AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Pesachim

51a

Étude de Pesachim 51a

Étude de la Guémara 51a

Guémara
tu n'as pas le droit de leur permettre ces actions en leur présence, de peur qu'ils n'en viennent à traiter à la légère d'autres interdits, en se disant : si cette pratique jadis interdite a été permise, les autres interdits ne sont pas non plus particulièrement rigoureux. Comment donc Rav Yossef a-t-il permis aux habitants de 'Hozaï de manger de la pâte de riz ? Rav Yossef dit à Abayé : et n'a-t-on pas justement déclaré au sujet de cette halakha touchant les rigueurs (les coutumes que l'on s'impose), que Rav 'Hisda a dit : ceci a été dit spécifiquement à propos des Koutim (Samaritains) ! La Guemara repousse cela : quelle est la raison pour laquelle cela s'applique aux Koutim ? C'est parce qu'ils étendent ce relâchement et y ajoutent d'autres allégements injustifiés. Or ces gens de 'Hozaï étendront eux aussi ce relâchement et en viendront à pratiquer des allégements supplémentaires dans d'autres cas, car ce sont des ignorants ('amei ha'arets).
אִי אַתָּה רַשַּׁאי לְהַתִּירָן בִּפְנֵיהֶם. אָמַר לוֹ: וְלָאו מִי אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּכוּתָאֵי! כּוּתָאֵי מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דִּמְסָרְכִי מִילְּתָא, הָנָךְ אִינָשֵׁי נָמֵי סָרְכִי מִילְּתָא.
Rav Achi dit plutôt : nous examinons — si la majorité des gens de cet endroit mangent du riz, qu'un non-kohen ne mange pas de 'halla en leur présence, de peur que la catégorie halakhique de 'halla ne tombe dans l'oubli chez eux [croyant que le riz aussi est soumis au prélèvement de la 'halla]. Et si la majorité d'entre eux mangent des céréales (dagan), qu'un non-kohen mange en leur présence la 'halla prélevée sur de la pâte de riz, de peur qu'ils n'en viennent à prélever la 'halla des céréales — dont le prélèvement est une obligation — sur du riz dont le prélèvement est une dispense, auquel cas le kohen qui mange cette 'halla mangerait du pain dont la 'halla n'a pas été prélevée [tével] ; ou bien à prélever de ce qui est dispensé sur ce qui est obligatoire, auquel cas celui qui mange le pain de céréales mangerait du pain dont la 'halla n'a pas été prélevée.
אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן אִי רוּבָּן אוֹרֶז אָכְלִי — לָא נֵיכְלַהּ זָר בְּאַפַּיְיהוּ, דִּילְמָא מִשְׁתַּכְחָא תּוֹרַת חַלָּה מִינַּיְיהוּ. וְאִי רוּבָּן דָּגָן אָכְלִי — נֵיכְלַהּ זָר בְּאַפַּיְיהוּ, דִּילְמָא אָתֵי לְאַפְרוֹשֵׁי מִן הַחִיּוּב עַל הַפְּטוּר, וּמִן הַפְּטוּר עַל הַחִיּוּב.
Après avoir mentionné des halakhot relatives aux coutumes, la Guemara revient pour discuter la chose elle-même (la barayta citée). Les choses qui sont permises, mais que d'autres ont pris l'usage de traiter comme interdites, tu n'as pas le droit de les leur permettre en leur présence. Rav 'Hisda dit : nous traitons ici des Koutim (Samaritains), et non des Juifs. La Guemara s'en étonne : et cela ne vaudrait-il pas pour tout le monde ? N'a-t-on pas enseigné dans une barayta le contraire ? Deux frères peuvent se baigner ensemble, et il n'y a pas à craindre que cela soit immodeste ou conduise à des pensées impures. Cependant, l'usage était que deux frères ne se baignent pas ensemble dans la ville de Kavoul (cf. I Rois 9, 13). Et il advint que Yehouda et Hillel, fils de Rabban Gamliel, se baignèrent ensemble à Kavoul, et la ville entière les blâma et dit : de toute notre vie nous n'avons jamais vu pareille conduite. Hillel s'esquiva et sortit dans la chambre extérieure, et ne voulut pas leur dire : vous êtes permis [d'agir ainsi]. Il préféra obéir aux habitants de la ville plutôt que de déclarer permis à deux frères de se baigner ensemble.
גּוּפָא, דְּבָרִים הַמּוּתָּרִין וַאֲחֵרִים נָהֲגוּ בָּהֶן אִיסּוּר — אִי אַתָּה רַשַּׁאי לְהַתִּירָן בִּפְנֵיהֶן. אָמַר רַב חִסְדָּא: בְּכוּתָאֵי עָסְקִינַן. וְכוּלֵּי עָלְמָא לָא? וְהָתַנְיָא: רוֹחֲצִין שְׁנֵי אַחִין כְּאֶחָד, וְאֵין רוֹחֲצִין שְׁנֵי אַחִין בְּכָבוּל. וּמַעֲשֶׂה בִּיהוּדָה וְהִלֵּל בָּנָיו שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁרָחֲצוּ שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד בְּכָבוּל, וְלָעֲזָה עֲלֵיהֶן כׇּל הַמְּדִינָה, אָמְרוּ: מִיָּמֵינוּ לֹא רָאִינוּ כָּךְ. וְנִשְׁמַט הִלֵּל וְיָצָא לַבַּיִת הַחִיצוֹן, וְלֹא רָצָה לוֹמַר לָהֶן: מוּתָּרִין אַתֶּם.
[De même] on peut sortir le Chabbat avec des chaussures larges qui ressemblent à des pantoufles (kordeqisson) ; cependant, on ne sort pas avec des chaussures larges le Chabbat dans la ville de Bireï. Et il advint que Yehouda et Hillel, fils de Rabban Gamliel, sortirent avec des chaussures larges le Chabbat à Bireï, et les gens de la ville les blâmèrent et dirent : de toute notre vie nous n'avons jamais vu pareille conduite. Et Yehouda et Hillel ôtèrent leurs chaussures et les donnèrent à leurs serviteurs non-juifs, et ne voulurent pas dire aux habitants de la ville : vous êtes permis de sortir avec des chaussures larges le Chabbat.
יוֹצְאִים בְּקוֹרְדָּקֵיסוֹן בַּשַּׁבָּת, וְאֵין יוֹצְאִין בְּקוֹרְדָּקֵיסוֹן בַּשַּׁבָּת בְּבֵירֵי. וּמַעֲשֶׂה בִּיהוּדָה וְהִלֵּל בָּנָיו שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל שֶׁיָּצְאוּ בְּקוֹרְדָּקֵיסוֹן בַּשַּׁבָּת בְּבֵירֵי, וְלָעֲזָה עֲלֵיהֶן הַמְּדִינָה, וְאָמְרוּ: מִיָּמֵינוּ לֹא רָאִינוּ כָּךְ. וּשְׁמָטוּם וּנְתָנוּם לְעַבְדֵיהֶן, וְלֹא רָצוּ לוֹמַר לָהֶן: מוּתָּרִין אַתֶּם.
[De même] on peut s'asseoir le Chabbat sur les bancs des non-Juifs, bien que ces bancs servent habituellement à exposer la marchandise. Mais on ne s'assoit pas sur les bancs des non-Juifs le Chabbat dans la ville d'Akko. Et il advint que Rabban Chimon ben Gamliel s'assit sur les bancs des non-Juifs le Chabbat à Akko, et la ville entière le blâma. Ils dirent : de toute notre vie nous n'avons jamais vu pareille conduite. Rabban Chimon ben Gamliel se laissa glisser à terre et ne voulut pas leur dire : vous êtes permis de vous asseoir sur les bancs. La Guemara répond : le statut légal des gens des villes [maritimes], puisque les Sages ne se trouvent pas parmi eux, est semblable à celui des Koutim. C'est pourquoi il est interdit de leur dire que ces activités sont permises.
וְיוֹשְׁבִין עַל סַפְסַלֵּי גּוֹיִם בַּשַּׁבָּת, וְאֵינָן יוֹשְׁבִין עַל סַפְסַלֵּי גוֹיִם בַּשַּׁבָּת בְּעַכּוֹ. וּמַעֲשֶׂה בְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל שֶׁיָּשַׁב עַל סַפְסַלֵּי גוֹיִם בַּשַּׁבָּת בְּעַכּוֹ, וְלָעֲזָה עָלָיו כׇּל הַמְּדִינָה, אָמְרוּ: מִיָּמֵינוּ לֹא רָאִינוּ כָּךְ. נִשְׁמַט עַל גַּבֵּי קַרְקַע, וְלֹא רָצָה לוֹמַר לָהֶן: מוּתָּרִין אַתֶּם. בְּנֵי מְדִינַת הַיָּם נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָא שְׁכִיחִי רַבָּנַן גַּבַּיְיהוּ — כְּכוּתִים דָּמוּ.
La Guemara entreprend de clarifier les raisons des coutumes rigoureuses dans ces communautés. Soit, s'asseoir sur les bancs des non-Juifs est interdit parce que cela donne l'apparence (mé'hézi) que l'on se livre à l'achat et à la vente le Chabbat. Dans le cas des chaussures larges aussi, il est interdit de les porter par crainte qu'elles ne tombent des pieds et qu'on n'en vienne à les porter à la main sur quatre coudées dans le domaine public, transgressant ainsi un interdit de la Torah.
בִּשְׁלָמָא סַפְסַלֵּי גוֹיִם, מִשּׁוּם דְּמִחֲזֵי כְּמִקָּח וּמִמְכָּר. בְּקוֹרְדָּקֵיסוֹן נָמֵי, דִּילְמָא מִשְׁתַּלְּפִין וְאָתֵי לְאֵיתוֹיִינְהוּ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.
Mais se baigner [ensemble], quelle est la raison pour laquelle cela ne serait pas permis ? La Guemara répond : l'usage de l'interdire se fonde sur ce qui a été enseigné dans une barayta : un homme peut se baigner avec quiconque, sauf avec son père, son beau-père, le mari de sa mère et le mari de sa sœur. En raison de la nature de leur lien de parenté, on pourrait en venir à songer comment cette parenté s'est nouée et avoir des pensées interdites au sujet de l'intimité entre hommes et femmes. Et Rabbi Yehouda permet de se baigner avec son père, en raison de l'honneur (kavod) qu'il peut rendre à son père en l'assistant au bain. Il en va de même pour le mari de sa mère.
אֶלָּא רוֹחֲצִין מַאי טַעְמָא לָא? כִּדְתַנְיָא: עִם הַכֹּל אָדָם רוֹחֵץ, חוּץ מֵאָבִיו וְחָמִיו וּבַעַל אִמּוֹ וּבַעַל אֲחוֹתוֹ. וְרַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר בְּאָבִיו מִפְּנֵי כְּבוֹד אָבִיו, וְהוּא הַדִּין לְבַעַל אִמּוֹ.
Et les gens [de Kavoul] vinrent et décrétèrent l'interdiction pour deux frères de se baigner ensemble, par crainte que cela ne ressemble au fait de se baigner avec le mari de sa sœur. On a enseigné dans la Tossefta : un élève (talmid) ne doit pas se baigner avec son maître (rav), car il est irrespectueux de voir son maître nu. Mais si son maître a besoin de son aide pour se baigner, c'est permis.
וַאֲתוֹ אִינְהוּ וּגְזוּר בִּשְׁנֵי אַחִין מִשּׁוּם בַּעַל אֲחוֹתוֹ. תָּנָא: תַּלְמִיד לֹא יִרְחַץ עִם רַבּוֹ, וְאִם רַבּוֹ צָרִיךְ לוֹ — מוּתָּר.
La Guemara rapporte : lorsque Rabba bar bar 'Hana revint d'Erets Israël en Babylonie, il mangea la graisse (qui se trouve) sur la partie droite [tendue] de l'estomac de l'animal. La graisse le long de l'estomac se compose de deux parties : la portion intérieure, droite et tendue, qui a la forme d'une corde d'arc, et la portion extérieure, arrondie, qui a la forme d'un arc. Quant à la graisse entourant la portion intérieure et tendue, l'usage en Erets Israël était indulgent, tandis qu'en Babylonie il était rigoureux. Rav 'Avira l'Ancien et Rabba, fils de Rav Houna, entrèrent voir Rabba bar bar 'Hana. Quand il les vit venir, il leur cacha ce qu'il était en train de manger. Ils vinrent rapporter à Abayé ce qui s'était passé, et il leur dit : par sa conduite, il a fait de vous des Koutim, car il aurait pu vous dire que c'est permis, et il ne l'a pas fait.
כִּי אֲתָא רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אֲכַל דְּאַיִּיתְרָא. עוּל לְגַבֵּיהּ רַב עַוִּירָא סָבָא וְרַבָּה בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא, כֵּיוָן דַּחֲזִינְהוּ כַּסְּיֵיהּ מִינַּיְיהוּ. אֲתוֹ וַאֲמַרוּ לֵיהּ לְאַבָּיֵי. אֲמַר לְהוּ: שַׁוִוינְכוּ כְּכוּתָאֵי.
La Guemara demande : et Rabba bar bar 'Hana, qui a été indulgent à propos d'une chose interdite [par l'usage local], n'est-il pas en accord avec ce que nous avons appris dans la MISHNA : lorsqu'on voyage d'un lieu à un autre, les Sages lui imposent les rigueurs du lieu d'où il est parti et les rigueurs du lieu où il s'est rendu ? Abayé dit : cela vaut lorsqu'on voyage d'un lieu de Babylonie à un autre lieu de Babylonie, ou d'un lieu d'Erets Israël à un autre lieu d'Erets Israël, ou encore de Babylonie vers Erets Israël. En revanche, lorsqu'on voyage d'Erets Israël vers la Babylonie, non, ce principe ne s'applique pas. Puisque nous, habitants de Babylonie, leur sommes subordonnés (kayfinan) sur le plan de la halakha, nous agissons selon leur coutume [et celui qui vient de chez eux n'est pas tenu de suivre la coutume babylonienne].
וְרַבָּה בַּר בַּר חָנָה לֵית לֵיהּ הָא דִּתְנַן נוֹתְנִין עָלָיו חוּמְרֵי הַמָּקוֹם שֶׁיָּצָא מִשָּׁם וְחוּמְרֵי הַמָּקוֹם שֶׁהָלַךְ לְשָׁם? אָמַר אַבָּיֵי: הָנֵי מִילֵּי מִבָּבֶל לְבָבֶל, וּמֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. אִי נָמֵי, מִבָּבֶל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. אֲבָל מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְבָבֶל — לָא. כֵּיוָן דַּאֲנַן כַּיְיפִינַן לְהוּ, עָבְדִינַן כְּווֹתַיְיהוּ.
Rav Achi dit : tu peux même dire [que cela vaut] d'Erets Israël vers la Babylonie [et qu'il faut alors se montrer rigoureux selon l'usage local] — mais cela vaut seulement là où l'on n'a pas l'intention de revenir [quand on s'établit définitivement dans le nouveau lieu]. Or Rabba bar bar 'Hana avait l'intention de revenir [en Erets Israël], et il a donc continué de suivre la coutume d'Erets Israël. La Guemara rapporte que Rabba bar bar 'Hana dit à son fils : mon fils [tu vis en Babylonie], ne mange pas cette graisse, ni en ma présence ni hors de ma présence. Moi, qui ai vu Rabbi Yo'hanan en manger, je puis dire que Rabbi Yo'hanan est digne qu'on s'appuie sur lui, en sa présence comme hors de sa présence. Toi, tu ne l'as pas vu ; ne mange donc pas cette graisse, ni en ma présence ni hors de ma présence [car tu ne peux te fier à ma seule opinion en cette matière].
רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל לְבָבֶל, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאֵין דַּעְתּוֹ לַחֲזוֹר, וְרַבָּה בַּר בַּר חָנָה דַּעְתּוֹ לַחֲזוֹר הֲוָה. אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בַּר בַּר חָנָה לִבְנֵיהּ: בְּנִי, לֹא תֹּאכַל לֹא בְּפָנַי וְלֹא שֶׁלֹּא בְּפָנַי. אֲנִי שֶׁרָאִיתִי אֶת רַבִּי יוֹחָנָן שֶׁאָכַל — כְּדַי הוּא רַבִּי יוֹחָנָן לִסְמוֹךְ עָלָיו בְּפָנָיו וְשֶׁלֹּא בְּפָנָיו. אַתָּה לֹא רָאִיתָ אוֹתוֹ, לֹא תֹּאכַל בֵּין בְּפָנַי בֵּין שֶׁלֹּא בְּפָנַי.
La Guemara remarque : et cette parole de lui [Rabba bar bar 'Hana] en contredit une autre de lui-même. Car Rabba bar bar 'Hana a dit : Rabbi Yo'hanan ben Elazar m'a raconté : une fois, je suis entré derrière Rabbi Chimon, fils de Rabbi Yossi ben Laqonya, dans le jardin [attenant à sa maison],
ופְלִיגָא דִּידֵיהּ אַדִּידֵיהּ. דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, סָח לִי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן אֶלְעָזָר: פַּעַם אַחַת נִכְנַסְתִּי אַחַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן רַבִּי יוֹסֵי בֶּן לָקוֹנְיָא לַגִּינָּה,

Rachi

דסרכי מילתא - של קולא ומזלזלין יותר:,הנך אינשי נמי - כיון דלא גמרי:,סרכי מילתא - קושיא היא דאתו לאימנועי מחלה אף מדגן: ,המפריש מן האורז על הדגן אוכל טבלים דלא חל השם על האורז ולא ניתקן הדגן והמפריש מן הדגן על האורז מאכיל טבל לכהן שאין השם חל על הדגן בשביל האורז שהרי אינו מחוייב ונמצא שאין זו חלה אלא טבל:

רוחצין שני אחים כאחד - ואין כאן משום פריצות דנימא מתוך שמצוין יחד ועכשיו רואין ערומים זה את זה נותנין עין איש באחיו למשכב זכור:,ואין רוחצין כו' - כלומר אין נוהגים שני אחים לרחוץ כאחד:,בכבול - מקום:

קורדקיסין - אשקפונ"ש (אישקפינ"ש: נעליים קלות) רחבים ולא חיישינן דילמא משתלפי ואתי לאייתוינהו ארבע אמות ואין דרך בני בירי לצאת בקורדקיסין שהן נוהגין בהן איסור:

ספסלי נכרים - שהן מוכרין בהן סחורה ולא חיישינן לחשדא:,ככותאי דמי - דכיון דלא גמירי ולאו מקום תורה הוא סרכי מילתא:

מאביו וחמיו - מתוך שרואהו ונזכר שמשם יצא נותן לבו להרהור וכן בחמיו נותן לבו שיצתה אשתו מכאן וכן בבעל אחותו נמי איכא הירהורא:,משום כבוד אביו - שמשמשו במרחץ:

ואתו אינהו - בני כבול:,תלמיד לא ירחץ עם רבו - שצריך להתבייש מכבודו וממוראו:,ואם היה רבו צריך לו - שישמשנו במרחץ:

אכל דאייתרא - חלב שבכפיפת הקיבה שהקיבה כפופה ועשויה כקשת ואותו חלב שבמקום היתר אוכלין בני ארץ ישראל ובני בבל נוהגין בו איסור:,שוינכו ככותאי - דאמרינן לעיל דברים המותרים ואחרים נהגו בהן איסור אי אתה רשאי להתירן בפניהן ואוקמה רב חסדא בכותאי:

הני מילי מבבל לבבל - מעיר לעיר בבבל דכיון דלא כייפי להדדי אם ישנה מנהגן לעיניהן יש כאן מפני המחלוקת וכל שכן מבבל לארץ ישראל אל ישנה את מנהג המקום מפני המחלוקת:,אבל מארץ ישראל לבבל - אם ישנה את המנהג בבבל אין כאן מחלוקת דאנן כייפינן לבני א"י דאינהו סמיכי ובבבל לא סמיכי:,עבדינן כוותייהו - כלומר אם באין משם לכאן אין להם לשנות מנהגם אלא עושין כמקומן:

אפילו תימא מארץ ישראל לבבל - אל ישנה:,לא תאכל - דאייתרא:

Tossafot

דילמא אתי לאפרושי מן הפטור על החיוב - וא"ת והיכי אתי למיטעי תיפוק ליה דמפריש ממין על שאין מינו וי"ל דבבלול איכא למיטעי דלית ביה משום מין על שאין מינו כדפי' בפ' כל שעה (לעיל פסחים לה.) ואיכא למיחש שתהא עיסה רובה אורז במקום אחד ויפריש מאותו צד על צד אחר:

אי אתה רשאי להתירן בפניהן - תימה א"כ היאך התיר ר' בית שאן בפ"ק דחולין (דף ו:) ותירץ רבינו נסים במגילת סתרים דהאי דברים המותרים ואחרים נהגו בהן איסור היינו שיודעים שהן מותרים והם רוצים להחמיר על עצמן וכן משמע לישנא דברים המותרים אבל דברים שנוהגים מחמת טעות שסבורים שהוא אסור והוא מותר יכול להתיר בפניהם וכן משמע בהדיא בירושלמי וא"ת א"כ אמאי קאמר דילמא אתי לאפרושי מן הפטור על החיוב כיון דידעי שהוא פטור וי"ל דלאו כ"ע ידעי וא"ת דמשמע דווקא בבני המדינה או בכותאי אינו רשאי להתיר אבל בפני חכמים או שלא בפניהם מותר ואמאי והא תנן נותנין עליו חומרי מקום שיצא משם ושהלך לשם ואור"י דמתניתין איירי במנהג חשוב שהנהיגו ע"פ ת"ח והכא מיירי שנהגו בני המדינה מעצמם וכן הנהו דמייתי ודאייתרא דלקמן קים ליה דהוי מנהג חשוב ור"י מסתפק במנהג שאינו חשוב דיכולין להתיר בפני ת"ח אם יכול להתיר להם כדמשמע לקמן ולא רצו לומר להם מותרים אתם משום דבני המדינה חשוב להו ככותאי אבל לתלמידים משמע שהיו אומרים מותרין אתם או דילמא יכול להתיר לעצמו בפניהם אבל להם אינו יכול להתיר וה"ק לא רצה לומר להם מותרים אתם ומה שהחמרתם לא מחמת איסור אלא מחמת מנהג שטות ולתלמידים היה מתיר לעצמו בפניהם אבל לא להם ורשב"א אומר דלא קשה ממתני' דרב אשי דמוקי מתני' באין דעתו לחזור ובכותאי אפילו דעתו לחזור אסור ולאביי דמוקי ה"מ מבבל לא"י אבל מא"י לבבל עבדינן כוותייהו ובכותאי אפילו מא"י לבבל אסור והנהו נמי דמייתי הוו מא"י לבבל:

כיון דאנן כייפינן להו וכו' - קשה לר"ת דבפ"ק דסנהדרין (דף ה.) אמר פשיטא מהכא להתם מהני דהכא שבט והתם מחוקק משמע דבני בבל עדיפי ותירץ דה"מ לאפקועי ממונא אבל לענין איסור והיתר וסמיכה בני א"י עדיפי שלומדים תורה ברבים ואמרינן (ב"ב דף קנח:) אוירא דארץ ישראל מחכים.:,עבדינן כוותייהו - לא עבדי כוותייהו ה"ל למימר ומשום פ"ק דחולין (דף יח:) נקט הכי דקאמר התם כי סליק רבי זירא אכל מוגרמת דרב ושמואל ופריך ולית ליה לרבי זירא נותנין עליו חומרי מקום וכו' ומשני אביי הני מילי וכו' אבל מבבל לארץ ישראל כיון דאנן כייפינן להו עבדינן כוותייהו:

רבה בר בר חנה דעתו לחזור הוה - ובחולין נמי מתרץ רבי זירא אין דעתו לחזור הוה קצת קשה דהשתא לצדדין קתני וחומרי מקום שיצא משם בדעתו לחזור וחומרי מקום שהלך לשם באין דעתו לחזור:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 51a
100%
פסחים נ״א אמַסֶּכֶת פְּסָחִים