Guémara
N'est-ce pas en raison du fait que le statut présumé (’hézkato) de la maison est qu'elle a été examinée, car ce tana soutient : tous sont considérés comme des ’havérim au regard de la recherche du ’hamets (pain levé) ? Un ’havér est une personne dotée du statut présumé de fiabilité (néémanout) sur une question donnée, par exemple la pureté et l'impureté rituelles, les dîmes, etc. Ici, puisque tout le monde a le statut de ’havér pour la recherche du ’hamets, chacun est réputé digne de confiance pour avoir accompli l'action requise. Ainsi qu'il a été enseigné dans une baraïta : au sujet d'un ’havér qui est mort et a laissé un silo (mégoura) rempli de produits, même si ces produits ne s'y trouvaient que depuis ce jour-là, les fruits ont le statut présumé de produits qui ont été rituellement préparés, c'est-à-dire dont la dîme a été prélevée, car il ne fait aucun doute que le ’havér a prélevé la dîme de ses produits avant de mourir. Il en va de même pour la recherche du ’hamets : tous sont considérés comme des ’havérim et sont crus.
לָאו מִשּׁוּם דְּחֶזְקָתוֹ בָּדוּק, דְּקָסָבַר: הַכֹּל חֲבֵרִים הֵם אֵצֶל בְּדִיקַת חָמֵץ. דְּתַנְיָא: חָבֵר שֶׁמֵּת וְהִנִּיחַ מְגוּרָה מְלֵיאָה פֵּירוֹת, אֲפִילּוּ הֵן בְּנֵי יוֹמָן — הֲרֵי הֵן בְּחֶזְקַת מְתוּקָּנִים.
La Guemara conteste cette affirmation : et d'où cela peut-il être prouvé ? Il est possible qu'en règle générale une maison n'ait pas le statut présumé d'avoir été examinée, et peut-être en va-t-il différemment ici, en raison du fait que ces personnes — par exemple une femme, un esclave ou un mineur — ont expressément déclaré avoir effectué la recherche. Peut-être est-ce pour cela que la maison est réputée avoir été examinée. La Guemara rejette cet argument : est-ce à dire qu'il y a la moindre substance (mamash) dans la déclaration de ces personnes ? Puisque le témoignage de tous ceux-là est invalidé, ils sont dépourvus de crédibilité et leurs déclarations ne sont pas fiables. Au contraire, la raison pour laquelle il n'est pas nécessaire de rechercher le ’hamets dans le bien loué doit forcément être la présomption qu'il a déjà été examiné.
וּמִמַּאי? דִּילְמָא שָׁאנֵי הָכָא, מִשּׁוּם דְּקָאָמְרִי הָנֵי. אַטּוּ אֲמִירָה דְּהָנֵי מִידֵּי מְשָׁשָׁא אִית בֵּיהּ?
La Guemara rétorque : au contraire, quelle est la raison pour laquelle on n'a pas besoin de rechercher le ’hamets dans le bien loué ? Est-ce en raison du fait que son statut présumé est qu'il a été examiné ? Si tel est le cas, cet énoncé ne devrait pas se lire : « tous sont crus », car les femmes, les esclaves ou les mineurs n'ont eux-mêmes aucune crédibilité. Il aurait dû être formulé : « au sujet de toutes les maisons, le quatorze [Nissan], leur statut présumé est qu'elles ont déjà été examinées », car c'est là le véritable motif de la décision indulgente.
אֶלָּא מַאי — דְּחָזְקָתוֹ בָּדוּק? הַאי ״הַכֹּל נֶאֱמָנִים״, ״כָּל הַבָּתִּים בְּחֶזְקַת בְּדוּקִין בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!
La Guemara rejette cet argument : au contraire, quelle est l'autre possibilité ? Est-ce que cette halakha tient à la déclaration de ces personnes, et, par déduction, si ces personnes ne disent pas que la maison a été examinée, alors non, on ne peut pas présumer qu'elle l'a été ? Si tel est le cas, résous le dilemme initial à partir d'ici, car cela prouve que le statut présumé de la maison n'est pas qu'elle a été examinée, à moins que quelqu'un ne déclare explicitement qu'il en est ainsi.
אֶלָּא מַאי — מִשּׁוּם אֲמִירָה דְּהָנֵי, הָא לָא אָמְרִי הָנֵי — לָא? תִּפְשׁוֹט מִינֵּיהּ דְּאֵין חֶזְקָתוֹ בָּדוּק.
La Guemara rejette cette conclusion : non, en réalité je peux te dire que, le quatorze [Nissan], son statut présumé est qu'elle a été examinée, et de quel cas traitons-nous ici ? Cette halakha se réfère à une situation où notre présomption (mou’hzak lan) est que le propriétaire n'a pas examiné la maison, et où ces femmes, esclaves ou mineurs disent : « nous l'avons examinée. » De peur que tu ne dises que les Sages ne les croient pas, parce qu'ils sont inaptes à témoigner, la baraïta nous enseigne donc que, puisque la recherche du ’hamets relève d'une ordonnance de rang rabbinique (mide-rabanan) — car selon la Torah la simple annulation (bitoul) de sa propriété avant que l'interdit du ’hamets ne prenne effet suffit —, les Sages les croient au sujet d'une ordonnance instituée par la loi rabbinique.
לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ חֶזְקָתוֹ בָּדוּק, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּמוּחְזָק לַן דְּלָא בְּדַק, וְקָאָמְרִי הָנֵי: בַּדְקִינֵּיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא: לָא לְהֵימְנִינְהוּ רַבָּנַן, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דִּבְדִיקַת חָמֵץ מִדְּרַבָּנַן הוּא, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא בְּבִיטּוּל בְּעָלְמָא סַגִּי לֵיהּ — הֵימְנוּהוּ רַבָּנַן בִּדְרַבָּנַן.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : au sujet de celui qui loue une maison à autrui pour Pessa’h avec le statut présumé qu'elle a été examinée, et que le locataire découvre qu'elle n'a pas été examinée, quelle est la halakha ? Est-ce considéré comme une transaction erronée (mékka’h taout), de sorte que le locataire peut annuler l'accord en arguant qu'il y avait consenti sur la base de sa conviction que le bien avait déjà été examiné ? Ou bien non, ce n'est pas considéré comme une transaction erronée ?
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּחֶזְקַת בָּדוּק, וּמְצָאוֹ שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק, מַהוּ? מִי הָוֵי כְּמִקָּח טָעוּת, אוֹ לָא?
La Guemara propose : viens et entends une résolution de ce dilemme, car Abayé a dit : il n'est pas besoin de le dire (lo mibaya) dans un lieu où, habituellement, les gens ne paient pas de salaire pour engager d'autres personnes afin de mener la recherche du ’hamets, et où chacun fait lui-même la recherche — [là, ce n'est pas une transaction erronée] car une personne préfère accomplir la mitsva par elle-même. Mais même dans un lieu où les gens paient un salaire et font effectuer la recherche du ’hamets par d'autres, [ce n'est pas une transaction erronée] en raison du fait qu'une personne préfère accomplir la mitsva avec son propre argent. Par conséquent, ce n'est pas considéré comme une transaction erronée, car une personne ne s'oppose pas à devoir accomplir une mitsva.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר אַבָּיֵי: לָא מִיבַּעְיָא בְּאַתְרָא דְּלָא יָהֲבִי אַגְרָא וּבְדַקוּ — דְּנִיחָא לֵיהּ לְאִינִישׁ לְקַיּוֹמֵי מִצְוָה בְּגוּפֵיהּ. אֶלָּא אֲפִילּוּ בְּאַתְרָא דְּיָהֲבִי אַגְרָא וּבְדַקוּ — דְּנִיחָא לֵיהּ לְאִינִישׁ לְקַיּוֹמֵי מִצְוָה בְּמָמוֹנֵיהּ.
Nous avons appris dans une michna là-bas que Rabbi Méir dit : on peut manger du ’hamets le quatorzième jour [de Nissan] pendant la totalité des cinq premières heures de la journée, et l'on brûle le ’hamets au début de la sixième heure. Rabbi Yehouda dit : on peut manger du ’hamets pendant la totalité des quatre premières heures de la journée, on le laisse en suspens (tolin) durant la cinquième heure — moment à partir duquel manger du ’hamets est interdit, mais sans qu'il faille encore le brûler — et l'on brûle le ’hamets au début de la sixième heure. Tout le monde s'accorde, en tout cas, à dire que le ’hamets est interdit par la Torah à partir de la sixième heure et au-delà. D'où le déduisons-nous ?
תְּנַן הָתָם, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אוֹכְלִין כָּל חָמֵשׁ, וְשׂוֹרְפִין בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אוֹכְלִין כָּל אַרְבַּע, וְתוֹלִין כָּל חָמֵשׁ, וְשׂוֹרְפִין בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ. דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא חָמֵץ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה אָסוּר, מְנָלַן?
Abayé a dit : deux versets sont écrits, et la halakha se déduit en les comparant. Il est écrit dans un verset : « Pendant sept jours, le levain ne se trouvera pas dans vos maisons » (Chemot 12, 19), ce qui indique que durant ces sept jours il est interdit de conserver du ’hamets dans sa maison. Et il est écrit dans un autre verset : « Mais le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons » (Chemot 12, 15), ce qui indique que l'on doit faire disparaître le ’hamets le premier jour, après que la fête a commencé. Comment résoudre cette apparente contradiction ? La Guemara répond : le second verset vient inclure le quatorze Nissan au regard de l'élimination (biour) du ’hamets. L'expression « le premier jour » ne se réfère pas au quinze Nissan ni au début de la fête de Pessa’h. Elle se réfère au quatorze, le jour où l'on offre l'agneau pascal.
אָמַר אַבָּיֵי: תְּרֵי קְרָאֵי כְּתִיבִי, כְּתִיב: ״שִׁבְעַת יָמִים שְׂאוֹר לֹא יִמָּצֵא בְּבָתֵּיכֶם״, וּכְתִיב: ״אַךְ בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן תַּשְׁבִּיתוּ שְּׂאוֹר מִבָּתֵּיכֶם״. הָא כֵּיצַד? לְרַבּוֹת אַרְבָּעָה עָשָׂר לְבִיעוּר.
La Guemara demande : et dis donc, peut-être, que le verset vient inclure la nuit du quinze [Nissan], la première nuit de Pessa’h, au regard de l'élimination du ’hamets. Car, n'était ce verset, il aurait pu te venir à l'esprit de dire : il est écrit « jours », ce qui indique par déduction : durant les jours, oui, on est tenu de faire disparaître le ’hamets, mais durant les nuits, non, il n'y a pas d'obligation de le faire. C'est pourquoi le verset nous enseigne : « le premier jour », on ne peut pas être en possession de ’hamets même durant les nuits. La Guemara rejette cette suggestion : cette halakha-là n'avait pas besoin d'être déduite [de ce verset] par les Sages,
וְאֵימָא לְרַבּוֹת לֵילֵי חֲמִשָּׁה עָשָׂר לְבִיעוּר, דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: ״יָמִים״ כְּתִיב, יָמִים — אִין, לֵילוֹת — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן אֲפִילּוּ לֵילוֹת! הָהוּא לָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ,
Rachi
דקסבר - האי תנא:,הכל חבירין אצל בדיקה - ואפילו עם הארץ ובדבר שהוא מוחזק חבר מחזקינן ליה שלא עבר זמנו עד שעשאוהו:,דתניא חבר - הנאמן על המעשרות ומת והניח מגורה מליאה פירות אפילו הן בני יומן שנתמרחו היום הרי הן בחזקת מתוקנים דודאי לא יצא מתחת ידו עד שגמר כל מצותו והכא נמי כיון דאף עמי הארץ חבירין הן על הבדיקה חזקתן שבדקוהו:
וממאי - דהא דקתני נאמנין טעמא משום דהכל חבירים הם אצל בדיקה דלמא אין עמי הארץ חבירים על כך וטעמא משום דקאמרי הני אנו ראינו שבדקו:
כל הבתים בחזקת בדוקים מיבעי ליה למיתני - ולא הוה למיתליה באמירה דהני ומקשינן אלא מדתלא באמירה ודאי איכא למידק הא לא אמרי לא אם כן מאי קא מיבעיא לך תיפשוט מינה דאין חזקתו בדוק ומשני מהא ליכא למידק למיפשט מידי דאיכא לאוקמא להא כגון דמוחזק לן בהאי דלא בדק כגון שראינוהו טרוד או יצא מבעוד יום לדרך ואמרי הני אנחנו בדקינוהו:
בביטול בעלמא - דכתיב תשביתו ולא כתיב תבערו והשבתה דלב היא השבתה:,בדרבנן - הימנוהו רבנן בחיובא דליתא אלא מדרבנן דהם הצריכו והם התירו לסמוך באמירתן של אלו וכח בידיהם להאמינם במידי דלאו דאורייתא:
מי הוי מקח טעות - ואם בא השוכר לחזור בו על ידי עלילותיו ולומר לא כך שכרתי ואין תנאי שלנו קיים מהו לחזור:
לא מבעיא היכא דלא יהבי אגרא - לאחרים ובדקי אלא כל איש ואיש בודק את ביתו דלא מצי למימר ליה מקח טעות דאם הייתי יודע שאינו בדוק לא הייתי שוכרו דודאי ניחא לאיניש למעבד מצוה בגופיה ואי נמי הוה ידע דלא בדיק לא היה מניחו בכך:,אלא אפילו באתרא - דנהיגי כל בני העיר לשכור בודקין כל איש בביתו דאיכא השתא חסרון כיס אפילו הכי אי ידע ביה אתמול דלא בדיק לא הוי הדר ביה דניחא ליה כו' והאי דקא הדר ביה משום מלתא אחריתי היא דאשכח ביתא אחריתי דשפירא מינה:
תנן התם - גרסינן ואף על גב דבפירקין היא:,ושורפין בתחלת שש - ולא ימתין עד תחלת שבע שהוא אסור מן התורה לפי שאדם טועה בשעות:,ר' יהודה אומר - טועה אדם יותר מכאן וצריך להתרחק מן העבירה יותר ולא יאכל מסוף ארבע ולמעלה:,תולין - לא אוכלין ולא שורפין כלומר אין צריך לשרוף ומאכיל הוא לבהמתו כל חמש אבל הוא לא יאכל:,דכולי עלמא מיהא חמץ מששת שעות ולמעלה אסור - מן התורה דאי לא מיתסר עד אורתא לא הוו גזרי ביה דבין יממא לליליא לא טעו אינשי:
שבעת ימים שאור לא ימצא בבתיכם - אפילו שעה אחת בתוך השבעת ימים וכתיב אך ביום הראשון תשביתו הרי שהה בו שעה אחת:,הא כיצד לרבות כו' - דעל כרחיך האי הראשון ראשון קודם לכל שבעה קאמר דהיינו ארבעה עשר:
ואימא לרבות ליל חמשה עשר - שלא ימתין עד הבוקר והכי קאמר אך בכניסת יום הראשון מיד תשביתו דאי משבעת ימים הוה אמינא ימים אין לילות לא:
Tossafot
לאו משום דחזקתו בדוק - תימה מאי ס"ד דאי בחזקתו בדוק אם כן מה צריך לאמירה דהני כלל ואומר ר"י דמיירי כגון שבעל הבית בעיר אע"ג דחזקתו בדוק כיון דאיתיה בעיר צריך לישאל הימנו ולהכי מהני אמירה דהני דלא שאלינן אע"ג דגבי טבל סמכינן אחזקת חבר ואין צריך אפילו לישאל היינו משום דכיון ששולח לו לאכול מסתמא תיקנה שלא יבא לידי מכשול אבל גבי בדיקה אפילו לא יהיה בדוק לא יהיה כל כך מכשול לכך צריך לישאל אם הוא בעיר ומסיק אי חזקתו בדוק כל הבתים בחזקת בדוקין מיבעי ליה וממילא ידעינן דאמירה דהני מהני ואין צריך לישאל הימנו אפילו אם הוא בעיר ועוד פירש ר"י דס"ד דאיירי דאמרי הני לא היה בדוק ואנן בדקנו דאי חזקתו בדוק מהימני מגו דאי בעי שתקי אבל אי אין חזקתו בדוק אמאי מהימני ופריך אי הכי כל הבתים בחזקת בדוקין מיבעי ליה דממילא ידעינן דמהימני במגו:
מדאורייתא בביטול בעלמא סגי - פי' בקונטרס מדכתיב תשביתו ולא כתיב תבערו אלמא השבתה בלב היא וקשה לר"י דהאי השבתה הבערה היא ולא ביטול דתניא בשמעתין רע"א אין צריך הרי הוא אומר תשביתו ומצינו להבערה שהיא אב מלאכה ועוד דתשביתו אמרינן לקמן מאך חלק שהוא משש שעות ולמעלה ואחר איסורא לא מהני ביטול ואומר ר"י דמדאורייתא בביטול בעלמא סגי מטעם דמאחר שביטלו הוי הפקר ויצא מרשותו ומותר מדקאמרינן אבל אתה רואה של אחרים ושל גבוה והא דאמרינן בנדרים (דף מה.) הפקר בפני שלשה מדאורייתא אין צריך:,הימנוהו רבנן בדרבנן - אף על גב דכל דבר שהוא בידם מהימנינן להו לנשים ועבדים ואפילו מדאורייתא דמעשים בכל יום שאנו מאמינים לאשה ועבד על השחיטה ועל הניקור ובפ' המדיר (כתובות עב. ושם) גבי מאכילתו שאינו מעושר משמע שסומך עליה לענין חלה ומעשר מכל מקום גבי בדיקת חמץ אע"ג דבידם מ"מ אי הוי מדאורייתא לא מהימנינן להו משום דאיכא טירחא יתירתא וצריך דקדוק גדול כדמוכח בירושלמי שמפרש מפני שנשים עצלניות הן ותחומין דרבנן מהימנינן להו לאשה ועבד ולא קטן מדתניא בפ' כיצד מעברין (עירובין נח: ושם) אפילו עבד ואפילו שפחה נאמנת לומר עד כאן תחום שבת אבל קטנים לא דגריעי טפי מדחשיב להו בשמעתין בסוף ובפרק שני דכתובות (דף כח. ושם) אלו נאמנים להעיד בגודלן מה שראו בקוטנן עד כאן היינו מהלכין בשבת משמע אבל בקוטנן לא היינו משום דתחומין אין בידם כלל לכך אין נאמנים כמו בבדיקת חמץ:
המשכיר בית לחבירו בחזקת שהוא בדוק - נראה לרשב"א דבשלשה עשר איירי דבארבעה עשר על המשכיר לבדוק:
וכתיב אך ביום הראשון תשביתו - פי' הקונטרס מדמחייב ביום הראשון להשבית מכלל דמקצתו מותר ואין נראה לר"י דהא תשביתו הבערה היא ולא צוה הכתוב לשורפו אלא לאחר איסורו ועוד אי ממשמעות דיום ראשון משמע מקצת מותר מה צריך לאך חלק מיהו ללישנא שני שפירש הקונטרס דא"ך ח"ץ באח"ס בט"ע אתי שפיר ונראה לר"י דמייתורא דקרא קדריש ועוד מדכתיב אך ודרשינן לקמן אך חלק פריך:
ואימא לרבות ליל חמשה עשר לביעור - הוי מצי לשנויי ביום כתיב כדמשני בסמוך וכי נמי משני דאיתקש השבתת שאור לאכילת חמץ לא צריך לקרא דמייתי שבעת ימים שאור לא ימצא דמדאיתקש השבתת שאור לאכילת חמץ יכול לדרוש הכל כמו שדורש רבי יוסי (הגלילי) לקמן:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.