה, שִׁיעוּר תְּרוּעָה כִּשְׁלֹשָׁה שְׁבָרִים.
La Guemara analyse la baraïta. Ce tana déduit d'abord sa halakha par juxtaposition [hekech], à partir de l'expression « du septième mois », qui enseigne que toute sonnerie du chofar au septième mois doit être semblable. Et voici qu'ensuite il déduit cette halakha — selon laquelle on sonne trois séries de tékia-teroua-tékia — par analogie verbale, à partir de la répétition du terme « septième ». Comment le tana peut-il changer de méthode de déduction dans la même baraïta ? La Guemara explique : voici ce que dit le tana : s'il n'y avait pas l'analogie verbale, j'aurais déduit cette halakha par juxtaposition. Maintenant qu'elle est déduite par analogie verbale, la juxtaposition n'est plus nécessaire.
הַאי תַּנָּא, מֵעִיקָּרָא מַיְיתֵי לַהּ בְּהֶיקֵּישָׁא, וְהַשְׁתָּא מַיְיתֵי לַהּ בִּגְזֵירָה שָׁוָה? הָכִי קָאָמַר: אִי לָאו גְּזֵירָה שָׁוָה, הֲוָה מַיְיתִינָא לַהּ בְּהֶיקֵּישָׁא. הַשְׁתָּא דְּאָתְיָא בִּגְזֵירָה שָׁוָה — הֶיקֵּישָׁא לָא צְרִיךְ.
La Guemara fait remarquer : et le tana suivant déduit cette halakha par analogie verbale à partir de la sonnerie du chofar dans le désert, comme il est enseigné dans une baraïta : le verset « Et vous sonnerez [outékatem] une teroua » (Bamidbar 10, 5) indique que la tékia est un son à part entière et la teroua un son à part entière. Dis-tu que la tékia est un son à part entière et la teroua un son à part entière ? Ou bien n'est-ce pas plutôt que tékia et teroua sont une seule et même chose, c'est-à-dire que les deux termes sont synonymes ? Lorsqu'il dit : « Mais pour rassembler l'assemblée, vous sonnerez une tékia [titkéou] et vous ne sonnerez pas une teroua [tariou] » (Bamidbar 10, 7), tu dois dire que la tékia est un son à part entière et la teroua un son à part entière.
וְהַאי תַּנָּא מַיְיתֵי לַהּ בִּגְזֵירָה שָׁוָה מִמִּדְבָּר, דְּתַנְיָא: ״וּתְקַעְתֶּם תְּרוּעָה״ — תְּקִיעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ וּתְרוּעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ. אַתָּה אוֹמֵר תְּקִיעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ וּתְרוּעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא תְּקִיעָה וּתְרוּעָה אַחַת הִיא — כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וּבְהַקְהִיל אֶת הַקָּהָל תִּתְקְעוּ וְלֹא תָרִיעוּ״, הֱוֵי אוֹמֵר: תְּקִיעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ וּתְרוּעָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ.
Et d'où déduit-on qu'une teroua est précédée d'un son droit, c'est-à-dire d'une tékia ? Le verset dit : « Et vous sonnerez [outékatem] une teroua » (Bamidbar 10, 5), ce qui indique qu'il faut d'abord sonner une tékia puis une teroua. Et d'où déduit-on qu'une teroua est suivie d'un son droit ? Le verset dit : « Une teroua vous sonnerez [titkéou] » (Bamidbar 10, 6), c'est-à-dire d'abord une teroua puis une tékia.
וּמִנַּיִן שֶׁפְּשׁוּטָה לְפָנֶיהָ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּתְקַעְתֶּם תְּרוּעָה״. וּמִנַּיִן שֶׁפְּשׁוּטָה לְאַחֲרֶיהָ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּרוּעָה יִתְקְעוּ״.
Rabbi Yichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, dit : cette déduction n'est pas nécessaire, car le verset dit : « Et vous sonnerez [outékatem] une teroua une seconde fois » (Bamidbar 10, 6). Puisqu'il n'était pas nécessaire que le verset précise « une seconde fois » — car il ressort clairement du contexte qu'il s'agit de la seconde teroua —, que vient enseigner le verset en disant « une seconde fois » ? Ceci est un paradigme du principe selon lequel, partout où il est dit teroua, une tékia doit la suivre. Je n'ai déduit cette halakha que pour le désert. D'où déduire qu'il en va de même pour Roch Hachana ? Le verset dit « teroua » à propos du désert, et le verset dit « teroua » à propos de Roch Hachana. Cela vient enseigner par analogie verbale que la halakha de l'un s'applique à l'autre.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״וּתְקַעְתֶּם תְּרוּעָה שֵׁנִית״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״שֵׁנִית״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״שֵׁנִית״ — זֶה בָּנָה אָב, שֶׁכׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״תְּרוּעָה״ — תְּהֵא תְּקִיעָה שְׁנִיָּה לָהּ. אֵין לִי אֶלָּא בַּמִּדְבָּר, בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּרוּעָה״ ״תְּרוּעָה״ לִגְזֵירָה שָׁוָה.
Et trois teroua sont mentionnées à propos de Roch Hachana : « Un repos solennel, un mémorial proclamé par la teroua [teroua] » (Vayikra 23, 24) ; « Ce sera pour vous un jour de teroua [teroua] » (Bamidbar 29, 1) ; « Tu feras retentir le chofar de la teroua [teroua] » (Vayikra 25, 9). Et il y a deux tékiot pour chacune des teroua, une avant et une après.
וְשָׁלֹשׁ תְּרוּעוֹת נֶאֶמְרוּ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה: ״שַׁבָּתוֹן זִכְרוֹן תְּרוּעָה״, ״יוֹם תְּרוּעָה״, ״וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה״, וּשְׁתֵּי תְּקִיעוֹת לְכׇל אַחַת וְאַחַת.
Par conséquent, nous arrivons à la conclusion que trois teroua et six tékiot sont mentionnées à propos de Roch Hachana. Deux des teroua sont requises par l'énoncé de la Torah et une par l'énoncé des Sages, c'est-à-dire fondée sur les versets mais non déduite directement d'eux. Comment cela ? « Un repos solennel, un mémorial proclamé par la teroua [teroua] » et « Tu feras retentir le chofar de la teroua [teroua] » : celles-ci s'appliquent par la loi de la Torah. En revanche, le verset « Ce sera pour vous un jour de teroua [teroua] » vient pour son propre énoncé, c'est-à-dire pour l'analogie verbale, qui enseigne que les halakhot du désert s'appliquent aussi à Roch Hachana. Par conséquent, la troisième teroua n'est qu'allusivement évoquée dans ce verset, et son obligation s'applique par la loi rabbinique.
מָצִינוּ לְמֵדִין: שָׁלֹשׁ תְּרוּעוֹת וְשֵׁשׁ תְּקִיעוֹת נֶאֶמְרוּ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה, שְׁתַּיִם מִדִּבְרֵי תוֹרָה, וְאַחַת מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. ״שַׁבָּתוֹן זִכְרוֹן תְּרוּעָה״, ״וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה״ — מִדִּבְרֵי תוֹרָה. ״יוֹם תְּרוּעָה יִהְיֶה לָכֶם״ — לְתַלְמוּדוֹ הוּא בָּא.
Rabbi Chemouël bar Na'hmani dit au nom de Rabbi Yonatan : une teroua s'applique par la loi de la Torah, et deux par la loi rabbinique. « Tu feras retentir le chofar de la teroua [teroua] » s'applique par la loi de la Torah. En revanche, les versets « Un repos solennel, un mémorial proclamé par la teroua [teroua] » et « Ce sera pour vous un jour de teroua [teroua] » : ces deux formules viennent pour leur propre énoncé.
רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: אַחַת מִדִּבְרֵי תוֹרָה, וּשְׁתַּיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. ״וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה״ — מִדִּבְרֵי תוֹרָה. ״שַׁבָּתוֹן זִכְרוֹן תְּרוּעָה״, וְ״יוֹם תְּרוּעָה יִהְיֶה לָכֶם״ — לְתַלְמוּדוֹ הוּא בָּא.
La Guemara demande : que veut dire Rabbi Chemouël bar Na'hmani lorsqu'il affirme que le verset « Ce sera pour vous un jour de teroua [teroua] » vient pour son propre énoncé ? Quelle autre halakha déduit-on de ce verset ? La Guemara explique : il est nécessaire pour enseigner que le chofar doit être sonné le jour et non la nuit, comme l'indique l'expression « un jour de teroua ».
מַאי לְתַלְמוּדוֹ הוּא בָּא? מִיבְּעֵי: בַּיּוֹם וְלֹא בַּלַּיְלָה.
Rosh Hashana 34a
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ראש השנה ל״ד אמַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה