Guémara
La Guemara rapporte un récit : Rav était à la fois le fils du demi-frère de Rabbi 'Hiyya et le fils de la demi-sœur de Rabbi 'Hiyya, car Aïvou, le père de Rav, avait épousé sa propre belle-sœur, Imma. Lorsque Rav monta là-bas, en Erets Israël, Rabbi 'Hiyya lui dit : ton père, Aïvou, est-il en vie ? Il lui répondit par une question : ta sœur, Imma, est-elle en vie ? Il lui dit : vraiment, Imma est-elle en vie ? Il lui dit : Aïvou est-il en vie ? En entendant cela, Rabbi 'Hiyya comprit qu'Aïvou et Imma étaient tous deux décédés, et que Rav ne voulait pas le dire explicitement.
רַב, בַּר אֲחוּהּ דְּרַבִּי חִיָּיא וּבַר אֲחָתֵיהּ. כִּי סְלֵיק לְהָתָם, אֲמַר לֵיהּ: אַיְיבוּ קַיָּים? אֲמַר לֵיהּ: אִימָּא קַיֶּימֶת?! אֲמַר לֵיהּ: אִימָּא קַיֶּימֶת? אֲמַר לֵיהּ: אַיְיבוּ קַיָּים?!
Rabbi 'Hiyya dit à son serviteur : retire-moi mes chaussures et porte mes vêtements derrière moi jusqu'au bain. La Guemara observe : apprends des instructions de Rabbi 'Hiyya trois lois (halakhot). Apprends-en que le port de chaussures (sandales) est interdit à l'endeuillé (avel) — c'est pourquoi il ordonna à son serviteur de lui retirer ses chaussures. Et apprends-en que pour une nouvelle tardive le deuil n'est observé qu'un seul jour : celui qui reçoit la nouvelle de la mort d'un proche plus de trente jours après le décès n'observe pas les sept jours [de deuil] ; les lois du deuil ne s'appliquent qu'un seul jour. Et apprends-en que, concernant les lois du deuil, le statut légal d'une partie du jour est comme celui du jour entier. La Guemara le déduit du fait que Rabbi 'Hiyya retira ses chaussures puis se rendit aussitôt au bain — acte interdit à l'endeuillé. Il y fut autorisé parce que les restrictions de la période de deuil n'étaient plus en vigueur après être resté un bref instant sans chaussures.
אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: חֲלוֹץ לִי מִנְעָלַי וְהוֹלֵיךְ כֵּלַי אַחֲרֵי לְבֵית הַמֶּרְחָץ. שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת. שְׁמַע מִינַּהּ: אָבֵל אָסוּר בִּנְעִילַת הַסַּנְדָּל. וּשְׁמַע מִינַּהּ: שְׁמוּעָה רְחוֹקָה אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד. וּשְׁמַע מִינַּהּ: מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ.
Concernant la précision requise dans le langage, la Guemara rapporte : un certain homme avait coutume de dire, chaque fois qu'il était mêlé à un litige : jugez mon procès [dounou dini]. Les Sages dirent : apprends-en qu'il descend de la tribu de Dan, ainsi qu'il est écrit : « Dan jugera [yadin] son peuple comme l'une des tribus d'Israël » (Béréchit 49, 16). Il s'exprimait ainsi en raison de son ascendance.
הַהוּא דְּאָמַר: דּוּנוּ דִּינִי. אָמְרִי: שְׁמַע מִינַּהּ מִדָּן קָאָתֵי, דִּכְתִיב: ״דָּן יָדִין עַמּוֹ כְּאַחַד שִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל״.
La Guemara rapporte un incident semblable : un certain homme avait coutume de marcher en disant : les buissons du rivage de la mer sont des cyprès (ge'onim) — c'est-à-dire que les choses situées au bord de la mer sont plus belles que celles que l'on trouve ailleurs. On examina son ascendance et l'on trouva qu'il descendait de la tribu de Zevouloun, ainsi qu'il est écrit : « Zevouloun habitera au rivage des mers » (Béréchit 49, 13). Cela explique son amour de tout ce qui est proche de la mer.
הָהוּא דַּהֲוָה קָא אָזֵיל וְאָמַר: אַכֵּיף יַמָּא אָסֵיסְנִי בִּירָאתָא. בְּדַקוּ וְאַשְׁכְּחוּהוּ דְּמִזְּבוּלוּן קָאָתֵי, דִּכְתִיב: ״זְבוּלֻן לְחוֹף יַמִּים יִשְׁכֹּן״.
La Guemara revient à la question de la recherche du 'hamets (levain). Et maintenant que nous tenons pour établi que tout le monde s'accorde à dire que le mot or dans la Michna signifie le soir, considérons ceci : après tout, tant selon l'avis de Rabbi Yehouda que selon celui de Rabbi Méir — qui divergent quant à l'échéance décrétée par les Sages pour éliminer tout le 'hamets — il n'est interdit par la loi de la Torah de tirer profit du pain levé qu'à partir de la sixième heure du jour et au-delà. Et s'il en est ainsi, recherchons donc le 'hamets à la sixième heure du jour, et éliminons le 'hamets à ce moment-là.
וְהַשְׁתָּא דְּקַיְימָא לַן דִּלְכוּלֵּי עָלְמָא ״אוֹר״ אוּרְתָּא הוּא, מִכְּדֵי בֵּין לְרַבִּי יְהוּדָה וּבֵין לְרַבִּי מֵאִיר — חָמֵץ אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, וְנִבְדּוֹק בְּשֵׁית.
Et si tu venais à dire que cette loi est conforme au principe selon lequel les empressés (zerizin) sont prompts à accomplir les mitsvot, alors recherchons [le 'hamets] dès le matin. Le principe — les empressés sont prompts à accomplir les mitsvot — se déduit, ainsi qu'il est écrit : « Et au huitième jour, la chair de son prépuce sera circoncise » (Vayikra 12, 3). Et il a été enseigné dans une baraïta : tout le jour est valide pour l'accomplissement de la mitsva de la circoncision ; cependant, les empressés sont prompts à accomplir les mitsvot, et circoncisent dès le matin. Comme il est dit, à propos de la ligature d'Yits'hak : « Et Avraham se leva de bon matin » (Béréchit 22, 3) après avoir entendu l'ordre de Dieu. Cela indique qu'Avraham se leva tôt dans son empressement à accomplir le commandement de Dieu.
וְכִי תֵּימָא זְרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת, נִבְדּוֹק מִצַּפְרָא. דִּכְתִיב: ״וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל בְּשַׂר עָרְלָתוֹ״, וְתַנְיָא: כָּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ כָּשֵׁר לְמִילָה, אֶלָּא שֶׁזְּרִיזִין מַקְדִּימִים לְמִצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר״.
La Guemara apporte une réponse à sa question initiale : pourquoi la recherche du 'hamets ne se fait-elle pas le matin ? Rav Na'hman bar Yits'hak dit : on recherche le 'hamets le soir car c'est un moment où les gens se trouvent dans leurs maisons et ont la possibilité d'effectuer la recherche. Et de plus, la lumière de la lampe (ner) est favorable pour mener une recherche précisément la nuit : puisque la recherche se fait à la lampe, il est préférable de chercher de nuit.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: בְּשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם מְצוּיִין בְּבָתֵּיהֶם, וְאוֹר הַנֵּר יָפֶה לִבְדִיקָה.
Abayé dit : par conséquent, à la lumière de la loi ci-dessus, un érudit de la Torah (tsourva mé-rabbanan) ne devrait pas commencer sa période d'étude de la Torah régulièrement fixée, le soir, à l'issue du treizième de Nissan — qui est le soir du quatorzième — car peut-être deviendra-t-il absorbé dans la halakha qu'il étudie et en viendra-t-il à être empêché d'accomplir la mitsva de rechercher le 'hamets.
אָמַר אַבָּיֵי: הִילְכָּךְ, הַאי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן לָא לִפְתַּח בְּעִידָּנֵיהּ בְּאוּרְתָּא דִתְלֵיסַר דְּנַגְהֵי אַרְבֵּסַר — דִּלְמָא מָשְׁכָא לֵיהּ שְׁמַעְתֵּיהּ, וְאָתֵי לְאִימְּנוֹעֵי מִמִּצְוָה.
On posa une question (dilemme) à Rav Na'hman bar Yits'hak : concernant celui qui loue une maison à un autre le quatorzième de Nissan, à qui incombe-t-il de rechercher le 'hamets ? Est-ce au bailleur (celui qui loue) qu'il incombe de rechercher le 'hamets, car le pain levé est le sien ; ou bien est-ce peut-être au locataire qu'il incombe de rechercher, car la source de l'interdit se trouve dans son domaine, puisque c'est lui qui habitera la maison pendant Pessa'h ? Il répondit : viens et entends une réponse d'une baraïta : concernant celui qui loue une maison à un autre, l'obligation incombe au locataire d'y fixer une mezouza. Apparemment, la personne qui loue la maison est tenue d'accomplir les mitsvot rattachées à la maison.
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, עַל מִי לִבְדּוֹק? עַל הַמַּשְׂכִּיר לִבְדּוֹק — דַּחֲמִירָא דִּידֵיהּ הוּא, אוֹ דִלְמָא עַל הַשּׂוֹכֵר לִבְדּוֹק — דְּאִיסּוּרָא בִּרְשׁוּתֵיהּ קָאֵי? תָּא שְׁמַע: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ — עַל הַשּׂוֹכֵר לַעֲשׂוֹת לוֹ מְזוּזָה!
La Guemara réfute cette preuve : là-bas, dans le cas de la mezouza, Rav Mecharchya n'a-t-il pas dit : fixer une mezouza est l'obligation du résident ? En réalité, le propriétaire d'une maison inhabitée n'est pas tenu de fixer une mezouza à ses portes. S'il en est ainsi, la question demeure : quelle est la loi ici ? Rav Na'hman bar Yits'hak leur dit que nous avons déjà appris la résolution de ce dilemme dans une baraïta : celui qui loue une maison à un autre — si c'est avant qu'il n'ait remis les clés au locataire que le quatorzième de Nissan a commencé, l'obligation incombe au bailleur de rechercher le 'hamets ; et si c'est après qu'il lui a remis les clés que le quatorzième a commencé, l'obligation incombe au locataire de rechercher le 'hamets.
הָתָם, הָא אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: מְזוּזָה חוֹבַת הַדָּר הִיא. הָכָא, מַאי? אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, תְּנֵינָא: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ, אִם עַד שֶׁלֹּא מָסַר לוֹ מַפְתְּחוֹת חָל אַרְבָּעָה עָשָׂר — עַל הַמַּשְׂכִּיר לִבְדּוֹק, וְאִם מִשֶּׁמָּסַר לוֹ מַפְתְּחוֹת חָל אַרְבָּעָה עָשָׂר — עַל הַשּׂוֹכֵר לִבְדּוֹק.
On posa un autre dilemme à Rav Na'hman bar Yits'hak : concernant celui qui loue une maison à un autre le quatorzième de Nissan, son statut présumé ('hezkato) est-il qu'elle a été fouillée, ou son statut présumé n'est-il pas qu'elle a été fouillée ? La Guemara demande : quelle est la différence pratique entre ces possibilités ? Qu'il interroge le propriétaire de la maison ! La Guemara répond : la situation est ici telle que le propriétaire n'est pas là pour qu'on l'interroge. Le dilemme est de savoir si l'on doit ou non imposer au locataire de rechercher le 'hamets. Quelle est la loi ?
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, חֶזְקָתוֹ בָּדוּק אוֹ אֵין חֶזְקָתוֹ בָּדוּק? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לִישַׁיְּילֵיהּ! דְּלֵיתֵיהּ לְהַאי דִּלְשַׁיּוֹלֵיהּ. לְאַטְרוֹחֵי לְהַאי, מַאי?
Rav Na'hman bar Yits'hak leur dit que nous avons déjà appris la résolution de ce dilemme à partir d'une baraïta connexe : tous sont crédibles pour témoigner de l'élimination (biour) du pain levé — même les femmes, même les esclaves, et même les mineurs. Bien que ces personnes ne soient habituellement pas habilitées à témoigner, elles sont crues lorsqu'elles attestent avoir éliminé le 'hamets. La Guemara demande : quelle est la raison pour laquelle elles sont crues,
אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, תְּנֵיתוּהָ: הַכֹּל נֶאֱמָנִים עַל בִּיעוּר חָמֵץ, אֲפִילּוּ נָשִׁים אֲפִילּוּ עֲבָדִים אֲפִילּוּ קְטַנִּים. מַאי טַעְמָא מְהֵימְנֵי,
Rachi
רב בר אחוה ובר אחתיה דר' חייא הוה - אייבו אביו של רב אחיו של ר' חייא היה מן האב כדאמרינן בפ"ק דסנהדרין (דף ה.) אייבו וחנא ושילא ומרתא ור' חייא כולהו בני דר' אחא מכפרי הוו ואימא שהיתה אמו של רב אחותו של ר' חייא היתה מן האם:,כי סליק - רב מעירו מבבל לארץ ישראל שהיה ר' חייא שם:,אמר - ר' חייא לרב אייבו אביך הוא קיים:,א"ל - רב:,אימא קיימת - בלשון שאילה כלומר עד שאתה משאיל על אבי שאל על אמי שאף היא אחותך:,אמר לו - עוד ר' חייא לרב ואימא אחותי קיימת:,אמר ליה - רב:,אייבו קיים - ואבי כלום קיים הוא עדיין לא השיבותיך עליו ומאליו הבין וי"א בניחותא היה משיבו רב על מי שאינו שואל כדי שיבין מן הכלל וקשה בעיני לומר שיוציא רב דבר שקר מפיו:
חלוץ לי מנעלי - להתאבל על אחי ואחותי:,והולך כלי אחרי לבית המרחץ - ללמד הלכה לתלמידים נתכוון שאין שמועה רחוקה שלאחר שלשים יום נוהגת אלא יום אחד ומקצתו ככולו ואינו צריך לישב כל היום כולו מדאמר ליה והולך לי כלי אחרי לבית המרחץ ולא המתין עד למחר אלמא שעה אחת די:
ההוא דהוה קאמר דונו דיני - בכל דבר משא ומתן שהיה לו עם אדם היה אומר תמיד בא לדין ואינו נשמע לדבר אדם אלא על פי דיין:
אכיף ימא אסיסני ביראתא - אתקן בירונות אם היו לי פלטין לבנות לא הייתי קובעם אלא על שפת הים ותמיד היה משתבח בשפת הים ובתשובות הגאונים מצאתי אכיף ימא אסנא בראתא ופירוש כך היה משתבח בשפת הים ואומר תמיד סנאים שעל שפת הים ברושים הם במקומות אחרים ולשון זה הגון סנה בלשון ארמי אסנה ברוש ברותא:
בין לר' מאיר ובין לרבי יהודה - דאיפליגו במתניתין בהרחקה דעבוד רבנן לדאורייתא חמץ אינו אסור מן התורה בבל יראה ובאכילה אלא משש שעות משעברו שש שעות כדיליף לקמן מן אך חלק ומן לא תשחט על חמץ:,נבדוק - חמץ בתחלת שש וקודם איסורו יבערנו למה לי לאקדומי כולי האי דבשלמא אי אור יממא הוא איכא לתרוצי דמתניתין נמי בשש קאמר אבל השתא תקשה:
נבדוק מצפרא - דאיכא הקדמה לזריזים כדאשכחן גבי מילה ובזריזותיה דאברהם שנאמר וישכם אברהם בבקר שלא המתין עד הנץ החמה ומכל מקום בלילה לא הקדים:
ואור הנר יפה לבדיקה - בלילה אבל ביום מחשיך ואם תאמר יבדוק לאור היום הא ילפינן לקמן מחיפוש שמצותו בנר:
לא יפתח בעידנא - לא יתחיל בגירסא אם קבע עת לתורה בלילות לא יתחיל להתעסק בשמעתתא:,באורתא דתליסר נגהי ארבסר - לילי יציאת שלשה עשר שהוא כניסת ארבעה עשר והוא ליל בדיקת חמץ:
דחמירא דידיה הוא - החמץ שבבית שלו הוא:,ברשותיה קאי - שהרי עתה הבית שלו:,לעשות לו מזוזה - אלמא מידי דמצוה עליה רמיא:
חובת הדר - לפי שהיא משמרתו וכתיב ביתך ביאתך נכנס ויוצא בה אבל הכא בדיקת חמץ דרבנן דאי משום בל יראה ובל ימצא הא אמר לקמן דסגי ליה בבטול בעלמא אי מסיח דעתיה מיניה ומשוי ליה כעפרא ואמר כל חמירא דבביתא הדין כו' ורבנן הוא דאצרוך בדיקה והשתא כי האי גוונא מיבעיא לן טורח זה על מי מוטל:,מסירת מפתח - הוא קנין השכירות ואם עד שלא מסר המפתח נכנס ליל ארבעה עשר חלה חובת הבדיקה על המשכיר שעדיין היתה ברשותו ואף על פי שמסר לו ביום כבר חלה חובה עליו:
בארבעה עשר - שחרית מי מחזקינן ליה להאי משכיר דודאי בדקו אמש כמצות חכמים אי לא:,למאי נפקא מיניה לישייליה - להאי אם בדקו אם לאו:,כגון דליתיה להאי - משכיר למישייליה ומיבעי לן לאטרוחי להאי שוכר לבדוק מספק מאי:
נאמנין על ביעור חמץ - להעיד בארבעה עשר שבדקו בעליו אמש:,מאי טעמא נאמנין - הא לאו בני אסהודי נינהו לאו משום דבלאו אמירה דידהו נמי מחזקינן ליה בדוק דודאי לא עבר זה על דברי חכמים ואפילו הוא עם הארץ לשאר דברים חבר הוא לענין בדיקה דהכל זריזין:
Tossafot
אבא קיים א"ל אבא קיים אימא קיימא א"ל אימא קיימא - זאת גירסת פר"ח פי' ר' חייא שאל על אביו אם הוא קיים ורב השיב לו שאביו של רב קיים וכן באם ולפי גירסת הספרים ר' חייא שאל על אביו אם הוא קיים והשיב לו רב אימא קיימת פי' אימא של רב היא קיימת ולא רצה להשיב אבא קיים שלא יטעה רבי חייא ויסבור שמשיבו על מה ששאלו דקרי אינשי לאבי אבא אבא לכך פירש הגמרא דרב בר אחוה ובר אחתיה דר' חייא הוה לפרש טעמא למה משיב כן:
שנאמר וישכם אברהם בבקר - ואם תאמר והיכי מוכח מהאי קרא דזריזין מקדימין למצות ואין מקדימין טפי מצפרא והא בפרק גיד הנשה (חולין צא. שם) יליף ר' אבהו מהאי קרא דתלמיד חכם לא יצא יחידי בלילה ויש לומר דהכא מוכח מקרא דעקידה דלא היה נמנע אברהם מלצאת יחידי בלילה דשלוחי מצוה אינן נזוקין ועוד דשני נעריו היו עמו והתם מוכח מוישכם אברהם בבקר דכתיב גבי סדום דלא היה מצוה ויחידי היה שלא רצה שיראו במפלתן של סדום:
על המשכיר לבדוק דחמירא דידיה הוא - אין לפרש הטעם כיון דשלו הוא ואין אדם יכול לבטל אלא הוא חייב לבדוק דא"כ אמאי נקט משכיר לחברו בי"ד אפילו בי"ג יתחייב המשכיר מהאי טעמא לבדוק לכך מפרש ר"י דחמירא דידיה הוא וחל עליו חיוב בדיקה שעה אחת קודם שהשכירה ומייתי ראיה ממזוזה דאע"פ דחל חיוב קודם שהשכיר על השוכר לעשות מזוזה ודחי דמזוזה חובת הדר הוא כלומר אפי' לא היה משכירה היה יכול ליפטר ממזוזה שלא היה דר ומשתמש בבית אבל גבי חמץ [אילו] לא ישכיר לאחר יצטרך לבדוק:
אם משמסר המפתח - פירש"י דמסירת המפתחות קונה ואין נראה לר"י דהא אמר במרובה (ב"ק עט.) כשם שקרקע נקנית בכסף בשטר ובחזקה כך שכירות [קרקע] נקנה בכסף וכו' ולא אמרי' דמהני מסירת המפתח אלא כמאן דאמר לך חזק וקני כדאמרינן בהפרה (ב"ק נב. ושם) ומפרש ר"י דהכא שמסר לו המפתח ולא החזיק ומי שיש בידו מפתח כשחל י"ד חייב לבדוק דאותו שאין בידו מפתח איך יכנס ויבדוק מיהו אם הפקיד אדם מפתח ביתו אצל אדם אחר אינו חייב הנפקד לבודקו אלא דוקא כשרוצה להחזיק בבית ולקנותו [וע"ע תו' ב"ק נב. ד"ה כיון ותו' ב"ב נב: ד"ה נעל]:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.