AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Pesachim

63a

Étude de Pesachim 63a

Étude de la Mishna & Guémara 63a

La Guemara demande : Dirons-nous que A'herim (A'herim, « d'autres ») tiennent que la che'hita (l'abattage rituel) n'a de portée légale qu'à sa fin, c'est-à-dire que l'abattage est réputé n'avoir lieu qu'à l'achèvement du rite et non pendant tout le temps que dure l'acte d'égorger, conformément à l'opinion de Rava dans un autre contexte ? Car Rava a dit : C'est toujours une controverse, c'est-à-dire que le désaccord — sait-on si l'on est tenu uniquement par sa première expression ou aussi par la conclusion de son propos — s'applique même lorsque l'intention manifeste de la personne est que le statut qu'elle veut conférer ne s'applique qu'à un moment précis ; par exemple si quelqu'un déclare qu'un animal sera consacré comme holocauste ('ola) jusqu'à midi et, à partir de là, comme sacrifice de paix (chelamim) (Rabbénou 'Hananel). L'opinion de Rabbi Méir, désigné ici par A'herim, est que l'on n'est tenu que par sa première expression.
לֵימָא קָסָבְרִי אֲחֵרִים אֵינָהּ לִשְׁחִיטָה אֶלָּא בַּסּוֹף, וְכִדְרָבָא. דְּאָמַר רָבָא: עֲדַיִין הִיא מַחֲלוֹקֶת.
Par conséquent, sur la base de ces deux prémisses : si quelqu'un a placé les circoncis (moulin) avant les incirconcis ('arélim), sa déclaration concernant les circoncis prend effet, mais sa déclaration concernant les incirconcis ne prend pas effet. En effet, si l'abattage est légalement réputé prendre effet en un seul instant, et s'il a dit que son intention portait sur les circoncis à cet instant-là, sa déclaration prend effet. Dans le cas inverse : s'il a placé les incirconcis avant les circoncis, sa déclaration concernant les incirconcis prend effet, mais sa déclaration concernant les circoncis ne prend pas effet.
הִילְכָּךְ: הִקְדִּים מוּלִין לַעֲרֵלִים — מוּלִין חָיְילִי, עֲרֵלִים לָא חָיְילִי. הִקְדִּים עֲרֵלִים לְמוּלִין — עֲרֵלִים חָיְילִי, מוּלִין לָא חָיְילִי.
Rabba a dit : Non, il ne faut pas dire cela. En réalité, A'herim tiennent que la che'hita a une portée légale du début à la fin, et de quoi traitons-nous donc ici ? Nous traitons d'un cas où la personne a décidé en son cœur d'abattre l'offrande pour les deux groupes — aussi bien les circoncis que les incirconcis — et où elle a exprimé verbalement son intention par la formule « pour les incirconcis », mais n'a pas eu le temps de dire « pour les circoncis » avant que l'abattage ne soit déjà achevé alors qu'elle disait « pour les incirconcis ». Et c'est sur ce point qu'ils divergent : Rabbi Méir, qui est A'herim, tient que nous n'exigeons pas que la bouche et le cœur soient identiques (piv ve-libo chavim) ; ce qui a une portée légale, c'est l'expression verbale — puisqu'il a dit « pour les incirconcis », il a disqualifié l'offrande. Et les Sages (Rabbanan) tiennent que nous exigeons que la bouche et le cœur soient identiques — puisqu'il voulait exprimer son intention pour les circoncis comme pour les incirconcis, il n'a pas disqualifié l'offrande.
אָמַר רַבָּה: לָא, לְעוֹלָם קָסָבְרִי אֲחֵרִים יֶשְׁנָהּ לִשְׁחִיטָה מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁגָּמַר בְּלִבּוֹ לְתַרְוַויְיהוּ, בֵּין לְמוּלִין בֵּין לַעֲרֵלִים, וְהוֹצִיא בְּפִיו ״לַעֲרֵלִים״, וְלֹא הִסְפִּיק לוֹמַר ״לְמוּלִין״ עַד שֶׁנִּגְמְרָה שְׁחִיטָה בַּ״עֲרֵלִים״. וּבְהָא פְּלִיגִי, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: לָא בָּעֵינַן פִּיו וְלִבּוֹ שָׁוִים. וְרַבָּנַן סָבְרִי בָּעֵינַן פִּיו וְלִבּוֹ שָׁוִים.
Mais Rabbi Méir tient-il vraiment que nous n'exigeons pas que la bouche et le cœur soient identiques ? La Guemara soulève une contradiction à partir d'une michna du traité Téroumot, qui énonce : Celui qui avait l'intention de dire que le produit qu'il a désigné serait térouma (téroumot, prélèvement), mais a dit par erreur le mot « dîme » (maasser) ; ou qui avait l'intention de dire « dîme » mais a dit par erreur « térouma » ; ou qui avait l'intention de faire vœu : « Je n'entrerai pas dans cette maison-ci », mais a dit par erreur « celle-là », c'est-à-dire qu'il a désigné par mégarde une autre maison ; ou qui avait l'intention de faire vœu : « Je ne tirerai pas profit de cette personne-ci », mais a dit « de celle-là », c'est-à-dire qu'il a désigné par mégarde quelqu'un d'autre — il n'a rien dit, tant que sa bouche et son cœur ne sont pas identiques. Or il s'agit là d'une michna anonyme (stam), et les michnayot anonymes sont présumées avoir pour auteur Rabbi Méir.
וְקָסָבַר רַבִּי מֵאִיר לָא בָּעֵינַן פִּיו וְלִבּוֹ שָׁוִין? וּרְמִינְהוּ: הַמִּתְכַּוֵּין לוֹמַר ״תְּרוּמָה״, וְאָמַר ״מַעֲשֵׂר״; ״מַעֲשֵׂר״, וְאָמַר ״תְּרוּמָה״. אוֹ: ״שֶׁאֵינִי נִכְנָס לְבַיִת זֶה״, וְאָמַר ״לָזֶה״; ״שֶׁאֵינִי נֶהֱנֶה לָזֶה״, וְאָמַר ״לָזֶה״ — לֹא אָמַר כְּלוּם עַד שֶׁיְּהוּ פִּיו וְלִבּוֹ שָׁוִין.
Au contraire, Abayé a donné l'explication suivante : Nous traitons d'un cas où la personne a exprimé deux intentions différentes au sein même de l'acte d'abattage, puisqu'une che'hita valable consiste à trancher la majeure partie des deux organes — la trachée et l'œsophage — de l'animal. Le premier membre [de la michna] vise un cas où il a dit : « Je tranche le premier organe (siman) pour les circoncis et le second organe aussi pour les incirconcis », de sorte que dans le second organe les circoncis sont eux aussi inclus. Par conséquent, il avait les circoncis à l'esprit à chaque étape de l'abattage. Le dernier membre [de la michna] vise un cas où il a dit : « Je tranche le premier organe pour les incirconcis et le second organe pour les circoncis », de sorte que dans le premier organe les circoncis ne sont pas inclus, et que son intention durant cette étape porte uniquement sur les incirconcis.
אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: רֵישָׁא, דְּאָמַר ״סִימָן רִאשׁוֹן לְמוּלִין, וְסִימָן שֵׁנִי אַף לַעֲרֵלִים״ — דִּבְסִימָן שֵׁנִי נָמֵי פְּתִיכִי בֵּיהּ מוּלִין. סֵיפָא, דְּאָמַר ״סִימָן רִאשׁוֹן לַעֲרֵלִים, סִימָן שֵׁנִי לְמוּלִים״ — דִּבְסִימָן רִאשׁוֹן הָא לָא פְּתִיכִי בֵּיהּ מוּלִין.
Et Rabbi Méir suit ici sa propre ligne de raisonnement, lui qui dit que le statut de piggoul (piggoul, intention disqualifiante) peut être conféré à une offrande sur la moitié de ce qui la rend permise ('hatsi matir). Autrement dit, le statut de piggoul s'applique non seulement lorsque l'on a une intention disqualifiante durant l'acte entier qui rend l'animal permis — par exemple en tranchant à la fois la trachée et l'œsophage — mais même si l'on a cette intention disqualifiante durant la moitié de l'acte qui rend l'animal permis, par exemple en tranchant l'un de ces deux organes. Et les Sages, eux aussi, suivent leur ligne de raisonnement habituelle, eux qui disent que le statut de piggoul ne peut pas être conféré sur la moitié de ce qui la rend permise. Puisqu'il a exprimé son intention pour les incirconcis comme pour les circoncis tout au long de l'acte d'abattage, l'offrande n'est pas disqualifiée.
וְרַבִּי מֵאִיר לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר. וְרַבָּנַן לְטַעְמַיְיהוּ, דְּאָמְרִי: אֵין מְפַגְּלִין בַּחֲצִי מַתִּיר.
Mishna 1
MICHNA : Celui qui abat le sacrifice pascal (Pessa'h) alors qu'il détient encore du 'hamets (pain levé) transgresse un commandement négatif, ainsi que la Torah le dit : « Tu n'égorgeras pas, sur du levain, le sang de mon sacrifice, et le sacrifice de la fête de Pessa'h ne passera pas la nuit jusqu'au matin » (Chemot 34, 25). Rabbi Yehouda dit : Même celui qui abat le sacrifice perpétuel de l'après-midi (tamid) la veille de Pessa'h en détenant du levain transgresse ce commandement. Rabbi Chimon dit : Celui qui abat le Pessa'h le quatorze Nissan pour son propre objet (lichmo) en détenant du levain est passible [de la transgression] ; mais s'il l'a abattu pour un autre objet (chelo lichmo), il en est exempt. Et pour tous les autres sacrifices (zeva'him) que l'on abat la veille de Pessa'h — moment où la détention de levain est interdite —, qu'on les ait abattus pour leur propre objet ou pour un autre objet, on en est exempt.
מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶת הַפֶּסַח עַל הֶחָמֵץ — עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַתָּמִיד. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הַפֶּסַח בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר לִשְׁמוֹ — חַיָּיב, וְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — פָּטוּר. וּשְׁאָר כׇּל הַזְּבָחִים, בֵּין לִשְׁמָן וּבֵין שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — פָּטוּר.(משנה)
Et pendant la fête de Pessa'h elle-même : si l'on a abattu le Pessa'h pour son propre objet (lichmo), on en est exempt. En effet, un Pessa'h abattu pour son propre objet à un moment inapproprié est disqualifié ; ce n'est plus du tout une offrande, et il n'y a donc aucune transgression du commandement « Tu n'égorgeras pas, sur du levain, le sang de mon sacrifice ». En revanche, si on l'a abattu pour un autre objet (chelo lichmo) et qu'on a par là rendu le sacrifice valable en tant que sacrifice de paix (chelamim), on est passible pour l'avoir offert en détenant du levain. Et pour tous les autres sacrifices que l'on abat pendant Pessa'h — moment où il est interdit d'abattre en détenant du levain —, qu'on les ait abattus pour leur propre objet ou pour un autre objet, on est passible. Ceci à l'exception d'un sacrifice expiatoire ('hatat) que l'on a abattu pour un autre objet en détenant du levain. À la différence des autres offrandes, un 'hatat est disqualifié s'il est abattu pour un autre objet ; c'est pourquoi l'on ne transgresse pas l'interdit « Tu n'égorgeras pas, sur du levain, le sang de mon sacrifice ».
וּבַמּוֹעֵד, לִשְׁמוֹ — פָּטוּר. שֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ — חַיָּיב. וּשְׁאָר כׇּל הַזְּבָחִים, בֵּין לִשְׁמָן בֵּין שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — חַיָּיב. חוּץ מִן הַחַטָּאת שֶׁשְּׁחָטוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ.
Guémara
GUEMARA : Rabbi Chimon ben Lakich a dit : On n'est jamais passible pour avoir transgressé le commandement « Tu n'égorgeras pas, sur du levain, le sang de mon sacrifice » à moins que le 'hamets n'appartienne à celui qui abat le Pessa'h, ou à celui qui en asperge le sang (zorek),
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיְּהֵא הֶחָמֵץ לַשּׁוֹחֵט אוֹ לַזּוֹרֵק

Rachi

וכדרבא - בפ"ב דזבחים:,עדיין היא מחלוקת - גבי תפוס לשון ראשון דאיפלגי בה ר' מאיר ור' יוסי באומר הרי זו תמורת עולה תמורת שלמים הרי זו תמורת עולה דברי רבי מאיר דתפוס לשון ראשון רבי יוסי אומר דבריו קיימים דאף בגמר דבריו אדם נתפס ואיבעיא להו אמר חציה עולה וחציה שלמים מי מודה בה ר' מאיר או לא מי אמרינן טעמא דרבי מאיר משום דנמלך הוא וכיון דחל שם עולה תו לא פקע אבל כי אמר לחצאין ליכא למימר הכי או דילמא כיון דפשטא ביה קדושת עולה ברישא תו לא חיילא קדושת שלמים ואמר אביי: בהא ודאי מודי ר"מ רבא אמר עדיין היא מחלוקת ואותביה רבא לאביי מהשוחט את הזבח לאכול כזית בחוץ כזית למחר דקא פליג ר' יהודה אדרבנן ואמר כר' מאיר תפוס לשון ראשון דקאמר זה הכלל כל שמחשבת זמן קדמה למחשבת מקום פיגול וחייבין עליו כרת לא שנא בעבודה אחת ולא שנא בשתי עבודות שחישב בעבודה שניה מחשבת פסול בתר מחשבת פיגול לא מפקע ליה מיד פיגול דתפוס לשון ראשון ורבנן סברי אף בגמר דבריו הוא נתפס והויא לה בחדא עבודה עירוב מחשבות ולא קרב המתיר כמצוותו ואנן בעינן דלא ליהוי ביה פסול אחרינא דהרצאה כתיב ביה אלמא מאן דאית ליה תפוס לשון ראשון אפילו לחצאין אית ליה דהא זיתי טובא יש בזבח ופליג ר' יהודה ואמר ליה אביי מי סברת אינה לשחיטה אלא לבסוף וחדא מחשבה היא ישנה לשחיטה מתחלה ועד סוף כו' וכגון דאמר סימן ראשון חוץ לזמנו ושני חוץ למקומו ור"מ סבר מפגלין בסימן אחד מכלל דרבא דאותביה מהא ס"ל אליבא דר' מאיר ור' יהודה דאינה לשחיטה אלא לבסוף וכולה מחשבה בסוף שחיטה הוא והוה ליה חדא מחשבה ונמלך ליכא למימר דהא בשני זיתים חישב ואפילו הכי פליג והיינו דאמרינן הכא לימא קסברי אחרים אינה לשחיטה אלא לבסוף וכל מחשבת שחיטה לא מהניא אלא אם כן חישב בגמרה וכדרבא דאמר התם עדיין היא מחלוקת באומר לחצאין וע"כ אית ליה לרבי מאיר אינה לשחיטה אלא לבסוף ואחרים היינו ר"מ הילכך בגמר שחיטה אין שהות לומר שני דברים והיכא דהקדים מולין לערלים בסוף שחיטה מולין חיילי כולה הקדים ערלים למולין ערלים חיילי כולה והוה ליה כולה ערלה ופסלה:

והכא במאי עסקינן - דקתני הקדים ערלים למולין פסול כגון שגמר בלבו להוציא מולין אחר ערלים ולומר לערלים ולמולין כל מחשבה דקדשים מוציא בפיו הוא:

לא בעינן פיו ולבו שוין - והלך אחר פיו ואיכא כולה ערלה ואע"פ שלא היה בלבו אלא למקצתה:,שאיני נהנה לזה - לאיש הזה:,לא אמר כלום - וסתם משנה היא ור"מ היא:

סימן שני אף לערלים - גרסינן בסימן ראשון לא היה דעתו אלא למה שהוציא בפיו ובסימן שני היה מוסיף על מחשבתו הילכך כי הקדים ערלים למולין נגמר סימן ראשון בערלים:,פתיכי - מעורבין:

ור' מאיר לטעמיה דאמר - במנחות מפגלין בחצי מתיר דתנן פיגל בקומץ ולא בלבונה בלבונה ולא בקומץ כלומר חישב בהקטרת האחד על מנת לאכול מן השיריים למחר ר"מ אומר פיגול וחכ"א אין בו כרת עד שיפגל בכל המתיר:,יש פיגול - במחשבת חצי מתיר והאי חצי מתיר הוא דשחיטה בשני הסימנין היא:

מתני' השוחט את הפסח על החמץ עובר בלא תעשה - דלא תשחט על חמץ וגו':,אף התמיד - של בין הערבים דערב הפסח ששחטו על החמץ וטעמא יליף בגמ':,ר"ש אומר הפסח בי"ד - ששחטו על החמץ:,לשמו חייב - משום לא תשחט על חמץ דפסח כשר הוא ושחיטה ראויה היא (ושמה שחיטה):,ושלא לשמו פטור - דפסול הוא ושחיטה שאינה ראויה לאו שמה שחיטה והכי אית ליה לר"ש בכל דוכתי בכיסוי הדם (חולין דף פה.) ובאותו ואת בנו (דף פא:) ובתשלומי ארבעה וחמשה (ב"ק ע.):,ושאר כל הזבחים - ששחטן בי"ד לאחר חצות על החמץ בין לשמן ושלא לשמן ואע"ג שכשירין הן כדתנן (זבחים דף ב.) כל הזבחים שנזבחו שלא לשמן כשירין:,פטור - כדמפרש בגמ' בעידנא דמחייב אפסח לא מיחייב אשאר זבחים:

ובמועד - בתוך הפסח אם לשמו שחטו לפסח על החמץ פטור מלא תשחט דפסח שלא בזמנו לשמו פסול והויא לה שחיטה שאינה ראויה:,שלא לשמו - אלא לשם שלמים:,ושאר כל הזבחים - ששחטן במועד על החמץ:,בין לשמן בין כו' חייב - דהא כשירין הן ובגמ' מפרש דקרא אשאר זבחים נמי אזהר:,חוץ מן החטאת ששחטה שלא לשמה - דפסולה היא כדתנן בזבחים (שם) חוץ מן הפסח והחטאת וטעמא משום דכתיב בשחיטה חטאת היא מעוטא היא ולא הנשחטת שלא לשמה:

גמ' עד שיהא החמץ לשוחט כו' - ואע"ג דכתיב על חמץ סתמא אם היה חמץ לאחד שאינו מבני החבורה ואפילו ישנו עמו בעזרה ואלו השוחטין פסחיהן רואין אותו והתרו בהן אין עוברין כדמפרש לקמיה מדכתיב לא תשחט ולא ילין כל שישנו בהלנה ישנו בשחיטה ואם יש לא' מהן כולן עוברין:,לזורק - הדם דזריקה נמי איתרביא במכילתא מדם זבחיך:

Tossafot

לימא קסברי אחרים אינה לשחיטה אלא לבסוף וכדרבא וכו' - בפ' שני דזבחים (ד' ל.) פליגי אביי ורבא אליבא דר"מ דאביי אמר בלחצו' מודה ר' מאיר ורבא אמר עדיין היא מחלוקת והתם נמי סבר ר' מאיר תפוס לשון ראשון ולחצות מפרש בקונטרס חציה תמורת עולה וחציה תמורת שלמים . ונראה כפירוש ר"ח דמפרש לחצות לחצי היום יחולו שניהם וקאמר אביי דהתם מודה ר"מ כיון דבשעת אמירה אינם חלים ולחצי היום יחולו שניהם ורבא סבר דאפילו התם פליג רבי מאיר כמו בשחיטה דאינה אלא לבסוף דאין כאן אלא משהו אחד לחול לשניהם ולר' מאיר חייל קמא ולהכי לערלים ולמולים ערלים חיילי דאמרינן תפוס לשון ראשון אבל אי ישנה לשחיטה מתחלה ועד סוף כיון שיש שהות לשניהם לחול חיילי תרווייהו ולא אמרינן תפוס לשון ראשון אלא דוקא אי אמרינן אינה לשחיטה אלא לבסוף דאין להם שהות לחול לשניהם כדפרי' ולא דמי לתמורת עולה ותמורת שלמים דיותר אמרינן תפוס לשון ראשון כי לא אמר לחצות שיש לשניהם שהות לחול מכי אמר לחצות דהתם כיון דאמר תמורת עולה ואפילו חציה פשטה בכולה ותו לא מצי חייל תמורת שלמים אבל מולים וערלים כי אמרי ישנה לשחיטה כו' הואיל ויכולים לחול זה אחר זה חיילי תרוייהו אף על גב דסבירא ליה בעלמא תפוס לשון ראשון:

ולא הספיק לומר למולים כו' - תימה לרשב"א א"כ מאי איריא דקתני הקדים מולים לערלים אפילו הקדים ערלים כשר אם הספיק לומר למולים קודם גמר שחיטה:,רבי מאיר סבר לא בעינן פיו ולבו שוין - מכאן מדקדק ר"י דהא דקרי בכל דוכתי פיגול פסול מחשבה לאו דוקא דאינו פיגול עד שיוציא בשפתיו דאי במחשבה תליא מילתא בשלא הספיק לומר למולים אמאי פסול לר' מאיר הלא גמר בלבו נמי לומר למולים:

המתכוין לומר תרומה כו' - אפילו אי דברים שבלב לא הוו דברים גבי ההוא דזבין לניכסי' אדעתא למיסק לארץ ישראל ובעידנא דזבין לא אמר (קדושין דף מט:) התם אינו טועה בדיבורו אבל הכא דברים שבלב הם ומה שהוציא בשפתיו אינו כלום לפי שטעה בדיבורו:

וסימן שני אף לערלים דפתיכי מולין וכו' - וא"ת א"כ אמאי קאמר הקדים מולין אפילו לא הקדים נמי אלא ששחט סימן ראשון למולים ולערלים וכן שני ואומר ר"י דקמ"ל דאפילו לא פירש אף לערלים אלא ששחט שני לערלים סתמא כיון ששחט סימן ראשון למולים מסתמא אף לערלים קאמר וכן בסיפא דקתני ערלים למולים פסול אפילו הקדים מולין פסול אם פירש שני לערלים דוקא אלא הא קמ"ל דאע"פ ששחט סימן ראשון לערלים סתם לא אמרינן כיון ששחט סימן שני למולים גלי אדעתיה דבסימן ראשון אף לערלים קאמר וכשר:

השוחט פסח על החמץ עובר בלא תעשה - אומר ריב"א דהפסח כשר דהא לא שנה עליו הכתוב לעכב ובתוספתא דמכילתין (פ"ד) תניא בהדיא השוחט את הפסח על החמץ בי"ד עובר בלא תעשה והפסח עצמו כשר ויוצא בו ידי חובתו בפסח:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 63a
100%
פסחים ס״ג אמַסֶּכֶת פְּסָחִים