AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Rosh Hashana

25b

Étude de Rosh Hashana 25b

Étude de la Mishna & Guémara 25b

Et il est dit dans un autre verset : « Moché et Aharon parmi Ses prêtres, et Chmouel parmi ceux qui invoquent Son Nom ; ils invoquèrent l'Éternel, et Il leur répondit » (Tehilim 99, 6). Ce verset met Chmouel sur le même plan que Moché et Aharon. De cette manière, le verset a pesé trois figures légères du monde — c'est-à-dire qu'il a considéré les trois personnages moins éminents que sont Guidon, Chimchon et Yiftah comme égaux à trois figures considérables du monde, Moché, Aharon et Chmouel, trois des plus grands conducteurs du peuple juif.
וְאוֹמֵר: ״מֹשֶׁה וְאַהֲרֹן בְּכֹהֲנָיו וּשְׁמוּאֵל בְּקוֹרְאֵי שְׁמוֹ״, שָׁקַל הַכָּתוּב שְׁלֹשָׁה קַלֵּי עוֹלָם כִּשְׁלֹשָׁה חֲמוּרֵי עוֹלָם,
Cela vient te dire que Yerouba'al en sa génération est digne d'être traité comme Moché en sa génération ; Bedan en sa génération est comme Aharon en sa génération ; et Yiftah en sa génération est comme Chmouel en sa génération. Ceci vient t'enseigner que même le plus léger des légers, c'est-à-dire l'individu le moins éminent, dès lors qu'il a été nommé conducteur de la communauté, doit être traité comme le plus grand des grands, et tous sont tenus de l'écouter et d'obéir à ses décisions.
לוֹמַר לָךְ: יְרוּבַּעַל בְּדוֹרוֹ — כְּמֹשֶׁה בְּדוֹרוֹ, בְּדָן בְּדוֹרוֹ — כְּאַהֲרֹן בְּדוֹרוֹ, יִפְתָּח בְּדוֹרוֹ — כִּשְׁמוּאֵל בְּדוֹרוֹ. לְלַמֶּדְךָ: שֶׁאֲפִילּוּ קַל שֶׁבַּקַּלִּין וְנִתְמַנָּה פַּרְנָס עַל הַצִּבּוּר — הֲרֵי הוּא כְּאַבִּיר שֶׁבָּאַבִּירִים.
Et il est dit encore : « Et tu viendras vers les Cohanim, les Lévites, et vers le juge qui sera en ces jours-là » (Devarim 17, 9). Mais te viendrait-il à l'esprit qu'un homme puisse aller vers un juge qui n'est pas vivant de ses jours ? Quel est donc le sens de l'expression « en ces jours-là » ? Cela enseigne que tu n'as à aller que vers le juge de tes propres jours, c'est-à-dire qu'il est habilité à juger et à trancher les affaires. Et il est dit aussi : « Ne dis pas : comment se fait-il que les jours d'autrefois étaient meilleurs que ceux-ci ? Car ce n'est pas par sagesse que tu interroges à ce sujet » (Kohélet 7, 10). Au contraire, on doit accepter les décisions des conducteurs de sa génération.
וְאוֹמֵר: ״וּבָאתָ אֶל הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם וְאֶל הַשֹּׁפֵט אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם״, וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁאָדָם הוֹלֵךְ אֵצֶל הַדַּיָּין שֶׁלֹּא הָיָה בְּיָמָיו? הָא אֵין לְךָ לֵילֵךְ אֶלָּא אֵצֶל שׁוֹפֵט שֶׁבְּיָמָיו. וְאוֹמֵר: ״אַל תֹּאמַר מֶה הָיָה שֶׁהַיָּמִים הָרִאשׁוֹנִים הָיוּ טוֹבִים מֵאֵלֶּה״.
§ [La Michna a enseigné :] « Il prit son bâton et son argent dans sa main », et il se présenta devant Rabban Gamliel le jour où Yom Kippour tombait selon son calcul, comme Rabban Gamliel le lui avait ordonné. Les Sages enseignèrent dans une baraïta : lorsque Rabban Gamliel vit Rabbi Yehochoua, il se leva de son siège, l'embrassa sur la tête et lui dit : paix sur toi, mon maître et mon disciple ! Mon maître, car tu m'as enseigné la Torah en public ; et mon disciple, car je prononce un décret contre toi et tu l'accomplis comme un disciple à moi. Heureuse la génération où les grands écoutent les petits — et à plus forte raison [est heureuse] la génération où les petits écoutent les grands.
נָטַל מַקְלוֹ וּמְעוֹתָיו בְּיָדוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיוָן שֶׁרָאָה אוֹתוֹ, עָמַד מִכִּסְּאוֹ וּנְשָׁקוֹ עַל רֹאשׁוֹ, אָמַר לוֹ: שָׁלוֹם עָלֶיךָ רַבִּי וְתַלְמִידִי! רַבִּי — שֶׁלִּמַּדְתַּנִי תּוֹרָה בָּרַבִּים, וְתַלְמִידִי — שֶׁאֲנִי גּוֹזֵר עָלֶיךָ גְּזֵירָה וְאַתָּה מְקַיְּימָהּ כְּתַלְמִיד. אַשְׁרֵי הַדּוֹר שֶׁהַגְּדוֹלִים נִשְׁמָעִים לַקְּטַנִּים, קַל וָחוֹמֶר קְטַנִּים לַגְּדוֹלִים.
La Guemara s'interroge sur ce dernier point : cela se déduit-il par un raisonnement a fortiori ? Cela est inexact, car c'est une obligation pour les petits d'écouter ceux qui sont plus grands qu'eux. Plutôt, Rabban Gamliel voulait dire ceci : puisque les grands écoutent les petits, les petits s'appliquent à eux-mêmes un raisonnement a fortiori et écoutent les conducteurs de la génération.
קַל וָחוֹמֶר?! חִיּוּבָא הוּא! אֶלָּא: מִתּוֹךְ שֶׁהַגְּדוֹלִים נִשְׁמָעִים לַקְּטַנִּים — נוֹשְׂאִין קְטַנִּים קַל וָחוֹמֶר בְּעַצְמָן.
Hadran 'alakh « Im einan makirin » [Nous reviendrons vers toi, chapitre « S'ils ne le connaissent pas »].
הֲדַרַן עֲלָךְ אִם אֵינָן מַכִּירִין
Mishna 1
MICHNA : Si le tribunal et tout le peuple juif ont vu la nouvelle lune, et que les témoins ont été interrogés, mais que le tribunal n'a pas eu le temps de dire « sanctifié » avant la tombée de la nuit — de sorte que le trentième jour est déjà passé —, le mois précédent est rendu plein, de trente jours, et le jour suivant est observé comme néoménie.
רָאוּהוּ בֵּית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל, נֶחְקְרוּ הָעֵדִים וְלֹא הִסְפִּיקוּ לוֹמַר ״מְקוּדָּשׁ״ עַד שֶׁחָשֵׁיכָה — הֲרֵי זֶה מְעוּבָּר.(משנה)
Si le tribunal seul a vu la nouvelle lune, deux de ses membres doivent se lever et témoigner devant les autres, et le tribunal doit dire : « sanctifié, sanctifié ». Si trois personnes ont vu la nouvelle lune, et qu'elles sont elles-mêmes un tribunal à cet effet, deux d'entre elles doivent se lever et asseoir deux de leurs collègues à côté de l'individu qui reste des trois, formant ainsi un nouveau tribunal de trois. Les deux juges debout témoignent alors devant les trois juges assis qu'ils ont vu la nouvelle lune, et les juges assis disent : « sanctifié, sanctifié ». Cette procédure est nécessaire parce qu'un individu n'est pas habilité à déclarer le mois sanctifié par lui-même. Au contraire, un tribunal de trois est requis.
רָאוּהוּ בֵּית דִּין בִּלְבַד — יַעַמְדוּ שְׁנַיִם וְיָעִידוּ בִּפְנֵיהֶם, וְיֹאמְרוּ: ״מְקוּדָּשׁ מְקוּדָּשׁ״. רָאוּהוּ שְׁלֹשָׁה וְהֵן בֵּית דִּין — יַעַמְדוּ הַשְּׁנַיִם וְיוֹשִׁיבוּ מֵחֲבֵירֵיהֶם אֵצֶל הַיָּחִיד, וְיָעִידוּ בִּפְנֵיהֶם, וְיֹאמְרוּ: ״מְקוּדָּשׁ מְקוּדָּשׁ״, שֶׁאֵין הַיָּחִיד נֶאֱמָן עַל יְדֵי עַצְמוֹ.
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin que la Michna enseigne « si le tribunal et tout le peuple juif ont vu la nouvelle lune » ? Il aurait suffi de dire que le tribunal a vu la lune, puisque sa sanctification dépend de lui. La Guemara répond : il était nécessaire que la Michna enseigne que, même dans ce cas, le mois est rendu embolismique [c'est-à-dire que le mois précédent est rendu plein]. Car il pourrait te venir à l'esprit de dire que, puisque le tribunal et tout le peuple juif ont vu la nouvelle lune, il a été rendu public que c'était la néoménie ce jour-là, et qu'on ne rende donc plus le mois plein. C'est pourquoi le Tana de la Michna nous enseigne que, même dans le cas où tout le peuple juif a vu la nouvelle lune, la néoménie doit être déclarée par le tribunal.
גְּמָ׳ לְמָה לִי לְמִיתְנֵא רָאוּהוּ בֵּית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל? אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְרָאוּהוּ בֵּית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל — אִיפַּרְסְמָא לַהּ וְלָא לִיעַבְּרוּהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande encore : mais dès lors que la Michna énonce « si le tribunal et tout le peuple juif ont vu la nouvelle lune », pourquoi ai-je besoin qu'elle dise « et que les témoins ont été interrogés » ? Pourquoi des témoins sont-ils nécessaires si la nouvelle lune avait déjà été vue par le tribunal ? La Guemara répond que voici ce que le Tana veut dire : autre cas — si les témoins ont été interrogés, mais que le tribunal n'a pas eu le temps de dire « sanctifié » avant la tombée de la nuit, le mois précédent est rendu plein et porté à trente jours.
וְכֵיוָן דִּתְנָא לֵיהּ רָאוּהוּ בֵּית דִּין וְכׇל יִשְׂרָאֵל — נֶחְקְרוּ הָעֵדִים לְמָה לִי! הָכִי קָאָמַר: אִי נָמֵי נֶחְקְרוּ הָעֵדִים וְלֹא הִסְפִּיקוּ לוֹמַר ״מְקוּדָּשׁ״ עַד שֶׁחָשֵׁיכָה — הֲרֵי זֶה מְעוּבָּר.
La Guemara soulève une autre difficulté : mais dès lors que la Michna a enseigné « mais le tribunal n'a pas eu le temps de dire “sanctifié” avant la tombée de la nuit, le mois précédent est rendu plein de trente jours », pourquoi ai-je besoin que la Michna enseigne au sujet de l'interrogatoire des témoins ? Cette halakha a déjà été énoncée pour le cas où le tribunal lui-même a vu la nouvelle lune.
וְכֵיוָן דִּתְנָא עַד שֶׁחָשֵׁיכָה הֲרֵי זֶה מְעוּבָּר — לְמָה לִי לְמִיתְנְיַיהּ חֲקִירַת הָעֵדִים כְּלָל?
La Guemara explique : c'était nécessaire, car il pourrait te venir à l'esprit de dire : que l'interrogatoire des témoins soit regardé comme le commencement du procès, et que la déclaration « sanctifié, sanctifié » soit regardée comme la conclusion du procès, et qu'on sanctifie le mois de nuit, parce que le procès a commencé de jour. Il en irait alors comme dans les affaires de droit pécuniaire, ainsi que nous l'avons appris dans une MISHNA : dans les affaires de droit pécuniaire — bien qu'elles doivent être jugées de jour —, le tribunal peut juger la majeure partie d'une affaire de jour, et achever le procès et rendre la sentence de nuit. Ici aussi, on pourrait supposer que le tribunal peut sanctifier le mois de nuit, puisque le procès a commencé de jour. C'est pourquoi la Michna nous enseigne que le tribunal ne peut le faire.
אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: תֶּיהְוֵי חֲקִירַת עֵדִים כִּתְחִילַּת דִּין, וּ״מְקוּדָּשׁ מְקוּדָּשׁ״ כִּגְמַר דִּין, וּלְקַדְּשֵׁיהּ בְּלֵילְיָא, מִידֵּי דְּהָוֵה אַדִּינֵי מָמוֹנוֹת, דִּתְנַן: דִּינֵי מָמוֹנוֹת דָּנִין בַּיּוֹם וְגוֹמְרִין בַּלַּיְלָה — הָכָא נָמֵי מְקַדְּשִׁין בְּלֵילְיָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
Rosh Hashana 25b
100%
ראש השנה כ״ה במַסֶּכֶת רֹאשׁ הַשָּׁנָה