Guémara
« …une [part] de chaque offrande, en prélèvement (térouma) pour l'Éternel ; elle reviendra au Kohen qui asperge le sang des offrandes de paix » (Vayikra 7, 14) — et le mot « une » (é'had) enseigne qu'il faut [prélever] un pain entier, c'est-à-dire qu'on ne doit pas prendre un morceau brisé (parouss). Or ici [dans le cas de pâte non cuite selon les règles], le pain n'a pas été cuit comme il se doit ; on aurait donc pu penser qu'il est considéré comme s'il était brisé. C'est pourquoi la braïta nous enseigne (qa machma lan) qu'il est néanmoins classé comme pain [et soumis à la térouma].
אֶחָד מִכׇּל קׇרְבָּן״, ״אֶחָד״ — שֶׁלֹּא יִטּוֹל פָּרוּס, וְהָכָא כְּמַאן דִּפְרִיסָא דָּמְיָא, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara soulève une objection (méïtivi) : à propos de la méïssa — pâte que l'on a fait bouillir dans l'eau — Beit Chammaï dispensent [de prélever la 'halla], et Beit Hillel obligent. À propos de la pâte ayant subi le procédé de la 'halita, Beit Chammaï obligent à en prélever la 'halla, et Beit Hillel dispensent. La Guemara demande : qu'est-ce que la méïssa et qu'est-ce que la 'halita ? La Guemara explique : la méïssa est la pâte préparée en versant la farine sur de l'eau bouillante (mouglachin), tandis que la 'halita se forme en versant l'eau bouillante sur la farine.
מֵיתִיבִי: הַמְּעִיסָּה — בֵּית שַׁמַּאי פּוֹטְרִין, וּבֵית הִלֵּל מְחַיְּיבִין. הַחֲלִיטָה — בֵּית שַׁמַּאי מְחַיְּיבִין, וּבֵית הִלֵּל פּוֹטְרִין. אֵיזֶהוּ הַמְּעִיסָּה וְאֵיזֶהוּ הַחֲלִיטָה? הַמְּעִיסָּה — קֶמַח שֶׁעַל גַּבֵּי מוּגְלָשִׁין, הַחֲלִיטָה — מוּגְלָשִׁין שֶׁעַל גַּבֵּי קֶמַח.
Rabbi Yichmaël fils de Rabbi Yossi dit au nom de son père : tant pour celle-ci [la méïssa] que pour celle-là [la 'halita], on est dispensé [de prélever la 'halla]. Et certains rapportent qu'il a dit : tant pour celle-ci que pour celle-là, on est obligé de prélever la 'halla. Et les Sages disent : aussi bien pour l'une que pour l'autre, si on les a préparées dans une marmite (ilpass), on est dispensé de la mitsva de la 'halla ; mais si l'on a cuit le pain dans un four (tanour), on est obligé de prélever la 'halla.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם אָבִיו: זֶה וָזֶה לִפְטוּר, וְאָמְרִי לַהּ: זֶה וָזֶה לְחִיּוּב, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה, עֲשָׂאָן בְּאִילְפָּס — פָּטוּר, בְּתַנּוּר — חַיָּיב.
La Guemara demande : et selon le premier tanna — qui a enseigné que Beit Chammaï et Beit Hillel divergent sur ces deux cas — en quoi la méïssa est-elle différente et en quoi la 'halita est-elle différente ? [Pourquoi Beit Chammaï et Beit Hillel inversent-ils leurs avis selon le type de pain ?] Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel, et de même Rabbi Yehouda a dit, et certains disent que c'est Rabbi Yehochoua ben Lévi qui l'a dit : telle est la controverse pour ce [type de pain], telle est aussi la controverse pour celui-là [c'est-à-dire que Beit Hillel sont indulgents ou rigoureux dans les deux cas pareillement]. Et la variation [dans la braïta] tient à une rupture (tévra) dans son texte, qui est en réalité la combinaison de deux sources, car celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela : les deux énoncés ont été transmis par des Sages différents.
וְתַנָּא קַמָּא, מַאי שְׁנָא הַמְּעִיסָּה וּמַאי שְׁנָא חֲלִיטָה? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, וְכֵן אָמַר רַב יְהוּדָה וְאִיתֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כְּמַחֲלוֹקֶת בְּזוֹ כָּךְ מַחֲלוֹקֶת בְּזוֹ, וְתַבְרָא, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.
La Guemara énonce alors l'objection : en tout état de cause, la braïta enseigne que les Sages disent : aussi bien pour celle-ci que pour celle-là — la méïssa et la 'halita — si on les a préparées dans une marmite, on est dispensé de la mitsva de la 'halla, mais si on les a préparées dans un four, on est obligé de prélever la 'halla. Voilà qui constitue apparemment une réfutation décisive (téyouvta) de Rabbi Yo'hanan, qui soutient qu'on est obligé de prélever la 'halla d'un pain cuit dans une marmite ! La Guemara répond : Rabbi Yo'hanan pourrait te dire : c'est une controverse entre tannaïm (tannaé hi), car il a été enseigné dans une braïta : on aurait pu penser que l'on est obligé de prélever la 'halla de la méïssa et de la 'halouta ; c'est pourquoi le verset dit « pain » (lé'hem) [pour nous apprendre qu'il n'en est rien].
קָתָנֵי מִיהַת: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה שֶׁעֲשָׂאָן בְּאִילְפָּס — פָּטוּר, בְּתַנּוּר — חַיָּיב, תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן! אָמַר לָךְ רַבִּי יוֹחָנָן: תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא מְעִיסָּה וַחֲלוּטָה חַיָּיבִין בַּחַלָּה, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֶחֶם״.
Rabbi Yehouda dit : il n'y a de « pain » que ce qui est cuit au four. La Guemara demande : l'avis de Rabbi Yehouda est identique à celui du premier tanna [alors pourquoi le citer séparément] ! Plutôt, n'est-ce pas que la différence pratique entre eux porte sur le cas du pain préparé en ragoût à la marmite (maassé ilpass) ? Le premier tanna estime qu'on est obligé de prélever la 'halla du pain préparé en ragoût à la marmite [à la différence du pain fait par méïssa et 'halita]. Et Rabbi Yehouda estime : à l'instar de la méïssa et de la 'halita, on est dispensé de prélever la 'halla du pain préparé en ragoût à la marmite, puisqu'il n'a pas été cuit au four.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין לֶחֶם אֶלָּא הָאָפוּי בְּתַנּוּר. רַבִּי יְהוּדָה הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אֶלָּא לָאו, מַעֲשֵׂה אִילְפָּס אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מַעֲשֵׂה אִילְפָּס חַיָּיבִין, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: מַעֲשֵׂה אִילְפָּס פְּטוּרִין.
La Guemara rejette cette suggestion : non, on peut dire que tout le monde s'accorde (dé-koulé alma) à dispenser de la 'halla le propriétaire d'un pain préparé en ragoût à la marmite, et qu'ici ils divergent au sujet d'un cas où l'on a ensuite recuit ce pain au four. Le premier tanna estime que, dès lors qu'on l'a ensuite cuit au four, il est appelé « pain » et qu'il faut en prélever la 'halla. Et Rabbi Yehouda estime qu'il n'y a de « pain » que ce qui est dès le départ (mé-ikara) cuit au four ; et puisque cet aliment n'a pas été cuit au four au départ, il n'est pas classé comme pain.
לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מַעֲשֵׂה אִילְפָּס פְּטוּרִין, וְהָכָא כְּגוֹן שֶׁחָזַר וַאֲפָאוֹ בְּתַנּוּר קָא מִיפַּלְגִי. דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: כֵּיוָן שֶׁחָזַר וַאֲפָאוֹ בְּתַנּוּר — לֶחֶם קָרֵינַן בֵּיהּ, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: אֵין לֶחֶם אֶלָּא הָאָפוּי בְּתַנּוּר מֵעִיקָּרָא, וְכֵיוָן דְּמֵעִיקָּרָא לָאו בְּתַנּוּר אֲפִיָּיה — לָאו לֶחֶם הוּא.
Rava dit : quelle est la raison [du verset invoqué par] Rabbi Yehouda ? Comme il est écrit : « …et dix femmes cuiront votre pain dans un seul four » (Vayikra 26, 26). Rava apprend de ce verset que le pain cuit dans un seul four est appelé « pain », tandis que ce qui n'est pas cuit dans un seul four — mais dans plusieurs récipients différents — n'est pas appelé « pain ».
אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דִּכְתִיב: ״וְאָפוּ עֶשֶׂר נָשִׁים לַחְמְכֶם בְּתַנּוּר אֶחָד״. לֶחֶם הָאָפוּי בְּתַנּוּר אֶחָד — קָרוּי לֶחֶם, וְשֶׁאֵין אָפוּי בְּתַנּוּר אֶחָד — אֵין קָרוּי לֶחֶם.
Rabba et Rav Yossef étaient assis derrière Rabbi Zéira, et Rabbi Zéira était assis devant Oulla pour l'entendre enseigner la Torah. Rabba dit à Rabbi Zéira : pose-lui [à Oulla] la question suivante : si l'on a collé le pain à l'intérieur [d'une marmite] et qu'on l'a chauffé par l'extérieur, quelle est la loi ? [Est-on obligé de prélever la 'halla de ce pain ?] [Rabbi Zéira] lui répondit : que veux-tu que je lui dise ? Car si je le lui demande, il me dira : qu'en est-il du pain préparé en ragoût à la marmite ? [Autrement dit, il répliquera que ma question revient au cas bien connu du maassé ilpass.]
יָתֵיב רַבָּה וְרַב יוֹסֵף אֲחוֹרֵיהּ דְּרַבִּי זֵירָא, וְיָתֵיב רַבִּי זֵירָא קַמֵּיהּ דְּעוּלָּא. אֲמַר לֵיהּ רַבָּה לְרַבִּי זֵירָא, בְּעִי מִינֵּיהּ מֵעוּלָּא: הִדְבִּיק מִבִּפְנִים וְהִרְתִּיחַ מִבַּחוּץ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֵימָא לֵיהּ? דְּאִי אָמֵינָא לֵיהּ, אָמַר לִי: הֵי נִיהוּ מַעֲשֵׂה אִילְפָּס!
Rav Yossef dit en outre à Rabbi Zéira : pose-lui [à Oulla] la question suivante : si l'on a collé le pain à l'intérieur [d'une marmite] et qu'on a allumé une torche (avouqa) en face de lui, quelle est la loi ? Il lui répondit de nouveau : que veux-tu que je lui dise ? Car si je le lui demande, il me dira : la plupart des pauvres font ainsi [lorsqu'ils utilisent une marmite pour cuire] — et donc cela aussi doit être considéré comme un pain préparé en ragoût à la marmite.
אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַבִּי זֵירָא, בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵעוּלָּא: הִדְבִּיק מִבִּפְנִים וַאֲבוּקָה כְּנֶגְדּוֹ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: מַאי אֵימָא לֵיהּ? דְּאִי אָמֵינָא לֵיהּ, אָמַר לִי: רוֹב עֲנִיִּים עוֹשִׂין כֵּן.
Rav Assi dit : à propos d'une pâte faite de produits de la seconde dîme (maasser chéni), selon l'avis de Rabbi Méïr on est dispensé d'en prélever la 'halla. La raison en est que Rabbi Méïr considère la seconde dîme comme un bien consacré (mamon gavoha) : bien que son propriétaire ait le droit d'en user, elle ne lui appartient pas véritablement. En revanche, selon l'avis des Sages — qui soutiennent que les produits de la seconde dîme sont la propriété de leur propriétaire — on est obligé d'en prélever la 'halla.
אָמַר רַב אַסִּי: עִיסָּה שֶׁל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי, לְדִבְרֵי רַבִּי מֵאִיר — פְּטוּרָה מִן הַחַלָּה, לְדִבְרֵי חֲכָמִים — חַיֶּיבֶת בְּחַלָּה.
Rachi
אחד מכל קרבן - תרומה לה' לכהן הזורק וגו' ארבעת מינין היו בה של עשר עשר חלות ומכל מין ומין נותן אחד לכהן והשאר לבעלים וכתיב אחד שלא יתן לו פרוסה:
המעיסה - החליטה:,פוטרין - מן החלה:,מוגלשין - רותחין:
ותנא קמא כו' - ברישא מהדר גמרא לפירושא דברייתא דלא תהוי משבשתא והדר מסיים מילתיה ומותיב תיובתא מינה לרבי יוחנן:,כמחלוקת בזו - כלומר המחייב בזו מחייב בזו והפוטר בזו פוטר בזו ורישא דמפיך פלוגתייהו לאו חדא תנא אמרינהו וקשיין אהדדי ומי ששנה זו לא שנה זו האי תנא אית לי' דמחומרי בית שמאי ומקולי בית הלל היא ותנא חליטה והוא הדין למעיסה והאי אית ליה דמקולי בית שמאי וחומרי בית הלל היא ותנא המעיסה והוא הדין לחליטה:,תברא - קשיין אהדדי:
תנא קמא סבר מעשה אילפס חייבין - והכי קאמר יכול תהא המעיסה והחליטה חייבין בחלה ת"ל לחם והני לאו לחם נינהו דקודם לישתן מבושלין ברותחין הן אבל מעשה אילפס שלא נאפו אלא על האור קרובין הן למעשה תנור ולחם נינהו וחייב ואפי' הדביק ולבסוף הרתיח ואמר ליה ר' יהודה מעשה אילפס נמי פטורין דאין לחם אלא האפוי בתנור:
שחזר ואפאן בתנור - למעשה אילפס והכי קאמר תנא קמא ת"ל לחם והני לאו לחם נינהו דמבושלים במים הן והוא הדין למעשה אילפס נמי שהדביק ולבסוף הרתיח נמי לאו לחם נינהו אבל חזר ואפאו בתנור לחם קרינא ביה:,ור' יהודה סבר - אפוי בתנור אחד בעינן ולא בשני תנורים כגון אילפס ותנור:
הדביק מבפנים - הלחם באילפס:,והרתיח מבחוץ - שנתנה על האור כמו שאנו עושים:,מהו - מי הוי לחם:,הי ניהו - אלו הן מעשה אילפס שנחלקו בו חכמים ר' יוחנן וריש לקיש:
ואבוקה כנגדו - מלמעלה וחום האש לוהט באילפס וממהר אפייתו מהו מי הוי כעין תנור או לא:,רוב עניים עושין - כל מעשה אילפס כן שאין להם עצים ובכך הוא ממהר לאפות:
לדברי רבי מאיר - דאמר בפרק שני דקדושין (דף נד:) מעשר ממון גבוה הוא פטורה מן החלה כדמפרש דעריסותיכם כתיב ולא של גבוה:
Tossafot
ותנא קמא מאי שנא החליטה - תימה לר"י מאי קבעי מינה נימא דמר סבר עילאה גבר ומר סבר תתאה גבר ותירץ ר"י דקפסיק ותני אע"ג דלית ביה אלא שיעור חלה מצומצם ולהכי קבעי מ"ש דבין עילאה גבר ובין תתאה גבר אי אפשר שלא יתבשל מעט ממנו וחסר ליה משיעוריה:
אמר לך רבי יוחנן תנאי היא דתניא - לא איצטריך לאשכוחי תנאי אלא ללישנא דאמרי לה זה וזה לפטור אבל ללישנא דזה וזה לחיוב איכא תנאי בהך ברייתא גופא דע"כ הא דמחייבא היינו באילפס דאי בתנור אבל באילפס פטור א"כ ר' ישמעאל ברבי יוסי היינו חכמים:
דכולי עלמא מעשה אילפס פטורים - פסק ר"ח כר"ל מדקאמר דכולי עלמא מעשה אילפס פטורין ועוד דיתיב רבה ורב יוסף אחוריה דר' זירא אליבא דר"ל מיירי ולר"י נראה דכר' יוחנן קיי"ל מדלא חשיב לה בהחולץ (יבמות לו.) בהדי ג' דהלכה כריש לקיש לגבי רבי יוחנן ואומר ר"י דעל ידי משקה מודה ר' יוחנן דמעשה אילפס פטור' ואין מברך עליו המוציא כדמוכח בירושלמי דמסכת חלה בפרק קמא דחלה אמר ר' יוחנן כל שהאור מהלך תחתיו חייב בחלה ומברכין עליו המוציא ואדם יוצא בה ידי חובתו בפסח ריש לקיש אמר אינו חייב בחלה ואין מברכין עליו המוציא ואין אדם יוצא בו ידי חובתו בפסח ואמר ר' יוחנן ובלבד שיהא על ידי משקין ואומר רבינו תם דדווקא בבלילתו רכה פליגי דר' יוחנן סבר אפייתו באילפס עושהו לחם וחייב בחלה ור"ל סבר אין עושהו לחם ופטור אבל בלילתו עבה כולי עלמא מודו דחייב בחלה אפי' על ידי משקה דהא חיוב חלה הוי משעת גלגול כדמוכח בכמה דוכתי וכן משמע במס' חלה (פ"א מ"ה) דתנן עיסה שתחלתה וסופה סופגנין פטורה מן החלה תחלתה סופגנין וסופה עיסה תחלתה עיסה וסופה סופגנין חייבת בחלה ונראה לרבינו תם דהכי נמי מברכין עליו המוציא ומביא ראיה ממנחות (דף עה:) ומכיצד מברכין (ברכות לז:) דאמר היה עומד ומקריב מנחה בירושלים אומר שהחיינו נטלו לאוכלו אומר המוציא וקפסיק ותני כל המנחות אפי' מנחת מחבת ומרחשת אע"פ שמטוגנת בשמן ואין סברא לחלק בין מים לשמן א"כ על לפנצול"י ופניטלט"י אומר בורא מיני מזונות ועל גלטונ"י וירבל"י מברך המוציא ועל אופלטק"י נראה שאין מברך המוציא אף על פי שעושין אותו בלא משקה דאין עליהם תוריתא דנהמא תדע שהרי אין מפרישין ממנו חלה אפילו יש הרבה בסל אחד כשיעור חלה אע"פ שהסל מצרפן לחלה ואע"ג דטריתא אמרינן בכיצד מברכין (שם) דחייב בחלה ומברכין עליו בורא מיני מזונות ההוא כדמפרש התם דגובלא בעלמא הוא ואינו סועד הלב ורבינו תם היה אומר דאף על גרימזל"י אין מברך המוציא דלית בהו תוריתא דנהמא אף על גב דמסתמא חייב בחלה:
לחם שאין אפוי בתנור אחד - ואם תאמר מנלן לחלק בין בלילה רכה ובין בלילה קשה והלא אינו תלויה לר' יהודה אלא באפוי בתנור אחד ואומר רבינו תם דהכי פירושו לר' יהודה לחם האפוי בתנור וכו' לחם שרגילין לאפות בתנור היינו בלילתו קשה:
הדביק מבפנים והרתיח מבחוץ מהו - לפ"ה דמפרש דמיירי באילפס תימה אם כן במאי סבר רבה דפליגי רבי יוחנן וריש לקיש ע"כ בהדביק מבפנים והרתיח מבפנים אם כן מאי מיבעיא ליה לרב יוסף בתר הכי הדביקה מבפנים ואבוקה כנגדו מהו ונראה לר"י דהכא בהדביק בתנור מיירי ומיבעיא ליה כיון דתנור הוא לא חשיב מעשה אילפס או דילמא לא שנא ולרב יוסף מיבעיא כשהדביק בתנור ולא הסיקו אלא מתבשל מהיסק שכנגדו וכן פירש רבינו חננאל:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.