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Traité Pesachim

57a

Étude de Pesachim 57a

Étude de la Guémara 57a

Guémara
Dirons-nous qu'il y a ici trois tannaïm qui débattent de ce point ? [Les deux opinions anonymes (tanna kamma), dont chacune vise deux légumes, et l'opinion commune à Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, qui en inclut les trois.] La Guemara rejette cela : Non, il n'y a que deux tannaïm qui débattent du point, et le premier tanna (tanna kamma) dont l'opinion précède celle de Rabbi Chimon, c'est Rabbi Yossi ; et le premier tanna dont l'opinion précède celle de Rabbi Yossi, c'est Rabbi Chimon. Et quel est le sens du mot « aussi » [dans leurs deux énoncés] ? Ils s'accordent sur le premier légume [le navet] ; en revanche, ils divergent sur le second et lui en substituent un autre.
נֵימָא תְּלָתָא תַּנָּאֵי הֲווֹ? לָא, תְּרֵי תַּנָּאֵי הֲווֹ, וְתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הַיְינוּ רַבִּי יוֹסֵי, וְתַנָּא קַמָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי הַיְינוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן. וּמַאי ״אַף״ — אַקַּמַּיְיתָא.
La Guemara cite un épisode de la Tossefta. Nos maîtres ont enseigné : le fils d'un homme nommé Bohyan désigna comme péa [le coin réservé aux pauvres] les produits d'un jardin de légumes ; et son père Bohyan trouva les pauvres chargés de légumes, debout à l'entrée du jardin [sur le point de sortir]. Il leur dit : Mes fils, jetez de dessus vous [les légumes que vous avez ramassés] et je vous en donnerai le double en produits dûment dîmés [et vous n'y perdrez rien]. Non que je sois d'un œil mauvais [que je vous envie ce que vous avez pris], mais parce que les Sages ont dit : on ne désigne pas de péa pour les légumes [si bien que ces légumes-ci sont assujettis au prélèvement de la dîme].
תָּנוּ רַבָּנַן: בֶּן בּוּהְיָין נָתַן פֵּיאָה לַיָּרָק, וּבָא אָבִיו וּמְצָאָן לַעֲנִיִּים שֶׁהָיוּ טְעוּנִין יָרָק וְעוֹמְדִין עַל פֶּתַח הַגִּינָּה. אָמַר לָהֶם: בָּנַי, הַשְׁלִיכוּ מֵעֲלֵיכֶם וַאֲנִי נוֹתֵן לָכֶם כִּפְלַיִים בַּמְעוּשָּׂר. לֹא מִפְּנֵי שֶׁעֵינִי צָרָה, אֶלָּא מִפְּנֵי שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין נוֹתְנִין פֵּיאָה לַיָּרָק.
La Guemara demande : Pourquoi lui fallait-il leur dire « Non que je sois d'un œil mauvais [que je vous envie ce que vous avez pris] » ? [Il aurait suffi de leur offrir des produits dîmés.] La Guemara répond qu'il le dit afin qu'ils ne disent pas : il nous éconduit [il prend maintenant ce que nous avons récolté, mais plus tard il ne tiendra pas son engagement].
לְמָה לֵיהּ לְמֵימְרָא לְהוּ ״לֹא מִפְּנֵי שֶׁעֵינִי צָרָה״? כִּי הֵיכִי דְּלָא לֵימְרוּ: דַּחוֹיֵי קָא מְדַחֵי לַן.
À propos des gens de Jéricho, la Guemara rapporte que des hommes puissants leur dérobaient leur bois. Nos maîtres ont enseigné : À l'origine, les Cohanim plaçaient les peaux des animaux écorchés [consacrés comme offrandes du degré le plus saint (kodché kodachim), peaux qui revenaient aux Cohanim] dans la chambre de la maison du Parva ; le soir, ils les distribuaient aux membres de la maison paternelle [bèt av] qui assuraient le service du Temple ce jour-là. Or les Cohanim qui étaient des hommes de force [baalé zeroa] les saisissaient par la force [avant qu'on ne pût les distribuer]. Ils décrétèrent qu'on les distribuerait de veille de Chabbat en veille de Chabbat, car alors toutes les familles des [deux] gardes [michmarot] venaient et prenaient leur part ensemble.
תָּנוּ רַבָּנַן: בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ מַנִּיחִין עוֹרוֹת קָדָשִׁים בְּלִשְׁכַּת בֵּית הַפַּרְוָה, לָעֶרֶב הָיוּ מְחַלְּקִין אוֹתָן לְאַנְשֵׁי בֵּית אָב. וְהָיוּ בַּעֲלֵי זְרוֹעוֹת נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. הִתְקִינוּ שֶׁיִּהְיוּ מְחַלְּקִין אוֹתָן מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת — דְּאָתְיָין כּוּלְּהוּ מִשְׁמָרוֹת, וְשָׁקְלָן בַּהֲדָדֵי.
Et pourtant les grands de la prêtrise [par la force de leur lignage] continuaient de les saisir par la force. [Vu leur prééminence, les autres membres de la garde n'osaient pas les affronter. Lorsqu'ils virent qu'il n'y avait pas de partage équitable,] les propriétaires [des sacrifices] (Méiri) se levèrent et consacrèrent les peaux au Ciel [pour que les Cohanim ne pussent plus les prendre].
וַעֲדַיִין הָיוּ גְּדוֹלֵי כְהוּנָּה נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ. עָמְדוּ בְּעָלִים וְהִקְדִּישׁוּם לַשָּׁמַיִם.
Ils dirent : Il ne se passa que peu de jours avant qu'ils n'eussent revêtu tout le Hékhal [le Sanctuaire] de plaques d'or [grâce au produit du rachat et de la vente des peaux] — des plaques d'une amma sur une amma [une coudée sur une coudée], de l'épaisseur d'un dinar d'or. Et lors des fêtes de pèlerinage, on les pliait et on les déposait sur une marche du mont du Temple, afin que les pèlerins vissent que leur ouvrage était beau et sans défaut [délem]. [Après quoi on les replaçait dans le Sanctuaire.]
אָמְרוּ: לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִים עַד שֶׁחִיפּוּ אֶת הַהֵיכָל כּוּלּוֹ בְּטַבְלָאוֹת שֶׁל זָהָב, שֶׁהֵן אַמָּה עַל אַמָּה כְּעוֹבִי דִּינַר זָהָב, וּלְרֶגֶל הָיוּ מְקַפְּלִין אוֹתָן וּמַנִּיחִין אוֹתָן עַל גַּב מַעֲלָה בְּהַר הַבַּיִת, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ עוֹלֵי רְגָלִים רוֹאִין שֶׁמְּלַאכְתָּם נָאָה וְאֵין בָּהּ דֶּלֶם.
Il fut enseigné de même qu'Abba Chaoul dit : Il y avait à Jéricho des troncs de sycomore, et des hommes de force [baalé zeroa] les prenaient à leurs propriétaires par la force ; les propriétaires se levèrent et consacrèrent ces troncs au Ciel. [C'est à propos de ces troncs et des branches qui en poussaient que les habitants de Jéricho agirent contre la volonté des Sages.]
תָּנָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: קוֹרוֹת שֶׁל שִׁקְמָה הָיוּ בִּירִיחוֹ, וְהָיוּ בַּעֲלֵי זְרוֹעוֹת נוֹטְלִין אוֹתָן בִּזְרוֹעַ, עָמְדוּ בְּעָלִים וְהִקְדִּישׁוּם לַשָּׁמַיִם.
À propos de ces grands de la prêtrise et de leurs semblables, Abba Chaoul ben Botnit dit au nom d'Abba Yossef ben 'Hanin : Malheur à moi à cause de la maison de Baïtos — malheur à moi à cause de leurs gourdins [alata] ; malheur à moi à cause de la maison de 'Hanin — malheur à moi à cause de leurs chuchotements [les calomnies qu'ils répandent] ; malheur à moi à cause de la maison de Katros — malheur à moi à cause de leurs calames [koulmos, les plumes dont ils se servent pour écrire des mensonges] ; malheur à moi à cause de [la maison de] Yichmaël ben Piakhi — malheur à moi à cause de leurs poings [egrof]. Car ils étaient Cohanim Gdolim [Grands Prêtres], leurs fils trésoriers [guizbarim], leurs gendres intendants [amarkalim], et leurs serviteurs frappaient le peuple à coups de bâton.
עֲלֵיהֶם וְעַל כַּיּוֹצֵא בָּהֶם אָמַר אַבָּא שָׁאוּל בֶּן בָּטְנִית מִשּׁוּם אַבָּא יוֹסֵף בֶּן חָנִין: אוֹי לִי מִבֵּית בַּיְיתּוֹס — אוֹי לִי מֵאָלָתָן, אוֹי לִי מִבֵּית חָנִין — אוֹי לִי מִלְּחִישָׁתָן, אוֹי לִי מִבֵּית קַתְרוֹס — אוֹי לִי מִקּוּלְמוֹסָן, אוֹי לִי מִבֵּית יִשְׁמָעֵאל בֶּן פִּיאָכִי — אוֹי לִי מֵאֶגְרוֹפָן. שֶׁהֵם כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים, וּבְנֵיהֶן גִּיזְבָּרִין, וְחַתְנֵיהֶם אֲמַרְכָּלִין, וְעַבְדֵיהֶן חוֹבְטִין אֶת הָעָם בְּמַקְלוֹת.
Nos maîtres ont enseigné : La cour [du Temple, la Azara] poussa quatre cris. Le premier : Sortez d'ici, fils d'Éli, qui avez souillé le Sanctuaire de l'Éternel [voir I Samuel 2, 22 ; par la suite la prêtrise passa à la maison de Tsadok]. Elle poussa encore ce cri : Sors d'ici, Yissakhar, homme du village de Barkaï, qui t'honores toi-même et profanes les choses consacrées au Ciel. Car il enveloppait ses mains de soie [chira] et accomplissait le service [ce qui invalidait le service, la soie faisant interposition (hatsitsa) entre ses mains et les vases du Temple, et avilissait le service, montrant qu'il refusait de s'y salir les mains].
תָּנוּ רַבָּנַן: אַרְבַּע צְווֹחוֹת צָוְחָה עֲזָרָה. רִאשׁוֹנָה: צְאוּ מִכָּאן בְּנֵי עֵלִי שֶׁטִּימְּאוּ הֵיכַל ה׳. וְעוֹד צָוְוחָה: צֵא מִיכָּן יִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי שֶׁמְּכַבֵּד אֶת עַצְמוֹ וּמְחַלֵּל קׇדְשֵׁי שָׁמַיִם. דַּהֲוָה כָּרֵיךְ יְדֵיהּ בְּשִׁירָאֵי וְעָבֵיד עֲבוֹדָה.
Et la cour [la Azara] poussa encore ce cri : Élevez, ô portes, vos linteaux, et que Yichmaël ben Piakhi, le disciple de Pin'has [ben Élazar le Cohen], entre et serve comme Cohen Gadol [Grand Prêtre — quoique les membres de cette famille fussent violents]. Et la cour poussa encore ce cri : Élevez, ô portes, vos linteaux, et que Yo'hanan ben Narbaï, le disciple de Pinkaï, entre et emplisse son ventre des choses consacrées au Ciel [car il est digne de consommer les offrandes].
וְעוֹד צָוְוחָה הָעֲזָרָה: שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְיִכָּנֵס יִשְׁמָעֵאל בֶּן פִּיאָכִי תַּלְמִידוֹ שֶׁל פִּנְחָס, וִישַׁמֵּשׁ בִּכְהוּנָּה גְּדוֹלָה. וְעוֹד צָוְוחָה הָעֲזָרָה: שְׂאוּ שְׁעָרִים רָאשֵׁיכֶם וְיִכָּנֵס יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי תַּלְמִידוֹ שֶׁל פִּנְקַאי וִימַלֵּא כְּרֵיסוֹ מִקׇּדְשֵׁי שָׁמַיִם.
On dit de Yo'hanan ben Narbaï qu'il mangeait [lui et sa maisonnée] trois cents veaux, buvait trois cents jarres [garbé] de vin et mangeait quarante séa de pigeonneaux en fin de repas [pour le dessert]. On dit : De tous les jours de Yo'hanan ben Narbaï, il ne se trouva jamais de notar [reste sacrificiel devenu impropre] au Temple [car il veillait à ce que tout fût consommé]. La Guemara demande : Qu'advint-il finalement à Yissakhar, homme du village de Barkaï ? Ils dirent : Le roi et la reine étaient assis [et devisaient]. Le roi dit : la viande de chevreau est meilleure ; et la reine dit : la viande d'agneau est meilleure. Ils dirent : Qui peut en décider ? Le Cohen Gadol [Grand Prêtre], car il offre des sacrifices tout le jour [et en goûte la chair]. Il vint,
אָמְרוּ עָלָיו עַל יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי שֶׁהָיָה אוֹכֵל שְׁלֹשׁ מֵאוֹת עֲגָלִים, וְשׁוֹתֶה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת גַּרְבֵי יַיִן, וְאוֹכֵל אַרְבָּעִים סְאָה גּוֹזָלוֹת בְּקִינּוּחַ סְעוּדָה. אָמְרוּ: כׇּל יָמָיו שֶׁל יוֹחָנָן בֶּן נִרְבַּאי לֹא נִמְצָא נוֹתָר בְּמִקְדָּשׁ. מַאי סְלִקָא בֵּיהּ בְּיִשָּׂשׂכָר אִישׁ כְּפַר בַּרְקַאי? אָמְרִי: מַלְכָּא וּמַלְכְּתָא הֲווֹ יָתְבִי. מַלְכָּא אֲמַר: גַּדְיָא יָאֵי, וּמַלְכְּתָא אָמְרָה: אִימְּרָא יָאֵי. אֲמַרוּ: מַאן מוֹכַח? כֹּהֵן גָּדוֹל, דְּקָא מַסֵּיק קׇרְבָּנוֹת כׇּל יוֹמָא. אֲתָא אִיהוּ,

Rachi

הכי גרסינן נימא תלתא תנאי הוו לא תרי תנאי הוו - תנא קמא דרבי יוסי היינו ר' שמעון ותנא קמא דרבי שמעון היינו רבי יוסי ומאי אף אקמייתא:,לימא תלתא תנאי הוו - תנא קמא דר' יוסי ללפת ולכרוב ולא לקפלוט ותנא קמא דר' שמעון ללפת ולקפלוט ולא לכרוב ורבי יוסי ור' שמעון כי הדדי סבירא להו דללפת ולכרוב ולקפלוט:,לא - ת"ק דר' שמעון הוא ר' יוסי ות"ק דר' יוסי הוא ר' שמעון ומאי אף דקאמרי תרווייהו אקמייתא דתנא קמא דידהו קיימי דהיינו אלפת דקאמר תנא קמא דרבי יוסי ללפת ולכרוב וקאמר ליה רבי יוסי אף לקפלוט כמו ללפת אבל לכרוב לא ותנא קמא דרבי שמעון נמי הכי קאמר ללפת ולקפלוט כרבי יוסי וקאמר ליה רבי שמעון אף לכרוב כמו ללפת אבל לקפלוט לא דהיינו כתנא קמא דר' יוסי:

בן בוהיין - שם אביו בוהיין:,כפליים במעושר - גרסי' אני אתן לכם כפליים שיש לכם עכשיו פיאה אתן לכם חולין מתוקנין ומעושרין:,אין נותנין פיאה לירק - משום דמפקע ליה ממעשר דכתיב (דברים י״ד:כ״ט) ובא הלוי כי אין לו חלק ונחלה עמך מי שאין לו נחלה עמך חייב לעשר יצא פיאה שיש לו נחלה עמך דהפקר נינהו וכן בשביעית דהפקר פטור ממעשר דכתיב (שמות כ״ג:י״א) ואכלו אביוני עמך ויתרם תאכל חית השדה מה חיה אוכלת ופטורה ממעשר אף אביונים פטורין מן המעשר:

למה ליה למימר להן לא מפני כו' - הא קא יהיב להן כפליים ומיחזא חזו דלא עין צרה היא:,דלא נימרו דחויי מדחי לן - ולא יתן לנו כלום דמה לו ליטול זו וליתן פי שנים לפיכך הוצרך לפרש להן טעמא של דבר:

עורות קדשים - עור עולה וחטאות ואשמות וקרבנות ציבור שמתחלקין עורות קדשי הקדשים לכהנים כדכתיב (ויקרא ז) עור העולה אשר הקריב וילפינן בזבחים (דף קג:) מעולה כל עורות קדשי קדשים:,ולערב - שכל יום היו מחלקין אותן לאנשי בית אב שעבדו היום שהמשמר היה חלוק לששה בתי אבות לששה ימים ומה שהגיע ליומן הן מרובה הן מועט הוא נוטל אע"פ שיש יום שמרבים היחידים להביא ביום זה מחבירו:,בעלי זרועות - שהיו בכהנים חזקים מחביריהם:,לערב שבת - דכולי משמרה תיהוי התם ולא יניחו לבעלי זרועות ליטול בזרוע:

גדולי כהונה - שרים שבהן:,עמדו בעלים - כל כהני משמרות יחד והקדישום לבדק הבית:

בהר הבית - רחבה פנויה חוץ לעזרה ויש שם מעלות כדאמרינן בפ"ק דיומא (דף טז.):,דלם - דופי:

קורות - מחוברין עוביו של אילן קרי קורה:

בייתוס - כהן גדול היה וכן כולן [והיו להן עבדים חמסנין וחובטין את העם]:,אלתן - מקלותיהן כמו לא באלה ולא ברומח במסכת שבת (דף סג.):,לחישתן - יועצי רע:,קולמוסין - שהיו כותבין איגרות לרעה:,אמרכלים - אמר כולו על פיו נחתך כל צורך הקדש:

שטימאו - כדכתיב (שמואל א ב׳:כ״ב) אשר ישכבון את הנשים:,כריך ידיה בשיראי - וחציצה פוסלת בקדשים דבעינן ולקח הכהן שיקח בעצמו ועוד דבזיון הוא:

ישמעאל בן פיאכי - כשר היה אבל אנשי ביתו היו בעלי זרוע:

שלש מאות עגלין - שהיה מגדל בביתו כהנים הרבה:,מאי סלקא ביה - מה גמול נשתלם:,מלכא ומלכתא - מלכי בית חשמונאי:,גדיא יאי - גדי טוב למאכל יותר מן הכבש:

Tossafot

אלא מפני שאמרו חכמים אין פיאה לירק - אם תאמר מכל מקום ליפטר ממעשר מפני שהפקירם והפקר פטור ממעשר וי"ל כב"ה דאמרי במס' פאה [פ"ו מ"א] אינו הפקר עד שיופקר לעניים ולעשירים כשמיטה וילפינן (בירושלמי) משמיטה דכתיב תשמטנה ונטשתה מה ת"ל ונטשתה יש לך נטישה אחרת שהיא כזו ומה היא זו הפקר לעניים ולעשירים א"נ אפילו בית שמאי דילפי מפיאה וסברי דהפקר לעניים הפקר (הכא מחייבי משום דהפקר בטעות הוה) וטעמא מפרש התם דכתיב בפיאה לעני ולגר מה תלמוד לומר תעזוב אותם יש לך עזיבה אחרת שהיא כזו ומה היא זו לעניים ולא לעשירים ומיהו בפיאה גופיה כולי עלמא מודו דפטורה כדדרשינן בספרי ובא הלוי כי אין לו חלק ונחלה עמך יצא זה שיש לו ללוי חלק בהן שאם הוא לוי עני נוטל פיאה:

דכריך ידיה בשיראי - פירש בקונטרס וחציצה פוסלת בקדשים דכתיב ולקח הכהן בעינן שתהא לקיחה בעצמו של כהן וא"ת והא גבי לולב לא אמרינן הכי בפרק לולב הגזול (סוכה דף ל'.) גבי לא לינקוט אינש לולבא בסודרא רבא אמר לקיחה על ידי ד"א שמה לקיחה ותירץ ר"י דהתם מיירי באוחז הלולב על ידי סודר כעין צבת כגון שכרך הלולב בסודר ואוחז בסודר שהסודר מסייעו להחזיק וכי האי גוונא לא הויא חציצה וכן משמע בההיא שמעתא דבהכי מיירי דהא קאמר התם לא ליהדוק אינש לוליבא בהושענא דילמא נתרי טרפי והוי כחציצה רבא אמר מין במינו אינו חוצץ משמע דבשאינו מינו חוצץ והיינו משום דההיא הוי כעין דשמעתין דכריך ידיה בשיראי דכי האי גוונא שייכא חציצה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 57a
100%
פסחים נ״ז אמַסֶּכֶת פְּסָחִים