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Traité Pesachim

75b

Étude de Pesachim 75b

Étude de la Mishna & Guémara 75b

[En réponse à la question de savoir si le verset 'tissaref' peut aussi inclure les taureaux brûlés —] il est écrit : 'Sur l'endroit où l'on verse les cendres, il sera brûlé [yissaref]' (Vayikra 4, 12). Les Sages répondent : Dites [que cette formulation du] mot 'yissaref' [il sera brûlé] est nécessaire pour ce qui est enseigné dans une baraïta : 'Il sera brûlé — même s'il n'y a pas de cendres [deshen] sur cet endroit' [la présence des cendres de l'autel n'est pas essentielle pour la combustion des taureaux]. 'Il sera brûlé' enseigne également que même si le feu a consumé la majeure partie [de l'animal], cela ne suffit pas — on doit veiller à mener le processus de combustion jusqu'à son terme.
״עַל שֶׁפֶךְ הַדֶּשֶׁן יִשָּׂרֵף״! אָמְרִי: הָהוּא ״יִשָּׂרֵף״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״יִשָּׂרֵף״ — אַף עַל פִּי שֶׁאֵין שָׁם דֶּשֶׁן. ״יִשָּׂרֵף״ — אַף עַל פִּי שֶׁהִצִּית הָאוּר בְּרוּבּוֹ.
Ravina dit que la contradiction soulevée précédemment entre la déclaration de Rabbi [Yehuda HaNassi] — selon laquelle rôtir sur des braises est considéré comme rôtir sur du feu — et la baraïta [qui requiert une dérivation pour indiquer que les braises sont considérées comme du feu en matière de lèpre rituelle] peut être résolue en modifiant le texte de la baraïta. Combinez et enseignez les deux premiers types de brûlures ensemble. De l'expression 'brûlure par le feu [mekhouat eich]', je ne déduis rien d'autre qu'un cas où l'on a été brûlé par un feu ou par une braise [guahelet]. Concernant celui qui est brûlé par des cendres ardentes [remets], par de la chaux brûlante [sid rotéah], par du plâtre brûlant [gipssis rotéah], ou par toute chose dont la source de chaleur provient du feu — pour inclure l'eau chauffée par le feu — d'où sait-on que ces cas sont également considérés comme une brûlure par le feu ? Le verset dit : 'mekhouva', 'mekhouva' — deux fois. Par cette répétition, il inclut tous ces types de brûlures.
רָבִינָא אָמַר, כְּרוֹךְ וּתְנִי: ״מִכְוַת אֵשׁ״ — אֵין לִי אֶלָּא שֶׁנִּכְוָה בְּאֵשׁ וּבְגַחֶלֶת. נִכְוָה בְּרֶמֶץ, בְּסִיד רוֹתֵחַ, וּבְגִפְסִיס רוֹתֵחַ, וּבְכׇל דָּבָר הַבָּא מֵחֲמַת הָאוּר, לְאֵיתוֹיֵי חַמֵּי הָאוּר, מִנַּיִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִכְוָה״ ״מִכְוָה״ רִיבָּה.
Rava souleva une contradiction : « Rabbi [Yehuda HaNassi] a-t-il réellement dit que les braises sont appelées 'feu' [eich] ? » Et il souleva une contradiction à partir du verset [concernant la 'avoda de Yom Kippour] : « 'Et il prendra un bassin [mahtah] plein de braises ardentes [guahaleï eich] de l'autel qui est devant l'Éternel' (Vayikra 16, 12). Du mot 'braises' [guahaleï], j'aurais pu penser qu'il peut prendre des braises éteintes [omomot — dont le feu s'est presque éteint et n'est plus visible de l'extérieur]. C'est pourquoi le verset dit 'feu' [eich]. Si le verset n'avait mentionné que 'feu', j'aurais pu penser qu'il s'agissait d'une flamme. C'est pourquoi le verset dit 'braises'. Comment concilier ces deux exigences ? On prend parmi les braises clignotantes [lohachot — dont le feu est visible]. » Il semble donc que les braises ordinaires ne sont pas appelées 'feu'.
רָבָא רָמֵי. מִי אָמַר רַבִּי גֶּחָלִים אִיקְּרוּ אֵשׁ? וּרְמִינְהִי: ״גַּחֲלֵי״ — יָכוֹל עוֹמְמוֹת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵשׁ״. אִי אֵשׁ — יָכוֹל שַׁלְהֶבֶת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גַּחֲלֵי״. הָא כֵּיצַד? מֵבִיא מִן הַלּוֹחֲשׁוֹת. (אַלְמָא גֶּחָלִים לָא אִיקְּרִי אֵשׁ!
Dites, en réponse à cela : N'est-ce pas cette baraïta elle-même qui est difficile ? Tu as dit : 'Du mot 'braises', j'aurais pu penser des braises éteintes' — ce qui signifie clairement que les braises clignotantes sont considérées comme du feu. Puis dis la clause finale de cette même baraïta : 'Si le verset n'avait mentionné que 'feu', j'aurais pu penser qu'il s'agissait d'une flamme. C'est pourquoi le verset dit 'braises' ' — il semble donc que même les braises clignotantes ne sont pas considérées comme du feu. Il y a donc une contradiction interne dans la baraïta.
אָמְרִי:) וְהָא גּוּפָא קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: ״גַּחֲלֵי״ — יָכוֹל עוֹמְמוֹת, אַלְמָא לוֹחֲשׁוֹת אֵשׁ נִינְהוּ, אֵימָא סֵיפָא: אִי אֵשׁ — יָכוֹל שַׁלְהֶבֶת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גַּחֲלֵי״, אַלְמָא אֲפִילּוּ לוֹחֲשׁוֹת לָאו אֵשׁ נִינְהוּ.
Et Rav Chechet dit [pour résoudre la contradiction] — voici ce qu'enseigne la baraïta : 'Du mot 'braises', j'aurais pu penser qu'il peut prendre indifféremment des braises éteintes ou des braises clignotantes. C'est pourquoi le verset dit 'feu' — [ce qui exclut les braises éteintes]. Si le verset n'avait mentionné que 'feu', j'aurais pu penser qu'il s'agissait d'une flamme. C'est pourquoi le verset dit 'braises'. Comment comprendre cela ? On prend parmi les braises clignotantes.' — Quoi qu'il en soit, il ressort que les braises — même clignotantes — ne sont pas appelées 'feu'. Cela pose une difficulté à l'opinion de Rabbi [Yehuda HaNassi], selon laquelle les braises sont considérées comme du feu.
וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת, הָכִי קָתָנֵי: ״גַּחֲלֵי״ — יָכוֹל בֵּין עוֹמְמוֹת בֵּין לוֹחֲשׁוֹת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵשׁ״. אִי אֵשׁ — יָכוֹל שַׁלְהֶבֶת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גַּחֲלֵי״, הָא כֵּיצַד? מֵבִיא מִן הַלּוֹחֲשׁוֹת. מִכׇּל מָקוֹם גֶּחָלִים לָא אִיקְּרִי אֵשׁ, קַשְׁיָא לְרַבִּי!
Abayé dit que la réponse est la suivante : 'Du mot 'braises', j'aurais pu penser qu'elles doivent être éteintes et non clignotantes. C'est pourquoi le verset dit 'feu'. Si le verset n'avait mentionné que 'feu', j'aurais pu penser que si l'on veut une flamme on peut l'apporter, et si l'on veut une braise on peut l'apporter. C'est pourquoi la Torah dit 'braises'. Comment comprendre cela ? On prend parmi les braises clignotantes.' — Selon cette explication, il est clair que les braises sont bien considérées comme du feu — conformément à l'opinion de Rabbi [Yehuda HaNassi].
אָמַר אַבָּיֵי, תָּרֵיץ הָכִי: ״גַּחֲלֵי״ — יָכוֹל עוֹמְמוֹת וְלֹא לוֹחֲשׁוֹת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵשׁ״. אִי אֵשׁ, יָכוֹל רָצָה שַׁלְהֶבֶת — יָבִיא, רָצָה גַּחֶלֶת — יָבִיא, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גַּחֲלֵי״. הָא כֵּיצַד? מֵבִיא מִן הַלּוֹחֲשׁוֹת.
Rabba dit [en réponse à la dernière explication d'Abayé] : [Tu as dit] 'si l'on veut une braise on peut l'apporter, si l'on veut une flamme on peut l'apporter'. Dans quelles circonstances peut-on trouver une flamme sans braise ? La Guemara répond : Par exemple, si l'on enduit un ustensile d'huile et qu'on y allume le feu [les flammes brûlent sans laisser de braises]. Mais pour un tel cas, pourquoi aurais-je besoin d'un verset pour l'exclure ? Maintenant, devant un roi de chair et de sang [melekh bassar vadam], on ne fait pas cela [car c'est considéré comme une honte d'apporter une flamme aussi médiocre devant un roi] — devant le Roi des rois, le Saint béni soit-Il, à plus forte raison ! Le verset n'aurait donc pas besoin d'exclure ce type de flamme.
אָמַר רַבָּה: רָצָה גַּחֶלֶת — יָבִיא, רָצָה שַׁלְהֶבֶת — יָבִיא. שַׁלְהֶבֶת בְּלֹא גַּחֶלֶת הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כְּגוֹן דְּשַׁפְיֵיהּ לְמָנָא מִשְׁחָא וְאַתְלִי בֵּיהּ נוּרָא. הָהוּא לְמָה לִי קְרָא לְמַעוֹטֵי, הַשְׁתָּא לִפְנֵי מֶלֶךְ בָּשָׂר וְדָם אֵין עוֹשִׂין כֵּן, לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!
Plutôt, Rava dit que l'on doit répondre ainsi : 'Du mot 'braises', j'aurais pu penser qu'elles doivent être éteintes et non clignotantes. C'est pourquoi le verset dit 'feu'. Si le verset n'avait mentionné que 'feu', j'aurais pu penser qu'on pourrait apporter moitié de braises et moitié de flammes — c'est-à-dire que lorsqu'on prend les braises de l'autel elles brûlent encore intensément et leur flamme est visible, et au moment où l'on entre dans le Saint des Saints le feu s'éteint et tout n'est plus que braise. C'est pourquoi le verset dit : 'Et il prendra un bassin plein de braises ardentes [guahaleï eich] de l'autel' (Vayikra 16, 12) — ce qui indique que dès le moment du prélèvement elles doivent être des braises et non des flammes.' »
אֶלָּא אָמַר רָבָא, תָּרֵיץ הָכִי: ״גַּחֲלֵי״ — יָכוֹל עוֹמְמוֹת וְלֹא לוֹחֲשׁוֹת, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֵשׁ״. אִי אֵשׁ — יָכוֹל יָבִיא מֶחֱצָה גַּחֶלֶת וּמֶחֱצָה שַׁלְהֶבֶת, אַדְּעָיֵיל לְגַוַּאי הָוֵי כּוּלֵּיהּ גַּחֶלֶת — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלָקַח מְלֹא הַמַּחְתָּה גַּחֲלֵי אֵשׁ מֵעַל הַמִּזְבֵּחַ״, מִשְּׁעַת לְקִיחָה נִיהְוֵי גֶּחָלִים.
Puisque la discussion jusqu'ici portait sur les braises 'omomot' [éteintes], la Guemara mentionne qu'un dilemme fut soulevé devant les Sages dans la maison d'étude concernant l'orthographe du mot désignant les braises 'éteintes' : faut-il l'écrire avec un alef ['omomot] ou avec un ayin ['omomot] ? Rabbi Yitshak dit : [Il faut l'écrire avec un ayin,] comme il est dit : « Les cèdres dans le jardin de Dieu ne l'ont pas obscurci ['amamouhou] » (Yehezkel 31, 8) — et dans ce verset, le mot 'amamouhou' est bien orthographié avec un ayin.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: אוֹמְמוֹת אוֹ עוֹמְמוֹת? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: ״אֲרָזִים לֹא עֲמָמֻהוּ בְּגַן אֱלֹהִים״.
Mishna 1
MICHNA : Si le korban Pessah a touché la paroi en terre cuite du four [harso chel tannour], on doit éplucher [liklouf] l'endroit [de contact] sur le Pessah — car cette partie a été rôtie par la chaleur du four et non par le feu directement. Si une partie du jus [rotev] du Pessah a coulé sur la terre cuite puis est revenue vers lui [c'est-à-dire que la graisse a éclaboussé sur la paroi et est retombée sur la viande], on doit ôter [litetol] l'endroit [affecté] — car l'épluchage de la couche externe ne suffit pas ; il faut retirer un morceau de viande plus profond, la graisse étant considérée comme ayant cuit par le liquide plutôt que d'avoir été rôtie par le feu. Si une partie du jus du Pessah a coulé sur de la farine [solet] chaude, on doit prélever une poignée de farine [komets] de l'endroit [où le jus est tombé] et la détruire.
מַתְנִי׳ נָגַע בְּחַרְסוֹ שֶׁל תַּנּוּר — יִקְלוֹף אֶת מְקוֹמוֹ. נָטַף מֵרוֹטְבּוֹ עַל הַחֶרֶס וְחָזַר אֵלָיו — יִטּוֹל אֶת מְקוֹמוֹ. נָטַף מֵרוֹטְבּוֹ עַל הַסּוֹלֶת — יִקְמוֹץ אֶת מְקוֹמוֹ.(משנה)
Dans un cas où l'on a enduit le korban Pessah d'huile de terouma [chemen terouma] — si le Pessah appartient à un groupe de cohanim [prêtres], ils peuvent le manger, car ils ont le droit de consommer la terouma. S'il appartient à un groupe d'Israélites [non-cohanim] : si le Pessah est encore cru, on doit le rincer pour ôter l'huile de terouma ; s'il est rôti, on doit éplucher la couche extérieure [que l'huile a imprégnée], afin que les Israélites ne consomment pas la terouma qui leur est interdite. Si l'on a enduit le korban Pessah d'huile du maaser cheni [deuxième dîme], on ne peut pas en exiger le remboursement en argent des membres du groupe — car on ne rachète pas [ein podine] le maaser cheni à Jérusalem. Les produits de maaser cheni à Jérusalem sont destinés à être consommés ; on peut les offrir comme cadeau mais non les racheter ni les vendre.
סָכוֹ בְּשֶׁמֶן תְּרוּמָה, אִם חֲבוּרַת כֹּהֲנִים — יֹאכֵלוּ. אִם שֶׁל יִשְׂרָאֵל, אִם חַי הוּא — יְדִיחֶנּוּ. וְאִם צָלִי הוּא — יִקְלוֹף אֶת הַחִיצוֹן. סָכוֹ בְּשֶׁמֶן שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי — לֹא יַעֲשֶׂנּוּ דָּמִים עַל בְּנֵי חֲבוּרָה, שֶׁאֵין פּוֹדִין מַעֲשֵׂר שֵׁנִי בִּירוּשָׁלַיִם.
Guémara
GUEMARA : Sur la base de la michna, la Guemara engage une discussion générale sur les halakhot des aliments interdits entrant en contact avec d'autres aliments. Il a été déclaré [par les amoraïm] qu'ils sont en désaccord sur ces questions — mais la Guemara commence par les cas clairs : si un aliment chaud tombe dans un autre aliment chaud, tous s'accordent [que...]
גְּמָ׳ אִיתְּמַר: חַם לְתוֹךְ חַם — דִּבְרֵי הַכֹּל

Rachi

על שפך הדשן ישרף - סיפא דההוא קרא דכתב בהו באש הוא:,אע"פ שאין שם דשן - דלא תימא אדשן קפיד רחמנא לשורפו על מקום שהיו מוציאין שם דשנו של מזבח החיצון כדכתיב (ויקרא ו׳:ד׳) והוציא את הדשן אל מחוץ למחנה ואם ניטל הדשן משם לא ישרפנו שם קמ"ל ישרף מכל מקום:,אע"פ שהוצת האור ברובו - יתעסקו בו עד שתגמר שריפה:

רבינא אמר - הא דפרכת לעיל לר' מדאיצטריך מכוה מכוה לרבויי גחלת לא תיקשי דמתני' משבשתא היא וגחלת לאו מריבוייא דמכוה אתא לתנא אלא ממשמעותא דאש וכרוך ותני גחלת בהדי אש במשמעות דרישא אין לי אלא אש וגחלת כו' וריבוייא דמכוה מכוה לרמץ וסיד אתא:

גחלי - ולקח מלא המחתה גחלי אש וגו' (ויקרא ט״ז:י״ב) ואם נאמר גחלי ולא נאמר אש יכול גחלים עוממות כבויות אבל לא לוחשות בוערות דהנך לאו גחלים הוא סתמא אלא אש תלמוד לומר אש בתר גחלי להביא את הלוחשות אי נאמר אש ולא נאמר גחלי יכול שלהבת ולא גחלים לוחשות דלאו אש סתמא נינהו תלמוד לומר גחלי אש כי כתבינהו לתרוייהו משמע גחלים שיש להן אש:

הא גופא קשיא אמרת גחלי יכול עוממות - ולא לוחשות מדלא משתמע ליה לוחשות מכלל דלוחשות לאו גחלים איקרו ומאי מיקרו ע"כ אש והדר תני אש שלהבת משמע ולא לוחשות:

ואמר רב ששת גרסינן:,יכול בין עוממות בין לוחשות - איזה שירצה דתרווייהו גחלי מיקרו ת"ל אש בתר גחלי לאפוקי עוממות:,ואי אש - בלא גחלי יכול שלהבת דודאי אש סתמא אין גחלים לוחשות במשמע תלמוד לומר גחלי אש להכי כתב תרווייהו:,מכל מקום לרבי קשיא - דמדאיצטריך גחלי שמע מינה אש סתמא אין גחלת במשמע:

אמר אביי תריץ הכי גחלי יכול עוממות ולא לוחשות - ולוחשות לאו גחלי נינהו אלא אש תלמוד לומר אש דהיינו לוחשות אבל בסיפא לא תימא אי אש יכול שלהבת ולא גחלת אלא אי אש יכול רצה גחלים לוחשות רצה שלהבת בלא גחלים ותרווייהו אש מיקרו ת"ל גחלי אש למעוטי שלהבת גרידתא:

מחצה גחלת ומחצה שלהבת - כגון אוד שהוצת האור ברובו יטול ממזבח החיצון דבין גחלת ובין שלהבת מיקרו אש וכי מטי התם ממזבח החיצון לפני ולפנים הוה ליה כולה גחלת דאילו לעיולי הכי לא איצטריך מיעוטא דלפני מלך בשר ודם אין מביאין אוד בשלהבתו מפני שמעלה עשן וכי איצטריך מיעוטא לשעת לקיחה איצטריך:,ת"ל כו' - משעת לקיחה להוי גחלי אש ואין שלהבת משמע גחלי אש:

ארזים לא עממוהו - לא הכהו את מראיתו לפי שהיה נאה מכל אילנות ועל חירם מלך צור נאמר:

מתני' נגע בחרסו של תנור וכו' - נגע הפסח בחרסו של תנור:,יקלוף - מן הפסח מקום שנגע בתנור כדמפרש בגמ' שנתבשל שם מחום התנור ולא צלי אש הוא כדאמרן לעיל משום שנאמר צלי אש צלי אש שני פעמים למעוטי תנור שגרפו וחרס הדפנות גרוף ועומד הוא:,נטף - בתנור מרוטב על החרס:,וחזר אליו - שחזר שומן שנתחמם מן החרס ונבלע בפסח:,יטול את מקומו - דלא סגי ליה בקליפה אלא בנטילה יפה יפה בעובי דשומן נבלע בתוכו הרבה ואותו שומן מבושל מן החרס (היה):,נטף מרוטבו על הסולת - מפרש בגמ' בסולת רותחת דמטוי רוטבו מחום הסולת והוי צלי מחמת דבר אחר ואסור למיכליה לההוא רוטב שבתוך הסולת משום אל תאכלנו כי אם צלי אש הילכך יקמוץ את מקומו וישרוף אותו קומץ כשאר קדשים פסולין:

אם חי ידיחנו - דלא בלע:,צלי - בעי קליפה משום דבלע:,אין מוכרין מעשר שני בירושלים - ואפילו לאוכלו שם בקדושה דכי ירבה ממך הדרך ונתתה בכסף כתיב (דברים יד):

גמ' חם לתוך חם - בשר רותח לתוך חלב רותח או אחד של איסור ואחד של היתר:

Tossafot

תלמוד לומר ולקח וגו' משעת לקיחה בעינן דניהוי גחלים - וא"ת אפילו לא כתיב ולקח אלא גחלי אש ידעינן דניהוי גחלים בשעת לקיחה דלעיולי לגיו לא איצטריך דשמעינן ליה מק"ו ומה לפני מלך כו' וע"כ מוקמינן ליה לשעת לקיחה וי"ל דודאי לא צריך קרא משום הכי אלא דאי אפשר לכתוב בע"א אלא ולקח:

יטול את מקומו - ולא סגי ליה בקליפה לפי שהרוטב נבלע יותר בתוכו. ואם תאמר נגע בחרסו של תנור אמאי סגי ליה בקליפה הלא הרוטב שיש באותו כדי קליפה נבלע בפסח עד כדי שיטול את מקומו כמו נטף מרוטבו וחזר אליו וכל דבר הנאסר בצלי דקי"ל דאינו נאסר אלא כדי קליפה מחמת הרוטב שבו יאסור עד כדי שיטול את מקומו ואיכא לאוקמא בשאין רוטב כי אם מעט ומעט רוטב אינו אוסר כל כך כדאמרינן בגמ' שאני סיכה דמשהו עבדי לה:

ואם צלי הוא יקלוף את החיצון - בכל ענין מיירי בין חם בין צונן דמתוך שהוא רך בולע אע"פ שאינו חם דודומיא דחי קתני:,לפי שאין מוכרין מעשר שני בירושלים - פירש בקונטרס דכי ירבה ממך הדרך ונתתה בכסף כתיב וקשיא לר"י דהא קרא בפדיון מיירי שמוציאו מקדושתו ומחללו על דבר אחר אבל הכא אפילו לאוכלו בקדושתו כדפי' בקונטרס גופיה והכי נמי משמע לישנא דמוכרין מדלא קתני מחללין ויש ספרים שכתוב בהן שאין פודין אבל רש"י כתב שאין מוכרין ונראה לר"י דבירושלים גזרו מדרבנן מכירה אטו פדייה דאסור מן התורה ולרשב"א נראה דלא אסרו מכירה אלא משום בזיון מצוה כדתנן בריש מסכת מעשר שני (פ"א מ"א) שאין מוכרין אותו ואין ממשכנין אותו ואין שוקלין כנגדו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 75b
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פסחים ע״ה במַסֶּכֶת פְּסָחִים