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Traité Pesachim

31b

Étude de Pesachim 31b

Étude de la Mishna & Guémara 31b

Plutôt, de quoi traitons-nous ici ? D'un cas où lui, le débiteur non-juif, a déposé le pain levé qui servait de gage chez lui, le créancier juif, et ils sont en désaccord au sujet de l'enseignement de Rabbi Yits'haq. Car Rabbi Yits'haq a dit : d'où apprend-on qu'un créancier acquiert le gage qui lui est donné, et qu'il en est considéré comme le propriétaire tant que l'objet est en sa possession ? De ce qu'il est dit : « Tu devras lui restituer le gage au coucher du soleil, afin qu'il dorme dans son vêtement et qu'il te bénisse ; et ce sera pour toi un mérite (tsedaqa) devant l'Éternel ton Dieu » (Devarim 24, 13). Rabbi Yits'haq en déduit : si le créancier n'acquiert pas le gage, alors d'où vient le mérite (tsedaqa) qu'il y a à le restituer ? Dans ce cas, le créancier ne renoncerait à rien qui lui appartienne. De là on apprend qu'un créancier acquiert le gage.
אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהִרְהִינוֹ אֶצְלוֹ, וְקָמִיפַּלְגִי בִּדְרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִנַּיִן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״. אִם אֵינוֹ קוֹנֶה מַשְׁכּוֹן — צְדָקָה מִנַּיִן? מִכָּאן לְבַעַל חוֹב שֶׁקּוֹנֶה מַשְׁכּוֹן.
La Guemara applique ce principe à l'explication de la baraïta : le premier tanna estime que cela ne vaut que lorsqu'un Juif prend un gage à un autre Juif, de sorte que je lirais et appliquerais le verset « ce sera pour toi un mérite » et établirais que le gage devient la propriété du prêteur. Mais le verset ne parle pas du cas où un Juif prend un gage à un non-juif, et c'est pourquoi il n'acquiert pas le gage ; celui-ci appartient encore au non-juif. Par conséquent, lorsqu'un Juif détient du pain levé en gage d'un non-juif à qui il a prêté de l'argent à Pessa'h, il ne transgresse aucun interdit, car le gage appartient encore au non-juif.
תַּנָּא קַמָּא סָבַר: הָנֵי מִילֵּי יִשְׂרָאֵל מִיִּשְׂרָאֵל הוּא, דְּקָרֵינָא בֵּיהּ ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״, אֲבָל יִשְׂרָאֵל מִגּוֹי — לָא קָנֵי.
Mais Rabbi Méir estime que l'on peut tirer un raisonnement a fortiori (qal va'homer) : si un Juif acquiert un gage à un autre Juif, n'est-il pas d'autant plus clair qu'il acquerra un gage à un non-juif ?! Cependant, au sujet d'un non-juif qui prête de l'argent à un Juif avec du pain levé pour gage, tout le monde s'accorde à dire qu'il transgresse cet interdit après Pessa'h. Là, dans ce cas, le non-juif n'acquiert certainement pas le gage du Juif, et une telle transaction ne pourrait s'accomplir que par les modes d'acquisition habituels.
וְרַבִּי מֵאִיר סָבַר, קַל וָחוֹמֶר: יִשְׂרָאֵל מִיִּשְׂרָאֵל קָנֵי, יִשְׂרָאֵל מִגּוֹי לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אֲבָל גּוֹי שֶׁהִלְוָה אֶת יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — אַחַר הַפֶּסַח דִּבְרֵי הַכֹּל עוֹבֵר. הָתָם וַדַּאי גּוֹי מִיִּשְׂרָאֵל לָא קָנֵי.
Nous avons appris dans la MISHNA : si un non-juif a prêté de l'argent à un Juif et que le Juif lui a donné du pain levé en gage jusqu'après Pessa'h, et qu'après Pessa'h il conserve ce pain levé en guise de paiement, alors il est permis de tirer profit de ce pain levé. Même en admettant qu'il s'agisse d'un cas où il a déposé le pain levé chez lui, le non-juif, n'as-tu pas dit qu'un non-juif n'acquiert pas le gage d'un Juif ? Et s'il en est ainsi, pourquoi est-il permis de tirer profit de ce pain levé ? Selon le principe énoncé précédemment, ce pain levé reste propriété juive. La Guemara résout cette difficulté : cela n'est pas difficile, car ce cas-ci, où le non-juif acquiert le pain levé et où il est donc permis d'en tirer profit, est celui où le non-juif lui a dit que, s'il ne rembourse pas son prêt, le gage sera acquis « dès maintenant » (mé'akhchaw), c'est-à-dire dès le moment du prêt. Et ce cas-là, où il est interdit de tirer profit du pain levé, est celui où il ne lui a pas dit qu'il serait acquis « dès maintenant » par le non-juif.
תְּנַן: גּוֹי שֶׁהִלְוָה יִשְׂרָאֵל עַל חֲמֵצוֹ — אַחַר הַפֶּסַח מוּתָּר בַּהֲנָאָה. נְהִי נָמֵי דְּהִרְהִינוֹ אֶצְלוֹ, הָא אָמְרַתְּ גּוֹי מִיִּשְׂרָאֵל לָא קָנֵי? לָא קַשְׁיָא הָא — דְּאָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״, הָא — דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״.
Et d'où dis-tu qu'il distingue entre un cas où il a dit que le gage serait acquis « dès maintenant » et un cas où il n'a pas dit qu'il serait acquis « dès maintenant » ? Car il a été enseigné dans une baraïta : si un non-juif a déposé chez un Juif, en gage d'un prêt, un pain cuit au four [pat pourni], alors lui, le Juif, ne transgresse pas l'interdit « il ne sera pas vu » ni l'interdit « il ne sera pas trouvé ». Mais s'il lui a dit : « je te les ai cédés (higa'tikha) dès maintenant si je ne rembourse pas mon prêt », alors c'est comme si le pain appartenait au Juif, et il transgresse cet interdit. Si l'on suppose qu'il n'y a pas de différence entre un cas où le débiteur dit « dès maintenant » et un cas où il ne dit pas « dès maintenant », alors qu'est-ce qui diffère dans la première partie (récha) de la baraïta et qu'est-ce qui diffère dans la dernière partie (séfa) ? Plutôt, ne faut-il pas en conclure qu'il y a une différence entre un cas où il lui dit qu'il l'acquerra « dès maintenant » et un cas où il ne lui dit pas « dès maintenant » ? La Guemara acquiesce : en effet, conclus-en qu'il en est ainsi.
ומְנָא תֵּימְרָא דְּשָׁנֵי לֵיהּ בֵּין הֵיכָא דְּאָמַר ״מֵעַכְשָׁיו״ וּבֵין הֵיכָא דְּלָא אָמַר ״מֵעַכְשָׁיו״, דְּתַנְיָא: גּוֹי שֶׁהִרְהִין פַּת פּוּרְנִי אֵצֶל יִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ עוֹבֵר, וְאִם אָמַר לוֹ ״הִגַּעְתִּיךָ״ — עוֹבֵר. מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ: שָׁאנֵי הֵיכָא דְּאָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״ לְהֵיכָא דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״מֵעַכְשָׁיו״. שְׁמַע מִינַּהּ.
Nos maîtres ont enseigné dans la Tossefta : s'agissant d'une boutique appartenant à un Juif et dont le contenu (de la marchandise, mélaï) appartient au Juif, et où des ouvriers non-juifs entraient périodiquement, alors il est interdit de tirer profit du pain levé qui s'y trouve après Pessa'h, et il va sans dire qu'il est interdit de le manger, car on présume qu'il appartient au propriétaire juif. À l'inverse, si une boutique appartient à un non-juif et que son contenu appartient au non-juif, et que des ouvriers juifs entrent et sortent de la boutique, alors on peut présumer que le pain levé qui s'y trouve après Pessa'h appartenait au non-juif, et il est donc permis de le manger après Pessa'h. Et il va sans dire qu'il est permis de tirer profit de ce pain levé.
תָּנוּ רַבָּנַן: חֲנוּת שֶׁל יִשְׂרָאֵל וּמְלַאי שֶׁל יִשְׂרָאֵל, וּפוֹעֲלֵי גוֹיִם נִכְנָסִין לְשָׁם — חָמֵץ שֶׁנִּמְצָא שָׁם אַחַר הַפֶּסַח אָסוּר בַּהֲנָאָה, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בַּאֲכִילָה. חֲנוּת שֶׁל גּוֹי וּמְלַאי שֶׁל גּוֹי וּפוֹעֲלֵי יִשְׂרָאֵל נִכְנָסִין וְיוֹצְאִין לְשָׁם — חָמֵץ שֶׁנִּמְצָא שָׁם אַחַר הַפֶּסַח מוּתָּר בַּאֲכִילָה, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר בַּהֲנָאָה.
Mishna 1
MICHNA : du pain levé sur lequel s'est effondré un éboulis (mapolet) est considéré comme s'il avait été éliminé, et il n'est pas nécessaire de le déterrer pour le brûler. Rabban Chimon ben Gamliel dit : tout pain levé qui a été recouvert au point qu'un chien ne peut le débusquer en fouillant est considéré comme ayant été éliminé.
מַתְנִי׳ חָמֵץ שֶׁנָּפְלָה עָלָיו מַפּוֹלֶת הֲרֵי הוּא כִּמְבוֹעָר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל שֶׁאֵין הַכֶּלֶב יָכוֹל לְחַפֵּשׂ אַחֲרָיו.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Rav 'Hisda a dit : bien qu'il ne soit pas nécessaire de déterrer le pain levé, il faut néanmoins l'annuler (le-vatel) dans son cœur, de peur qu'il ne se découvre durant Pessa'h. Même s'il n'est pas visible pour l'instant, ce pain levé pourrait être mis au jour durant Pessa'h, et l'on transgresserait alors un interdit du fait qu'il soit vu. Il a été enseigné dans la Tossefta : à quelle profondeur un chien fouille-t-il ? Il fouille jusqu'à trois téfa'him (paumes) de profondeur.
גְּמָ׳ אָמַר רַב חִסְדָּא: וְצָרִיךְ שֶׁיְּבַטֵּל בְּלִבּוֹ. תָּנָא: כַּמָּה חֲפִישַׂת הַכֶּלֶב — שְׁלֹשָׁה טְפָחִים.
Rav A'ha, fils de Rav Yossef, dit à Rav Achi : au sujet de ce que Chmouel a dit, à savoir que l'argent déposé n'est considéré comme gardé en sûreté par un dépositaire bénévole (chomer 'hinam), lequel n'en serait néanmoins pas responsable en cas de vol, que lorsqu'il est enfoui en terre — faut-il enfouir cet argent déposé à trois téfa'him de profondeur, comme le pain levé, ou non ? Il lui répondit : ici, à propos de Pessa'h, la crainte est que le chien ne trouve la nourriture à cause de son odeur, et c'est pourquoi trois téfa'him sont requis. Là, dans le cas de l'argent, il faut l'enfouir afin de le soustraire au regard. Par conséquent, il n'est pas requis de l'enfouir à trois téfa'him de profondeur, car les animaux ne le chercheront pas et les gens ne le verront pas. La Guemara demande : s'il en est ainsi, à quelle profondeur faut-il alors l'enfouir ? Rafram bar Papa, de la ville de Sikhra, a dit : un téfa'h (une paume) suffit pour que l'argent soit considéré comme dissimulé.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַב אָשֵׁי: הָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל כְּסָפִים אֵין לָהֶם שְׁמִירָה אֶלָּא בַּקַּרְקַע, מִי בָּעֵינַן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים אוֹ לָא? אֲמַר לֵיהּ הָכָא מִשּׁוּם רֵיחָא בָּעֵינַן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים. הָתָם מִשּׁוּם אִיכַּסּוֹיֵי מֵעֵינָא הוּא, וְלָא בָּעֵי שְׁלֹשָׁה. וְכַמָּה? אָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא מִסִּיכְרָא: טֶפַח.
Mishna 2
MICHNA : si l'on mange par inadvertance (be-chogeg) de la térouma devenue pain levé à Pessa'h, sans se rendre compte que cet aliment était de la térouma, alors on doit en payer le principal (qéren) plus un cinquième ('homech). Cela parce que celui qui mange par inadvertance de la térouma doit dédommager le cohen de la valeur de la térouma et y ajouter un cinquième de la valeur, même si la térouma est réputée sans valeur à Pessa'h. Si on a mangé la térouma intentionnellement (be-mézid), alors on est dispensé du paiement ; car, étant passible du grave châtiment du karet, on est par là même dispensé du châtiment moindre qu'est le paiement. Si l'on a mangé de la térouma impure de cette manière, alors on n'est même pas tenu d'en payer la valeur monétaire en bois ; car celui qui tire profit d'une térouma impure en calcule la valeur en la traitant comme si elle était du combustible à brûler. Si une térouma impure peut s'utiliser ainsi le reste de l'année, on ne peut tirer aucun profit du pain levé à Pessa'h, et une telle térouma est donc sans valeur.
מַתְנִי׳ הָאוֹכֵל תְּרוּמַת חָמֵץ בַּפֶּסַח, בְּשׁוֹגֵג — מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, בְּמֵזִיד — פָּטוּר מִתַּשְׁלוּמִין וּמִדְּמֵי עֵצִים.
Guémara 2
GUEMARA : nous avons appris dans une Michna là-bas, dans le traité Téroumot : celui qui mange par inadvertance de la térouma en paie le principal (qéren) plus un cinquième ('homech), aussi bien celui qui la mange que celui qui la boit.
גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הָאוֹכֵל תְּרוּמָה בְּשׁוֹגֵג — מְשַׁלֵּם קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, אֶחָד הָאוֹכֵל וְאֶחָד הַשּׁוֹתֶה

Rachi

אלא - רישא וסיפא כשהרהינו אבל בלא הרהינו דכולי עלמא מכאן ולהבא הוא גובה:,קונה משכון - כל ימי הלואה המשכון קנוי לו ואם נאנס חייב באונסין שאינו עליו לא כשומר חנם ולא כשומר שכר שפטורין באונסין אלא כולו ברשותיה ובשמירתו עומד:,ולך תהיה צדקה - בהשבת העבוט כתיב אי אמרת קונה משכון איכא צדקה בהא שכיבה ששכב בשמלתו שהשאיל לו זה דבר הקנוי לו ואם אינו קונה צדקה בהשכבה זו מניין על שלו שכב:

אבל ישראל מנכרי לא - הלכך לא עבר עליה דאמר מר (לעיל פסחים דף כט.) אבל אתה רואה של אחרים:

תנן נכרי שהלוה וכו' - ואותיבנא לרבא לעיל ושנינן בשהרהינו אצלו והא אמרת השתא דברי הכל נכרי מישראל לא קני:,לא קשיא - מתניתין דאמר ליה כשהרהינו אצלו אם לא אתן לך עד יום פלוני יהא שלך מעכשיו הלכך נכרי שהלוה את ישראל קם ליה חמץ ברשות נכרי וישראל שהלוה את הנכרי קם ליה ברשות ישראל ברייתא דלא אמר ליה מעכשיו אלא כשאר משכון נתנו לו וקבע לו זמן שאם לא יפרע לו יגבה חובו ממשכונו וישום אותו בדמים הלכך בנכרי שהלוה לישראל דברי הכל אפילו לא פרע ליה אסור לישראל ליהנות ממנו דכל ימות הפסח של ישראל היה דמכאן ולהבא הוא גובה ואי משום דהרהינו נכרי מישראל לא קני וישראל שהלוה פליגי מאן דאסר סבר כיון שהרהינו בעל חוב קונה משכון וליכא למימר הכא מכאן ולהבא גובה ומאן דשרי קסבר ישראל מנכרי ליכא צדקה ולא קני משכון:

ומנא תימרא - דאפילו כשהרהינו שאני לן בין אמר מעכשיו ללא אמר מעכשיו:,פת פורני - פת גדולה האפויה בתנור גדול כעין תנורים שלנו שהתנורים שלהם היו קטנים ומיטלטלין ופיהם למעלה ומדביקין הפת בדפנות שאין אופין בה אלא פתים קטנים ואורחא דמילתא נקט דאיידי דחשיבי שקיל ליה במשכון:,אינו עובר - בפסח דקסבר ישראל מנכרי לא קני משכון:,הגעתיך - מעכשיו קאמר אם לא אפרע לך עד יום פלוני עובר ואף על פי שלא הגיע הזמן שמא כשיגיע לא יפרע ונמצא עובר למפרע בבל יראה:,מאי שנא רישא כו' - אי הגעתיך לאו מעכשיו הוא מאי קא מהני בלאו הגעתיך נמי כי מטא זמניה ולא פרע שקיל ליה בחובו:

ומלאי של ישראל - פת ויין הנמכר בתוכה:,אסור בהנאה - דלא תלינן ליה בפועלין אלא מן של מלאי היה ושל ישראל הוא:

גמ' צריך שיבטל בלבו - שמא יפקח הגל במועד ונמצא עובר עליו:

כספים - של פיקדון אין להם שמירה אלא בקרקע ואם לא נתנן בקרקע ואבדו פשיעה היא אצלו וחייב דשומר חנם חייב בפשיעה:,משום ריחא - שהכלב מריחו ומחטטו ומוציאו:,מסיכרא - מקום:

מתני' בשוגג - ששגג בתרומה ואפילו הזיד בחמץ משלם קרן וחומש ואף על גב דלא הוה שויא מידי דחמץ בפסח אסור בהנאה מיהו שוגג דתרומה דכתיב ביה וחמישיתו יוסף עליו ונתן לכהן את הקודש דבר הראוי להיות קודש שאינו יכול לשלם לו המעות אלא הפירות והתשלומין נעשין תרומה כדלקמן לאו לפי דמים משלם אלא לפי מדה משלם הלכך לאו בתר דמים אזלינן:,במזיד - שהזיד בתרומה אפילו שגג בחמץ פטור מן התשלומין:,ומדמי עצים - אם תרומה טמאה היא אין משלם לו דמי עצים שהיתה ראויה להיסק תחת תבשילו משום דתרומה מזיד אין בה חומש ואין תשלומיה לכפרה ואין נעשין תרומה דגבי חומש בשגגה כתיב אבל מזיד אינו אלא כשאר גזלן בעלמא ומשלם מעות ולפי דמים ולא לפי המדה וחמץ בפסח לאו בר דמים דאסור בהנאה ואף להיסק לא הוי חזי ליה ולאו מידי אפסדיה:

Tossafot

אלא הב"ע שהרהינו אצלו וקמיפלגי בדרבי יצחק - תימה לריב"א אביי היאך יתרץ הך דע"כ בדרבי יצחק קמיפלגי וסיפא דקתני נכרי שהלוה את ישראל על חמצו אמאי דברי הכל עובר אע"ג דלא קנה כיון דלמפרע הוא גובה ורישא נמי אמאי אינו עובר למ"ד כיון דלמפרע הוא גובה ומפרש ריב"א דהשתא כי מוקי פלוגתא בדרבי יצחק מיירי שלא בא ישראל לידי גבייה שפדאו נכרי לבסוף דלא שייך השתא פלוגתא דאביי ורבא כלל אלא בהא קמיפלגי דלמאן דאמר עובר ס"ל דקני ליה ישראל מנכרי וה"ל ברשות ישראל ומ"ד אינו עובר ס"ל דלא קני ליה והרי לא היה ברשותו ובסיפא ד"ה עובר דלא קני ליה נכרי לכ"ע והרי היה ברשות ישראל ומיהו מתניתין דקתני נכרי שהלוה וכו' מותר בהנאה מיירי שלא פדאו ישראל דאי פדאו אע"ג דמוקי לה בסמוך בדאמר ליה מעכשיו מכל מקום מאי מהני:,בדרבי יצחק קמיפלגי - תימה הא ר' יצחק לא קאמר דקני משכון אלא שלא בשעת הלואה כדמוכח בהאומנין (בבא מציעא פב.) והכא ישראל שהלוה לנכרי על חמצו תנן דמשמע בשעת הלואה כדמשמע בהאומנין דקתני הלוהו על המשכון שומר שכר והתניא שומר חנם ומשני הא דמשכנו בשעת הלואתו והא שלא בשעת הלואתו ופריך והא אידי ואידי על המשכון קתני ויש לומר דהכי פירושו כיון דשלא בשעת הלואה קונה לגמרי כדרבי יצחק א"כ לענין חמץ יש לנו לחושבו כאילו הוא שלו לעבור בלא ימצא אף בשעת הלואה דחשבינן ליה מצוי וכן יש לפרש בהשולח (גיטין לז) גבי המלוה על המשכון אינו משמט מדרבי יצחק כיון דקני ליה שלא בשעת הלואה בשעת הלואה נמי מיקרי של אחיך בידך:,שקונה משכון - פ"ה קונה משכון לענין חיוב אונסין ור"י אומר דבהאומנין (ב"מ פב.) משמע דלא הוי אלא שומר שכר דהלוהו על המשכון שומר שכר בעי למימר התם בגמרא דסבר לה כרבי יצחק וכולה שמעתא חמצו של נכרי ביד ישראל איירי שלא קבל עליו ישראל אחריות דאי קבל הרי הוא שלו ועובר עליו כדמוכח בפ"ק (דף ה:):

ואם אמר הגעתיך עובר - לאביי רישא מיירי כשפדאו וסיפא כי אמר הגעתיך היינו שאינו רוצה לפדותו:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 31b
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