AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Pesachim

82a

Étude de Pesachim 82a

Étude de la Mishna & Guémara 82a

[Suite de la contradiction soulevée à la fin de 81b :] il doit revenir et le brûler devant le Temple avec le bois du bucher [de l'autel]. [La formulation de la Michna utilise le mot « se souvient », ce qui implique que non seulement une grande quantité de viande devenue impure ou invalidée, mais même une quantité si petite qu'elle aurait pu être oubliée, doit être brûlée avec le bois du bucher.]
חוֹזֵר וְשׂוֹרְפוֹ לִפְנֵי הַבִּירָה מֵעֲצֵי הַמַּעֲרָכָה!
Rav Hama bar Ukva dit : Ce n'est pas difficile [la contradiction n'est qu'apparente]. Ici [où il est stipulé que l'on brûle au Temple avec le bois du bucher] — il s'agit d'un visiteur qui ne vit pas à Jérusalem et n'y possède pas de bois, et il peut donc utiliser le bois du bucher. Tandis que là [où il est stipulé que l'on brûle chez soi avec son propre bois] — il s'agit d'un habitant de Jérusalem.
אָמַר רַב חָמָא בַּר עוּקְבָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן — בְּאַכְסְנַאי. כָּאן — בְּבַעַל הַבַּיִת.
Rav Papa dit : Ce cas et cet autre cas se réfèrent tous deux à un visiteur. Ici [où il est stipulé que l'on peut utiliser le bois du bucher] — il s'agit de quelqu'un qui s'est déjà mis en route, et il lui est difficile de se procurer du bois. Là [où il est stipulé que l'on doit utiliser son propre bois] — il s'agit d'un cas où le visiteur ne s'est pas encore mis en route, et il peut donc rassembler son propre bois.
רַב פָּפָּא אָמַר: הָא וְהָא בְּאַכְסְנַאי, כָּאן — שֶׁהֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ, כָּאן — שֶׁלֹּא הֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ.
Rav Zévid était en désaccord avec Rav Papa et a clarifié l'opinion de Rav Hama bar Ukva. Il dit : En réalité, on peut l'expliquer comme Rav Hama l'a dit à l'origine : ici, il s'agit d'un visiteur ; là, il s'agit d'un habitant. Et même s'il ne s'est pas encore mis en route, un visiteur peut utiliser le bois du bucher pour la raison suivante : puisqu'il n'a pas son propre bois [disponible à Jérusalem], les Sages l'ont traité comme les avares, comme nous l'avons appris dans une MISHNA : « Les avares le brûlent devant le Temple afin de profiter du bois du bucher. » Cela indique que quiconque ne tient pas à sa réputation — comme un avare — peut utiliser le bois du bucher, et cela n'est pas considéré comme une utilisation abusive des biens consacrés. De même, les Sages ont également permis à un visiteur d'utiliser le bois du bucher.
רַב זְבִיד אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְאָמַר מֵעִיקָּרָא — כָּאן בְּאַכְסְנַאי כָּאן בְּבַעַל הַבַּיִת, וְאַף עַל גַּב דְּלָא הֶחְזִיק בַּדֶּרֶךְ, אַכְסְנַאי כֵּיוָן דְּלֵית לֵיהּ עֲשָׂאוּהוּ כְּצִיקָנִין. דִּתְנַן: הַצִּיקָנִין שׂוֹרְפִין אוֹתוֹ לִפְנֵי הַבִּירָה בִּשְׁבִיל לֵיהָנוֹת מֵעֲצֵי הַמַּעֲרָכָה.
Les Sages ont enseigné dans la Tossefta : Si des personnes venaient vouloir brûler [le korban Pessah invalide] dans leurs cours et désiraient prendre du bois du bucher pour l'utiliser à cet effet — on ne les écoute pas. De même, s'ils voulaient le brûler devant le Temple avec leur propre bois — on ne les écoute pas non plus.
תָּנוּ רַבָּנַן: בָּאוּ לְשׂוֹרְפוֹ בְּחַצְרוֹתֵיהֶן וּמֵעֲצֵי הַמַּעֲרָכָה — אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן. לִפְנֵי הַבִּירָה וּמֵעֲצֵי עַצְמָן — אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן.
La Guemara demande : Certes, si des personnes veulent le brûler avec le bois du bucher dans leurs propres cours — on ne les écoute pas, car les Sages craignaient qu'elles ne laissent une partie du bois prélevé pour brûler le korban Pessah et se retrouvent à en faire un usage illicite [par mégarde]. Mais dans le cas où elles voulaient brûler l'offrande devant le Temple avec leur propre bois — quelle est la raison pour laquelle on ne les écoute pas ?
בִּשְׁלָמָא מֵעֲצֵי הַמַּעֲרָכָה בְּחַצְרוֹתֵיהֶן אֵין שׁוֹמְעִין לָהֶן — דִּילְמָא פָּיְישָׁן מִינַּיְיהוּ, וְאָתוּ בְּהוּ לִידֵי תַקָּלָה. אֶלָּא לִפְנֵי הַבִּירָה מֵעֲצֵי עַצְמָן, מַאי טַעְמָא לָא?
Rav Yossef dit : C'est afin de ne pas embarrasser celui qui n'a pas les moyens d'apporter son propre bois. Si l'on permettait d'apporter son propre bois pour le brûler au Temple, les gens se rendraient compte que seuls les pauvres prennent le bois du Temple. Ce serait humiliant pour les pauvres. Rava dit : C'est en raison du soupçon [hachad]. Les gens reprendraient leur propre bois inutilisé qu'ils avaient apporté, et d'autres pourraient soupçonner qu'ils volaient le bois consacré du Temple.
רַב יוֹסֵף אָמַר: שֶׁלֹּא לְבַיֵּישׁ אֶת מִי שֶׁאֵין לוֹ. רָבָא אָמַר: מִפְּנֵי הַחֲשָׁד.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux réponses ? La Guemara répond : La différence pratique entre elles est le cas de quelqu'un qui apporte des roseaux ou des palmes de dattier qui ne sont pas adaptés au bucher [de l'autel]. Puisque ces types de branches ne sont pas utilisés pour le bucher de bois sur l'autel, il n'y a aucune crainte que des gens soient injustement soupçonnés de les avoir volés au Temple ; par conséquent, Rava le permettrait. Cependant, la crainte que les pauvres soient embarrassés est toujours pertinente, et donc Rav Yossef l'interdirait.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּאַיְיתִי קְנֵי וְחַרְיָוָתָא, דְּלָא חֲזֵי לַמַּעֲרָכָה.
Une autre Michna enseigne un débat similaire entre Rav Yossef et Rava sur un sujet différent : nous avons appris dans une Michna là-bas, dans le traité Tamid : Le chef de la « veillee » [maamad] faisait se tenir les cohanim rituellement impurs à l'entrée de la porte est [de la cour du Temple] chaque matin [pour qu'ils ne participent pas au service]. La Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle on ne les renvoyait pas simplement chez eux sans les faire se tenir à l'entrée de la porte est ? Rav Yossef dit : C'était afin de les embarrasser pour ne pas avoir pris soin d'éviter de contracter une impureté. Rava dit : On les y faisait se tenir afin d'éviter les soupçons, pour que les gens réalisent qu'ils n'accomplissaient pas le service du Temple non pas parce qu'ils voulaient travailler dans leurs professions habituelles, mais parce qu'ils étaient impurs.
תְּנַן הָתָם: רֹאשׁ הַמַּעֲמָד הָיָה מַעֲמִיד אֶת הַטְּמֵאִין עַל שַׁעַר הַמִּזְרָח. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: כְּדֵי לְבַיְּישָׁן. רָבָא אָמַר: מִפְּנֵי הַחֲשָׁד.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux opinions ? La Guemara répond : La différence pratique entre elles est le cas des gens [cohanim] gâtés [mepankei] qui ne travaillent jamais, et que personne ne soupçonnerait d'éviter le service du Temple pour aller travailler dans leurs professions habituelles. Alternativement, c'est le cas de celui qui tresse des cordes comme gagne-pain — personne ne soupçonnerait quelqu'un de manquer le service du Temple pour aller exercer une occupation aussi modeste et peu lucrative. Ces deux catégories de personnes n'auraient pas besoin de se tenir à la porte selon l'opinion de Rava, mais elles le devraient selon l'opinion de Rav Yossef.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ מְפַנְּקִי, אִי נָמֵי דְּקָא גָדֵיל שִׁישׁוּרָא.
Mishna 1
MICHNA : Un korban Pessah qui est sorti [de son périmètre autorisé] ou qui est devenu rituellement impur doit être brûlé immédiatement [le 14 Nissan]. Si les propriétaires sont devenus rituellement impurs ou sont morts [et qu'il n'y a plus personne pour manger le korban] — sa forme doit être laissée à se dégrader [teavouer tsouro] en le laissant un certain temps avant de le brûler, et il sera brûlé le seizième Nissan, immédiatement après le premier jour de la fête [du 15 Nissan, quand on peut brûler]. Rabbi Yohanan ben Beroka dit : Celui-ci aussi [lorsque les propriétaires sont morts ou devenus impurs] doit être brûlé immédiatement, car il n'a personne pour le manger, ce qui constitue aussi une disqualification si grave qu'il n'est pas nécessaire d'attendre la dégradation de sa forme.
מַתְנִי׳ הַפֶּסַח שֶׁיָּצָא אוֹ שֶׁנִּטְמָא — יִשָּׂרֵף מִיָּד. נִטְמְאוּ הַבְּעָלִים אוֹ שֶׁמֵּתוּ — תְּעוּבַּר צוּרָתוֹ, וְיִשָּׂרֵף בְּשִׁשָּׁה עָשָׂר. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: אַף זֶה יִשָּׂרֵף מִיָּד לְפִי שֶׁאֵין לוֹ אוֹכְלִין.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : Certes, le fait que la viande sacrificielle rituellement impure doive être brûlée est écrit dans la Torah, car il est dit : « La viande qui touche quoi que ce soit d'impur ne sera pas mangée, elle sera brûlée par le feu » (Vayikra 7, 19). Mais la viande sacrificielle sortie de son périmètre autorisé — d'où dérivons-nous qu'elle doit être brûlée ?
גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא טָמֵא, כְּתִיב: ״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא לֹא יֵאָכֵל בָּאֵשׁ יִשָּׂרֵף״. אֶלָּא יוֹצֵא מְנָלַן?
Pesachim 82a
100%
פסחים פ״ב אמַסֶּכֶת פְּסָחִים