[La mishna vient de conclure] que l'on inspecte un beit haperas [un champ présumé contaminé par un cadavre enseveli, dont la charrue a pu disperser les ossements] qui se trouve sur le chemin de Jérusalem pour ceux qui vont offrir le korban Pessah [l'agneau pascal], afin de déterminer s'il recèle effectivement une impureté rituelle — ce qui permettra aux passants de savoir s'ils demeurent purs et aptes à offrir le korban Pessah. En revanche, on n'inspecte pas un beit haperas pour le compte de ceux qui mangent de la terouma [les prélèvements sacerdotaux], afin qu'ils puissent les consommer en état de pureté. La Guemara demande :
שֶׁבּוֹדְקִין לְעוֹשֵׂי פֶסַח, וְאֵין בּוֹדְקִין לְאוֹכְלֵי תְרוּמָה.
Qu'entend-on par « inspecter » [le beit haperas] pour ceux qui offrent le korban Pessah ? Comment pratiquement l'inspecte-t-on ? Rav Yehouda dit au nom de Shmouel : On souffle la poussière du chemin avant chaque pas que l'on fait dans le beit haperas en marchant à travers lui, afin de déceler un os caché [que le souffle déplacerait et rendrait visible]. Rav Yehouda bar Abayei dit au nom de Rav Yehouda : Un beit haperas qui a été piétiné [par la foule] est considéré comme rituellement pur, car on présume que les ossements qui s'y trouvaient ont été enlevés ou brisés [par les foulées répétées]. [L'impureté du beit haperas est d'origine rabbinique. Les Sages ont suspendu ce décret dans les cas où l'inspection nécessaire est effectuée, afin de permettre aux gens d'offrir leur korban Pessah. Cette lénience est toutefois limitée au korban Pessah, dont l'omission est passible du karet [retranchement divin]. Elle ne s'étend pas à d'autres cas, comme l'interdiction de consommer de la terouma impure.]
מַאי בּוֹדְקִין (לְעוֹשֵׂי פֶּסַח)? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְנַפֵּחַ בֵּית הַפְּרָס וְהוֹלֵךְ. רַב יְהוּדָה בַּר אַבָּיֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה אָמַר: בֵּית הַפְּרָס שֶׁנִּידַּשׁ טָהוֹר.
[Fin du chapitre précédent. La formule de clôture liturgique :] Hadaran alakh ha-isha [« Nous reviendrons vers toi, [chapitre de] la femme »].
הֲדַרַן עֲלָךְ הָאִשָּׁה
Mishna 1
MISHNA : Celui qui était impur rituellement, ou en chemin lointain [et qui, pour cette raison,] n'a pas accompli le premier Pessah [en participant à l'offrande de l'agneau pascal le quatorzième de Nissan] — devra accomplir le second Pessah [en participant à l'offrande le quatorzième d'Iyar]. Si quelqu'un a oublié par inadvertance, ou a été empêché par des circonstances indépendantes de sa volonté, et n'a pas accompli le premier Pessah — il devra lui aussi accomplir le second Pessah. Si tel est le cas — c'est-à-dire que le second Pessah s'applique même à celui qui a oublié ou a été empêché — pourquoi la Torah mentionne-t-elle explicitement [le cas de] l'impur ou de celui qui était en chemin lointain ? Ces cas sont mentionnés pour enseigner que ces deux catégories [l'impur et celui en chemin lointain] sont exemptées du karet s'ils n'accomplissent pas le second Pessah, tandis que ceux qui n'étaient ni impurs ni en chemin lointain sont passibles du karet, comme la Guemara l'expliquera.
מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה טָמֵא אוֹ בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה וְלֹא עָשָׂה אֶת הָרִאשׁוֹן — יַעֲשֶׂה אֶת הַשֵּׁנִי. שָׁגַג אוֹ נֶאֱנַס וְלֹא עָשָׂה אֶת הָרִאשׁוֹן — יַעֲשֶׂה אֶת הַשֵּׁנִי. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֱמַר טָמֵא אוֹ שֶׁהָיָה בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה? שֶׁאֵלּוּ פְּטוּרִין מֵהִכָּרֵת, וְאֵלּוּ חַיָּיבִין בְּהִכָּרֵת.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Il a été énoncé [par les amoraïm] que la controverse suivante existait : Si quelqu'un se trouvait en chemin lointain et que d'autres ont abattu [l'agneau pascal] et aspergé son sang en son nom [pendant qu'il était absent, au moment de l'abattage], et qu'il est arrivé à temps pour manger l'agneau pascal — doit-il accomplir le second Pessah, puisqu'il se trouvait loin au moment où le sacrifice était offert ? Rav Naḥman dit : Son offrande a été agréée [et il n'est pas tenu d'observer le second Pessah]. Rav Chéchet dit : Son offrande n'a pas été agréée [et il doit sacrifier l'agneau pascal au second Pessah]. La Guemara explique leurs positions. Rav Naḥman dit : Son offrande a été agréée, car la Torah a de la compassion pour celui qui est en chemin lointain et lui octroie la possibilité d'observer le second Pessah ; mais s'il a néanmoins participé au sacrifice du premier Pessah, qu'il soit béni [et son acte est considéré comme valide]. Et Rav Chéchet dit : Son offrande n'est pas agréée, car la Torah a différé son obligation au second Pessah de la même manière qu'elle le fait pour l'impur. Tout comme l'impur ne peut pas volontairement participer à l'agneau pascal [du premier Pessah], de même celui qui est en chemin lointain ne le peut pas.
גְּמָ׳ אִיתְּמַר: הָיָה בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה וּשְׁחָטוֹ וְזָרְקוּ עָלָיו, רַב נַחְמָן אָמַר: הוּרְצָה. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: לֹא הוּרְצָה. רַב נַחְמָן אָמַר: הוּרְצָה, מֵיחָס הוּא דְּחַס רַחֲמָנָא עָלָיו. וְאִי עָבֵיד — תָּבֹא עָלָיו בְּרָכָה. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: לֹא הוּרְצָה, מִידְחֵא דַּחְיֵיהּ רַחֲמָנָא כְּטָמֵא.
Rav Naḥman dit : D'où est-ce que je tire mon opinion ? De ce que nous avons appris dans la mishna : « Celui qui était impur ou en chemin lointain et n'a pas accompli le premier Pessah devra accomplir le second Pessah. » L'expression « n'a pas accompli » indique par déduction que, s'agissant de celui qui était en chemin lointain, s'il l'avait voulu, il aurait pu l'accomplir [le premier Pessah] — et il serait ainsi dispensé de participer au sacrifice du second Pessah.
אָמַר רַב נַחְמָן: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, דִּתְנַן: מִי שֶׁהָיָה טָמֵא אוֹ בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה וְלֹא עָשָׂה אֶת הָרִאשׁוֹן — יַעֲשֶׂה אֶת הַשֵּׁנִי. מִכְּלָל דְּאִי בָּעֵי — עָבֵד.
Et Rav Chéchet vous répond : Si tel est [votre raisonnement], examinez la fin de la mishna qui enseigne : « Si quelqu'un a oublié par inadvertance ou a été empêché par des circonstances indépendantes de sa volonté et n'a pas accompli le premier Pessah — il devra accomplir le second Pessah. » Selon votre raisonnement, du fait qu'il est enseigné « n'a pas accompli », on devrait déduire par implication que s'il l'avait voulu, il aurait pu l'accomplir. Or cela est impossible, car la mishna dit explicitement qu'il a oublié par inadvertance ou a été empêché par des circonstances indépendantes de sa volonté et n'a donc pas pu accomplir le premier Pessah [de sorte que la formulation n'implique pas une possibilité d'agir].
וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר לָךְ: אִי הָכִי, סֵיפָא דְּקָתָנֵי: שָׁגַג אוֹ נֶאֱנַס וְלֹא עָשָׂה אֶת הָרִאשׁוֹן — יַעֲשֶׂה אֶת הַשֵּׁנִי. מִדְּקָתָנֵי ״וְלֹא עָשָׂה״, מִכְּלָל דְּאִי בָּעֵי — עָבֵד. הֲרֵי שָׁגַג, וַהֲרֵי נֶאֱנַס!
Plutôt, la mishna doit être expliquée différemment, comme suit : même si cela n'est pas dit explicitement, la mishna enseigne, dans la formule « et n'a pas accompli », le cas de celui qui s'est délibérément abstenu d'observer le premier Pessah, en même temps que les autres cas mentionnés dans la mishna [shogeg et ones]. De même ici, dans la première partie de la mishna, la formule « et n'a pas accompli » doit être comprise comme incluant une autre catégorie de personnes : elle enseigne le cas de l'onen [le deuilleur aigu dont le proche est décédé le même jour et n'a pas encore été enterré], aux côtés des autres cas. La première partie de la mishna comprend donc trois cas : celui qui était impur, celui qui était en chemin lointain, et l'onen. On ne peut donc pas déduire que, s'il l'avait voulu, il aurait pu observer le premier Pessah.
אֶלָּא, מֵזִיד קָתָנֵי בַּהֲדַיְיהוּ. הָכָא נָמֵי: אוֹנֵן קָתָנֵי בַּהֲדַיְיהוּ.
Rav Achi dit : La mishna elle-même est aussi formulée avec précision [en soutien de cette interprétation], car elle enseigne : « Ceux-là sont exemptés du karet, et ceux-là sont passibles du karet. » À quoi cela se réfère-t-il ? Si l'on dit que cela se réfère à celui qui a oublié par inadvertance et à celui qui a été empêché par des circonstances indépendantes de sa volonté — ceux qui ont oublié par inadvertance et ceux qui ont été empêchés sont-ils passibles du karet ?! [Or le karet ne s'applique qu'aux transgressions intentionnelles.] Cela doit donc se référer au cas de celui qui s'est délibérément abstenu [inclus dans la formule « n'a pas accompli » de la fin de la mishna] et au cas de l'onen [inclus dans la formule parallèle de la première partie]. Ces deux catégories de personnes sont passibles du karet si elles n'offrent pas le korban Pessah au second Pessah.
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: אֵלּוּ פְּטוּרִין מֵהִכָּרֵת וְאֵלּוּ חַיָּיבִין בְּהִכָּרֵת. אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַשּׁוֹגֵג וְנֶאֱנָס, שׁוֹגֵג וְנֶאֱנָס בְּנֵי כָרֵת נִינְהוּ?! אֶלָּא לָאו — אַמֵּזִיד וְאוֹנֵן.
Et Rav Naḥman aurait pu vous répondre : En réalité, la mishna se réfère uniquement au cas de celui qui s'est délibérément abstenu d'observer le premier Pessah, et non au cas de l'onen ; et, en bonne logique, la mishna aurait dû formuler cette règle avec l'expression « il est passible » au singulier. Si elle enseigne cette règle avec l'expression « ceux-là sont passibles » au pluriel, c'est que, puisque la première partie de la mishna a formulé sa règle avec « ceux-là sont exemptés » au pluriel, la seconde partie a également formulé sa règle avec « ceux-là sont passibles » au pluriel. Ainsi, la formule de la première partie, « n'a pas accompli le premier Pessah », enseigne que celui en chemin a la possibilité d'observer le premier Pessah s'il le désire. Et la même formule dans la seconde partie, « n'a pas accompli », vient inclure le cas de celui qui s'est délibérément abstenu.
וְרַב נַחְמָן אָמַר לָךְ: לְעוֹלָם אַמֵּזִיד לְחוֹדֵיהּ. וּבְדִין הוּא דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְנֵא ״חַיָּיב״, וְהַאי דְּקָתָנֵי ״חַיָּיבִין״ — אַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״פְּטוּרִין״, תְּנָא סֵיפָא ״חַיָּיבִין״.
Rav Chéchet dit : D'où est-ce que je tire mon opinion ? Comme il a été enseigné dans une baraïta que Rabbi Akiva dit : Il est dit [dans la Torah] que celui qui est impur rituellement lors du premier Pessah observe le second Pessah, et il est dit que celui qui est en chemin lointain observe le second Pessah :
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דְּתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: נֶאֱמַר ״טָמֵא״, וְנֶאֱמַר ״בְּדֶרֶךְ רְחוֹקָה״,
Rachi
שבודקין - מהלכין בבית הפרס ע"י בדיקה לעשות פסח אם אין לו דרך אחרת:,ואין בודקין לאוכלי תרומה - אלא ימתין ויקיף או יום או יומים עד שמגיע אל תרומתו ואוכלה:
ה"ג מאי בודקין - היאך יבדוק:,מנפח בית הפרס - הוא שדה שנחרש בה קבר כדתנן (אהלות פי"ז מ"א) החורש בית הקבר הרי זה עושה בית הפרס מלא מענה מאה אמה וגזור רבנן שמא כיתתה מחרישה את העצמות ופיזרתן באורך המענה ויש כאן עצם כשעורה ויעבור ויסיטנו ועצם כשעורה מטמאה במגע ובמשא דהיינו היסט הלכך מנפחו בפיו ואם יש עצם גדול יראנו ועצם כשעורה נדחה בנפיחתו ואהל אין מטמאו דהא אין טומאת אהל בעצמות אלא רוב בנין ורוב מנין:,שנידש - ברגל טהור שדריסת הרגלים העבירתן והבא לעשות פסחו יבדוק אם נידש ויעבור אבל לאכילת תרומה לא סמכי' עלה שיכול להמתין ובית הפרס מדבריהם ולא העמידום במקום כרת דפסח:
מתני' מי שהיה טמא: א"כ למה נאמר טמא - בגמ' פריך הא איצטריך דאי בעי למיעבד בראשון לא מצי עביד אלא אדרך רחוקה קאי דאנוס הוי דלא מצי עביד וה"נ אמרינן בגמרא ואי בעי למיעבד ע"י שלוחו עביד כמ"ד בגמרא הורצה והלכך הואיל ושאר אונסין אידחו לשני אונס דדרך רחוקה ל"ל דאידכר רחמנא טפי מאונס אחרינא הא דרך רחוקה אנוס הוא שאינו יכול ליכנס כל שעת שחיטה כדאמרינן בגמ' ולאשמעינן דאי בעי למיעבד לא מצי עביד לא מצינו למימר דהא ודאי מצי עביד כמ"ד הורצה:,שאלו פטורין מן ההכרת - טמא ודרך רחוקה ושגג ונאנס ואלו חייבין מפרש בגמרא:
גמ' שחטו וזרקו עליו - ולערב יבא ומ"מ בדרך רחוקה הוא שאין יכול ליכנס בשעת שחיטה דהיינו כל שש שעות עד שקיעת החמה:,הורצה - ופטור מן השני:,כטמא - ולא עשה כלום וזקוק לשני:
מדקתני ולא עשה מכלל דאי בעי מצי עביד - ואטמא ליכא לאוקמא ועל כרחיך אדרך רחוקה קא מהדר:
וליטעמיך סיפא גבי שגג ונאנס דתנא תו זימנא אחריתי ולא עשה אהי מוקמת לה הלא שגג ולא ידע שהיום פסח הרי שגג ונאנס ומאי אי בעי איכא למימר הכא אלא מאי אית לך למימר בלא עשה דסיפא מזיד קתני בהדייהו ועלה קאי ולא עשה דאי בעי הוה עביד:,ה"נ - גבי לא עשה דרישא אונן קתני בהדייהו ועלה קאי ולא עשה דאי בעי עביד כדאמרי' בפ' האשה (דף צא.) האונן והמפקח הגל כו' שוחטין עליהן:
מתני' נמי דיקא - דמזיד ואונן קתני בה:,אהייא - קתני חייבין בהכרת:
ור' נחמן - דאמר לא תנן אוננין ברישא ולא עשה אדרך רחוקה קאי אמר לך סיפא ודאי מזיד מחסרא בה ועלה קאי ולא עשה דסיפא וחייבין בהכרת נמי עליה קאי והא דתני חייבין לשון רבים איידי דתנא פטורין תנא נמי חייבין (אמר המגיה בקצת פי' רש"י זה אינו) ותימה לי אמאי לא אמר ר"נ מנא אמינא לה דקתני א"כ למה נאמר דרך רחוקה שאלו פטורין כו' מדקאמר למה נאמר ש"מ דאי בעי למיעבד עביד כר"נ דאי כרב ששת איצטריך דאי בעי למיעבד דלא ליעבד (עד כאן):
Tossafot
בודקין לעושי פסח - וא"ת דמשמע הכא דווקא לעושי פסח התירו ע"י בדיקה משום דלא העמידו דבריהם במקום כרת ובפ' בכל מערבין (עירובין ד' כו:) תנן מערבין לכהן בבית הפרס ומפרש בגמרא משום דמצי אזיל כדרב יהודה ואומר ר"י דהאי דקאמר הכא במקום כרת דוקא היינו משום דאיכא נמי כרת בעשיית פסח בטומא' והיינו דקאמר בסוף חגיגה (דף כה:) לעושי פסח לא העמידו דבריהם במקום כרת לאוכלי תרומה העמידו דבריהם במקום מיתה פירוש לענין פסח טיהרוהו אע"ג דאיכא כרת באכילתו בטומאה לענין תרומה העמידו דבריהם ולא טיהרוהו אע"ג דליכא אלא מיתה לאוכלה בטומאה אבל בטומאת כהן דליכא אלא לאו שרי ליכנס בבית הפרס לצורך עירוב ויש דבר כגון ללמוד תורה ולישא אשה דשרי אפי' בלא נפוח כדאמרי' במי שהוציאוהו (עירובין דף מז.) ובע"א (דף יג.) משום דעדיפי משאר מצות:
מאי בודקין - קשה לר"ת מאי קבעי הלא הבדיקה מפורשת בסוף אהלות באותה משנה עצמה דקתני ומודים ב"ש וב"ה שבודקין לעושי פסח ואין בודקין לאוכלי תרומ' ולנזיר ב"ש אומרים בודקין וב"ה אומרים אין בודקין כיצד הוא עושה מביא את העפר שהוא יכול להסיטו ונותן לתוך כברה שנקביה דקים כו' ואומר ר"י דבדיקה דמתני' בשכבר עבר ורב יהודה ורב חייא באין לפרש שיוכל לבא ולעבור וה"ק מאי בודקין אם רצה לעבור: [עי' תוספות בכורות כט. ד"ה היכי אזיל כו' וע"ע תוס כתובות כח: ד"ה מנפח]:
מתני' מי שהיה טמא. אלו פטורין מהכרת - נראה לר"י דמתני' קסבר שוחטין וזורקין על טמא שרץ והשתא איירי מתניתין בטמא מת בששי דלא חזי לאכילה לאורתא דאי קסבר אין שוחטין אם כן טמא דמתני' אף בטמא שרץ או דטמא מת בשביעי שלו א"כ אמאי פטור מהכרת כיון דיכול לטבול דהתניא בפ' אלו דברים (לעיל פסחים דף סט:) יכול לא יהא ענוש כרת אלא טהור ושלא היה בדרך רחוקה ערל וטמא שרץ ושאר טמאים מנין ת"ל והאיש ומשמע דליכא מאן דפליג עלה מדפריך מינה לרבא דקאמר דר"א פוטר מכרת וא"ת תיקשי מתני' לרב דאמר לעיל (פסחים דף צ:) אין שוחטין וזורקין על טמא שרץ וי"ל דכמה תנאי אשכחן דסברי כרב דאין שוחטין והא דפריך ליה לעיל ממתניתין דזב שראה שתי ראיות היינו משום דרב עלה קאי ומוקי לה בשטבל:
ורב נחמן אמר הורצה - רב נחמן מצי סבר כרב יהודה דאמר לקמן דרך רחוקה כל שאין יכול ליכנס בשעת אכילה ואפ"ה הורצה דנהי דאינו יכול בהילוך בינוני כיון דיכול לבא בסוסים ובפרדים בר אכילה הוא ולא דמי לחולה וערל וטמא:
הכא נמי אונן קתני בהדייהו - וא"ת מה בין אונן למזיד (ושוגג) דאם הוא מזיד היינו מזיד (ואם הוא שוגג) היינו שוגג וי"ל דתנא תרי גווני מזיד חד שהניח בחנם ואונן שנתעצל אגב מרריה ומיירי במת לו מת אחר חצות אבל קודם חצות אינו בהכרת כדמוכח בסוף פירקין וכן איתא בהדיא בפ' טבול יום (זבחים דף ק.) ולעיל הוי מצי למיחשב נמי אונן בהדי הנהו דהעמידו דבריהם במת קודם חצות:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.